Suwari waza kokyu ho


Coudes bas, opérez une rotation des avant-bras qui amène vos pouces vers l’intérieur et vos petits doigts vers l’extérieur. Cette action a pour effet de monter les coudes d’uke.


Poussez alors vers la gauche ou vers la droite en vous levant sur les orteils. L’un des coudes d’uke doit pointer vers le haut, sans cela vous ne pouvez le déséquilibrer.


Continuez à pousser en pivotant. Attention : c’est le corps qui pousse à travers les bras, il n’y a pas un bras qui pousse et un bras qui tire. Les bras n’ont pas d’autre action que d’être là devant vous.

A la fin du mouvement, ne vous appuyez pas sur uke. Il n’y a ici aucune notion d’immobilisation.

Commentaires

bonsoir Philippe,

Pourriez vous préciser s’il vous plait la manière dont uke doit saisir pour ce kokyu ho ?

Merci

Alexandre

Bonjour
Je pratique l’Aïkido depuis presque 3 ans, j ai pratiqué au passé d’autres arts martiaux tels que le judo et sports de combats tel que le boxe thaï mais une question me revient tout le temps et que je n’ai jamais pu avoir de réponses convaincantes : « est ce qu’un Aïkidoka pourra faire face à un judoka ou une autre personne qui pratique les sports de combats ? » j’aimerai bien trouvé une réponse positive et qui est différente de Aïkido n’est une compétition !

Bonjour Meghassel.

Je me permet de te répondre et tout ce qui suit n’engage que moi.

Lorsque que quelqu’un de mon entourage apprend que je suis ceinture noire peu importe ce que je fais en fait, je suis entoure de l’image de celui qui ne peut pas perdre dans une bagarre de rue, et avec qui il est bon de se promener pour etre en sécurité.

Par contre si je regarde ce que pense les autres pratiquants d’arts martiaux ou de sport de combat, avec l’aikido il serait illusoire que je sache me défendre et sortir d’un affrontement victorieux.

Cela pour dire que la notion d’efficacite est très subjective et ne peux pas quelques chose à laquelle on peut répondre si facilement.

De plus tu parles d’aikidoka à juste titre en tant que pratiquant d’aikido, mais s’il est vrai que l’aikido devrait etre unique de par le respect de ces principes, il y a aujourd’hui divers "style" d’aikido. Et certains si tu les écoutes se vantent de ne plus être des disciplines martiales, mais des discipline de paix ou toute violence est totalement rejetee.

Je te dirai pour cela, que ces pratiquants par exemple n’ont aucune chance face à un judoka, karateka,..., car jamais ils n’ont au court de leur apprentissage une quelconque préparation à l’affrontement, et quand au détour d’un entrainement tu rencontres une de ces personnes qui t’expliques que la saisie que tu effectues est trop "forte" et qu’en serrant de la sorte je montre ne rien avoir compris à l’art d’amour qu’est l’aikido, tu te rends compte que ces pratiquants sont à des années lumières d’une quelconque forme d’affrontement, de recherche martiale et donc d’efficacite.

Apres je ne dis pas non plus que le fait de serrer sur une saisie et d’attaquer avec force, va denoter d’un style qui sera plus efficace lors d’un affrontement.

Il faut si tu veux parler "d’efficacite" te demander deja ou se situe l’efficacite en aikido ?

Est ce que c’est reussir ces techniques, est ce c’est etre rapide et avoir de bons reflexes,... ?

Pour moi l’efficacite en Aikido provient des principes de base de l’aikido :

  •  la façon de se deplacer grace à la position hanmi (qui permettent de pouvoir faire face à plusieurs attaque simultanee)
  •  irimi
  •  atemi provnant de la mise en marche de l’axe du corps
    Mais pour tout cela il faut du temps et un apprentissage tres rigoureux pour, deja le decouvrir, et plus encore pour pouvoir l’assimiler et s’en servir dans une situation sortant du cadre du dojo. Car souvent la victoire dans un affrontement se resume plus à de la "démerde" qu’à l’application d’un art martial à proprement parle.

    Mais si un pratiquant arrive à l’assimile alors moi je te poserai la question suivant : que va pouvoir faire un judoka face à un aikidoka ? Car l’aikidoka ne sera pas limite par un apprentissage respectueux de regles sportives (par exemple)...

    Voilà mon avis si tu veux parler d’efficacite, mais apres nulle generalisation n’est possible, c’est plus une histoire de personnes que d’art ou de sport de combat.

    Amicalement

    Matthieu
    -

  • Pour répondre à Meghassel et rebondir sur ce qu’a dit Matthieu, il est juste de noter qu’un des avantages de l’Aikido est de n’avoir aucun contrainte, aucune frontière. Sans qu’il s’agisse pour autant d’ultimate fighting, tout est permis en Aikido.
    Ce n’est pas le cas des sports de combats où les techniques sont très "épurées" pour les rendres moins dangereuses lors d’une compétition. Je prends l’exemple du Taekwondo que j’ai pratiqué un bon nombre d’années. Lors des entraînements, on s’oblige à frapper dans les zones permises, à savoir au dessus de la ceinture, pas dans le dos, et pas au visage.
    En situation d’agression, le taekwondoïste aura tendance à appliquer instinctivement et involontairement cette "auto censure", ce qui est très handicapant.

    Après, comparer l’efficacité de différents arts martiaux est je pense aussi aberrant que de dire : Quelle est la meilleure marque de voiture ?
    S’il y avait une voiture parfaite, pourquoi les autres existeraient-elles encore ?
    Chacune a sa fonction, ses caractéristiques, ses forces et ses faiblesses.
    Certaines voitures sont plus adaptées à un certain type de personnes (les monospaces pour les familles, les sportives pour les jeunes, les utilitaires pour les artisans, vrp etc...). C’est la même chose pour les arts martiaux.

    Et tout comme un modèle de voiture est décliné en plusieurs versions (en fonction du moteur, des options etc...), tu trouveras au sein d’un art martial plusieurs types d’enseignements différents, et surtout, plusieurs types de pratiquants !!!
    C’est avant tout le pratiquant lui même qui sera efficace ou pas. Tu pourras toujours "tuner" un pratiquant en améliorant ses réflexes, augmentant sa résistance et sa souplesse par exemple, la carosserie, elle, demeure.

    Fabien

    A cette meme question , il y a quelques années Alain Peyrache m’a repondu :" Et quelles sont les chances d’un karateka ou d’un judoka face à un boken ? l’aikiken c’est aussi l’aikido !"

    Gilles

    Bonjour Alex,

    Dans la forme de base, uke doit saisir les deux poignets de tori exactement comme on tient les poignées d’un baby foot. Ensuite uke peut évidemment varier sa saisie : saisir par-dessus, par-dessous, fortement, pousser vers le bas… A chaque fois tori devra utiliser une variation technique appropriée. Si uke saisit les poignets par-dessous par exemple, la forme de base est impossible à réaliser telle qu’elle est démontrée dans ce cahier technique. Il faudra ajuster le travail de base à la situation nouvelle. C’est pourquoi il faut respecter les instructions de celui qui donne le cours et ne pas modifier les données dans le but de gêner tori, car une même façon de faire ne fonctionne pas dans tous les cas de figure. A la manière de travailler d’uke on juge son niveau de compréhension de l’exercice qu’il pratique.

    Philippe Voarino

    Bonjour Meghassel.

    Je réponds à votre appel du 18 juin. Les éléments qui ont été apportés par Matthieu et Fabien ont éclairci plusieurs points importants. Je voudrais juste ajouter ceci : l’Aikido peut être utilisé pour détruire en cas de nécessité vitale. Et dans ces moments là c’est un art redoutable. A condition bien sûr que l’on parle bien de l’Aikido d’O Sensei, et pas des nombreuses formes variantes qui se sont développées en s’éloignant progressivement de l’art du Fondateur. Mais cette capacité de destruction n’est pas la raison profonde de l’Aikido. L’Aikido n’est pas une arme que l’on met dans les mains de qui veut se servir d’une arme. L’Aikido amène à comprendre qu’il est plus important de créer et de construire que de détruire. Ce chemin là prend beaucoup plus de temps que celui qui consiste simplement à forger son corps comme un instrument de combat. Mais il va aussi beaucoup plus loin.

    Philippe Voarino

    Salut Philippe,
    je sais que je ne suis pas en avance mais je viens de lire la fable qui a fait couler beaucoup d’encre et de sueur chez les pratiquants issus du "style d’Iwama".
    Je tiens à dire que la polémique qui en découle pourrait m’amuser si elle n’avait pas de graves conséquences sur notre pratique à tous...
    Peu m’importe qui a le droit de porter le nom d’Iwama en France comme en Belgique, Saito Sensei lui même n’était pas vraiment attaché à cette image superficielle de l’aikido, un tel nom ne devrait servir qu’à rassembler et non dissocier. Nommez vos écoles comme vous le voulez et criez vos différences, cela ne permettra que plus de diversité pour les pratiquant qui ne seraient pas satisfaits de vos personnalités respectives (d’ailleur, ton école et celle de Daniel ne portant pas le même nom, est-il si important que Daniel dépose le sien ?)
    Cependant, je pense que le fait de ne pas être issu du même groupe doit encourager l’échange et non les remontrances, car c’est la seule raison que nous avons aujourd’hui de confronter nos groupes... Nous sommes différents et le revendiquons tous dans nos dojos et dans nos stages, et que nous soyons anciens ou débutants, experts, chouchou du maitre ou quoi que ce soit, nous n’avons pas plus de légitimité de le faire que tout autre personne ! Chacun peut suivre sa route, chacun peut commettre ses erreurs, nous en avons besoin pour progresser. Il faut aussi accepter tout ça, et même si nous sommes dérangés par ces différences : c’est peut-être cela l’altruisme ou la sagesse. Prendre parti pour un camp ou un autre nous force à commettre des erreurs de jugement car on ne peut défendre correctement une cause sans se passionner pour celle ci ; et la passion rend aveugle.
    Je tiens aussi à dire que ceux qui ont jugé Daniel comme une personne mercantile n’ont pas eu la chance de decouvrir sa générosité et sa passion de l’aikido. Je crois que Daniel ne cherche qu’à protéger ses élèves et sa pratique, et que réussir à défendre ses idées et sa famille est une cause noble et ardue que peu de gens peuvent mener à bien, surtout que pour se faire il faut se mouiller, ce qui n’est pas sans forcemment déplaire un jour à quelqu’un...
    Daniel m’a permis de pratiquer longtemps avec lui et ce dans une période ou l’argent me faisait défaut, j’ai reçu un enseignement privilégié et généreusement prodigué, et jusqu’à présent personne d’autre ne m’a offert un tel cadeau. J’éprouve de la gratitude pour toute son attention et le temps qu’il m’a accordé.
    J’ai également des amis sincères dans le groupe TAI, et je suis heureux d’être accueilli à tes stages ou à ta table pour échanger nos idées et non pour convaincre qui que ce soit. Pour parler franchement et comme je te l’ai déjà dit, je n’attends pas de mon professeur qu’il me "beurre la raie" ou qu’il s’immice dans ma façon de penser ou de vivre. La cause que tu défends est et demeurera ta cause, et n’est ni plus jute ni moins intéressante que celle de Daniel (et c’est pour cette raison que je ne la trouve pas blessante.) Mais il faut faire attention à ce tes élèves comme les notres ne se lancent pas dans des grandes quêtes politiques ou philosophiques qui sans aucun doute les dépassent. Ce message n’a pas d’autre but que celui-ci et s’adresse à tous ceux qui aiment l’aikido du fondateur et la voie de Saito Sensei : jamais nos maitres n’ont voulu que nous nous déchirions, ils pensaient tout simplement que nous pourrions être suffisemment intelligents pour nous entendre ou au pire nous ignorer, et si chacun fait de son mieux, il n’y aura pas d’avenir sombre pour notre pratique et nous ne nous attaquerons pas, d’aucune manière. Ceci n’est pas un traité de paix, mais il pourrait le devenir. Libre à vous tous d’y adhérer ou pas. De toute façon, et parce que j’ai décidé de suivre ma voie et de ne pas chercher ni à convaincre ni à me faire convaincre, les réponses polémiques ne m’interessent pas. J’ai écrit ce message comme tous les votres de manière égoiste, pour me conforter dans mes idées, libérer ma conscience et mes instincts et si son seul résultat n’est que ma satisfaction personnelle, il aura autant d’impact que tous les votres.
    Sur ce, je vous souhaite une bonne pratique et Philippe, je serais ravi de te voir à ton prochain stage de Liège.

    Bises à tous !

    Bonjour à tous,

    Je suis un peu surpris de toujours retrouver cette vieille polémique qui opposerait les différents courants de l’Aikido en France ou en Belgique. On parle ici de technique. Merci de bien vouloir respecter cet objectif et ne pas régler de vieux comptes entre écoles qui n’intéressent plus personne, en tout cas dans ce contexte technique.

    En ce qui concerne Kokyu ho, merci de nous donner quelques conseils concernant l’importance de Kokyu, expression de l’énergie avec comme support l’expire au travers de la respiration. Ce qui me paraît l’objectif principal de cette technique, c’est de développer l’expression du KI au travers de Kokyu.

    Par ailleurs, je ne suis pas d’accord sur la remarque concernant l’immobilisation qui n’existerait pas dans Kokyu. Bien au contraire, à la fin du mouvement on accompagne Uke et on maintient la pression sur les deux mains car si on relâche Uke peut en profiter pour donner un atemi, même s’il est allongé sur le dos. Si on maintient la pression et qu’UKE veut lâcher vos poignets pour donner un atemi, Tori même sans action volontaire donne un atemi par le simple fait que ses mains ont été libérés par UKE. C’est un peu compliqué à verbaliser, mais essayez, vous verrez.
    Kokyu ho est bien une technique martiale avec immobilisation, au même titre que toutes les autres techniques en Suwari waza, et non pas simplement un éducatif.

    Merci de votre attention.

    Bonjour Tom.

    Quand quelqu’un marche sur tes pieds, deux attitudes sont possibles : ou bien tu retires tes pieds et tu pars un peu plus loin, ou bien tu demandes à la personne de retirer ses pieds des tiens et de te laisser vivre en paix. Je ne sais pas laquelle de ces deux attitudes est la meilleure, mais je sais que la première n’est pas dans mon tempérament. Dans cette vieille histoire de la Linotte, tout est né d’un acte unilatéral qui n’était pas à mon sens acceptable. Je crois que tout a été dit déjà dans ces colonnes, et je pense comme Pascal, qui écrit après toi, que réactiver cette polémique reviendrait à lui donner plus d’intérêt qu’elle n’en a.

    Tu vois clair en te refusant à juger les individus. Un être humain est complexe, il a bien souvent autant de côtés attachants que de cotés repoussants. Et celui qui juge n’est lui-même pas exempt de défauts. Pourtant un homme doit tracer sa route, et il ne peut y parvenir sans faire de choix. Il doit choisir entre les actes qu’il est prêt à accepter et ceux auxquels il ne peut acquiescer. C’est pourquoi il est plus judicieux de juger les actes que de juger les hommes qui les font. C’est ce que je m’efforce de faire. Ce n’est pas toujours compris comme ça. Par sentimentalisme l’être humain ramène systématiquement les motivations des uns et des autres à des affaires de personnes. Ce penchant aveugle l’homme, l’empêche de réfléchir et le rend querelleur. Faut-il pour cela s’arrêter d’agir ? A bientôt Tom.

    Philippe Voarino

    Bonjour Philippe,

    Vous dites :
    " Il est plus judicieux de juger les actes que de juger les hommes qui les font."

    Je me souviens alors de mes cours de philo, à une époque où les exitentialistes n’étaient pas encore passé de mode, ni sujets à risée.

    Je repense donc naturellement à ce propos de Sartre :
    "Je suis ce que je fais".

    Et donc, en bon disciple de l’exitentialisme que je suis, juger les actes ... c’est juger l’homme !

    Vous voudrez bien m’excuser de vous apporter ici la contradiction, mais je tiens votre opinion en haute estime et suis assez curieux de connaitre votre réponse.

    Merci, jeff.

    Bonjour Pascal.

    L’énergie est ce qui fait tenir le monde ensemble. L’alchimie de l’énergie chez l’homme s’accomplit à l’aide du souffle. Kokyu n’est rien d’autre que le mot accroché sur cette constatation très évidente. Un homme qui respire mal ne peut pas faire un mouvement d’Aikido énergique. Ryoku est l’énergie qui naît d’un kokyu bien fait, c’est-à-dire d’une respiration correcte. Vous avez donc raison, kokyu est intimement lié en Aikido à la manifestation de l’énergie et à la création des formes prises par cette énergie.

    Je voudrais vous donner la piste suivante : la « technique » kokyu ho a été nommé ainsi parce qu’elle illustre de manière particulièrement démonstrative le principe de kokyu. Mais ce principe de kokyu est présent dans toutes les techniques d’Aikido : ikkyo, kaiten nage ou autre. Et il faut s’entraîner en veillant toujours à repérer et à respecter kokyu là où il se trouve, c’est-à-dire partout.

    Vous dites que la technique kokyu ho est martiale et vous avez raison là également, mais la martialité ne doit pas être recherchée dans un pseudo contrôle. Quand vous montez vos deux mains devant vous dans cette forme si caractéristique de kokyu ho, elles sont alors en mesure d’attraper la tête d’uke pour lui briser la nuque. La martialité c’est cela, et c’est ce qu’il conviendrait de faire si l’on décidait d’utiliser toute la potentialité martiale de cette technique d’Aikido.

    Philippe Voarino

    Suivre ce que l’on fait, c’est ce que nous faisons bien souvent n’est-ce pas Jeff ? Un peu comme si nous étions à la remorque de tant d’actes de notre vie que nous n’avons pas réellement choisis. La vie décide et l’homme tant bien que mal sauve les meubles. A coup sûr cela ce n’est pas existentialiste, nulle part ici de liberté et de responsabilité.

    Mais être ce que l’on fait, cela n’est pas donné à tout le monde. Etre ce que l’on fait, cela veut dire vivre tout entier dans le moment présent, dans l’instant de son action. C’est le « hic et nunc », « le carpe diem » auquel les meilleurs esprits de notre civilisation sont parvenus il y a longtemps. Et au Japon aussi un certain Ueshiba.

    N’être que ce que l’on fait me paraît un peu réducteur. Cela résonne avec la sècheresse d’un bilan comptable. Pourquoi le rêve et l’inachevé n’auraient ils pas au fond de chacun de nous leur part de réalité ? Inaccessible aux autres certes.

    Mais que leurs actes donnent de bonnes indications sur les grandes lignes du caractère des hommes, je n’en disconviens pas. Et je pourrais compléter la phrase que tu relèves de la manière suivante : « Il est plus judicieux de juger les actes que de juger les hommes qui les font, pour juger les hommes qui les font. » La même phrase qui semble dire le contraire de ce que l’on pense est parfois la manière qu’utilise l’argument d’autrui pour se mettre au diapason.

    Philippe Voarino

    be02
    Bonjour Phillipe,
    Je voudrais savoir concretement ce que signifie "travailler du ventre".Vous meme y faites reference en parlant d"energie venant du ventre"..est-ce plus une sensation,sentiment propre a chacun, qu une technique etablie ,ou bien s agit-il tout simplement d une respiration abdominale.Enfin je m interroge sur la question depuis longtemps..,merci d avance

    Bonjour Beo2.

    Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Vous avez déjà vu bien sûr le lancer du marteau. Le poids au début est immobile au bout de la chaîne. L’athlète le met en mouvement progressivement en pivotant sur lui-même. Si le moteur de ce mouvement était dans les épaules, le poids entraînerait très rapidement l’homme qui serait déséquilibré par la force centrifuge. L’origine du mouvement, le point à partir duquel les forces sont mises en œuvre doit donc être au centre bien sûr, mais qui plus est au centre de gravité, c’est-à-dire le plus bas possible au centre du corps de l’homme. Il en va de même en Aikido. C’est ce qu’on évoque d’une manière imagée et un peu vague je vous l’accorde en disant que le mouvement part du ventre.

    Ce qu’il est important de bien comprendre et que j’ai déjà indiqué ailleurs, c’est qu’il est impossible d’abaisser correctement le centre de gravité sans opérer la rétroversion du bassin.

    Philippe Voarino

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/suwari-waza-kokyu-ho
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