kumitachi #1: Tachi dori

Tachi dori est un aspect intéressant de l’entraînement en aiki ken, parce qu’il y apparaît clairement qu’il n’est pas possible de saisir le sabre d’uchi tachi sans pénétrer au préalable dans sa sphère, c’est-à-dire sans faire irimi.

Le premier pas d’irimi-tenkan (irimi) donne l’irimi, le second pas d’irimi-tenkan (tenkan) donne la technique, quelle qu’elle soit. Exécuter le second pas (tenkan) dans le temps d’irimi est une erreur classique qui empêche d’accomplir la technique. Pour être réalisée avec justesse et dans l’angle correct, la technique a besoin d’être exécutée sur le pas tenkan d’irimi-tenkan, parce que c’est ce deuxième pas qui complète la rotation du corps et lui donne la puissance nécessaire, tout en déséquilibrant uchi tachi et en mettant ainsi ce dernier dans une situation de faiblesse.

Cette erreur est typiquement l’extrapolation à une situation réelle d’un enseignement normalement réservé au cadre de la méthode. En effet, dans la pédagogie de maître Saito il n’est pas important que le deuxième pas soit accompli avant l’exécution technique, cela est même nécessaire puisque uke tachi doit se positionner dans la même direction qu’uchi tachi avant la projection, afin de pouvoir le projeter en ligne. On comprend bien que l’alignement d’uchi tachi et d’uke tachi est nécessaire si l’on veut effectuer une projection en ligne. C’est là une différence fondamentale avec le mouvement d’aikido véritable où la projection n’est jamais l’effet d’une translation mais toujours d’une rotation.

Philippe Voarino, septembre 2018.

Commentaires

bonjour Sensei -il est interess

bonjour Sensei -il est interess

bonjour Sensei - il est interessanr de voir que vos explicatons techniques sont en accord avec celles de SAITO SHIHAN - du moins pour ceux qui s'interessent au travail de SAITO puisque dans ces "vieux livres" la technique ne finissait pas par une projection mais bien par un controle du coude -pas de remontée du ken- ,et une poussée sur le coude avec bloquage du pied de uke qui l'empechait de "faire " une chute" mais permettait le controle de uké .. salutations

Salut Philippe,

cet article en résume beaucoup des articles précédents....surtout envers le RIAI qui unifie le tout....beaucoup de pratiquants, débutants ou expérimentés se retrouvent très souvent confrontés à la gestion du "timing" et coordination du mouvement pour qu'il puisse se réaliser tel que maître Ueshiba le réalisait. Evidemment, maitre Ueshiba pratiquait en démonstration avec des jeunes aguerris aux chutes ou d'un grade avancé, aussi sans "peur", donc peu ou pas de rupture dans le mouvement ( cf. Budo d'avant guerre), néanmoins je pense encore que la plupart des problèmes à la réalisation des mouvements corrects tiennent dans le sens de "préserver Autrui", surtout avec des personnes débutantes..c'est aussi peut-être pour cela que la méthode Saïto s'est mise en place en linéaire, pour acceuillir les "profanes" au risque d'y rester....

Bonne reprise à tous

Pardon, j'ai omis dans mon message "implicite" précédent ,de bien souligner la nécessité du "coeur" (philosophique,engagement confiant par ex. ) et la "sportivité" (habileté réactive aux chutes, ,souplesse, corps entre 20 et 60 ans,....).... je vais commettre très certainement un "sacrilège", mais comme je suis un adepte de Pierre-Joseph Proudhon, ....Christian Tissier ( Shihan 8 dan) dit au retour du Japon ( 5 ou 6 ans continues entre 1968 et....???): "l'important c'est de former "UKE"... et aussi en discrétion, il dit: "sinon cela ne fonctionne pas comme dans les démonstrations,...".

Tchuss

Bonjour Eric.

A l'âge de dix-huit ans, j'ai travaillé dans un night club qui s'appelle La Siesta à la sortie d'Antibes. Il y avait au milieu de la piste de danse un plan d'eau couvert de faux nénuphars. Tous les soirs, deux pirates se battaient à coups de sabres sur cette scène aquatique pendant quelques minutes dans un spectacle parfaitement réglé, harmonieux et esthétique. Un soir l'un des deux pirates était malade, il n'y a pas eu de spectacle. Personne n'était capable de prendre son rôle au pied levé.

Quand on dresse uke, qu'on le forme pour un spectacle, l'aikido devient un spectacle, et si uke ne joue pas son rôle, il n'y a pas de spectacle. Dans la société moderne tout est devenu spectacle, la politique, la vie privée, l'art etc. L'aikido n'a pas échappé à cette évolution.

Christian Tissier est évidemment une figure de proue de ce mouvement, il l'a mené à son expression la plus parfaite possible, et ceux qui le suivent s'efforcent de l'imiter au mieux. Mais je voudrais profiter de l'occasion que tu me donnes ici, Eric, pour mettre en garde les contempteurs de Tissier qui ne jurent que par Iwama Style. Si un kata d'armes, par exemple, de la méthode de maître Saito est utilisé pour l'acquisition de certains fondamentaux, et pour la compréhension du sens de Takemusu Aiki, il a sa légitimité, mais si le même kata est utilisé pour faire un spectacle où les deux partenaires deviennent l'équivalent des pirates de La Siesta, dans une chorégraphie brillante réglée comme du papier à musique, j'ai bien peur que nous ne soyons tombés de Charybde en Sylla, et que nous soyons tous autant que nous sommes assis à côté du Tao.

Philippe Voarino

Merci Philippe, je ne connaissais pas le mot " contempteur" et son sens (celui qui dénigre....).....oui la méthode Saïto telle qu'elle se poursuit de nos jours au travers de son "héritier génétique" vire à la démonstration de ton commentaire....beau gâchis que tout cela.... Tchuss

Salut Philippe,

je te cite: "j'ai bien peur que nous ne soyons tombés de Charybde en Sylla..."

"Charybde et Scylla sont deux monstres marins de la mythologie grecque, situés de part et d'autre d'un détroit traditionnellement identifié comme étant celui de Messine.

La légende est à l'origine de l'expression tomber de Charybde en Scylla, qui signifie « aller de mal en pis ».

Avec tes enseignements, ta recherche, et le Reste.... je ne pense pas que l'Aîki puisse disparaître, tout ou moins s’enfouir pour quelques années.....mais ce n'est rien à l'échelle du temps, Ueshiba ne l'a-t-il pas déterré ?....la Terre et ses astres continueront de tourner malgré nous,.....pratiquons ici et maintenant avec beaucoup de Joie et de Plaisir, en grattant un peu la Terre, c'est déjà cela....

Bonnes pensées, Tchuss

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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