Tachi dori #2

Montez le bras en même temps qu’uchi tachi monte le ken : c’est indispensable parce que c’est la manière de vous mettre en awase avec lui.


O Sensei

Ayez soin en entrant de conserver votre bras arrière le long de votre corps afin qu’il ne reste pas dans la ligne de coupe.


O Sensei

Saisissez la tsuka (poignée du sabre) entre les mains d’uchi tachi. Observez que vous devez à ce moment respecter un angle à 90° avec votre adversaire. Cet angle est celui du déséquilibre d’uchi.


Pour déséquilibrer uchi tachi il est indispensable que votre bras droit se place sous son bras gauche, votre coude sous son coude.


Projetez uchi tachi à l’endroit que vous venez de quitter.

Commentaires

Bonsoir, Philippe,..."ça fait plaisir de te revoir..."
- il y a quelques mois je te posais la question des techniques secrètes d’avant guerre, enseignées à quelques initiés, "disciples", tels SHIODA Sensei ou SHIRATA Sensei, et tu promettais une étude analogique des pratiques au delà des "secrets", qui n’existent pas à tes yeux... je te propose donc ce premier lien à commenter de tes connaissances et dires de SAITO Sensei, qui, j’en suis sûr, n’a pu manquer de partager cette époque avec toi, merci de commenter l’ensemble de la vidéo ou d’y adjoindre la traduction de Shioda Sensei...

  •  ma seconde question porte sur une citation qui revient souvent dans les propos d’O Sensei, et dont tu parles dans les stages ou le forum :" l’AIKIDO a été créé ou basé, organisé,... selon les principes de l’Univers"...
    peux- tu développer concrètement ou sur le tapis ce à quoi cela renvoie, des exemples pratiques ???
    Bien à toi

    Eric

  • désolé, ci joint le lien :

    Eric

    you tube - Aikido bubo Shioda,
    vraiment désolé, le lien passe pas
    Eric

    c’est dur l’informatique.............

    Bonsoir, Philippe,..."ça fait plaisir de te revoir..." - il y a quelques mois je te posais la question des techniques secrètes d’avant guerre, enseignées à quelques initiés, "disciples", tels SHIODA Sensei ou SHIRATA Sensei, et tu promettais une étude analogique des pratiques au delà des "secrets", qui n’existent pas à tes yeux... je te propose donc ce premier lien à commenter de tes connaissances et dires de SAITO Sensei, qui, j’en suis sûr, n’a pu manquer de partager cette époque avec toi, merci de commenter l’ensemble de la vidéo ou d’y adjoindre la traduction de Shioda Sensei...

    Ma seconde question porte sur une citation qui revient souvent dans les propos d’O Sensei, et dont tu parles dans les stages ou le forum :" l’AIKIDO a été créé ou basé, organisé,... selon les principes de l’Univers"... peux- tu développer concrètement ou sur le tapis ce à quoi cela renvoie, des exemples pratiques ???

    Bien à toi

    Eric
    techniques d’avant-guerre et principes de l’Univers

    Bonjour Eric.

    J’ai regardé la vidéo de Gozo Shioda en lien. Je te remercie. Cela m’a conforté dans le sentiment que certains élèves d’O sensei ont témoigné de son Aikido de manière plus authentique et plus profonde que d’autres. Je ne trouve pas en effet chez Tohei, Shioda ou Saito le travail convenu qui caractérise tant d’élèves de la dernière génération ayant connu le Fondateur. Ces trois là ont quelque chose en commun qui mérite véritablement qu’on y consacre une étude approfondie sous l’angle de la comparaison technique. Et cette étude permettrait je pense de montrer qu’il n’y a pas de technique secrète en Aikido, mais qu’il existe un chemin, parmi tant de voies de traverses. Ce chemin, si on le suit, découvre étape après étape, les paysages de l’art que nous propose Ueshiba. Je suis frappé par un point commun entre le travail d’O Sensei et celui de ces trois élèves : la très grande décontraction du corps. Les articulations sont relâchées de telle manière qu’elles ne constituent pas un obstacle à l’énergie générée par le moteur du mouvement. C’est ce genre de choses qu’on découvre aux détours du chemin en question.

    Bien sûr tout le monde « sait » qu’il faut être décontracté, tout le monde l’a entendu mille fois, tout le monde l’a « compris ». Mais moi j’ai compris aujourd’hui qu’on peut entendre une chose pendant longtemps, la répéter, voire l’enseigner, sans pour autant la comprendre dans sa réalité profonde et dans ses implications. S’il y a un secret, peut-être réside-t-il dans cette vérité liée à l’apprentissage de tout art : il y a loin de la coupe aux lèvres. Nous confondons trop souvent et trop longtemps nos illusions et les promesses de l’art. Nous croyons qu’il suffit de nommer une chose pour la saisir. Nous sommes d’incurables bavards. N’importe quelle femme connaît bien les limites des belles paroles. Pas plus qu’une femme sensée l’aiki ne se laisse approcher par les imposteurs.

    Il m’est difficile de développer ici davantage ce genre de considération qui demande bien sûr une argumentation et des exemples. J’essaierai de me mettre à ce travail dans le cadre des dossiers techniques.

    Ta deuxième question est elle aussi le genre de sujet qu’il est difficile de traiter en quelques phrases. O Sensei a expliqué que pour vaincre un adversaire il faut savoir lui donner ce dont il manque. C’est en agissant de la sorte que l’Univers est toujours vainqueur : l’Univers complète toute chose, c’est ainsi que tout tient en équilibre toujours. C’est la victoire de l’Univers. Le déséquilibre lui-même est la source d’un équilibre nouveau. On pourrait traduire cette notion par la formule de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Les Chinois, pour faire comprendre ce principe, ont donné deux noms à deux « forces » (j’utilise ce mot qui n’est pas satisfaisant) complémentaires : le yin et le yang. Le mouvement d’Aikido doit être ajusté de telle manière que toujours le dosage de l’action de tori tienne compte du dosage de l’action d’uke afin qu’un équilibre constant soit atteint. C’est ce qu’O Sensei exprimait par le kuden « 4 plus 6 égalent 10, 5 plus 5 égalent 10, 2 plus huit égalent 10 . » Si uke arrive sur moi comme une locomotive et que son énergie est de 7 ou de 8, je dois accepter cette puissance pour ce qu’elle est et la compléter par ce qui lui manque exactement pour aller à 10. C’est l’action qu’on appelle en Aikido tenkan. Si l’énergie d’uke est faible au contraire, de l’ordre de 2 ou 3, je dois adopter la même attitude et la compléter à 10 en utilisant l’action symétrique qu’on appelle en Aikido irimi.
    En agissant de la sorte, je calque mon attitude sur celle de l’Univers qui équilibre toute chose. C’est dans ce sens que je peux alors dire avec O Sensei « Je suis l’Univers ». Non pas parce que mon ego a enflé, comme celui de la grenouille, à la taille de l’Univers, mais au contraire parce que j’ai eu l’humilité de regarder le fonctionnement de l’Univers, d’y conformer mes actions et de devenir ce faisant partie intégrante de cet Univers, identique au Tout, et pour cette raison fort de la force même de ce Tout qui est en moi comme je suis en lui.

    On peut noter au passage que l’attitude inverse, celle qui consiste à vouloir forcer les choses, à imprimer sa marque coûte que coûte, à passer sur le ventre de l’autre, à agir sans tenir compte des contraintes et des conséquences de l’action dans le milieu où elle s’exerce, a conduit la société moderne là où elle se trouve aujourd’hui : dans une impasse environnementale.

    Philippe Voarino

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/tachi-dori-2
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