« Pourquoi voulez-vous que je fasse Ikkyo ? »

Dans la période de ma vie où je fus élève de Maître Tamura, il y eut un jour un incident. Maître Tamura démontrait ikkyo omote sur une attaque yokomen quand un élève se leva et dit : « Moi Sensei, j’ai les bras solides, et si je ne veux pas, personne ne me passe ikkyo et je vous mets au défi de le faire sur moi. » Tranquillement, Maître Tamura l’invita à attaquer. Yokomen donc. Au moment précis où il pensait recevoir ikkyo, notre attaquant banda toutes ses forces et regroupa toute sa puissance pour résister dans la direction qu’il anticipait. A tort. Maître Tamura contourna ce bras rigide et projeta facilement avec irimi nage. L’uke aux bras solides se releva furieux et protesta qu’on ne lui avait pas fait ikkyo. Alors Maître Tamura eut cette réflexion qui me marqua, mais dont la profondeur ne m’apparut qu’avec les années. Il dit simplement : « Pourquoi voulez-vous que je fasse ikkyo ? » La leçon qui était donnée là c’est qu’il est absurde de vouloir passer à tout prix une technique quand, pour une raison quelconque, les conditions nécessaires à son exécution ne sont pas réunies.

Il y a peu Maître Tamura dirigeait un stage à Besançon et quelques élèves de TAI qui habitent cette ville ont profité de son passage pour monter sur le tapis. Par curiosité peut-être plus que par conviction, mais sans aucune mauvaise intention, je m’en porte garant. N’est-il pas naturel que les élèves d’un groupe d’Aikido pratiquent avec ceux d’un autre groupe quand l’occasion se présente ? TAI en tout cas a toujours encouragé ses membres à aller voir les professeurs des différents courants, tout comme elle n’a jamais refusé un pratiquant venu d’ailleurs.

Alors qu’il exécutait précisément ikkyo omote sur une attaque yokomen, un des élèves de TAI est arrêté dans son mouvement par Maître Tamura qui se met en face de lui et l’attaque, comme il a coutume de faire quand il veut montrer à un pratiquant son erreur. Fort bien. Sauf que le yokomen uchi de Maître Tamura ressemblait à s’y méprendre à un tsuki au plexus. La première fois, surpris par une attaque qui ne correspondait pas à la convention de travail de l’exercice, l’élève en question n’a évidemment pu faire l’ikkyo omote demandé. La deuxième fois non plus. Mais au troisième essai il s’est déplacé pour faire ikkyo comme on doit le faire sur un tsuki. Maître Tamura, surpris peut-être par cette réaction qu’il n’attendait pas, ne put l’empêcher de verrouiller sa prise. A partir de là ikkyo était imparable.

La petite histoire c’est que Maître Tamura, au risque de se blesser, voulut résister à la clef pour ne pas descendre. Il doit à l’intelligence de ce garçon, qui préféra relâcher la saisie plutôt que d’abîmer son coude, de s’en tirer avec une légère douleur à l’articulation.

Bien qu’il n’y ait pas là de quoi fouetter un chat, toute une polémique a enflé, sur les forums et ailleurs, alimentée comme toujours par ceux qui n’avaient rien vu et rien entendu. C’est pourquoi j’ai considéré qu’il était de ma responsabilité d’expliquer les faits avec exactitude afin de la désamorcer. Chacun jugera.

Ceci étant dit, je ne peux m’empêcher de relever l’ironie du destin. Car enfin la situation dans laquelle s’est trouvé l’élève de TAI est tout à fait analogue à celle de Maître Tamura bien des années plus tôt avec « l’uke aux bras solides ». Comme Maître Tamura à l’époque, faute d’avoir à sa main les conditions du mouvement demandé, il ne s’est pas obstiné à entrer la technique qu’il était supposé faire. Il s’est adapté aux circonstances nouvelles.

En effet, pour qu’une technique d’Aikido soit réalisable, un certain nombre de conditions doivent être réunies. A l’entraînement on décide donc de réunir artificiellement les conditions idéales de l’exécution d’une technique. Ceci dans le but de permettre la bonne compréhension du mouvement et de rendre possible son étude.
L’erreur majeure consiste à chercher, dans cet exercice d’apprentissage purement conventionnel, une forme de compétition avec l’autre. Les pratiquants qui transforment cet exercice en test de force avec le partenaire perdent tout simplement de vue que le fait de connaître à l’avance le mouvement qui va être exécuté par tori permet à uke de bloquer n’importe qui et n’importe quoi, s’il décide de faire preuve de mauvais esprit.
A ce stade de l’étude on est en effet bien loin de la réalité d’un engagement martial véritable où rien n’est convenu et tous les changements évidemment possibles, de part et d’autre, à tout moment. La seule liberté qui est accordée aux pratiquants à ce stade de l’apprentissage est celle qui consiste à reproduire le mieux possible un exercice imposé. Tori travaille dans son rôle, honnêtement, uke travaille dans le sien, honnêtement. Les musiciens font leurs gammes.

Mais qu’une seule des conditions nécessaires à la technique proposée à l’étude soit modifiée, même insensiblement (le pied ou le coude d’uke qui rechignent et se déplacent de quelques centimètres), et cette technique devient irréalisable telle quelle. Les vieux routiers des tatamis savent bien cela et utilisent ces petites tricheries les jours où ils ont mal au dos pour éviter de chuter. _ Dans le cas d’une telle modification la technique initiale est inadéquate, et c’est en réalité une variante ou une autre technique qui sera appropriée à la situation nouvelle née du changement des données de l’exercice.

Le problème incontournable c’est que tori – parce qu’il en a besoin – est supposé s’entraîner à la technique initiale, pas à enchaîner des variations libres.

Alors je me pose la question suivante : quand un professeur un instant auparavant a demandé à ses élèves d’exécuter un exercice imposé (ikkyo omote sur une attaque yokomen), quel sens y a-t-il à ce que – dans le cadre de l’exercice qu’il a lui-même exigé – il s’efforce de gêner un pratiquant avec une forme d’attaque différente de celle qu’il vient de demander ?
J’ai beau tourner et retourner la question, je ne vois que deux réponses.

  • Ou bien Maître Tamura triche avec les pratiquants. Il se moque gentiment d’eux en leur demandant de respecter une règle qu’il transgresse pour sa part allègrement. Et il les place ainsi, quand ils se trouvent en face de lui, dans une sorte de porte-à-faux méthodologique dont ils ne peuvent sortir. Une bonne blague en quelque sorte. Mais je ne veux pas retenir cette possibilité qui ne convient pas aux responsabilités qui sont celles du Conseiller Technique National d’une grande fédération française.
  • Ou bien Maître Tamura modifie les données de l’exercice qu’il a lui-même exigé, dans le but délibéré de repérer les pratiquants capables d’assez de lucidité, d’initiative et d’audace pour quitter le travail scolaire imposé, en transgressant ce faisant la règle fixée par le maître un instant plus tôt.

Si cette deuxième réponse est la bonne, alors Maître Tamura ne peut qu’être agréablement surpris quand de temps à autre un pratiquant a une réaction naturelle, qu’il s’adapte à la situation nouvelle, change la technique et parvient finalement à le mettre par terre.

Cette explication à vrai dire ne me satisfait qu’à moitié, mais je n’en vois pas d’autre. Et si quelqu’un en possède une je le remercie de me la communiquer. Je suis heureux en tout cas qu’un élève de TAI ait trouvé assez de liberté pour fournir la réponse technique qui convenait dans une situation qui n’était pas a priori à son avantage.

Toutefois, à supposer que cette méthode soit bien celle choisie par Maître Tamura, ce n’est pas celle utilisée par TAI.
TAI juge l’apprentissage des bases techniques suffisamment difficile pour qu’il ne soit pas mélangé de tests simultanés sur les capacités du pratiquant à réagir librement à des sollicitations variables. Une telle liberté est bien sûr fondamentale en Aikido mais elle appartient à un registre différent. Elle n’aura son importance que plus tard, car elle suppose que le candidat à ce niveau de travail ait acquis au préalable une maîtrise impeccable des bases. Avant d’ « interpréter » Bach ou Mozart, on apprend le solfège.
Un travail plus libre que l’apprentissage des bases existe évidemment dans la méthode TAI, mais il fait l’objet d’une étude à part entière. Il vient en son temps. Et il est hors de question que cette étude se fasse sur un tatami ou l’on compte une écrasante majorité de débutants, car elle n’est pas pour eux, de même que n’est pas non plus pour eux l’étude des kaeshi waza par exemple.

Les débutants, jusqu’au 3ème dan, ont besoin d’apprendre les bases. Pourquoi les plonger dans la confusion et les perdre dans des situations qui exigent un niveau de pratique bien supérieur à celui qu’ils ont atteint momentanément ?
L’Aikido est une voie sur laquelle on ne brûle pas d’étape. Ceux qui l’empruntent doivent accepter cette condition.
Et s’il faut dire toute la vérité, je dirai que c’est en réalité bien après le 3ème dan qu’une expression libre de la pratique de l’Aikido a une petite chance d’apparaître…A ne pas confondre avec un spectacle de mise en scène, aussi réussi soit-il.

Philippe Voarino, 6 juillet 2008

Commentaires

Cher Philippe,

Je me permets de réagir "à chaud" à ton article tout en précisant d’emblée que je n’étais pas présent au moment des faits. Néanmoins, il apparaît que le souci majeur est l’absence de respect dans la pratique.

En effet, comme tu l’indiques, l’uke se doit de pratiquer honnêtement et de donner à tori les conditions idéales pour apprendre la technique montrée. Si ces conditions ne sont pas remplies, tori ne peut assimiler la technique, mais s’il est d’un niveau suffisant, il s’adapte et enchaine une autre technique, même si ce n’était pas le but initialement recherché.

Dans le rapport sensei-pratiquant tout comme entre aikdokas de tout niveau, le respect aussi doit être mutuel, et cela passe par une grande part d’humilité des deux côtés. Chacun doit accepter dans le cadre de l’apprentissage de laisser l’autre gagner et donc pratiquer.Hélas encore, et je parle pour l’avoir vécu, certains pratiquants, dont la couleur de la ceinture devrait inspirer le respect, choississent la voie de la facilité en, comme tu l’indiques, déplaçant le pied ou en pliant le bras, afin de ne pas chuter. Un autre message qu’ils envoient volontairement ou involontairement est "c’est moi le plus fort".

Qu’il est facile de résister ou de bloquer un débutant, ou un pratiquant honnête dont le seul but est d’apprendre une technique donnée. Et, comble du malheur, si le débutant n’en est pas un, il enchaîne judicieusement face à une attitude irrespectueuse une technique henka, telle la rivière qui, ne pouvant déplacer le rocher, le contourne et poursuit son chemin. Uke n’a alors plus qu’à ravaler son égo et accepter d’être "l’arroseur arrosé".

Rappelons qu’en aikido, il n’y a pas de compétition, pas de confrontation de forces, pas de conflit, mais une harmonisation des énergies. Il faut donc faire un choix : laisser l’égo ou le keikogi au vestiaire.

Si, de surcroît, cela se passe entre un pratiquant d’une fédération et un sensei d’une autre, cela prend vite des allures politiques, et nous nous retrouvons vite avec des faits répétés, déformés, amplifiés, en d’autre termes de la manipulation médiatique par voie électronique ou "bouche à oreille" sur les tatamis. Quelle fédération enseigne-t-elle l’aikido le plus fort ? Est ce vraiment là la question ?

Je ne suis qu’un humble pratiquant et le resterai toute ma vie, car l’aikido est une voie, et non un but. Je suis hélas incapable de citer mot à mot les propos d’O sensei, mais lui même avait exprimé son grand regret de ne pas pouvoir vivre quelques dizaines d’années supplémentaires afin de pouvoir étudier plus encore l’aikido et peut être un jour le découvrir et le comprendre.

Voilà, j’ai voulu éclairer de ma modeste lanterne un jeu médiatique qui me dépasse, mais dont l’impact ne peut hélas que nuire à la pratique honnête et sincère de l’aikido.

Bonjour Mr Voarino,

C’est simple. Votre élève a manqué d’humilité.

Gageons qu’il apprendra à mieux se comporter suite à cet évènement.

Bonjour takemusu,

Qu’entendez vous par "il a manqué d’humilité" ?

Il me semble étonnant de choisir takemusu comme pseudo pour reprocher a quelqu’un une adaptation technique, je suppose donc que vous ne parlez pas de cela.

Ou alors il y a quiproquo.

Précisons, si vous ne l’aviez pas compris, que l’élève de Philippe Voarino cité dans cette histoire n’est pas Monsieur Tamura.

Mesdames, Messieurs,

Je trouve vos commentaires un peu naïfs. D’une part parce que si j’avais eu l’occasion de prendre l’ascendant sur un grand maître comme Tamura Sensei, j’espère que j’aurais eu la présence d’esprit de le faire. Non pas par orgueil mais simplement pour tester ma technique et donc par voie de conséquence celle du grand maître. Contrairement au jugement de Takemusu, je ne vois aucun manque d’humilité dans le fait d’être réactif par rapport à quelqu’un de plus gradé que vous, quitte à le mettre en position délicate car c’est une excellente leçon pour lui et qui peut se révéler très salutaire. Ceci est aussi à mettre en relation avec l’intervention de Charles qui pratique la voie apparemment sans but bien défini. Personnellement j’ai un but en pratiquant l’Aikido, c’est celui de m’améliorer et de me renforcer car voie n’est pas synonyme d’errance. Si par exemple, cas extrême et improbable, j’arrive un jour à retourner une technique sur Hito Hiro Sensei je ne me considérerai pas pour autant plus fort que lui mais je penserai et certainement à juste titre que j’aurai progressé.

Vous semblez oublier que nous pratiquons un art martial et que cela peut vous être utile en dehors du Dojo. Je pense en effet que la pratique doit renforcer notre volonté et notre capacité à agir sur le monde à tous les niveaux, pas seulement en cas de conflit.

Cordialement,

Je m’appuie sur des sources externes à votre site. En fait, je me suis mis à rechercher en lisant votre article pour comprendre à quel évènement vous faisiez référence.

http://www.leotamaki.com/article-20016615-6.html (dans cet article, "tontonBrutus ;)" est l’élève concerné)
http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php ?t=4166

D’accord avec vous sur le fait que "réussir une technique sur un maître signifie progresser".

Pas d’accord de revenir sur le manque d’humilité étant donné les commentaires apportés par tontonBrutus.

Chers Aikidokas,

Je reviendrai d’abord sur le commentaire de François sur mon "errance", tel David Carradine dans Kung Fu, j’extrapole certes, mais l’image pourrait me plaire si j’avais le niveau qu’on lui accorde dans la série. Je suis plutôt d’avis que l’aikido est bien une voie, une ligne directive que l’on décide de suivre, jalonnée d’étapes qui marquent le succès ou l’échec. Ces étapes sont en effet les signes de notre progression et de bonnes références, qu’il s’agisse d’un grade ou de passer une technique sur un pratiquant, maître ou pas, que l’on sait immuable sur cette technique. Quant au but, il est propre à chacun, et le mien est similaire au tien, cher François. Mais je n’étais pas le sujet de la discussion. Revenons donc à nos moutons.

Uke à tout moment se doit d’être honnête et neutre dans sa pratique, sinon il ouvre la porte à des pratiques henka. Un maître se doit d’être l’exemple suprême de cette honnêteté. Pratiquer avec un maître est un honneur et un excellent jalon pour obtenir un feedback immédiat, complet et honnête sur notre technique.

En sens inverse, qu’en est il si uke ne se sent pas déséquilibré ou mis en danger par la technique du maître ? Doit il simuler et alors ne rien apprendre ? Ou bien être neutre et ne pas subir cette technique, dont il ne sent pas l’effet ? Dans le 2me cas, il peut s’en suivre une réflexion : "Pourquoi n’est ce pas passé ?" Et en tirer un apprentissage. On apprend toujours plus par la réflexion faisant suite à nos échecs que par nos réussites.

TTB, alias Tonton Brutus, aurait pêché par manque d’humilité et médiatisé sa rencontre avec Me Tamura. Cela semble être la seule chose à lui reprocher.

Bonjour à tous.

Il a donc été possible pour tori (alias TTB) de faire Ikkyo omote sur un tsuki (je crois comprendre que le yokomen a pris cette forme) de uke (alias sensei Tamura).
Quel dommage que Maître Tamura n’attaque pas shomen, peut être aurions nous eu une révélation...

si vous regardez de "tres pres" certaine video sur youtube ou maitre tamura demontre avec ses ukés vous verrez que sur une video lors d’une saisie ushiro kata dori projection kokyunage si le uke en question ne lachait pas sa saisie maitre tamura etait desequilibré lors de sa descente a genoux !a vous de juger si cela est une exécution correcte de la technique ! de toute facon comme me l’a souvent répété mon professeur les techniques d’aikido ne MARCHE qu ’une fois- tout le reste n’est que "cinéma "-j’ai regardé de tres pres de nombreuses videos de nombreux maitres (y compris SAITO pere)on voit tres bien qu’a un moment ou a un autre le uké est "gentil" car avec le temps et l’age le maitre quelqu’il soit ne peut contenir une attaque puissante (y compris sur des films du fondateur) -je pense que cela est normal et correspond a l’estime que les ukés ont pour le travail effecué par leur maitre durant de tres tres nombreuses années !cela s’appelle je crois le respect des anciens ! sans passé ni d’avenir pas de present je pense.de plus n’oubliez que l’aikido du fondateur est IRIMI et ATEMI- les diverses techniques deviennent donc inutiles- amicales salutations a tous .

Je ne sais pas si je dois vous envoyer cet article, je ne voudrais pas qu’il soit « mal pris »… Mais bon : Intéressant texte que celui-là de P.V., car je me permet de penser qu’il pose les bonnes questions, donc j’envoie :
J’ai eu moi-même il y a quelques années, et plusieurs fois d’ailleurs, les occasions de pratiquer avec Tamura Sensei (oui : pratiquer). Et il s’est produit plusieurs fois les mêmes phénomènes que ceux décrits dans cet article. Sensei fut non seulement très fâché des conséquences de ces dérives (car elles l’avaient "bousculé", et le mot est ici aimable), mais il fut très disgracieux dans sa façon de juger cette façon de ne pas jouer SON jeu. Je peux donc dire ici qu’il ne s’agit pas alors d’un simple gag de "vieux Tanuki".
Loin de moi cependant l’idée de m’en réjouir. Je pense en effet que cela correspond à l’un des malaises principaux de l’aïkido actuel : Celui-ci fut enseigné pendant des années par des gens qui n’en maîtrisaient que certaines facettes, souvent en dehors des rails inégalables de ce que faisait avec beaucoup plus de brio, de détail et de pertinence Ô Sensei. Or que demandait le "publique" ? Il demandait ce que faisait Ô Sensei. "On" a du donc le réinventer de pied en cap, cet aïkido qu’"on" s’était donné mission d’enseigner, et cela "avec les moyens du bord", les moyen de ce qu’on en connaissait (guère plus n’est-ce pas ? Ou du moins « ce qu’on avait ressenti » avec le fondateur (car lui, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il expliquait bizarrement les choses aussi…). C’était d’ailleurs et le plus souvent une question de survie économique. Or ces "moyens" n’ont que très rarement été ceux que s’était donnés lui-même le fondateur pour parvenir effectivement à ce qu’il faisait, ou du moins à la hauteur technique, d’expérimentation et de compréhension de ceux-ci.

Disant cela, je voudrais préciser que je ne suis pas un fan des "gens d’Iwama" qui me gavent (pardonnez le terme) avec leur soi-disant révélation de l’aïkido d’Ô Sensei par le feu "gouroutisé" formidable extraordinaire inimitable Saïto sacro saint Sensei. Il y a en effet d’autres voies possibles pour finir par savoir enfin la vérité : Saïto Sensei que je respecte profondément, malgré toute cette foire d’empoigne de fans adulateurs digne de St-Paul, fut loin d’être unique en ce domaine de la connaissance des bases de l’aïkido véritable. Et la vérité en est encore bien vivante, en d’autres lieux moins connus ou visibles du Japon par exemple, en ce qui concerne les techniques du fondateur de l’aïkido (ailleurs dans le monde, c’est vrai que j’ai des doutes, sinon que je découvre à travers les photos du site de TAI par exemple bien des sujets de satisfactions en la matière).

Ceci étant dit, je pense qu’il faut garder aussi une certaine retenue en ce qui concerne quelqu’un comme Tamura Sensei (et tant d’autres précurseurs, ou développeurs) qui ont fait beaucoup pour le développement de l’Aïkido à travers le monde. Ce n’était pas simple alors pour eux, et la barre avait été placée bien haut par les talents de Morihei. Car après tout : n’est-ce pas grâce à eux que la plupart d’entre nous font aujourd’hui de l’aïkido ? Cela aussi mérite reconnaissance et un grand respect.

Pour revenir donc au sujet de « cette tricherie » : je pense que peu de gens ne trichent pas dans la pratique de l’aïkido. L’honnêteté est extrêmement rare et la mauvaise foi légion dans ce domaine d’une martialité devenue effectivement plus ou moins « chorégraphique ».

Un jour d’il y a peu, je me souviens d’un costeau, au demeurant charmant, qui m’a reproché de me laisser chuter "trop facilement" sur ses mouvements. Je lui ai répondu que si je ne le faisais pas il ne passerait assurément pas ceux-ci et qu’il était sans doute préférable d’apprendre avec sagesse sans se bloquer mutuellement à ce point. Mais, il douta et me demanda si j’en avais la possibilité de ne pas chuter. Alors je ne chutai point. Il a essayé plusieurs fois son mouvement et m’a regardé penaud pour me dire : "Oui, effectivement, ça pose un nouveau problème". Alors après, je me remis à chuter comme avant. Où est l’honnêteté ici ? Dans le fait de chuter, ou dans le fait de ne pas chuter ? Dans le fait de comprendre pourquoi on chute, ou dans le fait de comprendre pourquoi l’autre chute ou ne chute pas ? Réfléchissons bien…

C’est un fait et ça l’a toujours été que l’aïkido en tant qu’art martial doit trouver son honnêteté d’étude, intelligente et conviviale, sa martialité vraie, raisonnable mais abordable par tous. Et cette préoccupation l’a été à partir des vœux d’expansion mondiale de l’aïkido dès après la fin de la guerre. Or, dans la mesure où les techniques sont pour la plupart du temps devenues fausses et même souvent l’inverse de la façon dont elles devraient être montrées, enseignées ou exécutées, la dérive est grande aujourd’hui de perdre de vue la recherche du sens originel et technique de l’aïkido du fondateur. Et à raison : le clientélisme comme la politique ne peut pas se baser sur la révélation des secrets de fabrication. Diriger, c’est : dissimuler. « On » a donc « éliminé » les « secrets », reste… l’aïkido, un nouvel ordre de l’aïkido pour dire vrai. « Pas mal… » aurait dit Garcimore. Mais le plus intéressant, c’est que cet ordre ne peut pas empêcher le secret de perdurer. Nul besoin pour cela de fanfaronner ou de crier : « aux traîtres ! ». Il n’y a pas de traîtres, il y a seulement des facilités qu’on s’est données à travers l’histoire de l’aïkido à modeler l’art par rapport aux besoins qu’on en avait. Où est donc le "sacrilège" ? A nous de trouver ce réel besoin de savoir. Changeons peu à peu ces besoins, en nous-même, et la fleur s’épanouira de nouveau.

Il y a donc ici et pour les pratiquants un travail personnel de démystification, effectivement, à mettre en œuvre, et une recherche également personnelle à mettre en place dans sa propre pratique (connaître les secrets, ça ne sert à rien si l’on ne sait pas s’en servir). En ce sens le travail de Tamura Sensei est aussi bénéfique qu’un autre, qui montre indirectement et comme pour la plupart des grands Sensei de ce jour ce qu’il faut voir de ce qu’on voit et ce qu’il faut faire de ce que l’on doit faire, et en toute pertinence puisque c’est la sienne propre avec ses potentiels et ses limites (rien à redire à cela, chacun la sienne après tout). Il n’y a en ce sens que les médiocres qui ne trouvent pas la solution au problème. Pourtant, l’aïkido n’est-il pas la façon de faire passer ainsi quelqu’un de médiocre, par la pratique, à l’état de quelqu’un d’extraordinaire ? Car nous avons tous ces potentiels, tant de la médiocrité que du sublime. Il ne faudrait pas oublier cela non plus, ce tournoiement. Et Tamura Sensei en ce sens à ce rôle aussi de passeur de « quelque chose » de la vérité du fondateur. Même si cette vérité n’est pas ce que l’on souhaite forcément pour l’aïkido : Le positif, après tout, n’existe absolument pas sans le négatif, et ces deux-là sans leurs corollaires !
Modestement votre…

Bonjour MusashiKun.

Vous avez écrit avec votre intelligence et votre cœur et je vais vous répondre avec sincérité.
Beaucoup de gens s’imaginent que j’ai un vieux compte à régler avec maître Tamura et que c’est la raison pour laquelle j’écris des articles critiques à son égard.

Rien n’est plus éloigné de la vérité. D’abord je n’ai pas un compte seulement, j’en ai plusieurs. L’inventaire serait intéressant. Mais ces questions sont d’ordre privé et c’est pourquoi je n’ai jamais rien écrit à ce sujet. Rien de privé, de personnel, de particulier n’est à l’origine de mes réactions et de mes prises de position concernant Maître Tamura.

Comme vous j’ai même une forme de respect pour le personnage Tamura. Mais un peu à la manière de Serge Gainsbourg pour les femmes. Je le prends pour ce qu’il n’est pas et je le laisse pour ce qu’il est. Ce qu’il n’est pas c’est ce qu’on aurait pu attendre que soit un homme qui, comme lui, a eu une responsabilité majeure dans le développement de l’Aikido en Europe. Ce qu’il est c’est le personnage ambigu que vous décrivez avec justesse.

L’ambigüité n’est pas une tare en soi, vous avez raison. Regardez d’ailleurs le plus célèbre des ambigus : Dieu. Son autre nom n’est-il pas Lucifer ? Au sens étymologique le porteur de lumière, celui qui apporte la vérité au monde. Il se trouve que c’est en même temps le Diable qui nous tire par les pieds. Les choses ne sont pas simples et l’on peut se tromper en toute bonne foi.

Maître Tamura tire vers le bas. Mais il se trouve que c’est lui également qui a ouvert avec quelques autres la porte du Ciel. « Passeur de quelque chose de la vérité du Fondateur » dites-vous joliment. Je suis d’accord, mais ce mérite là doit il pour autant conduire à négliger le fait qu’il tire malgré tout vers le bas ? Motus et bouche cousue ? Au nom de quoi ? Et où se situe alors la responsabilité de chacun ?

« Pas de traîtres, pas de sacrilège » dites vous, juste une lente érosion, une dérive progressive de l’Aikido. D’accord là aussi, pas de complot, juste la dégénérescence naturelle de tout ce qui est sous le soleil. Mais la question est : où se trouve donc le levier de l’action salutaire ? Car même si tout croule, l’action demeure. Et je pose la question de l’action : un individu peut-il se contenter du ronron tranquille de sa petite quête personnelle ? S’élever un temps jusqu’à l’altitude qui est la sienne et puis s’évanouir dans le néant ? Est-ce la voie ? Il me semble que l’humanité est autre chose que la juxtaposition stérile de millions de petits itinéraires égoïstes. L’humanité s’ordonne et se définit autour de la transmission d’une connaissance. Et à cause de cela, le reproche que j’adresserais - sauf tout le respect - à Maître Tamura n’est pas d’avoir été « celui qui a donné envie de » - il est inattaquable de ce point de vue - c’est en revanche d’avoir été « celui qui n’a pas donné les moyens de ».

Car c’est peut-être sur ce dernier point que nos opinions divergent Musashikun. Je pense comme vous que la recherche personnelle est une dimension de toute première importance, mais je crois aussi aux vertus de l’éducation. Et je crois surtout que l’une et l’autre ne sont pas incompatibles. Je ne crois pas que le fait de priver l’homme des moyens de s’élever (entendez le priver des repères nécessaires à la compréhension du travail qu’il entreprend) soit la meilleure façon d’obtenir qu’il s’élève un jour. C’est pourquoi je considère le fameux « Volez ma technique ! » au mieux comme une mauvaise plaisanterie et au pire comme une imposture. Le disciple ne peut jamais voler que si le Maître lui donne les moyens de le faire.
Et laisser croire à un homme qu’il ne tient qu’à lui de s’élever vers les cieux alors qu’en réalité ses ailes sont rognées et qu’il vit dans une cage, cela porte un nom : le cynisme.

J’aimerais sincèrement me tromper en craignant que le cynisme soit la forme de caractère développée par Maître Tamura dans la dernière partie de sa vie.

Philippe Voarino

À Monsieur Philippe Voarino,

J’ai lu l’article concernant Tamura Senseï…et selon vos idées concernant son enseignement, selon vos deux idées que je résume ainsi : tricherie ou adaptation.

J’ai une idée, enfin elle se rapproche assez de la seconde hypothèse que vous proposez. L’adaptation.

Je ne pense pas que Tamura Senseï trichait avec ses élèves…il faut se dire qu’il était japonais, et comme tout japonais, il avait…je pense…une manière d’être et de penser différente de nous, les occidentaux.

L’adaptation…n’oublions pas que l’aikido est censé être un Budo. Qui dit budo dit voie martiale. L’adaptation à une attaque ne fait-elle pas partie d’un des nombreux réflexes à acquérir quelque soit la discipline martiale à apprendre d’ailleurs ?

Bien sûr cela doit venir avec le temps…mon senseï me dit toujours « les bases, les bases. Travaille les bases… » Toute sa vie on doit travailler les bases afin de ne pas dériver sur d’autres chemins, je pense qu’en cela nous sommes d’accord.

Tamura Senseï devait être de la vieille école…pour moi le « essayez de voler ma technique… » n’est qu’une manière détournée selon moi de nous amener à ne pas nous reposer sur nos lauriers. De nous amener à nous concentrer d’avantage sur chaque détail de la technique démontrée…à utiliser notre cerveau, tous nos sens.

Un Maître selon moi ne doit pas mâcher le travail à ses élèves, il ne doit pas non plus les délaisser. L’aikido est sensation…les techniques sont travaillées bien sûr dans une optique de martialité, mais également de recherche d’une certaine forme de connaissance de soi-même par le biais de nos sensations, de découverte de notre corps et de celui de notre partenaire.

Sur le ikkyo…vous le dites bien…il faut réunir toutes les conditions pour que la technique soit effective. Parfois apprendre à s’adapter à autre chose à réussir la technique ou en changer malgré le manque de conditions.
L’un de mes senseï dit souvent : « en aikido, ce sont les tai sabaki l’essentiel…si vous n’êtes pas capable d’éviter une attaque alors pourquoi faire la technique ? Apprenez à bouger, ensuite vous ferez la technique ».

Je pense que Tamura Shihan voulait voir si on pouvait transgresser certaines règles, savoir s’adapter à une attaque particulière…un yokomen ressemblant à un tsuki…c’est une idée que je résume ainsi :

Un débutant un jour qui doutait un peu des formes de frappes en aikido me dit : « ouais mais dans la rue…ça marche pas comme ça… »

Je lui ai répondu : « sur un shomen…imagine dans la rue…un gars mal intentionné qui veut te fracasser la tête avec une hache ou bien une bouteille brisée….ou un coup du marteau…d’après toi, comment frapperait-il ? Imagine aussi que le yokomen soit un crochet du droit…à quoi ressemblerait la trajectoire ? ».

Là-dessus il n’a pas répondu et à continuer à pratiquer. Je pense que dans le aikido tout est compris. Il faut s’efforcer de travailler les bases…assidument c’est le plus important, mais de temps en temps, on propose un travail…mais rien de ne nous empêche de non pas tricher avec ce que l’on a demandé aux élèves, mais de changer un peu…non pas pour s’amuser ou être cynique.. ;mais juste pour voir comment réagirait tel ou tel élève…En aikido, on apprend à réagir à certains évènements…mais rien ne nous empêche de travailler dans une optique d’adaptation…pour nous forcer non pas à réfléchir, mais à travailler la non-pensée, le réflexe.

Là encore je me rend compte que je me suis dispersé…que j’ai bien trop argumenté…veuillez m’en excuser. Je suis un pratiquant zélé…je défend mes convictions peut être avec trop de passion.

Si vous arrivez à tout lire du début à la fin je vous en remercie d’avance.

Cordialement,

Ono-San

Bonjour Ono-San.

Réponse à "Tamura".

Voler la technique. Avec les années on comprend mieux la raison de cette nécessité. C’est extrêmement simple : l’Aikido ne peut pas être enseigné. Ce n’est pas une affaire de compétence, de pédagogie ou de méthode. Cette condition est liée à l’essence même de l’Aikido. Un homme ne peut pas transmettre l’Aikido, il ne peut qu’être l’Aikido. L’exemple qu’il offre par sa recherche peut éventuellement intéresser d’autres hommes, il peut provoquer une certaine émulation, mais les choses s’arrêtent là. On est bien loin de la "Méthode Nationale" ou de l’"Aikido Officiel". Que restera-t-il de ces ouvrages d’un temps ?

Oui c’est un professeur d’Aikido qui écrit cela. Au fond toute chose naît de son contraire, une réalité mène à son opposé, cela est conforme au Tao.
Après il faut vivre dans la société avec ce genre de vérité que la société n’aime pas entendre.
C’est ainsi, je continue mon parcours, je suis heureux que des hommes s’y intéressent. Des élèves ? Oui, oui et non, des hommes avant tout. Des hommes libres de toute dépendance à mon égard. Des frères plutôt auxquels je donne tout ce que je peux donner, mais pas plus que je ne peux donner.

Philippe Voarino

Je ne prétend pas avoir connu véritablement Tamura Shihan. Donner une idée, ou une opinion de son enseignement fut une bêtise de ma part. Je suis trop jeune, et sans doute trop impulsif pour avoir assimiler quelque chose sur le concept du « voler ma technique ».

J’ai eu la chance d’être son uke quelques instants, cela ne suffit pas pour connaître véritablement quelqu’un, mais j’ai ressenti son aikido et en cela je crois le connaître un tout petit peu. Certains n’ont même jamais eu la chance de l’apercevoir.

La seule chose qu’il me reste ce sont des souvenirs d’un vieil homme m’ayant transmis une poussière de son enseignement, un petit grain de sable que je conserve précieusement.

Je crois que l’important est de faire ce que l’on peut et ce que l’on croit être le meilleur. Chacun a sa propre méthode d’enseignement. Certains aiment d’autres non. Le mieux est d’essayer de s’appliquer avec cœur dans la pratique et dans l’enseignement qui est en réalité une autre facette de la Voie.

Cordialement,

Ono-San

Je crois que les gens qui testent leurs élèves en trichant ne font pas l'Aïkido. Ils essayent de se valoriser eux-mêmes. Voici ce que j'en pense. Une pensée martiale peu tuer l'embryon d'une attaque seulement par l'attitude adoptée face à un conflit potentiel. Ce que je pense m'appartient. Je suis le seul responsable des résultats de l'application de ma pensée(technique). Personne ne peut entrevoir une attaque brusque mais tous pouvons éviter l'attaque proposée. Alors peu importe ce que les maîtres font pour se rendre indispensables, ce ne sont pas eux qui devront réagir devant une attaque inattendue.

Désolé, mais l'Aïkido est un art martial et rien d'autre. Les maîtres sont ce que nous voulons bien qu'ils soient mais notre pensée nous appartient.

Denis

Je serai bref.Je dois dire que m.Voarino devrait faire preuve de modestie. J'ai regardé son travail et celui de Tamura et je crois qu"il a beaucoup à faire avant d'approcher son niveau, pas Tamura, non, m. Voarino. Qu'il y ait parfois des imperfections voire des "filouteries" de la part du maître japonais, peut-être mais dans l'ensemble c'est très bon à mon sens. Et puis il n'a eu de cesse d'évoluer et d'épurer, d'enlever l'inutile et de travailler les principes au delà des techniques. Ah, une dernière chose. je suis assez d'accord quand il dit qu'il faut voler sa technique, sans oublier que derrière celle-ci se trouve la substantifique moëlle des principes..

bonjour tapagenocturne, il faut dormir maintenant. ah j'oubliais, donc voler une technique c'est un principe, vous avez des probleme avec la pedagogie. Pas etonnant que les gens fasse n'importe quoi, a un moment il faut expliquer pourquoi et comment une technique peux fonctionner!! les Japonnais ont un tel respect hierarchique qu'ils en oublient la critique, heureusement que Philippe remus cela sinon "pourquoi voulez vous que je fasse ikkyo", bonne nuit

Je crois que je vais arrêter là les dialogues avec vous. Vos petits sarcasmes du genre "il est temps d'aller dormir" sont un peu déplacés. D'autre part, c'est Tamura qui disait qu'il fallait voler sa technique. Moi je dis que les techniques sont sous -tendues par des principes. Quand à la tueriee à Paris, ce n'est pas du ressort de l'aïkido. Pour continuer sur votre ton, vous semblez avoir un problème de compréhension et d'ego aussi arrêtez de faire la leçon aux autres.

le pseudo "tapagenocturne" était une tentation trop grande pour ma plaisanterie, désolé pour la vexation.Maitre Saito comme Philippe donnent nombre de point technique afin d'eviter les erreurs de base.Inciter a Voler une technique est vraiment une idée bien bizarre et j'aimerai bien savoir l'interet de ce genre de pédagogie. l'aikido est partout justement et surtout dans l'action, l'inaction comme vous dites n'est pas aiki.Quand a mon ego, je ne vois pas le rapport, une chose est sur c'est que les arguments manquent a vos critiques, "J'ai regardé son travail et celui de Tamura et je crois qu"il a beaucoup à faire avant d'approcher son niveau" c'est de l'argument de maternelle, vous avez regardé avec les yeux FFAB pas avec des yeux critiques,ce qui est beau a voir n'est pas toujours efficace. cdt GMD

Ok, je me suis vexé un peu vite, certes. Ceci dit, je n'ai pas regardé avec les yeux "FFAB" ni avec les yeux d'aucun groupe. je garde toujours mes distances avec les certitudes et les vérités détenues par l'un ou l'autre. Je suis toujours dissident dans ma tête. Pour moi, l'efficacité vient avec la détente et le calme intérieur. Quand je parle de non action, c'est dans le sens où il y a action mais personne pour agir ( en cas de situation de survie par exemple), on pourrait dire:"ça agit". Après coup, on peut dire j'ai fait ça ou ça, mais dans l'instant de l'action il n'y a personne qui agit.

merci tapagenocturne, nous avons fait un pas en revenant a des vrais arguments, je suis assez d'accord avec vous sur le calme interieur.Cela n'empeche que meme par reflexe il y a action, intentionnelle ou pas peu importe. quand a la relation avec l'aikido et le terrorisme, si l'etat avait été dans l'action SEN au lieu du Go no SEN nous n'en serions pas la, les terroristes eux prennent l'linitiative et se moque bien de notre envie de paix ET de nos défilés puériles, faire croire a l'union du peuple pour mieux le manipuler.

Pouvez- vous me rappeler ce que sont l'action Sen et l'action Go no Sen. Bon à Paris y'a la Seine et puis des scènes mais je suppose que c'est pas ça. Hum.

notre communication n'est pas SAINE.cdt

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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