Le travail du corps sur ushiro ryote dori

Ushiro ryote dori juji nage n’est jamais qu’un ushiro ryote dori ikkyo que l’on exécute en conservant le deuxième bras d’aite prisonnier.


1er cas : ikkyo 1/2


2ème cas : juji nage 1/2


1er cas : ikkyo 2/2


2ème cas : juji nage 2/2
La chute avant d’aite a pour fonction d’éviter que son coude ne soit brisé.

Commentaires

sur le bras de uke qui est dans la meme position que ikkyo, est il possible de le replie au max pour donner encore plus de contrainte sur cet epaule. Dans votre exemple ca serait ici l’epaule droite d’uke. Ainsi me semble t il il y aurait une plus grande amplitude pour contraindre a la chute ou est ce une idee fausse de l’esprit car on pert en effet cette notion de casse du coude ?

Bonjour leplombeur.

On peut effectivement plier davantage le bras d’uke afin de solliciter l’épaule. Il y a un nom pour ce mouvement, c’est yonkyo. Il faut à ce moment, dans cette situation, lâcher le bras gauche d’uke et saisir son bras droit en morote dori (katate ryote dori) pour appliquer yonkyo. Le problème ici, si je tente de plier le bras droit d’uke en conservant la saisie juji, c’est que je ne peux pas faire autrement pour y parvenir que d’effectuer un travail indépendant avec mon propre bras droit et de le plier également dans une certaine mesure. Ce faisant j’introduis la puissance musculaire de l’épaule et je brise ce fameux cerceau d’acier que doivent toujours respecter mes bras en Aikido et qui est particulièrement visible sur ikkyo. Je brise le Tamashii du Cercle, l’Esprit du Cercle. En revanche si je dois par nécessité transformer la projection juji nage en une immobilisation yonkyo, je respecte parfaitement le Tamashii du Cercle.

Bonjour monsieur Voarino,

Mes questions portent sur un passage de "Budo" au chapitre "Entraînement aux techniques arrières" : "Dans les techniques arrières, la stabilité des hanches est d’une importance vitale et il est nécessaire de renforcer cette partie du corps par un entraînement quotidien."

L’importance de la stabilité des hanches s’applique t-elle à l’Aikido dans son ensemble ou uniquement aux techniques arrières ? Que doit-on réellement comprendre par "stabilité des hanches" ? Et par le biais de quels moyens employés "quotidiennement" peut-on parvenir à cet objectif ?

Un grand merci pour avoir remis en lumière cet ouvrage si riche d’enseignement du fondateur, dont l’intérêt dépasse le cadre historique auquel il est bien souvent relégué.

Bonjour Kakuto.

J’ai un peu de mal à retrouver les techniques auxquelles vous faites référence. Il faudrait que vous donniez les pages. Mais quoi qu’il en soit, on peut rappeler que dans toute technique d’Aikido on doit retrouver à la fois la notion de kokyu et la notion d’irimi. Il y a kokyu et irimi dans kaiten nage par exemple, dans ikkyo dans kote gaeshi etc… Alors quelle différence entre irimi nage et kokyu nage ? Et bien dans le fait que le mouvement que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’irimi nage illustre particulièrement bien le principe d’irimi. C’est parce qu’il est très démonstratif de ce principe et associé à lui que les étudiants ont pris l’habitude de lui donner ce nom. Un peu comme on dit boire un verre à force de boire dans un verre.

Il n’était venu à l’idée de personne par exemple d’appeler irimi nage le mouvement connu sous le nom de morote dori kokyu nage (ou katate ryote dori kokyu nage), simplement parce que le principe d’irimi, bien qu’il y soit tout aussi présent. est un peu plus difficile à percevoir. Il a fallu attendre l’UFA pour qu’on appelle finalement sokumen irimi nage cette technique, ce qui n’est pas faux bien sûr, mais qui n’était peut-être pas vraiment nécessaire.

Je réponds dans la foulée à votre deuxième question. L’importance de la stabilité des hanches s’applique à l’Aikido dans son ensemble, mais il est vrai que cette stabilité a une importance encore plus déterminante sur les techniques arrières. Et cela pour une raison simple : l’équilibre d’un homme est beaucoup plus vulnérable quand il est tiré vers l’arrière que quand il est tiré vers l’avant.

Le secret de la stabilité des hanches est la rétroversion du bassin, c’est elle qui permet d’abaisser le centre de gravité d’un individu. Il n’y a pas de technique particulière pour travailler cela. Toutes les techniques d’Aikido le permettent, tous les moments de la vie aussi. Faites par exemple la rétroversion du bassin au moment où votre avion touche la piste à l’atterrissage et décélère brutalement, c’est un bon entraînement et ça évite de finir avec le nez sur le fauteuil de devant pour le cas où vous n’auriez pas attaché votre ceinture.

Philippe Voarino

Bonjour Maître,

Dans l’enseignement en ushiro waza que je reçois on utilise souvent une forme dans laquelle le uke fait face à tori dans un premier temps. Le uke va passer ensuite dans le dos de Tori et venir saisir en ushiro ryote ou ushiro ryo kata...

J’ai plusieurs questions à vous poser à propos de ce type de forme car là encore je ne reçois que des réponses contradictoires ou évasives.

Tout d’abord ce type d’entraînement est-il pertinent dans la mesure où logiquement une attaque arrière est sensée venir de derrière...

D’autre part, si cette forme d’entraînement est pertinente, quelle en est la signification ?

S’agit-il d’une étape de l’apprentissage dans laquelle on garde un contact avec le uke avant éventuellement de travailler des formes où l’attaque viendrait directement de derrière ? S’agit-il d’une forme permettant de travailler en dynamique ?

Enfin si ce genre de travail existe bel et bien, avec quelle intention faut il travailler au départ de l’action ? S’agit -il de perturber uke pour le faire passer derrière soi ou s’agit-il de se déplacer et de le laisser passer derrière, ou encore d’autre chose ?

Merci de bien vouloir répondre à ces nombreuses questions.

Bonjour Phil.

Vous avez raison, l’attaque arrière vient de l’arrière, et c’est pour cela qu’elle est particulièrement dangereuse. Cependant il n’est pas faux de travailler une saisie arrière à partir d’une attaque avant. A condition toutefois de bien comprendre pourquoi on le fait.

Sur une attaque shomen uchi par exemple, vous pouvez ne pas vous protéger, recevoir le shomen et les choses s’arrêtent là. Si en revanche vous montez votre bras devant vous pour vous protéger, un grand nombre de possibilités naissent. Aite peut tenter ikkyo par exemple ou irimi nage, mais il peut aussi dévier votre force en la contrôlant par une saisie du poignet, passer dans votre dos en s’appuyant sur cette saisie et vous étrangler kubi shime de son bras libre par exemple. Cette attaque est redoutable quand elle est bien exécutée, mais elle n’a de sens que dans la mesure où le bras qui « défend » est tonique évidemment sans quoi il n’y a pas de raison de le contourner.

Philippe Voarino

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/le-travail-du-corps-sur-ushiro-ryote-dori
Copyright TAI (Takemusu Aikido Intercontinental)