Uchi kaiten nage

Irimi consiste à quitter un lieu de danger extrême pour entrer dans un lieu de sécurité relative.

Entrez avec détermination au moment opportun.
Vous devez construire ce moment qui dépend de vous bien davantage que des aléas de l’attaque.

Utilisez uke comme un projectile pour désunir l’attaque de vos adversaires.

Commentaires

M. Voarino, ce qui me gène dans ce type de séquence photographique, c’est l’immobilisme de certains des protagonistes pendant que tori effectue sa technique.

On vous voit ainsi enchaîner tout un mouvement de kaiten tandis que les autres attaquants restent figer dans la position garde basse de leur shomen uchi. A mon sens, un attaquant compétent s’adaptera aussitot au mouvement de sa cible pour se tourner à nouveau vers elle et tenter une autre attaque. Or dans ces photos, si deux attaquants sont bloqués par le uke qui se trouve entre eux et vous, le quatrième attaquant le plus proche n’a pas d’obstacle l’empechant d’enchainer ses attaques.

Mais peut-être ne s’agit-il que d’un exercice statique destiné à démontrer des placements, et non une démonstration d’attaque réaliste par 4 attaquants : je vois mal 4 attaquants attaquant ainsi de manière simultanée, ce serait faire preuve d’un faible sens tactique.

DG, bonjour.

Pourquoi toujours vouloir chercher l’affrontement, le "combat" partout ?

Ici effectivement un des ukes aurai la possibilité de continuer son action et d’attaquer de nouveau.

Mais est-ce là le but de l’article, est-ce le but de l’article que de prouver l’efficacité de l’aikido face à plusieurs adversaires ?

Je ne crois pas, et pour ma part je vois cela de cette façon :

  •  Un article technique a pour but de mettre en avant à l’aide d’une technique (ici uchi kaiten nage) certaines règles, principes de l’aikido.
    Et c’est ces principes, ces règles qui vont faire que l’aikido sera efficace.

    Et donc ici l’important n’est pas savoir si oui ou non il pourrait y avoir une autre attaque, d’ailleurs l’article répond à cela dès la première phrase :

    "Irimi consiste à quitter un lieu de danger extrême pour entrer dans un lieu de sécurité relative."

    Un lieu de sécurité relative.

    Il y aura donc une seconde attaque.

    Reste alors à trouver l’interêt de la phase qui nous est proposée.

    Une phrase pourrait nous guider sur le chemin de la reflexion :

    "Vous devez construire ce moment qui dépend de vous bien davantage que des aléas de l’attaque."

    Matthieu

  • Mais est-ce là le but de l’article, est-ce le but de l’article que de prouver l’efficacité de l’aikido face à plusieurs adversaires ?

    Peut-être ai-je en effet mal identifié le but de l’article dont je pensais qu’il se positionnait dans le cadre réaliste d’une attaque multiple.

    Dans ce cas, je veux bien que vous éclairiez ma lanterne sur ce que peut apporter cet article. Une phrase comme "Vous devez construire ce moment qui dépend de vous bien davantage que des aléas de l’attaque" est loin d’apporter des détails techniques : elle est un peu absconse à dire vrai. Comme l’aticle est classé dans la catégorie "articles techniques", j’ai du mal à voir finalement quel est son but.

    C’est juste une pièce d’un puzzle infini. Dans une situation martiale réelle, on ne se posera même pas la question de savoir si on a placé cette pièce ou non.

    Lorsqu’on est réellement attaqué, la seule défense possible se traduit par une synthèse plus ou moins nommable de tous les principes et techniques assimilés en travaillant. "Vous devez construire ce moment" est simplement un principe selon lequel même en défense il faut prendre l’initiative du mouvement, le contrôle de l’espace et du temps - ne pas laisser à l’attaquant le loisir de faire ce qu’il veut comme il veut (ça parait bête mais on a vite fait de l’oublier face à un uke trop conciliant).

    ... Enfin je crois.

    DG, bonjour.

    En effet cette phrase au premier coup d’œil ne donne pas l’impression de faire référence au domaine technique de l’Aïkido. Et pourtant…

    Ce n’est peut être pas un article mettant en avant la base, les kihons, en mettant en rouge avec une flèche là ou il faut poser le petit doigt.

    O’Sensei dans Budo explique p42 :

    « le bujutsu est un art dans lequel on apprend à combattre seul contre la multitude. Il est donc absolument nécessaire de s’entraîner toujours avec l’esprit attentif et le corps en alerte, prêt à recevoir les adversaires venus des quatre et des huit directions. »

    Ici cet article met en avant ce principe, qu’une technique (kaiten nage dans le cas présent), permet de gérer simultanément des attaques venues dans plusieurs directions.

    Bien entendu ici les attaques ne sont « que » des shomen, mais il faut savoir qu’ils n’ont pour but de ne représenter qu’une ligne d’attaque dangereuse d’où tori doit sortir.

    Dans une réponse Philippe Voarino expliquait qu’en Aïkido, on quitte un lieu de danger extrême pour entrer dans un lieu de sécurité relative. Et ceci est d’autant plus vrai que le nombre d’attaquants augmentent.

    Et cette notion renvoie à des détails techniques qui doivent être travaillés sur le tatamis et répétés pour pouvoir être assimilés.

    Et cela passe par une bonne position hanmi par exemple.

    Après il ne faut pas ici, enfin ce n’est que mon avis, se bloquer sur la technique kaiten nage, ce n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres. Ici le but de l’article n’est pas d’expliquer comment réaliser happo geri, l’angle utilisé pour descendre uke…, la flèche rouge dont je parlais tout à l’heure n’est pas sur kaiten nage, d’ailleurs avec le même mouvement de corps il sera possible de faire shiho nage (forme 3) au lieu de kaiten nage, il suffirait que la saisie katate dori intervienne sur le poignet gauche.

    Et c’est là ce que moi je comprends, c’est qu’en parvenant à aller au-delà du petit doigt, du gros orteil, ou de la façon de saisir, le corps se construit pour tourner autour d’un axe, dans un sens ou dans un autre, et durant ces rotations vont apparaître des « carrefours techniques » ou il sera possible de manifester une technique telle que kaiten nage, shiho nage, irimi nage ou atémi….

    Et l’important n’est plus tant la technique que le chemin pour y parvenir, et se rendre compte que quelques soit l’attaque (nombre d’uke et dans sa façon d’apparaître) le corps aura été formé à cela au travers de l’apprentissage des formes usuelles que l’on rencontre en Aïkido, ikkyo/shiho nage, nikyo/kote gaeshi…

    C’est là que les bases interviennent, pour pratiquer et assimiler les formes usuelles avec tous les détails techniques qui pourront permettre le passage de la technique au principe technique.

    L’efficacité dont vous parliez, que vous recherchiez dans cet article, naitra de la mise en place ou non des principes tel qu’irimi, ...

    Et si tout ce que je viens d’écrire vous semble évident et que vous ayez l’impression que c’est une des bases de l’Aïkido et que faire un article pour cela a moins d’utilité que la façon de tenir le poignet sur kote gaeshi alors je vous renvoie dans la rubrique erreur courante, ou vous pourrez voir que cette notion est loin d’être évidente, et c’est pour cela qu’il faut la construire…

    Matthieu

    C’est quand même paradoxal ou peut-être "humain", un art de paix,de découverte de l’Autre, de compréhension , de vivre avec... comme l’est notre discipline de susciter autant de contreverses,d’oppositions,de définitions du monde de l’aikido...que d’énergie intellectuelle dépensée pour démontrer ou prouver à celui qui est différent n’est pas dans le bon courant de la pensée du fondateur de l’Aiki... c’est typiquement des réflexions d’un monde privilégié , quand on priorise les besoins de l’esprit c’est vraiment qu’on ne "crève" pas de faim ou de guerre...bref c’est le confort occidental !!!, à l’origine c’était peut-être un art où l’on apprenait à défendre sa vie ou celle de ses proches...point de considérations métaphysiques !!!
    pour le reste, la pratique avec des personnes qualifiés,expérimentées,passionnées... et le mouillage de keikogi constituent une bonne part des motivations à débuter ou à poursuivre la pratique...
    ma question porte sur la notion de "riai" si souvent abordée en philigranne dans les articles, Philippe peux-tu développer en termes simples, accessibles, voir au travers d’exemples techniques, cette notion qui t’anime dans ta pratique quotidienne et si souvent répétée dans les rencontres que tu dispenses ?
    Merci pour tous les pratiquants et au plaisir de te revoir.
    Eric

    c’est vraiment qu’on ne "crève" pas de faim ou de guerre

    Ceux qui crevent de guerre c’est assez souvent parsqu’ils n’ont pas choisi le "bon" courant de pensée... ^^

    Bonjour Eric.

    Ta question et celle de Frankie se recoupant, je pense que la réponse que je viens de faire à Frankie devrait te donner certains des éléments que tu demandais concernant le riai.

    Philippe Voarino

    Bonjour DG.

    Votre commentaire du 10 septembre sur le cahier technique uchi kaiten nage :

    « Mais peut-être ne s’agit-il que d’un exercice statique destiné à démontrer des placements, et non une démonstration d’attaque réaliste par 4 attaquants : je vois mal 4 attaquants attaquant ainsi de manière simultanée, ce serait faire preuve d’un faible sens tactique. »

    Dans un combat réel à un contre plusieurs, le danger le plus grand pour celui qui est seul est précisément quand tous les attaquants lancent leur attaque en même temps. Celui qui n’a pas la maîtrise d’irimi dans une telle situation n’a aucune chance de s’en sortir.

    L’Amiral Takeshita, qui eut besoin de se convaincre de la valeur de l’Aikido organisa un défi de Maître Ueshiba par un groupe d’élèves d’une académie militaire. Au moment de vérité, O Sensei dit :
    « Avez-vous l’intention de m’attaquer les uns après les autres ? » Les élèves répondirent « Bien sûr », persuadés que le Fondateur n’avait aucune chance s’ils attaquaient tous ensemble. Et maître Ueshiba dit : « Attaquez-moi tous ensemble. Mon art martial est conçu pour faire face aux situations les plus difficiles. »

    Il n’y a rien de plus ridicule que ces vidéos de démonstration d’Aikido où l’on voit sept ou huit attaquants se tourner les pouces en attendant patiemment en rond leur tour d’attaquer tori qui essaye tant bien que mal, au milieu du cercle, de se débarrasser d’un d’entre eux.

    Philippe Voarino

    des attaques un peu décalées peuvent être plus dangereuses que toute les attaques au même instant sur le même point non ?

    LDB : des attaques un peu décalées peuvent être plus dangereuses que toute les attaques au même instant sur le même point non ?

    Certes ! Mais l’article présente sous la forme d’un exercice et tout exercice se base sur une part de conventions ; elles servent notamment à réduire ou neutraliser des paramètres supplémentaires de difficultés ; on pourra ensuite les introduire à un autre niveau ou dans d’autres formes d’exercices comme le randori ce qui me paraît être plus conforme à ce que toi et DG paraissaient aspirer. En plus, une forme plus codifiée permet de mettre en exergue des points techniques ; ils apparaissent plus clairement.

    On pourait aussi dire les ukes ne se placeraient pas symétriquement en croix, qu’ils feraient des attaques différentes, qu’ils enchaineraient les attaques. Autant d’élément qu’on intègre dans d’autres formes d’exercice. Par exemple on peut travailler une technique de base avec uke qui attaque par derrière puis enchaine une 2e attaque sur tori après que celui-ci soit sorti une 1ère fois de la ligne en amorçant sa technique, la phase suivante l’obligeant à sortir de la ligne de la 2e attaque en finalisant la technique, tout en respectant la logique de sa technique.

    Souvent la nécessité d’explication oblige à une schématisation, surtout par un média aussi réducteur qu’un article avec photos. J’ai fait ces photos (n’ayant pu faire le uke à cause d’une blessure ; heureusement, elles ne semblent pas toutes inexploitables !) et il manque cruellement ce qu’on voit et ressens devant l’exécution in vivo.

    Nicolas Doux

    Je ne critique absolument pas la forme de l’article, ca me va très bien comme ça. Je répondais juste à "« Attaquez-moi tous ensemble. Mon art martial est conçu pour faire face aux situations les plus difficiles. »"

    Pour moi des petits malins qui attaquent avec un léger décalage et un peu à côté sont bien plus dangereux car imprévisibles. Une attaque de groupe sur un seul point dans un seul temps est je pense loin du joyeux chao de la "situation la plus difficile".

    Peut être je me trompe^^

    "Peut-être je me trompe^^"

    Oui LdB. Mais c’est pas grave. Je me suis trompé aussi souvent que vous.

    Philippe Voarino

    :D
    Ne voulez vous pas m’expliquer maintenant que vous avez compris ?
    S’il vous plait ! ^^

    LdB,

    Bien que en théorie l’attaque avec un split de décalage qui suivrait le mouvement est "La situation la plus difficile" elle est impossible a accomplir.

    Soit tu est attaquer en même temps des 4/8 directions et ta porte de sortie est très réduite, soit il attaque un à un sur ta position immédiate et là ta porte de sortie est plus grande car tout ce que tu dois faire est de sortir d’une seule ligne.

    Imaginer qu’un groupe va pouvoir se coordonné assez pour 1) anticiper ta trajectoire de sortie et 2) attaquer tous ensemble avec un timing qui fait qu’il attaque en fait toute ta trajectoire simultanément relève de l’utopie...

    le plus gros risque reste donc une attaque simultanée sur toi car toute autre attaque va revenir a qu’ils attaquent un à un ta position immédiate.

    Pour prendre un exemple de la difficulté de coordonnée un attaque multiple et synchrone sur une trajectoire et pas un point fixe sur cette trajectoire il n’y cas regarder la coupe du monde de Rugby :-)

    Bonjour LolodesBois.

    Bravo pour cette explication. Je n’ai rien à ajouter. Et vous avez tout à fait raison d’utiliser l’exemple du rugby. Car une chose est généralement oubliée quand on réfléchit sur ces attaques multiples : c’est que la cible n’est jamais immobile, à aucun moment. Ne jamais perdre de vue que la mobilité de tori doit être permanente (il suffit de regarder les films d’O Sensei), et si dans l’enseignement on fige parfois des situations, c’est artificiel et uniquement pour comprendre comment ça fonctionne. La réalité est bien différente.

    Philippe Voarino

    Enseignement du rugby : à plusieurs, un qui plaque aux jambes, un autre au buste, le plus souvent en même temps... Cela devient tout de suite moins facile, non ?

    DG,

    Non car l’endroit ou ils attaquent est l’endroit de danger ou tu es, il faut comprendre qu’ils attaquent juste à des hauteur differentes, ce que tu ne sembles pas comprendre c’est qu’en Aikido tu te deplaces constamment et tu n’es jamais au meme endroit deux temps de suite.

    J’explique, l’endroit ou tu es quand les ukes decident de t’attaquer n’est plus l’endroit ou tu es à la fin de l’attaque, et durant leurs attaques tu es en train de te deplacer, de sortir de cette zone de danger. Alors peu importe la façon dont il arriveront dans cette zone, tsuki, mae geri, ... Seul l’endroit ou tu etais est un endroit dangereux.

    De plus DG tu souleves une chose en rugby qui peut etre transposee en aikido. En rugby la meilleure façon d’arreter un joueur en mouvement avec le ballon c’est le plaquage.

    On peut alors essayer de se demander si des attaques telles que tsuki, mae geri, ... sont des attaques realistes face à un aikidoka ???

    Dans les videos on remarque souvent qu’O’Sensei ne se faisait attaquer que par des saisies. Pourquoi ?? Et bien comme un rugbymen en mouvement il faut l’arreter pour le "soumettre" (atemi, controle,....).

    Et tout cela nous renvoie à deux notions d’aikido qui ne sont pas toujours comprises :

  •  un aikidoka doit etre en mouvement, il ne faut pas confondre l’apprentissage de la methode et l’application de la methode.
  •  une saisie est une attaque reellement dangereuse.
    Matthieu
  • Matthieu, si je parle du rugby, c’est en connaissance de cause pour l’avoir pratiqué.

    Je peux te dire que la capacité d’un aikidoka à se déplacer pour éviter l’attaque est beaucoup moins aboutie que celle d’un rugbyman, notamment en termes de changements d’appuis et de vitesse de déplacement : il reçoit un entrainement spécialement pour cela. Tu indiques qu’un plaqueur vise un lieu et qu’il suffit donc de se déplacer de ce lieu pour se mettre hors de danger. Or le plaqueur ne vise pas un lieu : il vise une personne et doit continuellement adapter sa vitesse d’approche et son positionnement pour ne pas être trompé par les changements de position du plaqué. Autrement dit, s’il ne fait que viser un endroit, il est quasiment sur d’échouer.

    Si le plaqueur est bon (et il y en a d’excellents), la marge de manoeuvre du plaqué s’il veut lui échapper est minime, voire nulle. Sa seule solution est alors de transmettre son ballon tout en s’assurant d’avoir bien fixé le plaqueur sur sa propre personne, afin de laisser libre un autre joueur.

    C’est ce qui nous manque le plus dans notre formation d’aikido peut-être : nous ne travaillons pas sur des attaquants confirmés qui auraient une stratégie d’attaque (deux qui plaquent, deux qui frappent par exemple) et n’attaqueraient pas en aveugles, s’adapteraient aux moindres déplacements de leur cible en lui fermant les échappatoires possibles.

    Enfin, pour ce qui est de la plus forte pertinence des saisies sur les coups, je ne te rejoins pas : en rugby on plaque parce que c’est la seule manière autorisée par la règle d’arrêter un attaquant, pas parce que c’est le plus efficace. Et pour aller plus loin et revenir au parrallèle avec l’aikido : non, une saisie seule ne sert à rien : elle n’est pas suffisante car elle "stagne" : en rugby, tu peux arrêter un attaquant sans l’empêcher de transmettre le ballon, ce qui fait qu’il a encore des marges de manoeuvres. En revanche, une saisie qui amènerait autre chose (saisir pour frapper, saisir pour mettre au sol) peut être intéressant. Ce qui est essentiel, c’est de ne pas être focalisé sur une seule chose. Si je saisis et que ça me suffit, je laisse l’attaqué libre de trouver des solutions, alors que si je poursuis ma saisie par une autre action (atemi, mise au sol...), il n’a pas ce loisir.

    DG,

    Il est interessant de parler d’un sport collectif et de mettre cela en relation avec un art martial tel que l’aikido.

    Dans un sport collectif, il y a beaucoup de variables :

  •  la position et le déplacement des adversaires
  •  la position et le déplacement des partenaires
  •  le ballon...
    Mais il y a une chose qui ne l’est pas c’est la cible, que ce soit en basket, football, handball, rugby... Les cibles sont toujours de chaque cote du terrain.

    Si l’on rajoute à cela :

  •  qu’en rugby la passe doit se faire vers l’arriere
  •  en basket il est interdit de revenir dans sa moitie de terrain
  •  ...
    Cela va conditionner beaucoup de chose, dont la première : les deplacements.

    En effet tout cela va conditionner les joueurs à avancer.

    Et donc en obligeant par des regles les joueurs à avancer permet de reduire fortement l’incertitude spatiale liée à toute attaque, que cela soit en aikido comme en sport collectif.

    Et c’est là une des limites des sports collectifs, il faut qu’il y ait une opposition pendant 60 / 80 / 90 minutes, avec à la fin un vainqueur et un perdant.

    L’aikido est tout à l’opposé, il n’y a pas de cible à atteindre pour marquer des "buts". Du coup tous les deplacements sont possible et pour cela l’aikido propose des solutions :

  •  irimi
  •  tenkan
  •  happo geri
    Ces deplacements vont permettre à tori de se deplacer dans toutes les directions. Sans risquer de redonner le ballon à ses adversaires.

    Alors je suis convaincu qu’il y a de tres bons plaqueurs, mais serait il aussi bon s’il devait plaquer quelqu’un qui n’a pas de cible à atteindre et dont les deplacements ne seront pas conditionnes à rejoindre cette cible ?

    Tu vas peut etre me repondre qu’il est possible pour les rugbymen d’aller en arriere, sur les cotes... Et pourtant tu ne le verras pas pourquoi ??? Tout simplement car il y a la recherche du gain du match, et le math se gagne en avançant. Il suffit de voir l’equipe des all blacks, leur force c’est qu’il avance tout le temps, les argentins egalement face aux irlandais, que ce soit en attaque ou en defense les joueurs avancent. Et cela toujours dans le but de porter ou d’ammener le ballon derriere la ligne.

    Tu vois si l’on veut vraiment comparer les choses il faut aller au fond des choses et la logique interne du rugby (pas de passe en avant, ...) ne permet pas de mettre les choses au meme niveau, le sport spectacle reduit les incertitudes par des regles, l’aikido n’a pas de limites ou que celles des principes.

    Matthieu

  • Il est très courant en rugby de se déplacer sur les côtés (crochet ou cadrage-débordement), voire d’effectuer des rotations au contact (tenkan) : c’est une des spécialités de Rokocoko, l’ailier néo-zélandais. Il l’est un peu moins de voir les joueurs reculer pour mieux avancer, mais cela arrive aussi (exemple : les fidjiens).

    Effectivement, en sport il y a des règles : c’est ce que j’indiquais quand vous suggériez qu’il valait mieux saisir que frapper en faisant un parallèle avec l’aikido. Il y a quand même des enseignements à retirer :

  •  Un assaillant performant sera celui qui n’attaquera pas aveuglément en visant un point dans l’espace : il mesure les réactions de l’adversaire, s’adapte à ses évolutions et garde les options ouvertes le plus longtemps possible. S’il est obnubilé par une attaque, il perd toute initiative et est prévisible.

    Tu vois si l’on veut vraiment comparer les choses il faut aller au fond des choses et la logique interne du rugby (pas de passe en avant, ...) ne permet pas de mettre les choses au même niveau, le sport spectacle réduit les incertitudes par des règles, l’aikido n’a pas de limites ou que celles des principes.

    C’est exactement le message que j’essaye de faire passer, mais je le compléterais ainsi : la théorie est belle (pas de limite), mais l’application n’est possible que si l’on sort de carcans trop serrés. La capacité d’adaptation n’est pas innée : elle peut s’apprendre à condition de sortir de schémas préétablis et de formes trop codifiées.

  • merci messieurs ! J’avais bien compris cette stratégie de changer d’endroit puisque c’est là où tout le monde attaque, en toute logique. Mais cette situation réaliste est elle vraiment "la plus difficile"...

    Je suis daccord qu’on ne peut anticiper à 100% les mouvements de celui qu’on attaque, et qu’il est plus logique d’attaquer où il est que là où on voudrai qu’il aille. Cela n’empêche pas, parcequ’on louche ou qu’on est vicieux, d’attaquer plus ou moins aléatoirement ailleurs que sur notre cible. Cela peut paraitre stupide en "un contre un" mais à 5 contre un, attaquer plusieurs endroits autres que sa position actuelle augmente d’autant nos chances de toucher notre cible, en diminuant les zones où il sera en sécurité et la prévisibilité de nos attaques.

    Je pense que cette solution n’est pas plus improbable (avec des attaquants malins ou ivres ou déficients visuels) que "Soit tu est attaquer en même temps des 4/8 directions et ta porte de sortie est très réduite, soit il attaque un à un sur ta position immédiate et là ta porte de sortie est plus grande car tout ce que tu dois faire est de sortir d’une seule ligne.". Et il me semble que cette éventualité est "plus difficile" que d’éviter un point unique et prévisible : la position de départ. Sans bien sûr contester cette logique de mouvement !

    autant je te suis pour ce qui est des attaques décalées dans le temps, autant sur le fait d’attaquer à voté pour etre plus efficace j’ai du mal à saisir la pertinence de cette façon de faire.

    je ne sais pas je m’interroge ! Une attaque un peu aléatoire, que ce soit par "maladresse" ou choix, me parait dangereuse pour quelqu’un qui veut esquiver, parcequ’elle n’a plus aucune logique justement. Mais le cas est probablement trop marginal, pardon pour le hors sujet.

    L’aikido permet de former son corps pour que le pratiquant puisse avoir des solutions à des attaques.
    Un des principe de base est de sortir des lignes dangereuses pour se mettre dans un abri relatif.

    « je ne sais pas je m’interroge ! Une attaque un peu aléatoire, que ce soit par "maladresse" ou choix, me parait dangereuse pour quelqu’un qui veut esquiver, parcequ’elle n’a plus aucune logique justement. »

    Si on suit les principes on n’aura donc aucun mal à esquiver ce type d’attaque meme si le facteur temps puisqu’il n’y aura pas d’anticipation à une situation à caractère aléatoire est plus difficile à gérer.

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/uchi-kaiten-nage
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