Yokomen Uchi Gokyo - Temps par temps

Gokyo est une technique normalement utilisée sur une attaque yokomen exécutée avec un couteau.

A titre d’exercice, on peut évidemment faire gokyo sur une attaque à mains nues. Il faut alors être conscient que la phase finale du mouvement n’a pas d’autre raison que d’assouplir les poignets d’uke. Enlever un couteau de cette manière serait dangereux.

Commentaires

Bonjour M. Voarino
pourquoi le désarmement est-il dangereux ? à cause des possibilités pour uke de s’échapper je suppose mais comment ferait-il ?
Cordialement

pour une bonne sortie en yokomen uchi, moi je sors l’exterieur avec mes les deux mains croisées, comme ça j’arrete l’attaque d’uké et au meme temps je fais un gokyu négative.

Bonjour à toutes et tous.
Afin de pouvoir pratiquer Gokyo (5ème principe) en minimisant "les dangers", le kokyu (du bras) doit être aussi parfait que possible ainsi qu’un déplacement correspondant (débordement par rapport à l’axe des épaules de uke). La saisie du poignet et l’"amenée" au sol du partenaire doivent se faire en un seul temps afin (autant que faire se peut)d’empêcher ce dernier de contrer l’"action" Gokyo.Il faut de toute manière, sortir légèrement de l’axe d’attaque de uke pour pouvoir appliquer cette technique.

Bonjour Shoshin.

Au moment où vous pliez le bras d’uke pour l’amener en appui sur son poignet pour que sous l’effet de la pression il ouvre la main et lâche le couteau, il existe une faille qui consiste pour uke à accepter le mouvement de tori sur son bras mais en baissant le coude, ce qui a pour effet de faire pivoter son avant bras et donc son poignet et sa main qui tient l’arme et vous vous retrouvez avec les genoux coupés. C’est très naturel et très facile à exécuter. C’est pourquoi il vaut mieux privilégier l’autre forme de désarmement sur le genou.

Philippe Voarino

Grand merci M. Voarino

Je vous propose cette citation :

Dai gokyo est conçu pour désarmer votre partenaire. (...) Vous pouvez prendre le tanto facilement en plaçant le dos de la main de votre partenaire sur le tapis, en pliant son coude et en appuyant dessus. Cette action va obliger ses doigts à s’ouvrir naturellement.

Pour info, son auteur est Morihiro Saito (Traditional aikido vol.3 p.63). Se trompait-il ?

Bonjour DG.

Il y avait longtemps mais c’est toujours un plaisir.

Votre question me rappelle mon premier retour d’Iwama, il y a bien des années. Deux élèves gradés essayaient de comprendre une technique sur l’un des cinq volumes Traditional Aikido de Morihiro Saito, qui étaient toujours en consultation libre sur une étagère du dojo. Ils discutaient à n’en plus finir sur des queues de cerises techniques. Je suis intervenu pour leur éviter de perdre du temps parce que j’avais la réponse à leur problème. Pas parce que ma vue était plus perçante que la leur, mais parce que Morihiro Saito m’avait personnellement corrigé sur ce même problème quelques mois plus tôt et m’avait clairement expliqué pourquoi comme ça et pas comme ci. Ils m’écoutèrent poliment, puis retournèrent à leurs hypothèses et commentaires sur le livre. Je pense qu’ils ne parvenaient pas à réaliser que ce que je leur disais n’était pas mon interprétation, mais venait au contraire d’une transmission directe et récente de Morihiro Saito. Le livre avait davantage de force à leurs yeux, davantage d’autorité.

Les druides n’écrivaient pas DG. La culture celte a commencé d’agoniser quand les mythes fondateurs ont été couchés sur parchemin dans les premiers siècles de notre ère. En Grèce Homère est le premier écrivain, pourtant l’Iliade existait bien avant lui dans la tradition orale. Les hommes d’autrefois n’écrivaient pas et pourtant ils ont porté et transmis pendant des millénaires une culture que nous qualifions de barbare pour la simple raison que nous n’y comprenons rien. Cela doit faire réfléchir.

Volume 3, page 63, vous avez raison, et je n’ai pas besoin de vérifier. Moi-même j’ai lu cent fois ce commentaire technique et je le connais par cœur. Pourtant je peux vous dire ceci : quand il enseignait gokyo il arrivait à maître Saito de récupérer le couteau comme il est indiqué page 63, mais quand il faisait cela il ne manquait pas d’expliquer que cette technique était dangereuse pour la raison que j’ai expliquée. Cette raison je ne l’ai pas inventée vous l’imaginez bien. J’ai reçu cette connaissance comme une transmission orale. Elle n’est pas dans le livre, c’est vrai, pourtant elle est réelle.

La question que vous pourriez poser alors est celle-ci : pourquoi enseigner dans un livre une chose sur laquelle on émet des réserves dans l’enseignement oral ? Voilà une vraie question, et si elle vous intéresse je pourrai revenir dessus.

Philippe Voarino

"La question que vous pourriez poser alors est celle-ci : pourquoi enseigner dans un livre une chose sur laquelle on émet des réserves dans l’enseignement oral ? Voilà une vraie question, et si elle vous intéresse je pourrai revenir dessus"

S’il vous plait et dès que vous avez un peu de temps... !

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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