Yokomen uchi irimi nage - Temps par temps

Irimi-tenkan suivi de tenkan-irimi.

Tori amène uke contre sa poitrine, en déséquilibre vers la droite (notez le contrôle du bras droit d’uke).
Ce mouvement nécessaire a été exagéré dans l’Aikido moderne qui lui a donné une amplitude trop importante.

Le pied droit de tori n’entre pas avant la projection puisqu’il ne peut que suivre la rotation de l’axe du corps qui l’entraîne à sa suite. C’est pour la même raison qu’il ne faut pas avancer trop tôt la jambe arrière en exécutant ikkyo par exemple.

Commentaires

M. Voarino,
Merci pour ces précisions qui confirment tout ce que je pensais depuis quelque temps sur ce mouvement, notamment sur le déséquilibre d’uke et la position de la jambe droite (intérieure).
La forme d’irimi nage "moderne" me parait un rien irréaliste (ce serait bien que vous y consacriez un article un jour, mais d’où vient cette forme pour commencer ??).

Juste une question : depuis la "parade" sur le bras d’uke, vous coupez bien de la main droite en coupant au-dessus pour amplifier / utiliser le déséquilibre ?

Merci

Quelque chose me pose problème dans la réalisation de cette technique.

J’ai l’impression que la phase du mouvement "Tori amène uke contre sa poitrine" arrive un temps trop tôt. Malgré l’idée d’armer comme dans gedan gaeshi(ce qui devrait nous empêcher d’user de la force de traction du bras pour amener uke à soi) j’ai l’impression que l’on perd malgré tout le kokyu quand on amène uke à soi. Ce qui conduit souvent à la difficulté suivante : uke peut à tout instant décider de pousser tori sur son déséquilibre arrière.

Si l’on conserve un kokyu (d’automate, bête et méchant, borné et incassable ; un cercle de fer) au moment où l’on passe dans le dos du partenaire, il en résulte un (très) léger déséquilibre en avant de celui ci (qui ne dois pas mettre le nez du partenaire dans le tatami !). Au temps suivant ; pivot du corps, les pieds passent d’une position ito emi à l’autre, il devient beaucoup plus simple d’amener uke à son épaule, et celui ci, par ce mouvement, est entrainé dans son déséquilibre arrière, à la merci d’un éventuel étranglement car il reste toujours bien devant tori.

Irimi Nage rappellerait alors hachi no ji gaeshi où la première frappe/coupe correspondrai au léger déséquilibre sur l’avant de l’entrée, et où le second temps du mouvement, particulièrement l’instant où l’on retourne le jo, correspondrait à l’instant où la main de tori attrape le col du partenaire et le ’’retourne’’.
Je ne sais pas si cette remarque est claire et pertinente. Mais finalement, ’’quand’’ ? À quel moment de la technique, de la rotation, amène t-on uke à son épaule ?
Je n’en suis plus sûr...

Merci pour vos articles très intéressants !

Je pratique toujours mes irimi nage de cette façon…pour plusieurs raisons, déjà parce que je l’ai appris plus ou moins de cette manière, de plus j’ai remarqué qu’un mouvement trop important, trop ample donnait naissance - selon moi - à trois erreurs (peut être que je me trompe).

1) L’éloignement du uke. S’il le souhaite, ce dernier peut reprendre son équilibre ou bien dégager suffisamment son bras afin de donner un coup de coude. En somme, il y a une perte de contrôle du partenaire.

2) La deuxième erreur est que l’on n’est plus avec son partenaire …notre centre n’est plus orienté vers son centre, on a tendance à trop tourner par rapport à son partenaire cela mène à un mauvais placement dans la projection.
On ne se trouve pas perpendiculaire à son partenaire, centre contre centre comme sur les photos, mais bien épaule contre épaule chacun allant dans deux directions opposées.

3) Faire tourner trop longtemps le partenaire… Lui clouer le nez dans le tapis ce n’est pas bon, notamment si on se retrouve face à plusieurs adversaires où la règle de base est l’économie de mouvement.
Le mieux serait de faire un irimi nage comme sur la photo afin d’économiser son énergie et si possible de projeter le uke sur les autres adversaires afin de les « gêner ». De plus tourner trop longtemps son partenaire fait que l’ on montre son dos à tous les adversaires potentiellement présents. Il n’y a plus le respect du principe présent dans le déplacement happo giri que l’on retrouve dans une grande majorité de techniques.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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