Le cache-misère fédéral

Sauf cas très exceptionnel, un candidat qui obtient un grade d’Aikido ne devrait pas normalement être en mesure, sur le plan de la connaissance, de présenter le grade suivant immédiatement après.

L’administration japonaise de l’Aikido a donc jugé qu’il fallait attendre un temps minimum entre chaque grade. Cela ressemble à du bon sens. Un jour, quelques personnes autour d’une table ont décidé officiellement la durée de ce délai :

  • deux ans avant le 2ème dan,
  • trois ans avant le 3ème,
  • quatre ans avant le 4ème,
  • cinq ans avant le 5ème,
  • six ans avant le 6ème,
  • sept ans avant le 7ème
  • et huit ans avant le 8ème dan.

Je ne crois pas que l’on puisse contester l’utilité de cette règle générale du point de vue bureaucratique de l’administration des grades. Mais la progression linéaire rigoureuse du découpage opéré par l’Aikikai (2-3-4-5-6-7-8 années) montre qu’il ne s’agit jamais que d’un outil de gestion, et qu’il est à ce titre indicatif et nécessairement approximatif.

Cet outil ne peut pas rendre compte de la réalité et de la vérité de la progression d’un individu. Il n’a pas été conçu pour cela. L’évolution du vivant ne procède pas manière aussi linéaire. Dans les manuels militaires on dit que le fût du canon met un certain temps pour refroidir, et bien le pratiquant d’Aikido met lui aussi un certain temps pour progresser d’un niveau à un autre. Et ce n’est pas faire injure à l’Aikikai que de reconnaître dans le dosimètre utilisé pour apprécier les délais en question la fameuse louche française.

Certains candidats auront donc besoin d’un temps plus long que le délai « type » pour arriver à la maturité du grade en question. A l’inverse, il n’est pas impossible, par exemple, qu’un excellent 2ème dan parvienne au niveau du 3ème dan en moins de trois ans. En dépit de sa compétence précoce, il attendra comme les autres les trois années réglementaires.

Et il y a une certaine logique à ce que chacun respecte ainsi les règles du jeu. Mais ceci dit, est-il inimaginable d’avoir par rapport à ces règles un soupçon de recul et de souplesse ?

Quand j’apprends que des candidats fédéraux ne peuvent pas se présenter à un examen de 4ème dan parce qu’il leur manque deux jours sur un délai de quatre ans, je me demande pourquoi l’UFA ne pousse pas le zèle jusqu’à rapporter le délai en minutes afin de vérifier qu’il ne manque pas à tout hasard vingt cinq ou trente secondes à un quelconque resquilleur.

Il n’est pas besoin d’être Montesquieu pour comprendre qu’on peut distinguer l’esprit d’une loi et son application à la lettre. A toutes fins utiles, voici le parcours d’examen de Morihiro Saito auprès d’O Sensei:

  • 1946 : débute l’Aikido à Iwama
  • 1947 : 2ème dan (un an seulement après avoir débuté, et sans avoir présenté le 1er dan)
  • 1949 : 3ème dan (après deux ans seulement)
  • 1950 : 4ème dan (un an plus tard seulement)
  • 1955 : 6ème dan (cinq ans plus tard seulement, et sans avoir présenté le 5ème dan)
  • 1962 : 7ème dan (seule étape pour laquelle Maître Saito ait respecté les « délais »)
  • 1968 : 8ème dan (après six ans seulement)

Une rapide addition permet de vérifier que ce parcours effectué en 22 ans par Morihiro Saito n’aurait été possible qu’en 35 ans selon les critères administratifs de l’Aikikai. Pour autant, je n’ai pas entendu dire qu’une contestation quelconque se soit jamais élevée à l’Aikikai contre l’autorité technique de Maître Saito.

Le formalisme pointilleux des instances fédérales me fait penser à la phrase de Gide :

Où l’on souhaite de la musique on trouve de l’éloquence et de la ratiocination.

Où l’on souhaite de l’Aikido on trouve désormais des arguments comptables. La vérité est qu’il n’est pas facile de juger avec précision et certitude la valeur technique d’un pratiquant d’Aikido. Où se situe exactement la barre entre un excellent 3ème dan et un 4ème dan moyen ?

Quand Morihiro Saito progressait, il se trouvait quelqu’un – O Sensei en l’occurrence – capable de juger ses progrès et de décider, en pleine autorité, du niveau technique de son élève à un moment donné. Le poids de cette responsabilité reposait sur les épaules d’un homme, mais l’autorité de cet homme reposait elle-même sur une connaissance.

Et j’en arrive à me demander si la ferveur zélote avec laquelle les fédérations se retranchent aujourd’hui derrière des règlements rigides, ne tient pas lieu de cache-misère. Une misère qui se traduirait par la disparition, au sein de ces organisations, des compétences individuelles nécessaires à assumer l’évaluation d’un pratiquant, si par hasard venait à être supprimé le cadre administratif contraignant jusqu’à l’absurde qui sert de béquille aux jurys d’examen.

Aucun élève français de TAI n’ignore qu’il part au casse-pipes, debout dans la mitraille, si d’aventure il ose se présenter à un examen national devant un jury composé pour moitié de représentants de la FFAB et pour moitié de représentants de la FFAAA. Cela pour deux raisons. -* La première c’est que les critères officiels de l’examen national français n’ont plus grand-chose à voir avec l’Aikido d’O Sensei. -* La seconde c’est qu’un système administratif qui confère à deux organisations d’Aikido le monopole de l’attribution des grades dan, place ces dernières en situation de juge et partie. Une fois réunies les conditions menant à l’abus de pouvoir et de position dominante, il ne faut pas s’étonner que ce dernier s’invite ensuite aux délibérations des jurés.

Il serait grand temps que le Ministère des Sports dresse un bilan. Depuis vingt cinq ans, les Médiateurs successifs de l’Etat ont usé leur patience à tenter de faire vivre ensemble les frères ennemis de deux fédérations qui ne veulent pas habiter sous le même toit. Tous ces efforts avortés ont provoqué un discrédit qui retombe sur l’Aikido français dans son ensemble.

La FFAB et la FFAAA sont responsables de ce résultat qui les déconsidère et montre les limites de leur sens de la responsabilité. L’UFA (Union des Fédérations d’Aikido) est une association fantôme. On la sort du placard comme un épouvantail pour donner aux examens un semblant de légitimité, puis on la range jusqu’à la prochaine fois et chacun retourne à ses pénates. A qui veut on faire croire que ce trucage est dans l’esprit de la loi française ? C’est une hypocrisie, une mascarade et un pis-aller que cautionne avec trop de mansuétude et depuis trop longtemps le Ministère des Sports.

Ne doit-on pas, le moment venu, tirer les conséquences des échecs répétés ? Une grande fédération française unifiée d’Aikido peut voir le jour, mais à une seule condition : c’est que la diversité des écoles soit reconnue et prise en compte. Vouloir de force couler toutes les formes dans un moule unique est une entreprise perdue d’avance dans un pays qui produit 365 variétés de fromage.

S’il existe au Ministère des Sports un responsable sensible à cet argument, un responsable fatigué des disputes sans fin de la FFAB et de la FFAAA, et si par hasard cet éditorial lui tombe sous les yeux, je l’engage à prendre contact avec moi. Il existe des solutions capables de concilier à la fois les exigences de l’Etat – qui a besoin d’une fédération unique pour que fonctionnent textes et décrets – les revendications des différents groupes d’Aikido – qui accepteraient de s’inscrire dans un cursus national pourvu qu’on conserve leur autonomie dans certains domaines – et l’intérêt des pratiquants qui en ont assez que leur art soit dénaturé dans d’obscures, stériles et éternelles querelles fédérales.

Philippe Voarino, 24 juin 2007

Commentaires

Mr VOARINO
Je suis pratiquant d’aikido depuis 1990 et je ne suis que 1er dan d’une fédé indépendante (A.R.A).
je suis moniteur fédéral dans un club d’un village du sud-ouest.
Je suis tout a fait d’accord avec vous au sujet de la diversité des différentes écoles.
Si l’on fait le compte des fédérations d’aikido en France, les deux officielles representées par le ministère de la jeunesse et des sports et les autres, la diversité
est normale et évidente.
Déjà une chose est anormale en France, ailleurs je sais pas ,c’est qu’un "ART MARTIAL"
comme l’aikido soit représenté par un ministère des "SPORTS" ?
Dans les grandes fédérations, c’est comme en politique, il faut un président général
qui chapauterait l’aikido français et les maîtres français se disputent cette éventuelle
opportunité.
Respectueusement
Pierre Valléjo

Bonjour,

Au final, une fédération est un bien un service parapublic, une extension de l’administration publique.

Moi qui suis fonctionnaire, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la carrière du fonctionnaire, l’échelle d’indice du traitement notamment. A des échéances pluriannuelles fixes, le fonctionnaire change d’indice (donc de traitement), de grade ou est promouvable au grade/corps supérieur. Mécaniquement, ce qui n’est qu’un moyen d’acheter la paix sociale avec les personnels et leurs représentants.

Pourtant, la fonction publique change. Le "mérite" permet à certains de gagner de l’ancienneté. On évalue à l’aune de projets circonstanciés...

Les fédérations seraient-elles moins modernes que le "mammouth" ? Vraiment on y voit un esprit "administratif" et "fonctionnarisé" qui relève souvent d’arrangements visant à maintenir si ce n’est une pax publica au moins un statu quo.

A long terme...

Nicolas Doux

Mr Voarino,

lorsque vous évoquez le parcours de Morihiro Saito, vous oubliez de préciser que celui-ci a été "élève interne" d’O Senseï et cela, si je ne me trompe, durant 25 ans.

De ce fait, le nombre d’heures d’aikido pratiquées par Saïto était sérieusement supérieur au nombre d’heures que nous pratiquons en 2007, la plupart d’entre nous étant amené à devoir travailler pour vivre et à assumer ses engagements familiaux.

La progression de Saïto n’est donc absolument pas comparable avec notre pratique actuelle.

Tout comme une personne qui pratique l’Aiki-tourisme à raison d’une heure par mois n’atteindra pas le grade de Shodan au bout de dix ans... Quoiqu’il doit y avoir bien des endroits où tout est permis.

Je suis donc, comme vous Harumi, tout à fait en accord avec les arguments de Mr Voarino. Les années n’ont pas la même valeur d’une personne à l’autre et ne constituent pas un critère formel universellement valide.

Bonjour,

Dans cet article, là n’est pas le débat ! La réalité aujourd’hui est que même si un élève consacre sa vie à l’Aikido ou pratique 4 heures par jours, il se verra bloqué par ce fameux système d’année.

Autrement dit : En supposant que Saito effectue le même nombre d’heure de travail dans notre système actuel, il n’aura pas la même progression... Et pourtant il l’a mériterait tout comme à l’époque !

Julien.

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suite vos remarques je suis tout a fait d’accord avec la "stupidité"des délais de progression des fedés.en effet certains clubs pratiquent 4 h par semaine d’autres 12 ou 16 ou plus.dans ce cas comment dire qu’un delai de 3 ou x années est nececssaire pour tel ou tel grades....de plus le fondateur a dit l’aikido ne s’apprend pas il se pratique - or je vois bon nombre "d’eleve" qui apprennent et ne pratique geure - en effet une fois le cours fini on oublie tout jusqu’au prochain cours - de plus "pardonnez moi" mais pour avoir suivi "une ecole des cadres" je dois reconnaitre que je n’ai rien appris a part beaucoup de bla bla - bon il est vrai que le suivi de stages de 8 jours (tous les jours) apprenne beaucop plus qu’un ou 2 jours d’ecole des cadres. de plus j’aimerais qu’on me dise pourquoi des "gradés" (3 /4 dan et meme plus ) ignorent les "fondements" des armes et des bases des deplacements ???désolé je suis un mauvais eleve qui refuse d’etre dréssé a suivre la technique si elle ne "passe" pas - de plus bon nombrede pratiquants (j’en ai vu pas mal )ignore completement les atemis sur certaines techniques (par ex uchi kaiten nage) alors que ces techniques ne peuvent etre effectuées san atémi !il en est de meme pour shionage (ou 3 atémi peuvent etre donnés). il est vrai également que l’on me reproche un aikido "pas gentil" ! je ne pense pas que ’aiki du fondateur etait "gentil". de toute facon mes remarques sont sans importance car il existera tojours vu le contexte actuel de la pratqiue de l’aiki des "grands maitres" dans pas grand chose. regardez les videos sur you tube des grands senseis et meme doshu et si votre oeil est "acéré" vous constaterez les defauts de ces "grands" - perso je prefere m’abstenir de suivre ce "modele" d’aiki. bon il est vrai que je suis "dieu" donc également " le diable" puisque rien ne peut etre sans son contraire. bon courage a tous et ne vous laissez pas abuser par les "titres" et les beaux dojos. bien amicalement.

bonjour a tous.
je viens vers vous afin peut etre d’eclaircir quelques points obscures, en l’occurence les grades et passages de grade.
comme il est souligné plus haut Saito pratiquait l’aikido quotidiennement, ce qui peut justifier une evolution rapide.
je ne fait ni parti de la FFAB ou de FFAAA, mais de l’AFATJ, pour ceux qui ne connaissent pas Association Francais d’Aikido Traditionnel du Japon, avec a sa tete Gerard Blaize 7eme Dan d’aikikai eleve Hikitsuchi.
bref tout sa pour en revenir au Dan....mais a quoi cela peut il bien vous servir ? ce n’est qu’une carotte pour les plus jeunes et eventuellement une reconnaissance pour les plus anciens.
la pratique de l’aikido est une recherche et non une course !!!
j’ai souvent eu l’occasion de pratiquer avec des licencies deux deux federations ici incriminées pour m’apercevoir que leur aikido est un aikido a la sauce francaise, autant dans l’esprit que dans la pratique.peut etre serait il bon de retrouver l’essentiel dans l’aikido plutot que de rigidifier cette pratique dans un carcan administrativement militaire.
j’ai le plaisir d’evoluer dans un club ou les personnes pratiquent pour l’aikido, pour ce faire plaisir et ou la competition n’est absolument pas de rigueur.j’espere que vous pratiquez pour le plaisir, et oubliez le reste.
bonne journée a tous.

Bonjour
Je ne partage pas tous vos points de vue dans d’autres articles (ce qui est assez raisonnable, même si c’est par ignorance), mais en ce qui concerne la gestion de l’aïkido à l’échelle nationale, je crois partager la majorité de vos opinions.
Comme il se passe des choses au Portugal, je me permets de vous transmettre quelques unes de nos expériences.
Actuellement, la Fédération Portugaise d’Aïkido - FPA est devenue (après des négociations de 2 ans) une fédération plurielle où chaque groupe peut avoir une pleine autonomie. Il y a naturellement certaines conditions à remplir, mais elles ne portent pas atteinte à l’esprit du système établi, avec les minorités inclues (qui est de ne rejeter personne au départ, que tous "les" Aïkido ont le droit à leur autonomie du moment que chaque chef de groupe est la capacité d’expliquer et d’organiser ce qu’il fait). Ce qui veut dire, que ceux qui ont quelque chose à transmettre à l’échelle qualitative ne seront pas importunés, ni menacés, par la loi. C’est une sorte d’organisation du "marché de l’aïkido" (ce n’est pas la meilleure expression...).
Chaque association (groupe avec autonomie reconnue dans la FPA) présente leurs candidats à moniteur ou instructeur, qui suivent le cursus théorique de la FPA en accord avec l’état. Les cours pratiques (aïkido) sont de la responsabilité de chaque association.
Enfin, voilà, ce n’est certainement pas parfait, mais ça marche assez bien jusqu’à maintenant.

Bonjour, Bonjour 61 ans( 51 ANS )de pratique JUDO KARATE AIKIDO

Depuis la f.f.j.d.a ou j’ai eu mes premières licences d’AIKIDO FRANCO FRANCAIS il s’en ai passé des choses au détriment bien entendu des pratiquants car ceux qui veulent régner aiment diviser et lorsqu’ils se rassemblent s’est uniquement dans le but d’exclure les autres pratiquants POUR ASSEOIR LEUR POUVOIR PERSONNEL (Sont tous très gradés ceux là) ....
çà fait un moment que l’ AIKIDO FRANCO Français existe je l’ai rencontré 4 ou 5 fois en appartenant ou en étant sous le joug de fédérations différentes et de ce fait suivant le bon vouloir du nouveau Maitre Je suis tjs retourné à la case départ et ai du désapprendre ce que j’avais appris pour apprendre toujours autre chose ...et bien justement l’ AIKIDO j’ose le dire à présent c’est :" autre chose " pas cette mascarade des gens de "pouvoir pour eux ".... Il devrait s’agir avant tout du partage des connaissances de O SENSEI, de transmission car l’AIKIDO ne leur appartient pas et si l’on juge leur parcours on ne peut pas le qualifié de réussi . Ou est la prospérité mutuelle ? " la grande famille de l’ AIKIDO et surtout des hommes qui y apprennent ce quelque chose n’est pas pour demain.... AIKIKAI aujourd’hui tout le monde s’y réfugie pour asseoir une nouvelle autorité en dehors du schéma habituel Français car spéculation oblige" Sincérité là dedans et bien je la vois pas .Je suis triste car l’AIKIDO n’est pas un sport et va le devenir dans ces federations sportives qui se déchirent entre elles . Kenavo.. Christian Malhomme EPA ISTA Sensei d’AIKID’YS.

Bonjour Christian,

L’Aikido c’est comme la légende de la ville d’Ys. Sans clef le diable lui-même ne peut pas en ouvrir les portes. Le monde moderne n’a pas les clefs de l’art d’O Sensei. Alors il joue avec comme un enfant qui ne comprend pas bien ce qu’il a dans les mains. Un peu d’argent, un peu de pouvoir, un peu de gloire, voilà ce qu’il en tire. Mais ce qui plaît aux hommes n’est pas nécessairement ce qui plaît aux dieux.

Vous savez maintenant ce que vous ne voulez plus, l’avenir est radieux, bon courage dans votre recherche.

Philippe Voarino

Bonsoir Monsieur PHILIPPE VOARINO

Je vois que vous êtes un Bon Maître et si je vous avais eu comme Maître j’aurais certainement été meilleur élève ...

Merci de votre réponse car elle réchauffe le coeur !

Kenavo de chez nous en Bretagne et de Douarnenez Pays de la sardine ou notre DOJO de la Ville d’YS est ouvert aux quatre vents de ceux qui aiment sincèrement cet ART Martial pas comme les autres.

Respectueuses salutations . Christian Malhomme d’ AIKID’YS

Bonjour à tous !
Christian n’est pas seul, je suis l’un de ses élèves et j’ai pu constater sur le terrain la situation qui fait l’objet de ce forum. Il nous a offert la liberté en adhérant à la fédération d’Alain Peyrache dont l’attitude est identique à la vôtre, et certains ont claqué la porte n’approuvant pas ses décisions quant à l’ouverture de nouveaux dojos, dont ils auraient pourtant eu la responsabilité ! Ils sont retournés dans le monde fédéral de l’argent pour écouter la messe des récitants habituels (inutile de les citer, vous les connaissez). Aujourd’hui, certains de nos pratiquants, fragilisés par un travail de sape opéré sur eux par ordre des "hautes autorités fédérales", ne savent plus où se situer et se remettent en question par rapport à des affaires idiotes de grades que Christian leur a attribué (à tort selon les dissidents à notre groupe !). Bref le maître mot pour AFATJ est de déstabiliser pour récupérer les adhérents "égarés" que nous avons "manipulés" ...Et à qui tout ça profite ? Au porte monnaie du "prêcheur en chef" !!! Quand on pense que O Senseï refusait de percevoir de l’argent pour enseigner et qu’il préférait que ses élèves fassent des offrandes aux Kamis, ça donne à réfléchir.

Je n’ai rien contre le fait qu’il existe des professionnels dans l’enseignement de l’aïkido, mais quand la perception pendant de nombreuses années de cotisations ne suffit plus pour attribuer un premier dan, et qu’il faut encore se voir assujetti à la gabelle prélevée lors des stages (à prix exorbitant) si on veut espérer avancer un peu, là ça devient carrément de l’extorsion.

Le problème des fédérations...c’est le déchirement entre les pratiques. Chacun veut asseoir sa suprématie sur l’autre. Les deux fédérations sont en perpétuelle opposition. La création de la FFAB et de la FFAAA a été une bonne chose dans le fond, pour la propagation de l’aikido dans notre pays. L’ennui c’est que la forme et les principes de l’aikido n’y font pas lois...la forme des fédérations à l’heure actuelle bien qu’encore en place laisse cruellement à désirer.

J’ai vu des pratiquants des deux fédérations se disputer, se détester même tout cela parce que la recherche est plus ou moins différente dans la forme (ici du point de vue technique). Le fond c’est à dire la non opposition, l’harmonie, l’entente mutuelle et l’échange, cela n’existe même plus.

On secoue le drapeau de l’harmonie et de la paix pour créer un aikido sans puissance aucune, sans utilisation d’atémi. J’ai vu un élève se faire recaler à un examen de 2è dan parce qu’il plaçait un atémi poing fermé au lieu de main ouverte. Aujourd’hui on a remplacé la notion d’atémi par la notion de « caresse » et cela pour prôner le concept de non-violence et cela on est obligé de s’y soustraire dans le système fédéral si on veut avoir la "chance" d’obtenir ses grades et brevets d’état pour pouvoir transmettre l’aikido. Si on ne respecte pas ce système si on crée autre chose, un groupe comme l’association TAI, on passe pour un paria. L’Homme craint ce qu’il ne peut comprendre. C’est dommage.

Je suis quelqu’un qui aime l’aikido, pratiquant à la FFAB. J’essaie de pratiquer l’aikido en étant martial, en travaillant le kokyu, le ma ai, les atémi et toutes ces petites notions telle qu’irimi, et même l’étiquette qui est tout aussi importante que la technique. En respectant mon partenaire. Aikido est un budo, et donc pour moi la finalité est d’évoluer dans ma tête, de devenir un homme meilleur ; le côté martial me servira un jour hélas pour me protéger et protéger les êtres qui me sont chers contre un agresseur. C’est cela la vraie finalité de l’aikido…protéger les gens que l’on aime…là prend tout le sens de l’aïki…le symbole de l’amour et de la protection des êtres vivants. C’est ma pensée. Le système fédéral prône un aikido non violent mais totalement inefficace. La discipline se voit dénigrée par les non-pratiquants, mon but est de redonner à l’aikido ses « lettres de noblesse », de le faire redécouvrir au monde comme un véritable Budo.

Les fédérations ne respectent pas le principe de Aï. Aï veut dire union dans AIKIDO. L’union vient déjà avec l’union de soi-même, gommer les mauvaises intentions, l‘égo de l‘être humain. Les fédérations devraient se regarder elles-mêmes et corriger leurs propres erreurs. Socrate disait : « connais toi toi-même. ».

On ne peut créer une fédération unie avec des pratiques différentes…cela engendrerai des disputes…l’Homme est un être qui s’autodétruit et est en perpétuelle opposition avec lui-même. Il lui faudrait évoluer pour créer quelque chose d’utopique, l’aikido servant à cela, à évoluer dans nos têtes.
Je suis jeune dans la vie et en aikido, je n’ai que 20 ans et donc je ne suis pas un maître, je ne suis pas un sage et mon opinion n’a pas beaucoup de poids cependant je clame ceci : « les gens confondent savoir et compréhension…savoir ce qu’est le AI de AIKIDO, l’union. On sait que c’est l’harmonie, l’union de soi avec les autres…mais aujourd’hui est-ce que les pratiquants et plus particulièrement les fédérations comprennent cela ? Je ne le pense pas. Je n’ai pas la prétention de comprendre le sens de AI…mais j’y aspire. On sait que AIKIDO c’est la voie de l’harmonie des énergies, mais la compréhension de l’harmonie c’est son application dans la vie à tous les niveaux. Les fédérations et les dirigeants savent mais ne comprennent pas ».

Ono-San,

Ne croyez pas que ce que vous dites là n’a pas de poids. C’est un témoignage, et c’est le témoignage de quelqu’un qui a observé et réfléchi avant de prendre la parole. Faites attention quand même, vous me faites penser à la chanson de Guy Béart : "Le poète a dit la vérité, il doit être exécuté."

Ce que vous écrivez me touche car j’y vois tout le mal que les fédérations dans leur folie peuvent faire à l’Aikido et à ceux qui croient véritablement que l’art d’O Sensei peut aider les hommes.
Vous êtes jeune, vous êtes enthousiaste, vous cherchez à comprendre. Restez tel que vous êtes, votre force est là. La force des fédérations se trouve à l’inverse dans l’inertie. Cette force est redoutable car elle agit lentement, elle use. Et je vous mets en garde contre une illusion qui est la vôtre et celle de nombreux pratiquants fédéraux qui m’écrivent. On pourrait la résumer ainsi :
" Je suis obligé d’apprendre un Aikido fédéral officiel que je réprouve afin de passer mes examens et de pouvoir enseigner, mais après je ferai l’Aikido auquel je crois vraiment."

Ça ne marche pas comme ça Ono-san, vous ferez l’Aikido que vous aurez appris. Et si vous voulez vraiment changer il faudra tout désapprendre. Désapprendre pour réapprendre est un travail lourd. Je sais de quoi je parle, je l’ai fait. Mais j’ai eu beaucoup de chance, la chance de rencontrer sur ma route deux hommes exceptionnels qui m’ont aidé et permis de le faire. Seul je n’y serais jamais arrivé.

Ayez confiance dans votre intuition, suivez là sans perdre de temps. Si c’est l’Aikido qui est important, à quoi sert-il d’avoir un beau diplôme qui ne permet pas de l’enseigner vraiment ? Ne vous trompez pas d’objectif. Chaque erreur de parcours vous éloigne du but. Vous êtes jeune mais les années passent vite et la quête que vous entreprenez est longue. J’ai vu tant de gens se retourner avec amertume sur le temps perdu.

Bonne route.

Philippe Voarino

à Monsieur Philippe Voarino,

Il y a des choses dans les passages de grades fédéraux (UFA) que l’on ne doit pas faire, comme des atémis trop marqués ce genre de choses etc...
Après je ne connais pas les systèmes de notations des examens donc je serais présomptueux de m’avancer sur le sujet. Les fédérations ce sont des groupes qui assument leurs spécificités techniques et il n‘y a rien de mal à cela, ce sont nos différences qui font la richesse de l‘aikido, comme toutes les cultures du monde qui forment la richesse de l‘humanité.

Ce que je reproche aux fédérations, c’est pas leur création… sans groupe qui aurait soutenu les senseï japonais venant en France, ou qui aurait regroupé les pratiquants sous la même bannière de l’aikido, notre discipline serait sans nul doute moins développée qu’elle ne l’est actuellement.
Je reproche surtout le manque d’écoute…Aikido est la voie de l’harmonie alors je crois qu’il est nécessaire d’écouter et d’essayer de trouver un compromis convenable pour tout le monde tout en respectant les principes de l‘art crée par Maître Ueshiba. Bien sûr comme je le disais cela est une vision utopiste de l’aikido dans notre pays, nous sommes trop cartésiens. Et les dirigeants veulent le plus gros morceau du gâteau. Après tout nous sommes humains et nous commettons des erreurs. Je critique, mais je crois que j’aurais peut être même fait pire que les dirigeants des fédérations.

Concernant ma pratique…
Ce n’est pas que j’ai deux formes d’aikido...une fédérale et une personnelle. J’ai mon aïkido, une forme adaptée à mon handicap et à mon corps, ma musculature etc.. Une forme d’aikido qui descend de mes senseï au dojo, ainsi que des senseï extérieurs qui m’ont marqué lors de stages, ainsi que de la recherche personnelle. Le plus dur est de s’assumer, d’assumer pleinement sa pratique, cela est un travail long et laborieux.
Cependant...ce n’est pas que je veux tout désapprendre...je veux explorer. Il y a des choses que j’ai apprises de mes senseï qui me tiennent à cœur et pour rien au monde je ne les changerai. Les souvenirs liés à mon apprentissage sont uniques. Mes professeurs bien que suivant l’enseignement de feu Tamura Senseï, ont un aïkido bien à eux qui ne correspond pas à celui de Kisshomaru Senseï ou a celui de maître Tamura. C’est un aïkido qui se rapproche des préceptes de Maître Saito également, enfin c’est ce que je pense.

Pour moi l’aikido véritable qui se rapprocherait au mieux des fondements de O’Senseï que cela soit dans ces principes, dans le fond et la forme est l’aikido de Maître Tamura et de Maître Saito. Ces deux maîtres présentent une facette de l’aikido qui me parle.

Je n’ai pas eu la chance de côtoyer Tamura Senseï...je l’ai vu deux fois et la seconde fois, je lui ais servi de partenaire sur Kokyu Ho...un instant qui m’a donné envie de m’investir plus en avant dans l’aikido. Cela m’a rappelé mes débuts lorsque je vis des élèves s’entrainer, la puissance que mon senseï dégageait...l’émerveillement que cela m’a procuré, je l’avais enfin retrouvé dans les mains de feu Tamura Shihan. Bien que Tamura Shihan et vous étiez parfois en désaccord, ce qui compte c’est l’entente mutuelle et le respect surtout le respect…ce que j’ai du mal à retrouver, non pas dans mon dojo, mais de manière générale dans le système actuel.

Comme je le disais, je cherche à trouver un chemin qui me convienne. J’espère un jour devenir à mon tour un senseï, ou du moins un bon sempaï et d’inculquer des valeurs martiales et des valeurs de vie…les plus saines possible.

Il me manque des choses et un jour quand j’aurais suffisamment d’argent pour le faire (étant au chômage cela est compliqué), je partirai rencontrer des senseï tels que vous ou bien d’autres qui ont suivi l’enseignement de maître Saito et ce, afin de ne pas désapprendre, mais de réapprendre. De voir une autre vision du Budo..et de me perfectionner.

Mon rêve serait juste de transmettre l’aikido aux autres... D’échanger, de proposer des concepts de vie…et des concepts techniques. Peut être je cherche juste un brevet d’état pour avoir une reconnaissance…sans doute une manifestation de mon égo, ou quelque chose dans ce genre là.

Je pense néanmoins que le véritable trésor de l’aikido…c’est la création de liens fraternels, d’échange et de partage…de créer des souvenirs heureux inoubliables. Bien sur la technique est le moyen, juste un moyen pas un but à atteindre…afin de le trouver… ce véritable trésor.

Cordialement,

Ono-San

Tu passes pour un pariat aupres de qui ? pas de moi en tout cas. Pour moi il n'existe que 2 fédérations contre toute une multitude d'associations indépendantes. Les fédé ne représent à mes yeux aucune autorité en quoi que ce soit. C'est comme la banque fédérale, elle n'a de fédérale que le nom. Ce sont des entreprise qui s'approprient un art qu'elles ne connaissent pas. Les représentant tel Tissier n'y sont pas pour grand chose, mais bizness is bizness quand même. De plus je pense que personne ne connait l'aikido comme O sensei lui même. Qui peut prétendre aujourd'hui enseigner l'aïkido ? l'aikido de qui? D'où? de quand ? Je pense qu'une fois sur le chemin de l'aïkido, même mal dirigé il faut avoir la lucidité de chercher soi même le sentier ou tu progresseras vers l'aïkido. Dans tous les arts martiaux c'est pareil, tout comme le karaté que je pratique, je trouve que c'est beaucoup basé sur les passages de grades, on travaille beaucoup les katas, les sanbon kumité, les ohyo kumité, c'est très formaté, mais tout cela doit nous ouvrir l'esprit afin de trouver ce que que chacun cherche. Il ne faut pas boire les paroles des professeur, il faut toujours mettre des guillemets quand on parle des arts en général.

Cordialement, James

ma réponse s'adresse à ono san, je pensais qu'elle lui serait associée directement.

ONO SAN à nouveau.

Si l'aikido fédéral ne te plait pas, fuis le. Oublie les grades et le reste. Je vais vous raconter, pour ceux qui voudront bien lire, une anecdote personnelle qui fera réfléchir. J'étais enthousiaste à l'idée de passer mon 3ème DAN prévu pour 2011. Dès le début de la saison j'ai fait un stage avec Tissier (que j'aime, le bonhomme est humble et vraiment cool). Je fais mon 2eme stage avec Durchon peut être peu importe. Puis pour mon 3eme Stage j'en trouve un dans le calendrier de tous les stages confondu, mais je n'ai pas fait attention à une chose. C'est un stage de Alain Peyrache. J'arrive dans le gymnase avec un pote, tout le monde dans le fond de la salle, personne à l'accueil etc, je me demande pourquoi personne ne contrôle, et ne demande les passeports. Bref je discute avec un gars plus loin et il m'explique en rigolant que c'est Peyrache, ceux qui savent comprennent. Premièrement j'ai été super bien accueilli, l'inverse est improbable sauf chez moi cela va se soi. Bref on commence à bosser et plus ou moins pareil à quelques détails techniques bref, on ne peut pas faire shiro nage sur un plus petit que soi etc. Et Peyrache en personne me sort son histoire, sa philosophie etc. Mais moi je tombe des nus. Cela a renforcé un peu mes opinions et du coup, j'ai décidé de ne pas me présenter au passage de 3ème DAN parce que je ne voulais plus me faire juger par des gens qui ne me connaissent pas déjà, en 20 minutes, et voire des mecs qui pratiquent un wiki différent. Au 2eme DAN y en a un qui m'a trouvé des défauts, comme quoi je me penchais trop en avant alors que j'étais parfaitement en équilibre, de plus Tissier aussi se penche, en appui sur les jambes, et l'autre jury m'a dit qu'il n'avait rien à me dire, ce qui prouve aussi que le jugement est complètement faux, un des 2 se trompe. Je sais le niveau que j'ai par rapport aux examens que j'ai vu de 3eme DAN, par rapport à la fédé, mais mon niveau m'appartient, quel que soit sa dénomination, son échelle, tout ça n'importe en rien, c'est de la carotte pour les égocentrisme, ou égotistes. Je veux dire donc que je refuse à présent l'autorité de la fédé parce que je la juge moi, incompétente pour me juger. Le seul capable de le faire, c'est mon maître. J'ai du respect pour Peyrache qui m'a ouvert les yeux, pour Mr Voarino et tous les dissidents. L'aikido nous appartient, ça n'est pas l'apanage des pseudo fédé ridicules. Voilà mon ami, choisi ton camps, tu ne peux pas de travestir pour un brevet fédéral pourri qui ne sert à rien, un diplôme d'état grotesque qui ne sert à rien d'autre que de trahir ton âme. De plus pour ces diplômes qui n'ont de "valeur" que en France, c'est tout juste s'il ne faut pas être médecin. Le tronc commun est à mes yeux absurde. Celui qui reçoit l'enseignement, peut transmettre ce qu'il reçoit, pas plus. Un diplôme ne change rien au fait que tu peux etre un prof nul, j'en connais. LIBERTE ;)

Pour Maître Voarino

Tutoiement de rigeur entre aikidosiste ;)

Pourrais-tu m'expliquer la création des fédé ? je sais que la première fut la FFLAB, crée entre autre par Alain Peyrache. L'état à exigé de retiré le L qui voulait dire LIBRE. Mais pourquoi la FFAAA a t-elle vu le jour ? en quelle année, et qui l'a crée ? Peut-o, dire qu'il y a une fédé Tamura et une autre Yamaguchi ou qui sais-je ? Merci

James

Bonjour James.

Tu trouveras dans la rubrique "Chroniques" de ce site au moins deux articles qui permettent de comprendre l'évolution de l'Aikido en France et en Europe. Ce sont les articles "C'est notre pays" et "Entretien avec Pierre Chassang". Bonne lecture.

Philippe Voarino

Pour aikijames

Quitter la fédération est un choix que je n'ai pas fait pour certaines raisons, même si à mes yeux elle fait des choses qui n'ont pas de sens et "divisent" au lieu de "fédérer", je reste par respect envers mes camarades de dojo et envers mon senseï.

Vous savez, aikijames, mon professeur m'a formé depuis longtemps, regardant mon évolution et mes recherches qui diffèrent des siennes, il ne m'a jamais imposé une forme technique particulière mais m'a conseillé de chercher, de me faire une idée et de pratiquer l’aïkido qui "me colle à la peau".

Mon senseï étant un membre du jury d'examen fédéral ainsi que le secrétaire de ma ligue, je ne peux lui tourner le dos. Savoir qu’un de ses élèves proches le quitte et trahi le système (selon moi cela lui causerai beaucoup de souci pour l’instant).

Il a également ses convictions sur les fédérations et j'ai les miennes et elles diffèrent. Toutefois, par respect pour son enseignement je ne peux le quitter, ou du moins pas tant que je me sentirais capable techniquement et humainement parlant de partir et de suivre mon propre chemin seul. Partir sur un coup de tête par simple dégoût des institutions (comme certains l’ont fait) ne sert à rien. Je partirai lorsque le moment sera venu. Je suis quelqu’un qui fonctionne par déclic et chaque choix important s’est fait naturellement sans avoir besoin de penser.

J'ai donc - pour commencer - décidé de ne plus me mêler des affaires fédérales. Et lorsque techniquement je me sentirais capable de transmettre des valeurs et une forme technique que j'estimerai correcte alors oui je tracerai mon propre chemin. Actuellement je n'ai pas les compétences pour enseigner que ce soit dans ou en dehors des institutions fédérales. De plus, je pense que ma jeunesse ne me donne pas (vis à vis de la mentalité française et occidentale en générale) la crédibilité nécessaire pour avoir ne serait-ce qu’un élève désireux de suivre mon enseignement.

J’espère ne pas m’être dispersé dans mes propos. Peut être - qui sait - pratiquerons nous ensemble et pourrons échanger nos convictions et nos expériences. D’ailleurs en parlant d’expériences, j’ai crée un blog http://kanbu-aiki.over-blog.com/

Ce blog détaille ma recherche, ce qui me plait, des choses qui m’ont semblées intéressantes. J’espère que vous prendrez du temps pour y jeter un œil, que ce soit vous ou les autres internautes; n’hésitez pas à me donner vos impressions. Je suis quelqu’un qui absorbe l’avis des gens et essaye de m’améliorer grâce à cela.

Cordialement,

Ono-San

Pour ceux qui n'apprécient pas les fédérations, Depuis 1969 que je pratique les arts martiaux et 1982 l'Aïkido. Tout ce que j'ai compris des fédérations/associations c'est avoir le monopole. Je crois aussi que les grades appartiennent au pratiquant d'Aïkido. Lorsque qu'un élève passe un grade je ne juge pas mais je me juge moi-même comme professeur. Ce que je juge c'est mon enseignement au travers de mon élève. J'ai passé mon 2e dan avec Tamura senseï en 1991 à Lesneuven, c'était le dernier examen que je faisais. Le côté martial de l'Aïkido s'est perdu dans les dojo d'aujourd'hui et les fédérations ont laissé faire. L'Aïkido appartient à chacun de nous et nous sommes responsable de notre pratique. N'importe qui peut enseigner mais la valeur que nous donnons à cet enseignement est nôtre. C''est nous qui choisissons la direction prise par notre maître. Un art martial ne doit pas être politisé. Denis, Québec

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/le-cache-misere-federal
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