Takemusu Aiki: interview de Philippe Voarino

Cette interview a été publiée dans le magazine Arts Martiaux Traditionnels d'Asie N°43 de janvier 2000.

Les anciens uchi deshi de maître Saito se réunissent au sein d'une organisation internationale "Le Takemusu Aiki Intercontinental", afin de promouvoir une certaine idée de l'aikido.

Art Martiaux magasine: Philippe Voarino, il y a longtemps que vous n'avez pas pris la parole dans nos colonne. Pouvez vous nous rappeler brièvement votre parcours ?

Philippe Voarino: J'ai commencé la pratique de l'Aikido en 1977, à l'âge de vingt ans. Entre cette date et 1985, mon Maître fut Noboyoshi Tamura qui m'a donné mon premier et mon deuxième dan.

En 1985, j'ai arrêté de suivre l'enseignement de Maître Tamura après avoir rencontré Maître Morihiro Saito. Entre 1986 et 1993, j'ai vécu plusieurs années au Japon dans le dojo d'O Sensei Morihei Ueshiba, à Iwama, Préfecture d'Ibaraki, comme uchi deshi (littéralement élève à domicile, qui vit au dojo pour suivre les enseignements) de Maître Saito. J'ai reçu de Maître Saito mon troisième, mon quatrième, mon cinquième dan, et surtout les cinq Mokurokus traditionnels attestant la connaissance des armes de l'Aikido - Aiki-ken et Aiki-jo - et autorisant à les enseigner. J'enseigne l'Aikido depuis 1986 dans de nombreux pays et j'anime depuis 1996 un centre international d'Aikido à Bruxelles.

D'autre part, je suis membre de la direction collégiale d'une organisation internationale d'Aikido qui s'appelle Takemusu Aiki Intercontinental.

A.M.: Pouvez-vous nous présenter cette organisation ?

P.V.: T.A.I. est née en 1992 de la collaboration étroite entre plusieurs uchi deshi de Maître Saito, de nationalités différentes, et quelques pionniers de l'Aikido européen, élèves des Maîtres Tadashi Abe et Matsuharu Nakazono dès les années 1950.

A.M.: T.A.I n'est donc pas une simple émanation du groupe Iwama.

P.V.: Non effectivement. La réflexion et les choix au sein de l'Association émanent d'une direction collégiale composée bien sûr d'uchi deshi d'Iwama, mais également riche de personnages qui ont une part active dans la naissance et le développement de l'Aikido européen. T.A.I n'est pas une fédération au sens où nous l'entendons habituellement. Elle ne regroupe pas des Fédérations nationales ou des clubs, mais fédère - au niveau international - des individus, des personnes physiques, qui sont libres d'appartenir par ailleurs à leur fédération nationale.

Nous avons souhaité ne pas créer cette association en opposition ou en compétition avec les Fédérations d'Aikido existantes ou à venir. Bien au contraire, T.A.I collabore en permanence avec les Fédérations nationales.

A.M.: Pourquoi avoir choisi le mot Takemusu qui est généralement attaché à l'école de Maître Saito ?

P.V.: Maître Saito enseigne évidemment l'Aikido Takemusu, mais Takemusu ne peut pas être réduit à la marque ou au style d'une école. Takemusu est la production d'une manifestation par l'union du yin et du yang. C'est O Sensei lui-même qui écrit :

Takemusu wa mioya no iki ni aiki shite.
Takemusu est la mise en harmonie du feu et de l'eau de la création.

En Aikido, yang le feu, c'est irimi, et yin, l'eau, c'est tenkan. Grâce à la mise en harmonie d'irimi et de tenkan, l'Aikidoka crée une forme juste, parfaitement conforme au processus de la création universelle. C'est à cette seule condition qu'il peut dire avec O Sensei : "Je suis l'Univers". Takemusu est le principe au coeur de l'Aikido. Et il ne peut pas y avoir d'Aikido sans Takemusu. Cela doit être compris absolument.

A.M.: Avez-vous le sentiment que ce soit aujourd'hui le cas ?

P.V.: Non. Et votre question me conduit à exposer les raisons qui sont à l'origine de la création du T.A.I.

Nous sommes quelqes uns à penser que l'Aikido du Fondateur Morihei Ueshiba est un art qui n'a pas grand chose à voir avec ce qui se pratique aujourd'hui sous le nom d'Aikido dans la très grande majorité des dojos ...

A.M.: Quel nom donneriez vous à la pratique actuelle ?

P.V.: Le Budo sportif. Le Budo sportif a été mis en place par Kisshomaru Ueshiba.
Le fils d'O Sensei estimait en effet que l'art de son père était trop difficile à comprendre pour le commun des mortels. Il a donc délibérément modifié l'Aikido du Fondateur en changeant les formes techniques, et en n'hésitant pas à supprimer des pans entiers de l'Aikido que sont l'Aiki-ken et l'Aiki-jo.


Le dojo de Maître Ueshiba

Quand j'expliquais ceci il y a quelques années, on m'accusait de lancer des polémiques. Aujourd'hui, ce n'est pas moi qui le dis, c'est écrit en toutes lettres dans le Journal Officiel du Hombu Dojo, Aikido Shimbun, numéro du 20 janvier 1999, sous la plume du Directeur de l'Aikikai, Moriteru Ueshiba (petit fils du Fondateur).


Le maître Nakazano

Pour comprendre l'enchaînement des évènements qui ont aboutis à la substitution du Budo sportif à l'Aikido, il faut savoir que Kisshomaru Ueshiba fut à l'Akikai le directeur tout puissant de la technique entre 1948 et 1999. Il fut donc le professeur de référence de toute la génération qui découvrit l'Aikido après-guerre à l'Akikai de Tokyo. Quand ses élèves commençèrent à s'expatrier dans les années 1960-1970, c'est naturellement l'Aikido modifié de leur Maître qu'ils enseignèrent - en toute bonne foi - partout dans le monde. Le résultat de la politique de simplification engagée par Kisshomaru il y a un demi siècle, c'est en fait l'appauvrissement de l'Aikido d'O Sensei et sa transformation en Budo sportif. Je ne suis pas d'ailleurs l'auteur de cette expression dont la paternité reviens à Maître Arikawa. Qu'il soit remercié d'avoir su mettre un nom sur ce qu'il n'est pas possible d'appeler Aikido.

Le Budo sportif c'est en quelque l'Aikido sans le Takemusu. L'Aikido ne saurait être confondu avec un sport. Et la création du T.A.I est une réaction à ce processus de transformation de l'Art de Morihei Ueshiba. L'objet de l'Association est de préserver dans toute la mesure du possible l'intégrité du patrimoine authentique transmis par le Fondateur de l'Aikido.

A.M.: Vous n'êtes donc pas d'accord avec le discours qui soutient que l'Aikido doit évoluer pour s'adapter à l'époque moderne.

P.V.: Je connais bien ce discours, il m'amuse à chaque fois. L'évolution est à la mode depuis Charles Darwin. Je rappellerai seulement que le naturaliste a montré la transformation des espèces à travers les âges, mais qu'il n'a jamais envisagé l'évolution du principe vital qui sous-entend cette évolution et la rend possible. Car c'est précisément de la stabilité parfaite de ce principe que dépend la variété indéfinie de toutes les transformations. Pour quiconque comprend véritablement ce que signifie Aiki, parler de l'évolution de l'Aikido n'a pas de sens. C'est comme dire que le centre du cercle doit évoluer pour être à la mode. Le centre du cercle est au centre du cercle , sans quoi il n'y a pas de cercle. Aiki est un principe ce n'est pas une mode. Un mouvement est juste s'il respecte le principe du mouvement universel, il est faux autrement.

Remonter à l'origine de théorie évolutioniste de l'Aikido n'est pas bien difficile. Kisshomaru et Moriteru Ueshiba ont déclaré et même écrit il y a quelques années que l'Aikido du Fondateur était encore rudimentaire et que l'Aikikai l'avait amélioré en le faisant évoluer.

Cette position n'est bien-sûr qu'une tentative de justification a posteriori de la politique de transformation de l'Aikido engagée du vivant même d'O sensei et contre sa volonté. Qu'aujourd'hui tous les professeurs formés à l'Aikikai alignent leur pensée sur cette position n'a rien de surprenant.

A.M.: Nous croyons savoir que Maître Saito a eu dans le passé quelques divergences de vues avec l'Aikikai. Est-ce lui qui a inspiré la création de T.A.I ?

P.V.: Maître Saito a respecté la parole donnée à O Sensei. Il a fidèlement soutenu Kisshomaru Ueshiba et l'Aikikai. Il n'a jamais souhaité une organisation des uchi deshi.

A.M.: Pourtant il est invité régulièrement en Europe et aux Etats-Unis.

P.V.: C'est exact mais ces invitations sont toujours lancées par un dojo ou par un élève. C'est ainsi à titre individuel que je fus responsable en 1989 de la tournée en France de Maître Saito. Vous devez vous en souvenir puisque c'est votre magazine qui avit couvert l'information.

A.M.: Une telle organisation doit être lourde pour un individu ou même pour un dojo. Pour quelle raison Maître Saito n'a-t-il pas souhaité une union des uchi deshi ?

P.V.: Je crois que la raison principale tient à la différence de culture. Le concept d'une structure organisée d'individus responsables oeuvrant avec liberté d'initiative dans un but commun est tout à fait étranger à l'esprit japonais. Permettez moi de prendre deux exemples qui aideront à mieux comprendrece que je veux dire.

Quand Nobuyoshi Tamura débarqua dans le port de Marseille avec son épouse en 1963, il était en voyage de noces. Moins de personnes savent qu'il était également chargé par l'Aikikai d'une mission officieuse : étudier dans le détail le mode de fonctionnement des organisations sportives européennes, et en faire le rapport aux instances dirigeantes de l'Aikikai qui ne parvenaient pas à comprendre ce qu'était exactement une fédération.

L'aventure éphémère de la Fédération Internationale d'Aikido est un autre exemple du peu d'affinités de l'esprit japonais avec les structures associatives. La F.I.A fut créée à Madrid en 1975 par quelques dirigeants européens soucieux de doter l'Aikido d'une structure internationale qui lui permettrait de se développer dans les meilleures conditions à l'échelle planétaire. En 1980 à Paris eut lieu le troisième congrès de la F.I.A. Ce fut un évènement important. Avec 40 pays membres et plus de 100 000 pratiquants, la Fédération Internationale était désormais une organisation puissante dont la dynamique était étrangère à l'Aikikai. Kisshomaru eut l'intelligence politique de comprendre que le contrôle de l'Aikido mondial risquait d'échapper au Japon. Il décida alors de recentrer l'internationalisation de l'Aikido sur l'Aikikai en sacrifiant pour cela la Fédération Internationale. L'année suivante, le siège de la F.I.A fut installé définitivement au Japon, le compte bancaire de la F.A.I ne fit plus qu'un avec celui de l'Aikikai, et il fut décidé que tous les congrés "internationaux" se tiendraient désormais au Japon. La F.I.A existe toujours officiellement, mais elle a été vidée de toute sa substance.

Je ne donne évidemment ces exemples que pour montrer comment la culture japonaise s'organise de préférence autour d'un pouvoir centralisé où seul le chef de clan est habilité à prendre les décisions qui engagent d'une manière significative l'avenir de la communauté.

Et bien, c'est de la même manière pour des raisons qui tiennent à cet aspect culturel de la conscience - et toutes choses égales par ailleurs - que Maître Saito n'a pas souhaité s'engager dans la voie d'une organisation internationale des uchi deshi.


Le dojo d'Iwama

A.M.: Si je comprend bien, T.A.I a été créée contre l'avis de Maître Saito ?

P.V.: On ne peut pas dire cela non plus. Maître Saito fut consulté bien avant la création de T.A.I et sa position fut : "Je ne participe pas". Mais il souhaita avec chaleur le succès de notre entreprise. Et c'est bien compréhensible. La vie entière de Morihiro Saito a été commandée par le souci unique de transmettre fidèlement à la postérité, sans le modifier en rien, l'héritage qu'il a reçu d'O Sensei dans des conditions privilégiées. Qu'une association défendant le même idéal que celui auquel il a consacré sa vie, foncée entre autre par plusieurs de ses élèves, travaille et jouisse dans le monde d'une certaine influence , ne peut éveiller chez lui qu'un sentiment de joie et de fierté. La mission des uchi deshi d'Iwama est aujourd'hui de participer à la construction d'un Aikido européen fort et indépendant en s'appuyant sur l'enseignement qu'ils ont reçu. C'est le plus bel hommage qu'ils puissent rendre à Maître Saito.

A.M.: Il n'y a que peu de Français qui puissent revendiquer la qualité d'uchi deshi de Maître Saito avec authenticité. Quels sont vos rapports avec eux ?

P.V.: Une seule personne en France en plus de moi-même a vécu à Iwama assez longtemps pour revendiquer sérieusement la qualité d'uchi deshi. Il s'agit de Patricia Guerri qui enseigne aujourd'hui à Paris. Nous nous sommes rencontré la première fois à Iwama en 1986. Nos rapports sont excellents. C'est une amie qui a apporté plus d'une fois son concours aux activités de T.A.I.

A.M.: Daniel Toutain est également proche de Maître Saito n'est-ce-pas ?

P.V.: Oui, il enseigne en Bretagne, et il a organisé la venue de Maître Saito à Rennes. C'est un élève de Masamichi Noro, qui a découvert récemment l'enseignement d'Iwama par mon intermédiaire. A sa demande, j'avais présenté l'enseignement de Maître Saito sous la forme d'un séminaire à Dinard en novembre 1993. Il fut intéressé et souhaita que je l'introduise auprès de Maître Saito. Depuis il a fait quelques séjours à Iwama.

A.M.: Pouvez-vous nous parler plus concrètement des activités de l'organisation à laquelle vous appartenez ?

P.V.: T.A.I organise des séminaires internationaux, des séminaires de formation pour enseignants, des sessions d'examens internationaux et délivre des grades ainsi que des diplômes d'enseignement ayant un caractère internationaux.

A.M.: C'est dire que vous fonctionnez au même niveau et avec les mêmes prérogatives que la Fédération Internationale d'Aikido ou la Fédération Européenne d'Aikido.

P.V.: Je crois à vrai dire que les prérogatives de T.A.I sont bien supérieures à celle de la F.I.A et de la F.E.A. Prenez l'exemple des grades. Les candidats qui présentent un examen sous l'égide de la F.I.A ou de la F.E.A reçoivent leur diplôme de l'Aikikai. Ne trouvez-vous pas qu'il y a de quoi être étonné quand on considère qu'il s'agit d'associations internationales souveraines ?

Ces deux fédérations sont en réalité sous tutelle. Une société commerciale japonaise - c'est le statut officiel de l'Aikikai - encaisse en leurs lieu et place l'argent des diplômes délivrés dans le monde entier. T.A.I est au contraire une association libre de toute tutelle.

Prenez un autre exemple : la formation continue des enseignants. Dans les années 1960, le développement de l'Aikido passait inévitablement par le stage car les professeurs n'étaient qu'une poignée, et leur niveau technique était encore faible. L'Aikido ne pouvait s'apprendre autrement qu'à la source., c'est à dire auprès du Maître japonais du moment. Et l'on traversait joyeusement la France pour un stage d'une journée. Aujourd'hui, la situation a bien changée, il y a en Europe des milliers de professeurs de qualité. Que fait-on pour leur formation continue ? Les fédérations continuent imperturbablement à organiser des grand-messes de pratiquants dans lesquelles plus d'un a déjà perdu la foi. Rien de sérieux n'est fait pour les enseignants alors que ce sont eux qui forment les pratiquants et qui portent la responsabilité de l'Aikido de demain. Les responsables de T.A.I ont pris conscience de l'importance de la formation continue des professeurs, et c'est un des objectifs de l'organisation. Pour rendre compte du niveau et d la progression des enseignants, T.A.I utilise le système traditionnel à trois niveau : Kirikami, Mokuroku et Menkyo-Kaiden, délivrant ainsi de véritables diplômes internationaux d'enseignement

A.M.: Vous avez fait allusion tout à l'heure à l'Aiki-ken et à l'Aiki-jo. Certains professeurs soutiennent que l'Aikido est uniquement un art à mains nues, et qu'à partir de moment où l'on prend un ken et un jo, on ne fait plus de l'Aikido.

P.V.: Il faut être sérieux. J'ai envie de dire à ces personnes : "Regardez les photos et les films d'O Sensei, il apparaît une fois sur deux avec une arme".

La vérité est toute simple. Si l'Aikido est très généralement connu comme un art à mains nues où le ken et le jo n'ont qu'un rôle de figuration, c'est qu'il a été enseigné partout de cette manière par des Maîtres japonais qui n'ont pas eu l'occasion d'apprendre l'Aiki-ken et l'Aiki-jo sous la direction d'O Sensei. Et quand je dis partour, je pense en premier lieu - aussi incroyable que cela puisse paraître - au Hombu Dojo. Ces Maîtres n'ont pas grand intérêt à ce qu'une telle lacune soit reconnue. C'est du moins ce que j'ai pensé longtemps pour m'expliquer leur comportement. Je préfère aujourd'hui penser qu'ils sont sincères, et que c'est leur ignorance dans ce domaine qui les empêche d'accéder à la compréhension du riai. Tout l'enseignement des professeur de T.A.I est au contraire centré sur la notion de riai.

A.M.: Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez exactement par là ?

P.V.: On entend souvent parler de l'aspect spirituel ou philosophique de l'Aikido. J'ai cherché longtemps, je n'ai trouvé nulle part d'explication qui dépasse dans ce domaine le plan du discursif. La raison en est simple, c'est que la clef qui ouvre en Aikido la porte de la spiritualité doit être recherché dans l'opératif. Mais il ne suffit pas de répéter comme une routine pendant trentre ou quarante ans des mouvements baptisés un peu légèrement du nom d'Aikido.

Il faut comprendre que je m'appuie ici sur le sens étymologique du mot : cum prehendere, prendre ensemble ce qui est multiple et dispersé. Les possibilités de la forme technique en Aikido sont infinies comme le sont les formes de l'Univers. Mais dans ce dédale, il existe un chemin. Ce chemin, c'est le pont, c'est le lien qui unit entre elles les formes à mains nues bien sûr, mais ces formes à mains nues aux formes avec ken et avec jo, c'est essentiel. Et c'est pourquoi il est tellement important de ne pas modifier les formes techniques. Elles sont porteuses d'un message. Et toute altération de la forme authentique rend ce message incompréhensible.

C'est cela riai, c'est d'ailleurs le sens très exact de l'idéogramme : les joyaux dispersés doivent être rassemblés. Du tout reconstitué jaillit alors la lumière. Nous parlons ici d'initiation. Et cette tradition n'est pas spéciale au pays de l'Extrême Orient. Les mythes de l'Egypte ancienne ne disaient pas autre chose. Osiris est assassiné et les parties de son corps démembré sont dispersées dans tous le pays. Isis cherche, trouve et rassemble les différentes parties de son époux et - par l'unité rétablie - Osiris ressucite, triomphant ainsi de la mort. Mille livres sur l'Unité, aussi brillants soient-ils, ne feront pas avancer d'un pas dans le chemin de l'Unité. L'Aikido est une méthode de travail concrète et efficace pour qui veut avancer dans cette voie. C'est un merceilleux outil. N'en faisont pas une aimable distraction.


Les stagiaires au Liban


Les stagiaires en Slovaquie

A.M.: Quelles sont les manifestations récentes de T.A.I ?

P.V.: T.A.I organise chaque année dans un pays différent un grand séminaire international d'été. Il s'est tenu cette année au mois d'août à Brastislava, à l'invitation de la Fédération Slovaque d'Aikido dirigée par Monsieur Stefan Kurilla. Cette manifestation a rassemblé 150 participants venus de seize nations différentes. La direction technique du séminaire était collégialement assurée par trois professeurs 6ème dan et deux professeurs 5ème dan, tous les membres de la commission technique de T.A.I.

A.M.: Ne venez-vous oas d'expliquer que la quantité des pratiquants et la qualité du travail sont deux choses incompatibles ?

P.V.: C'est vrai. Les grands stages doivent être considérés comme une fête. Et la fête est utile sur beaucoup de plans. Mais ce n'est pas à cette occasion que peut être effectué le travail de formation. Un travail véritablement constructif ne peut être réalisé qu'en atelier réduit. C'est pourquoi le grand stage ne doit pas constituer un moyen pédagogique privilégié.

A la fin du mois d'août, un stage T.A.I s'est tenu à Beyrouth à l'invitation de la Fédération Libanaise d'Aikido dirigée par Monsieur Salim Kai. Ce stage fut complété immédiatement dans les jours qui suivent par un atelier de travail.

A.M.: La Slovaquie et le Liban, voilà deux pays à propos desquels on ne parle pas souvent d'Aikido.

P.V.:C'est bien dommage. Ils méritent qu'on parle d'eux. On pourrait même les citer en exemple. L'Aikido slovaque a pris son essor avec l'ouverture des Pays de l'Est, l'Aikido libanais depuis la fin de la guerre qui a meurtri le pays depuis plus de vingt ans. Ces deus pays ont donc un point commun : leur enthousiasme et la sincérité de leur engagement dans la voie de l'Aiki ont triomphé jusqu'ici des obstacles qui ont barré leur chemin.

Mais la séduction est le danger qui les guette désormais. La puissance de séduction du Budo Sportif esr grande. Elle est d'autant plus grande qu'elle vient du Japon même. T.A.I peut épargner aux pays qui découvrent aujourd'hui l'Aikido de gaspiller leur temps et leur énergie bien loin de la voie tracée par O Sensei.

A.M.: Concluons si vous le voulez bien sur une note personnelle, Philippe Voarino. Quelles sont actuellement vos relations avec Maître Saito ?

P.V.: Elles sont excellentes. Nous nous écrivons régulièrement. J'envoie mes élèves qui le désirent à Iwama où ils sont toujours les bienvenus.

J'éprouve un grand sentiment de respect et de gratitude envers Maître Saito quand je considère le choix qu'il fit - contre le courant dominant de toute une époque - de transmettre l'Aikido, le seul, celui d'O Sensei Morihei Ueshiba.

Commentaires

salut je m’appel karim je suis un algerien j’ai 31ans je pratique l’aikido depuit 1990 et jusqa maintenant cn 2dan j’ai une aideé a iwama parse que j’ai participe avec Mr danielle toutaine un stage de 3jour en 2002 vraiment l’iwama tres eficasse.
svp dit moi qelles les condition et les etapes pour faire un stage avec lui ou un uchi deschi et sa coute combien.
your gaishé masse
ouennoughi abdelkarim
00213 54138565

desolé envoyer moi les reponse de
ouennoughi abdelkarim sur cette adrese email
iwamakarim@hotmail.com
lorsque l’autre adrese et detruire
dessolé et merci

Bonjour karim

Je pense que le mieux c’est de s’adresser à Monsieur Toutain si vous voulez des informations pour le rencontrer.

Je vous renvoi à son site :

www.aikido-france.net

Par contre si vous voulez rencontrer Philippe voarino reportez vous au stage propose sur la page d’acceuil de ce site.

Sensei Philippe

J’ai une question à vous poser pour laquelle je ne suis pas entrain de trouver une réponse il y a très longtemps. Comment communiquer avec une personne bien avancée qui pratique le Boxing / Kick Boxing où Thai Boxing en étant quelqu’un qui pratique l’Aikido il y a bien longtemps ? Comme vous le savez, cet adversaire est bien rapide avec ses mouvements (Mains et Pieds). Ce genre d’Art Martial (Boxing, Kick Boxing ou Thai Boxing) est basé sur la technique d’attaque très rapide et de combinaison d’Atemi. Ces gestes ne sont pas à font, mais très rapides. Il est difficile de tenir ses mains ou faire un Irimi ou Tenkan avec ce genre d’Art Martial qui est basé sur la rapidité de manoeuvrer et de toucher. Et même si on essaye de bloquer ces touches on va souffrir de leur efficacité, en même temps il essaye de nous faire joindre son style auquel il est bien entraîné. Quelles sont nos options valables pour le soutenir et le mettre par terre en sachant bien que si on essaye de le toucher, son corps est très bien formé pour subir nos touches ?
Comme on le sait, il n’y a pas de compétition en Aikido, et aussi il n’y a pas de documents auxquels on peut y revenir si on se trouve dans des situations pareilles. Même O’sensei n’a pas communiquer avec ce genre d’attaque si je ne me trompe pas.
Je vous remercie d’avance pour votre réponse .

Bonjour dude.

Votre question est très sérieuse parce que des pratiquants d’Aikido sont morts pour ne pas avoir eu de réponse à cette question. Je me souviens de ce fait divers où un premier kyu d’Aikido était intervenu pour protéger une personne agressée. Il fut tué d’un coup de couteau.

A question sérieuse je réponds donc sérieusement. Un coup de couteau, le coup de poing ou de coude d’un boxeur, le coup de pied ou de genou direct du kung fu, du karate ou de la boxe Tai sont des attaques extrêmement rapides et efficaces. Le pratiquant d’Aikido n’a aucune chance contre de telles attaques s’il se contente de les attendre et de réagir une fois qu’elles sont lancées. Tout le travail d’étude en Aikido, les milliers d’heures d’entraînement à répéter des exercices qui semblent complètement irréels aux pratiquants d’autres arts martiaux, ont un autre but que de développer des réflexes plus ou moins rapides. En matière de rapidité on trouve toujours quelqu’un de plus rapide que soi. L’efficacité véritable ne peut donc pas reposer sur la rapidité d’exécution, d’autant plus que celle-ci diminue nécessairement avec l’âge.

L’Aikido propose autre chose. Et il ne peut pas y avoir de réponse claire à votre question tant qu’il n’y a pas une compréhension claire de ce que l’on cherche quand on étudie cet art. Qu’est-ce concrètement que la dualité ? C’est le poing de l’autre, qui arrive dans ma figure, et ma capacité à l’esquiver ou à le contrer. L’Aikido propose au pratiquant d’accéder à une vision différente de cette réalité. Tous les exercices de l’Aikido visent à développer une perception plus globale de la situation, perception dans laquelle l’action de l’autre et la mienne ne sont plus véritablement distinctes. Un professeur d’Aikido qui se respecte doit être capable, dans ses cours, de faire comprendre concrètement cette notion, en utilisant le matériel technique et la méthode légués par O Sensei. Au fur et à mesure des années, le pratiquant découvre alors que ce qui est important dans l’action n’est pas la vitesse d’exécution mais que c’est le choix du moment. Il y a un moment juste pour gérer une attaque. L’Aikido réside dans ce moment là. En dehors de ce moment, il est illusoire de penser que l’on puisse gérer une attaque au moyen des techniques de l’Aikido. Mais à la vérité, il faut dire aussi qu’en dehors de ce moment il n’est plus possible de parler d’Aikido. Pour le dire autrement, l’Aikido ne se trouve pas dans kokyu nage, l’Aikido se trouve dans le moment où kokyu nage est possible et seulement dans ce moment là.

Cette perception du moment ne s’acquiert ni en deux mois ni en deux ans. Voilà pourquoi l’Aikido est une longue route. L’efficacité en Aikido existe véritablement, mais elle est lointaine. A court terme, n’importe quel combattant est plus efficace qu’un pratiquant d’Aikido. Puis-je être plus clair ?

Philippe Voarino

Bonjours monsieur p. voarino ,je tiens à vous dire un trés grand merci pour tout ce que vous nous rapportez comme informations et details concernnant l’aikido tantot sur le plan histoire que sur le plan technique ou sur le plan faits réels .
Je lance un appel à tout ceux qui sollicitent votre site à commencé par moi pour prendre le contenu du forum (rubrique du site) du coté positif (omote) ,malgres que vos critiques envers certaines personnes de la grande famille AIKIDO est un peu exagerées .
Je salut fortement votre courage de divulguer certaines verites (critiques) concerant certaines grandes figures de la grande famille AIKIDO ,mais je vous assure que cela ne m’a fait qu’aimer un peu plus ma deuxieme famille (tout l’AIKIKAI et tout IWAMA ).
Tout les aikidokas quelque soit leurs niveau de grade ou leur niveau de responsabilite ne sont que des humains comme tu l’a deja mentionné donc ne peuvent échapper à l’erreur intentionellement ou pas ,mais prenons le cursus de chacun d’eux qu’a laissé y compris vous on trouvera qu’ils sont pour autant trés omote .
Sur cela un grand merci pour o-sensei m. ueshiba , qui nous a fait n’aitre la discipline mére AIKIDO .
Un grand merci a sensei kishomaru ueshiba qui a su emporter l’ aikido au reste du monde à travers l’aikikai et pour tout ses ouvrages mis a la disposition de chacun d’entre nous .
Un grand merci a sensei m. saito qui a su preservé l’Aikido authentique et a tout ses oeuvres et ouvrages (que personnellemet je m y retrouve).
Un grand merci pour tout les maitres et sans exception ou des milliers sinon des millions de gens s y retrouvent à travers eux .
Egalement un grant merci au doshu pour la continuité de méme pour maitre H.saito pour la méme raison chacun sur la voie de son pére .
Un trés grand merci à P. voarino pour son courage et sa claretée d’exposer les choses .
Je dis ça du fond du coeur d’un aikidoka qui dans son pays les tensions entre differentes fédés et assoc n’ont fait de l’aikido qu’un minuscule sans reperes devant les autres arts .
sincerement omote ( un aikidoka qui aime iwama et takemusu et soutient l’AIKIKAI ).
AIKIDO C’EST L UNION .
omote Algerie Blida

Bonjour à tous !

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Bonjour Mr Voarino,

Il y a une question qui me taraude depuis bien longtemps :

Si l’on suit la logique des élèves de maitre Saito (et je suppose celle de Saito sensei même), o’sensei n’a jamais enseigné les armes à l’aikikai (ce dont je ne doute pas vraiment, vu que les élèves issus de l’aikikai enseignent des choses différentes les uns des autres).
D’ailleurs, selon certaines biographies, il n’aurait pas du tout enseigné à l’hombu dojo (excepté certaines démos), laissant la charge du dojo à son fils Kisshomaru.

Ma question (peut-être un peu naïve) est : pourquoi ce choix ? O’Sensei a laissé "dénaturer" délibérement son art par son fils ? pourquoi ce "laisser-faire" ?

Peut-être ai-je omis un détail, mais j’avoue ne pas comprendre

Une autre question, plus personnelle celle-là (et je comprendrais si vous ne vouliez pas y répondre), quelles sont les évenements et/ou les circonstances qui vous ont amener à choisir l’enseignement de Saito Sensei ? ce n’est qu’une simple curiosité, mais comme je suis quelqu’un de curieux, je me permets de vous la poser.

Enfin, je tiens à vous remercier pour votre disponibilité, c’est assez rare des 6ème DAN qui permettent un dialogue via internet aussi interessant.

Cordialement

PS : toutes mes excuses pour les éventuelles fautes d’orthographes

Bonjour lecubitus, bonjour Nicolas,

Vos deux interventions posent la même question. Pourquoi O Sensei a-t-il laissé faire ? Pourquoi n’a-t-il pas clairement effectué des choix parmi ses élèves ? Pourquoi n’a-t-il pas marqué fermement sa volonté de voir pérennisé le seul Aikido auquel il attachait sa foi : le sien ? Pourquoi ce fatalisme ?

Je crois que la réponse tient dans la nature même de l’Aikido.

L’Aikido n’est pas un trésor que l’on peut mettre sous le boisseau, à l’image de certains arts martiaux japonais jalousement conservés dans le secret de quelque chapelle d’élèves triés sur le volet, de quelque ryu fermé au monde au sein desquels la connaissance est parfaitement contrôlée.

Il y a au contraire dans la nature même de l’Aikido une dimension universelle qui demande à s’exprimer avec tant de force qu’il n’est pas possible de la contenir. La comparaison qui me vient à l’esprit est celle que l’on peut faire avec le christianisme. Le christianisme possède au plus haut point cette dimension universelle qui a fait qu’il s’est propagé dans le monde et qu’il n’est pas demeuré au sein d’une petite secte d’initiés. Mais la contrepartie de ce développement fut la transformation de l’enseignement de Jésus. Et si vous êtes déjà allé à Saint Pierre de Rome, peut-être vous êtes vous fait la réflexion que les fastes et la magnificence du Vatican sont bien éloignés du personnage de Jésus et de son enseignement originel, tels que ceux-ci apparaissent en filigrane dans les écrits des évangélistes.

Il en va de même de l’Aikido. L’universalisation était là aussi inévitable, et avec elle la déformation de l’enseignement. Qualité et quantité sont des données complémentaires. Pour cette raison elles sont par nécessité inversement proportionnelles. Une grande qualité et une grande quantité ne vont pas ensemble. On peut le déplorer mais c’est ainsi. Il était donc inscrit dans l’ordre naturel des choses que l’Aikido serait déformé en se répandant dans le monde. Personne ne pouvait s’opposer à cela, pas même O Sensei.

Je crois, dans sa sagesse, qu’il a vu clairement cela. Alors qu’a-t-il fait ? Il a appliqué cette conviction profonde qui était la sienne : « Il faut absolument faire confiance à la divinité. » Il a fait la seule chose pour laquelle il était sûr de ne pas se tromper : il s’est plongé comme jamais dans la recherche et dans l’entraînement. C’était à Iwama, ç’aurait pu être ailleurs. Il se trouve qu’est apparu là un élève qui a ressenti le besoin de fixer le jaillissement permanent de connaissance du Fondateur. Cet homme aurait pu ne jamais apparaître. Il aurait pu ne jamais éprouver ce besoin étrange au fond de fixer l’enseignement d’O Sensei pour la postérité. Saito aurait pu ne pas exister. J’ai bien connu Umezawa, le gendre de Saito. En 1986, à Iwama, il m’avait dit « Si Saito sensei meurt aujourd’hui, l’enseignement takemusu est perdu. C’est trop tôt, il n’a pas eu le temps. » Saito a vécu encore dix sept années après cela, et il a finalement eu le temps. O Sensei ne pouvait pas le savoir, mais il a fait confiance. Voilà comment les choses se sont passées.

J’ajouterai qu’O Sensei a tout de même légué à Saito sensei la direction de son dojo et la garde du lieu de l’Aikido le plus sacré à ses yeux : le temple de l’Aikido, l’Aiki jinja d’Iwama. C’est tout de même un symbole assez fort, et qui nous parlerait davantage si l’on avait des yeux pour voir. Mais il est vrai que la France, vieux pays de centralisme administratif, est plus sensible à des expressions telles que « Centre Mondial de L’Aikido de Tokyo » ou encore « Aikikai World Headquarters ». C’est le poids de l’histoire.

Quant aux circonstances qui m’ont amené à rencontrer Saito sensei, elles sont simples lecubitus :
1 – J’avais cherché en vain un sens à l’enseignement de Nobuyoshi Tamura pendant de nombreuses années, et j’avais le sentiment de tourner en rond.
2 – Au stage de La Colle sur Loup de 1985, mon ami Paolo Corallini qui rentrait de son premier séjour à Iwama m’a dit : tu devrais essayer. Je l’ai fait. Je suis parti à Iwama quelques mois plus tard. Je ne l’ai jamais regretté.

Philippe Voarino

Bonjour Mr Voarino

Récemment j’ai reçu en cadeau le premier tome de Takemusu AIKIDO.

J’avais lu dans l’ouvrage traduite en français du livre BUDO de O’Sensei page 45 : 3. MAIN NUE CONTRE MAIN NUE SHOMEN . Nage prend l’initiative sur Shomen Uchi Ikkyo.
Je m’étais dit àl’époque (1992) c’est comme cela que se faisait cette technique en 1938, mais je me suis aperçu que Saito sensei l’enseignait encore comme ça quand fut prise les photo pour ce livre TOME 1.

Ma question est : pourquoi avois changer cette technique. J’ai assisté récemment à un stage de A. Peyrache et il enseigne shomen Ikkyo comme Saito sensei.

Merçi de prendre de votre temps pour me répondre.

Sylvain bonjour,

Quand vous demandez pourquoi avoir change ? Vous voulez dire pourquoi certaines personnes l’enseignent sur une attaque d’uke ? Un shomen qui descend et qui est renvoyé par Tori ?

Est ce cela votre question ?

Car si telle est votre question, la reponse est simple : par incomprehension.

En effet il est impossible de realiser shomen uchi omote sur une attaque de Tori sans changer certains parametres :

  •  la distance, uke doit se rapprocher si tori veut esperer saisir le coude dans la montee (vu que c’est l’argument le plus repandu pour expliquer la non opposition), malheureusement en reduisant cette distance tori n’a plus besoin de faire ikkyo, uke le met à distance de frappe...
  •  l’attaque d’uke. si vous regarder de nombreuses videos de cette technique, vous devez pouvoir voir la façon dont uke permet à son tori de renvoyer son bras... uke n’attaque pas. Il avance en gardant son bras dans la bonne position pour que ikkyo soit possible.
    Alors Sylvain, à votre place, je ne me demanderai pas pourquoi Maitre Saito, Et A. Peyrache effectuent une technique dans des conditions identiques à Morihei Ueshiba, je me demanderai pourquoi tant d’autres enseignants aujourd’hui pratiquent differement d’O’Sensei...

    Matthieu

  • Bonsoir Sylvain,

    La réponse de Matthieu met les choses à leur place. Ce qui est étonnant en effet c’est que contre toute logique, depuis tant d’années, tant d’enseignants ne fassent plus ikkyo comme le faisait le Fondateur.

    Vous trouverez les éléments techniques qui pourront vous aider dans votre réflexion sur shomen uchi ikkyo à la rubrique Articles techniques de ce site, sous rubrique Points clefs ikkyo shomen uchi.

    Si vous avez des questions précises, je serai heureux d’y répondre.

    Philippe Voarino

    Bonjour Philippe,

    Serait-il possible d’avoir des précisions techniques (dans les artciles techniques) sur la position des mains afin de réaliser correctement Yonkyo.

    Car comme la problématique récurrente soulevée précédemment, les techniques enseignées par certaines personnes sont tellement loin de la réalité que je préfère à présent m’adresser directement à vous.

    Petite anecdote faisant sourire en rapport directement avec la remarque de sylvain. J’étais moi même en stage dernièrement et on travaillé sur Ikkyo de la mauvaise façon bien évidemment.... que faire d’autre..

    A la fin du stage j’entends plusieurs pratiquants discuter à peu prés dans ces termes.... " j’ai acheté un livre avec les techniques de saito, et budo du fondateur, les explications techniques sont différentes de la manière dont on pratique depuis des années... pourtant je comprends enfin la technique, sa logique, et la rationalité... on devrait le faire ainsi mais bon tant pis..." le sage montre la lune et le sot regarde le doigt...

    Merci encore Philippe pour le travail et le temps que vous nous accordés.

    Bonjour M. Voarino,

    Vous écrivez " J’avais cherché en vain un sens à l’enseignement de Nobuyoshi Tamura pendant de nombreuses années, et j’avais le sentiment de tourner en rond ".
    Pouvez-vous expliquer la raison de ce mouvement giratoire ? A votre avis est-il dû à l’enseignement de Tamura Sensei ou à l’inadéquation de cet enseignement à votre niveau de compréhension de l’aïkido à ce moment de votre recherche, càd en 1986 ? Avez-vous aujourd’hui la même analyse ?

    Merci de votre attention.

    Pdouchet

    Quelques questions qui me brûlent les lèvres depuis que je vous ai découvert.

    Tout d’abord félicitations pour votre site, pour la qualité des articles, votre investissement, et le lieu d’échanges qu’il constitue.

    J’ ai découvert l’aïkido par le Ki no Kenkyukaï de Maître Tohei en 1991 et je le pratique depuis cette date sous la direction de Kenjiro Yoshigasaki, son délégué pour l’Europe. J’ai aussi eu le privilège de croiser Monsieur Cauhépé (Aïkido de Sumikiri), mais depuis maintenant 17 ans je n’ai jamais suivi l’enseignement d’un professeur diplomé d’Etat...

    "Chez nous", pas de brevets d’Etat, rien que du bénévolat, et l’argent nécessaire pour que survive notre association (ça amoindri les convoitises et les luttes de pouvoirs)...

    Etant donc moi-même issu d’une école marginale (marginalisée devrais-je dire) et minoritaire je soutiens votre démarche...mais ne peux m’empêcher de vous poser quelques question :

    Comment verriez vous l’organisation et le statut des différentes écoles d’Aïkido en France ?
    Est-ce que l’école de Maître Saïto (ou TAI) pourrai devenir le nouvel Aïkido officiel ?
    Comment pourrait-on "décloisonner" pour qu’un pratiquant puisse enrichir sa pratique dans d’autres écoles ?

    PS : Venant d’un horizon complètement différent du votre je ne me sens pas si éloigné que ça à la lecture de vos excellents articles techniques qui constituent pour moi une véritable "mine d’or". Je vous renouvelle mes félicitaions, à très bientôt sur la "toile" et peut-être un jour sur les tatamis...

    Patrick
    (Instructeur Ki-Aïkido Marseille)

    Bonjour pdouchet.
    Quand on analyse une situation que l’on a traversée quelques décennies plus tôt, on a évidemment tendance à se projeter dans le passé riche d’une connaissance qui est en réalité celle que l’on a acquise depuis. Vous avez tout à fait raison, mon jugement sur l’enseignement de M. Tamura était en 1986 à l’image de mes connaissances, disons incertain et limité.

    Pourtant il y avait une sensation que quelque chose manquait. Cette sensation fut assez forte pour me faire tenter le pari Saito. Aujourd’hui je peux comprendre d’où cette sensation était issue, et je vous embête assez à l’expliquer en long en large et en travers. Mais incontestablement à l’époque j’en aurais été incapable.

    Philippe Voarino

    Bonsoir Patrick.

    Votre question est vaste, et y répondre demande un peu de temps. Je pars à Beyrouth demain et je n’ai malheureusement pas ce temps aujourd’hui. Si vous voulez bien patienter, je vous répondrai à mon retour.

    Philippe Voarino

    Bonjour Patrick.

    La seule manière de "décloisonner" pour qu’un pratiquant puisse enrichir sa pratique dans d’autres écoles, c’est de mettre tout le monde dans la même maison.
    De ce point de vue, l’idée d’une grande fédération française d’Aikido rassemblant les différents groupes existants n’est pas une mauvaise chose, mais à la condition sine qua non que soit respecté au sein de cette mega-fédération le principe de l’autonomie des groupes pour tout ce qui concerne la transmission de la connaissance de l’Aikido et le jugement du niveau technique atteint par les pratiquants au sein du groupe en question.

    Il paraît d’une manière générale de bonne logique que les objectifs que l’on se fixe tiennent compte de la réalité du monde, sans quoi les plus beaux idéaux et les plus belles théories ne sont que des utopies sans lendemain. En France, nous avons une fâcheuse tendance à négliger la réalité et à croire avec beaucoup de naïveté – ou d’orgueil – que cette réalité doit plier devant les belles constructions de notre raison souveraine. Et nous avons en général un grand mépris pour l’attitude inverse. On trouve une indication de ce mépris dans la connotation assez péjorative prise dans la langue française par le mot pragmatisme.

    L’Aikido fournit un magnifique exemple de cette particularité de l’esprit français. La position du Ministère des Sports depuis une trentaine d’années pourrait se résumer par la formule bien connue des défilés militaires : « Je ne veux voir qu’une seule tête ! ». L’inconvénient c’est que la réalité du PAF (Paysage de l’Aikido Français) est celle d’une grande diversité d’écoles. On peut s’en réjouir, on peut le déplorer, ce n’est pas le problème. Le fait est que c’est la réalité. Et on ne raye pas la réalité d’un trait de plume, fut-elle ministérielle. Je ne sais pas si la notion d’Aikido « officiel » a un sens, mais je sais que vouloir à toutes forces contraindre des courants parfois très divers à se couler dans un moule unique est une entreprise qui est par nature conflictuelle. Or l’Aikido enseigne que le conflit n’est pas la solution à retenir.

    A supposer que l’on puisse en France se diriger vers un enseignement consensuel de l’Aikido le plus proche possible de ce qu’il doit être en vérité, cette tentative n’a de chance d’aboutir que sur la base du dialogue. Il faut que les gens qui ont des conceptions opposées puissent se rencontrer et se parler. Les rassembler dans une même maison fédérale est une manière de favoriser le dialogue et l’échange. Une maison oui, mais pas une prison. Pour quelle raison un groupe minoritaire devrait-il abdiquer sa conception de l’Aikido au profit d’un groupe majoritaire ? Qu’est-ce qui garantit que le groupe majoritaire est plus proche de la vérité de l’Aikido ? Le nombre ? Le nombre que je sache n’est pas plus garant de qualité qu’il n’est facteur de certitude. La grande majorité des hommes pensait il n’y a pas si longtemps encore que la terre était plate. Quelques hommes qui pensaient le contraire avaient en réalité raison.

    Si l’on doit à tout prix définir des éléments d’appréciation, un meilleur critère que celui du nombre serait à mon sens la proximité avec le Fondateur de l’Aikido de l’enseignant qui est à l’origine de l’école, que cette école soit minoritaire ou majoritaire. Car il y a là une légitimité historique qui n’est peut-être pas une garantie totale d’authenticité mais qui est bien préférable en tout cas à une harmonisation forcée appuyant sa légitimité sur l’aspect purement quantitatif d’un groupe quel qu’il soit.

    Philippe Voarino

    On entend de bien etranges dialogues entre pratiquants d’aikido :

  •  tiens tu fais de l’aiki ?
  •  ouaih
  •  super et de quelle ecole ?
  •  de l’aiki officiel !
  •  ooouuuh le nul ! moi je fais de l’aiki minoritaire .
  •  bon salut , dommage on peut pas s’causer !
    Non mais sans dec... ! vous avez deja assisté à la rencontre de 2 musiciens ou de 2 peintres ?
    En general ils font le distingo entre 2 categories : les bons et les nuls . Le reste , les differences d’ecoles , de styles , de courants , d’epoques ne sont que source d’echange , d’enrichissement , de plaisir .

    Alors pourquoi cela serait different en aiki ?

    La faute au ministere qui ne veut voir qu’une tete ? Et alors , a t on vraiment besoin de dependre du ministere des sports ? pourquoi pas la culture ? Apres tout , tout le monde est d’accord , l’aiki n’est pas un sport . La dance ne depend pas du ministere des sports .....vous imaginez une dance "officielle" où tous les danceurs feraient la meme chose ?

    Non l’aikido francais ( je ne connais que celui la) est surtout sclerosé par des problemes de personnes , d’ego . Chacun veut etre le chef , le calife à la place du calife , le detenteur de l’aikido authentique . Et chacun a des arguments pour justifier de sa légitimité . Un tel a etudié au hombu dojo , tel autre a ete le 1er francais a pratiquer avec o sensei , celui ci est un eleve de tel maitre , celui la de tel autre .
    Bon d’accord.....et alors ? Doit on absolument suivre un leader , un chef de file et un seul ? pourquoi pas un gourou tant qu’on y est ?

    L’aiki est la diversité . O sensei a defini des principes de base , ensuite sa pratique a evolué tout au long de sa vie . Il ne pratiquait certainement pas de la meme facon à 30 ans qu’a 60 , avec un grand ou un petit , les jours de fatigue ou les jours de pleine forme .
    Il est evident que ses eleves Mochizuki , Tohei , Abe , Saito , Nocquet , Tamura ou d’autres n’ont pas capté la meme chose en fonction du temps qu’ils ont passé avec O Sensei , de leur vecu , de l’epoque a laquelle ils ont etudié .... Leur pratique est differente , tant mieux . Ils enseignent les principes de l’aikido , c’est l’essentiel . Le reste n’est que querelle de clochet et perte de temps .

    Alors pourquoi se disputer ?

    - pour des questions de pedagogie ? la belle affaire ! comme si des profs de lettres classiques reprochaient aux profs de lettres modernes d’etre de mauvais profs .

    - pour des passages de grade ? ....qui ne servent qu’a regonfler l’ego d’eleves , de profs ,de fedes ( t’as vu , j’ai plus de ceintures noires que toi !!!) ...pour paraphaser Alain Peyrache qui dit souvent à propos des grades : "l’aikido a essentiellement pour but le developpement de soi .... ca vous rend heureux d’etre 2eme dan du developpement de vous meme !"

    Non , il faut accepter , revendiquer et meme cultiver nos differences , mais etre concient que nos racines sont identiques . Et que seul cela est important .

    Debarrassons nous , s’il le faut , de tutelles inadaptées à notre histoire (Tamura a ete envoyé en France en voyage d’etude , les japonais ne comprenant pas à quoi servait une federation ...) . Il faut laissé la responsabilité de l’enseignement aux dojo , aux sensei , aux professeurs qui eux meme formeront d’autres professeurs .

    Ensuite , rencontrons nous . Confontons nos pratiques . Et là on verra ce qui est vrai , ce qui ne l’est pas . Ceux qui respectent les principes d’O Sensei , ceux qui ne les respectent pas . Au dela des styles , des ecoles , des grades , il y aura ce qui est aiki et ce qui ne l’est pas .

    Plus personne ne pourra se cacher deriere un ministere , une fede . Il n’y aura plus d’aikido FFAAA , d’aikido FFAB , d’aikido EPA , d’aikido TAI . Il y aura des Sensei , des Shihan , des professeurs . Et chacun sera libre d’en choisir un bon .....ou un mauvais .

  • Un grand merci à M Voarino pour avoir consacré un peu de son temps (précieux) à me répondre.

    Je persiste et signe, bravo pour votre site et plus particulièrement pour la rubrique passionnante des "articles techniques" qui à ma connaissance n’a pas d’équivalent sur internet. (vivement les techniques en vidéo...)

    Pour répondre à Geher, tout d’ abord sache que je suis tout à fait d’accord avec ce que tu a écris. Je n’ ai pas l’intention de polémiquer, ni de me disputer avec qui que ce soit. J’ai voulu tout simplement poser quelques questions à M Voarino.

    Lorsque j’ai commencé à pratiquer, j’ignorais totalement les différentes écoles et même l’existence des fédés. Ca ne m’a jamais empêché d’ être très heureux dans la pratique du "Shin shin toïtsu aïkido".

    Mais on ne peut quand même pas nier qu’il existe un aïkido "plus officiel" que les autres (sans froisser personne). C’est celui qui distribue des diplomes agréés du Ministère de la jeunesse et des sports. Et quelque fois, quand on n’a pas le diplôme ou la bonne carte, ça s’appelle un "passeport" je crois, et bien certaines portes se ferment et il est beaucoup plus difficile de se faire reconnaitre un statut d’enseignant (même bénévole).

    Mais tout va bien pour l’instant, je dis bien pour l’instant, une simple lettre de recommandation de Senseï Yoshigasaki attestant nos années de pratiques et notre statut d’instructeur au Ki no Kenkyukaï nous suffit à pouvoir continuer de pratiquer.

    Pourvu que ça dure....

    Patrick

    Bonsoir Geher.

    Vous avez de l’enthousiasme et vous dites des choses qui sont justes. Votre révolte a des accents libertaires, presque anarchistes. Vous terminez votre pamphlet tel un Proudhon ou un Bakounine de l’Aikido :

    « Plus personne ne pourra se cacher derrière un ministère, une fédé. Il n’y aura plus d’aikido FFAAA, d’aikido FFAB, d’aikido EPA, d’aikido TAI. Il y aura des Sensei, des Shihan , des professeurs . Et chacun sera libre d’en choisir un bon .....ou un mauvais. »

    Plus de fédé donc. Mais, curieuse ironie que vous renvoie en l’occurrence l’histoire, je note que la solution imaginée par l’anarchisme libertaire de Proudhon et Bakounine pour s’opposer au centralisme autoritaire des sociétés dans lesquelles nous vivons, était justement … la fédération.

    Voyez-vous, camper sur une barricade en chantant « les aristocrates à la lanterne » peut renverser éventuellement un régime. Mais le système est plus coriace que le régime et il demeure. Les Français ont fait la révolution, mais deux cents ans après ils vivent dans le pays champion du monde du centralisme administratif. Les structures de l’Aikido français procèdent du centralisme administratif. Et on ne les changera pas avec des bonnes intentions. Les choses ne sont pas aussi simples qu’avec un peu de bon sens chacun puisse trouver aisément la voie définie par O Sensei. Les dés sont pipés. Et quelles que soient la volonté et l’énergie que vous pourrez jeter dans la bataille, ne perdez pas de vue qu’en face de vos mains nues il y a des divisions blindées. Soyez parfaitement conscient de cela et sachez en tirer les enseignements qui feront que votre révolte ne s’arrêtera pas à un simple cri. Et surtout que ce constat ne vous décourage jamais.

    Philippe Voarino

    Bonjour Monsieur Voarino,
    votre site est très bien fait et vos renseignements sont excellents
    Pratiquant un Aïkido "pseudo-moderne" (une pure synthèse de mon prof...), je me suis rendu compte il y a quelques années que la pratique de l’art que je pratiquais était limité.
    Je m’explique : un jour, un de mes compagnons de route est allé pratiqué avec des élèves d’une organisation TAI (en Belgique). Il s’est rendu compte que son niveau de pratique était "inexistant" comparé à des personnes qui portaient une ceinture blanche (kyu), alors que lui était dans notre école détenteur d’une "ceinture noire". Terrorisé fût-il de constater qu’il n’arrivait pas à placer (par exemple) un Nikkyo. Et ensuite de venir me trouver pour me compter son expérience "malheureuse" ou "merveilleuse" c’est selon...
    Je reconnais en soi que c’est un réel problème que de constater que la pratique dans notre dojo est limitée, mais en ce qui me concerne, j’ai continué à suivre l’enseignement de mon senseï, parce qu’à défaut de pouvoir avoir le niveau technique, il avait un état d’esprit qui me correspondait dans la recherche de ma vie.
    Il est difficile pour moi de me rendre dans une école TAI de mon pays à cause d’une raison personnelle dont je ne préfère pas parler. Il me reste toutefois la possibilité de me rendre de manière raricime (vie de famille) en France afin de pouvoir travailler un Aïkido authentique. Je sais que vous venez en Belgique (mais la raison personnelle est liée à ce pays, donc)
    Suite à l’interpellation de mon ami, je me suis remis en question dans ma pratique. C’est à travers les arts internes chinois que je pratique par ailleurs que j’ai pu découvrir ce qui me bloquait dans les techniques utilisés en Aïkido (et notamment le travail des hanches...) En attendant, je regarde la littérature sur votre site, sur les livres TAKEMUSU Aïki...
    J’aime assez bien le terme que vous employé qui est la transmission d’un savoir pour qu’il ne soit pas perdu.
    Je me souviens qu’en Tai chi, Maître Yang Jwing Ming qui souhaite transmettre son enseignement pour qu’il ne soit pas perdu. Lui-même avouant n’avoir pris que 50% de son Maître, qui lui-même n’avait pas tout pris de son Maître. Avec la propagation affolantes des arts martiaux (et le problème des fédérations officielles reconnues en France ou en Belgique), si ils n’existent pas des gens comme vous, il y a fort à parier que d’ici moins de mille ans, l’enseignement du fondateur aura disparu.
    Merci d’avoir pris la peine de me lire.

    bonjour M.P.Voarino

    j’aimerais savoir vos analyses et sentiments vis-a-vis du nouveau conflit entre les courant d’iwama.
    et la nouvelle organisation installer par M.P.Corallini et M.U.Evens
    mérci

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/takemusu-aiki-interview-de-philippe-voarino
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