SHIODA/SAITO # 5 - Kote Gaeshi

Photos tirées du livre Dynamic Aikido by Gozo SHIODA

Cette forme de kote gaeshi sur saisie est enseignée ici par Gozo Shioda comme une base. Morihiro Saito expliquait également que cette forme était la base de kote gaeshi sur saisie. Elle est curieusement tombée dans l’oubli, peu connue et peu enseignée aujourd’hui.

Pour ce qui concerne cette deuxième forme de kote gaeshi appliquée sur shomen, yokomen ou tsuki par exemple, Gozo Shioda insiste tout particulièrement sur la nécessité d’ouvrir le pied avant en hito e mi pour déséquilibrer uke et permettre le passage du pied arrière. Morihiro Saito insistait également beaucoup sur cette ouverture du pied liée à la rotation de l’axe du corps.

Commentaires

Les photos sont parfois trompeuses mais celle que l’on voit de Shioda me semble bien coller avec une démonstration d’aikido Yoshinkan que j’ai vu récemment. Un point me frappe : la direction de la chute de Uke que je vois plutôt latérale et même latérale avant et en tout cas pas arrière comme il est rappelé dans votre article sur le sujet ... sur ce point le principe du Kote Gaeshi de Shioda n’est il pas plus proche d’un kote gaeshi "aikikai" que de celui de Morihiro Saito ?

HIKITSUCHI MICHIO a dit dans une interview que lors d’une pratique au ken avec O SENSEI un bout du ken avait cassé sur une frappe et qu’alors que HIKITSUCHI cherchait le bout manquant O SENSEI lui avait demandé en souriant si c’etait cela qu’il cherchait en lui montrant le morceau -etc etc - tout le monde connait je pense cet interview - bref tout cela pour en venir au fait : faut il ou non entrechoquer les armes lors de la pratique ?? ma question est du au fait que dans une interview TAMURA SHIHAN a dit que lorsque O SENSEI pratiquait les armes il n’entrechoquait pas les armes ! comment donc le ken a t il pu casser lors de la pratique avec HIKITSUCHI si il n’y a pas de contact !!! désolé mais encore une fois dieu est "perdu" car 2 SENSEI semble avoir eu des avis differents-bon peut etre que l’aikido n’est pas la tasse de thé de dieu et qu’il ferait mieux de s’occuper de son travail !désolé du derangement. salutations amicales.

Bonjour Didier,

Il me semble à moi qu’il y a une différence très nette entre la projection de Shioda et celle de Kisshomaru.

Dans « Erreur # 10 », on voit clairement que Kisshomaru avance son pied droit vers la droite de la photo, ce qui a pour effet de projeter uke vers la droite de la photo (tori l’amène vers lui).

Au contraire, Shioda avance son pied droit vers la gauche de la photo (et insiste au moyen d’une flèche sur l’importance de cette direction). Ce qui aura pour effet de projeter uke vers la gauche de la photo (point que vous appréciez peut-être mal car il manque la photo finale de cette projection), loin de lui donc.

Cette différence de 90° d’angle sur kote gaeshi entre Shioda et Kisshomaru est toute la différence entre le kihon tel que l’enseignait O Sensei et les écarts de pratique qui sont devenus la norme à l’Aikikai.

Philippe Voarino

Bonjour dieu,

Otonashi no ken, le sabre sans bruit. Le sabre qui ne lutte pas, le sabre qui ne s’oppose pas. Le sabre qui s’efface quand siffle la lame de l’adversaire, au moment où elle croit le toucher. Le sabre qui est devant quand on le croit encore en arrière. Le sabre qui pénètre quand doit respirer le sabre d’uchi. Le sabre de la souplesse, qui coule comme l’eau.

Ce sabre là ne touche pas la lame d’uchi.

Mais il est un autre sabre. Le sabre qui demeure sous la coupe d’uchi, celui qui reçoit la totalité de la violence de son attaque. Le sabre qui entre comme le tonnerre au contact de la lame d’uchi et qui trouve son chemin vers la coupe en s’appuyant sur elle. Le sabre du courage qui traverse le sabre d’uchi comme le feu et la lumière.

Ce sabre là touche la lame d’uchi.

Ces deux sabres sont les deux faces du sabre de l’Aikido, unies comme la paume et le dos de la main.

Il existe un sabre encore, mais ce n’est pas le sabre de l’Aikido. C’est le sabre qui bloque, le sabre qui pare, le sabre qui protège comme protège le bouclier.

Philippe Voarino

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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