Le déplacement d’O Sensei #10

Les six directions extérieures

Les 3 dernières directions extérieures sont initiées par le pied arrière

Direction extérieure n°6

Dans la direction extérieure n°6, aite, l’adversaire, vient de l'avant :

La direction extérieure n°6 est illustrée par la photo suivante d’O Sensei :

Je rends hommage au photographe inconnu qui a fixé ce moment parfait, et je remercie le destin qui a permis à ce cliché de nous parvenir, en dépit des conditions de conservation visiblement difficiles que le temps lui a imposées.

La direction extérieure n°6 exige de tori qu’il se déplace dans le secteur le plus éloigné accessible par sa jambe arrière, c'est-à-dire le secteur II ci-dessous :

Cette 6ème direction extérieure est donc parfaitement symétrique à la 6ème direction intérieure (cf. Déplacement d’O Sensei #4) : alors qu’intérieure 6 exigeait d’ouvrir l’avant du corps (avec hito e mi) pour que l’arrière puisse atteindre le secteur à 270° par l’intérieur, extérieure 6 exige au contraire de fermer l’avant du corps (avec l’opposé sans nom d’hito e mi) pour que l’arrière puisse atteindre le secteur à 270° par l’extérieur.

Parfait équilibre du yin et du yang. Et ceci nous met sur la piste d’une correspondance deux à deux des 12 directions, mais nous laisserons ce point riche de promesses pour plus tard.

Cette dernière direction conclut la série des 12 déplacements possibles à partir de la position hanmi (6 intérieurs + 6 extérieurs), qui caractérisent l’Aikido, et qui ont été analysés dans cette étude sur le déplacement d’O Sensei.

J’ai bien conscience de l’effort d’attention particulièrement ardu que j’ai demandé au lecteur tout au long de ces dix derniers cahiers techniques. Rien de ce qui a été expliqué n’est facile, et je comprends parfaitement que tout cela ressemble au premier abord à un casse-tête chinois (et nous verrons en quoi cette allusion à la Chine est bien plus qu’une manière de parler).

Pourtant, je n’ai pas compliqué les choses par plaisir. Le système de déplacement de l’Aikido obéit à des lois qui doivent être étudiées, si l’on veut faire de l’Aikido, tout comme doivent être étudiées les lois de la musique ou de la physique, si l’on veut devenir musicien ou physicien.

Et je me permets d’aller au devant du reproche qui me sera peut-être fait de trop vouloir théoriser des choses dites naturelles.

Il existe en effet un préjugé selon lequel chacun est à même de découvrir spontanément et librement le mouvement d’Aikido juste, au prétexte que l’Aikido est universel, et qu’il y aurait du coup autant de manières de faire de l’Aikido qu’il y a d’individus.

Cette idée c’est en réalité l’ignorance et la paresse qui se donnent la main pour avoir bonne conscience, et bercer l’homme d’illusions.

C’est tout le contraire : sans respect rigoureux des lois, rien ne fonctionne. On ne met pas un satellite en orbite autour de la terre sans tenir compte des lois de la pesanteur. Or les lois ne dépendent pas des choix ou des goûts de l’homme : elles sont. Il n’est pas dans le pouvoir de l’homme de les ignorer ou de les modifier, il ne peut que s’y soumettre, tout comme il se soumet à l’action de respirer, de boire, ou de manger, s’il veut vivre.

Les lois du déplacement d’O Sensei qui ont été mises en évidence ne sont pas discutables, parce que ces lois sont d’ordre mathématique, et qu’elles sont démontrables et vérifiables avec une règle un compas et un rapporteur, par qui veut bien se donner la peine. Elles ne reflètent pas du tout l’opinion d’un individu. Il faut d’abord les reconnaître, puis les comprendre. C’est après seulement qu’on peut les admirer.

Mais les mettre en question, les discuter – qui plus est avant même de les avoir simplement vues – c’est se mettre au même rang que le Créateur, ou disons que la Création, ou encore, pour parler comme les Chinois, que le Ciel. Voilà bien une ridicule monstruosité de l’ego.

Il est vrai toutefois que connaître ces lois, et tenter de les mettre en application sur le tapis, ne suffira pas à faire de chaque pratiquant d’Aikido un nouvel O Sensei. Car le fondateur de l’Aikido, s’il possédait bien cette maîtrise du déplacement, possédait en même temps quelque chose de plus, dont il serait tout à fait inutile de débattre ici.

Cependant, si la connaissance des lois du déplacement ne garantit pas d’atteindre aux exploits de maître Ueshiba, il est maintenant bien établi en revanche que leur ignorance ferme irrémédiablement les portes de l’Aikido. Les 12 possibilités d’irimi, à partir de la position hanmi, sont en effet le fondement sur lequel repose toute la merveilleuse construction de cet art.

Sans la connaissance des six directions intérieures et des six directions extérieures, il ne reste plus qu’une voie pour pratiquer malgré tout l’Aikido, et je suis au regret de dire que c’est cette voie qu’ont emprunté – à leur insu – l’immense majorité des héritiers d’O Sensei : la parodie.

Je rappelle une fois encore le texte fondateur d’O Sensei, qui m’a guidé jusqu’aux 12 irimi de l’Aikido, car on ne s’imprégnera jamais assez de ce qui est écrit là :

  1. « …ouvrez vos pieds dans les six directions, et faites face à l’adversaire dans la position hanmi irimi de l’Aiki. »
  2. « Concernant le déplacement, il y a six directions extérieures (soto roppo), six directions intérieures (uchi roppo), et également une spirale extérieure (soto tomoe) et une spirale intérieure (uchi tomoe). »
  3. « A la fin de chaque mouvement, ouvrez toujours les pieds dans les six directions (roppo), il est nécessaire de s’entraîner ainsi. »

Ce texte – écrit de la main d’O Sensei dans « Budo » en 1938 – a été malmené par les traductions anglaise et française, qui l’ont déformé jusqu’à le rendre incompréhensible. Plus grave encore, certains morceaux ont tout simplement été oubliés par les traducteurs (cf. Le déplacement d’O Sensei #1).

Or, sans ces quelques lignes du texte original japonais, jamais sans doute je n’aurais pu remonter jusqu’au déplacement authentique d’O Sensei, en tirant le fil rouge au long duquel étaient accrochées ces 12 directions. En allant ainsi d’émerveillement en émerveillement, la sensation que j’ai eue est véritablement celle d’une pêche miraculeuse.

Ces lignes, laissées là par Morihei Ueshiba à l’intention de ceux qui pourraient les comprendre, livrent bien plus sur l’Aikido que tous les ouvrages techniques réunis.

Je réitère donc la question que j’ai posée à John Stevens (traducteur de « Budo » en anglais), en débutant cet exposé des six directions intérieures et des six directions extérieures (cf. Le déplacement d’O Sensei #1), puisque je n’ai toujours pas reçu de réponse à ce jour :

« Pourquoi une partie des propos d’O Sensei n’a-t-elle pas été traduite, et pourquoi la partie restante a-t-elle été traduite avec une distance si grande du sens original qu’elle empêche toute compréhension ? »

Cette question me semble désormais étayée par une étude sérieuse, et c’est un euphémisme de dire qu’elle ne soulève pas un point de détail de l’histoire de l’Aikido. Elle touche des centaines de milliers de pratiquants à travers le monde, qui aimeraient comprendre pourquoi leur a ainsi été fermé l’accès à la compréhension de l’Aikido du Fondateur.

Une clef a été perdue. Je ne vois personne, dans le monde de l’Aikido, qui enseigne les six directions. Reste-t-il quelqu’un au Japon qui possède encore cette connaissance ? J’ai le sentiment qu’un aspect primordial et essentiel de l’enseignement d’O Sensei a été occulté. Pourquoi ? Je ne vois pas en tout cas que cela soit légitime. Je ne vois pas non plus que cela soit bon.

Philippe Voarino
21 juin 2014

Commentaires

bonjour Philippe, j'ai un probleme depuis le debut sur les deplacement avec le moment de la frappe qui me semble t'il est en contradiction avec deux principes, en effet au moment de la frappe je dois etre centré parfaitement et avoir la jambe arriere d'appui en parfaite extension alors que dans vos demonstration l'alignement du pied gauche est correct mais le centre de mon corps est dans l'axe entre les deux pieds et de plus je n'ai pas de jambe d'appui au moment de la frappe, c'est pour le moins deconcertant. J'aurai tendance par rapport a votre dessin a etre migi hamni au moment de la frappe puis ensuite j'avance ou je recule 'irimi tenkan" au gré de ma dynamique. cordialement.gilles

Bonjour

Il me semble que votre temps de frappe irimi n'est pas le temps de frappe le plus pertinent...

Je veux dire par là que le temps de frappe le plus direct pour la direction que vous indiqué est l'illustration en gris clair de vos pieds. Le même temps que lors du temps 5 du kata 13.

Et à partir de là repartir pour un autre déplacement qui conduirait alors dans la direction que vous indiqué par les pieds bleus.

Mais si la première intention et la première frappe vient seulement lors de la position des pieds bleus alors il me semble que cela fait oublier tout ce qu'il peut se passer avant.

Par exemple Saito Sensei démontrait souvent ce déplacement par une entrée sur le bras arrière lors d'une attaque yoko men uchi et réalisait souvent uchi kaiten sankyo ensuite.

Le premier temps de frappe irimi, me semble être ce temps que Saito Sensei illustrait par la saisie de la main.

Qu'en pensez vous?

Matthieu

Bonjour Philippe

comme disent les Taoistes : en nommant la voie , vous l avez faites disparaitre et réapparaitre ailleurs , loin... Malgré ma vision "Martial" des arts "martiaux" , il est évident que la vérité sur toutes choses et un pas de plus vers la solitude . merci Serge

Bonjour,

Les questions posées à l’occasion des derniers dossiers techniques sur le déplacement roppo se recoupent de différentes manières, et plutôt que de répondre à chacune séparément, je vais insister sur quelques clefs de compréhension.

Je crois qu’on ne peut pas contester raisonnablement que les six directions intérieures et les six directions extérieures dont parle maître Ueshiba dans Budo aient été mises en évidence dans cette longue étude sur le déplacement d’O Sensei.

Il a été démontré aussi, sur le plan géométrique, que ce déplacement obéit à une loi d’organisation unique qui oblige qu’il soit fait de telle sorte qu’il a été décrit. Ce n’est pas mon choix, et comme je l’ai écrit, ce n’est pas non plus le choix d’O Sensei. C’est ainsi. Cela n’a pas été décidé par l’homme, pas plus que les orbites suivies par les planètes.

On peut bien-sûr se déplacer autrement, à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, selon des choix et des opinions humaines, mais alors ce sera sans respecter la loi de cohésion qui fait de ce déplacement un système structuré de manière aussi remarquable.

Puis-je – pouvons-nous – dans ce domaine, et par rapport à ce système dont la perfection nous dépasse infiniment, avoir un avis ? Je ne le crois pas. Je pense au contraire qu’il faut regarder tout cela avec humilité, l’étudier et tenter de le comprendre. Bien des questions disparaissent spontanément quand la compréhension progresse.

Dans le dernier dossier (10), par exemple, il faut comprendre que les pieds gris ont déjà frappé deux fois dans deux directions différentes quand les pieds bleus frappent enfin dans la troisième direction, qui donne à ce mouvement son nom de sixième direction extérieure.

En fait, rien dans le principe de ces déplacements n’est linéaire ou unilatéral. Tout est mobile, multiple et multidirectionnel par la nature même et l’essence du système de rotation. Les appuis eux-mêmes, les extensions, se prennent dans les temps successifs de la rotation. Il n’y a aucun arrêt, le mouvement est perpétuel, et c’est d’ailleurs ce qui empêche absolument de parler de position.

Le seul moment où l’on puisse parler de position est celui où le corps s’arrête comme dans une pause, c’est le temps de hanmi, celui de la veille, le temps de la garde. Mais ce temps de l’attente vigilante n'est pas celui de l'action, et il n'y a donc pas lieu d'y chercher des appuis, des poussées et des extensions. Cela doit absolument être clair, sans quoi on mélange deux choses de nature différente.

On n'est jamais seul quand on cherche dans cette voie, même si ce n'est pas la voie de la multitude.

Philippe Voarino

Bonjour Philippe, J'avais adopté une certaine réserve par rapport à vos précédent dossier mais a la lecture de votre dernière intervention je crois que de façon complètement naturel je suis arrivé a votre conclusion, bien sur, de façon moins structuré. En effet depuis des mois j'ai la conviction qu'il n'y a que des "yoko(sur le coté d'AITE et pas sur la tempe obligatoirement), la frappe se fait avec le pied avant en HITOEMI inversé(la position de pied pour faire HAPPO GIRI lors des diagonales) et durant la rotation l'appui et la frappe se fait sur ce pied lors du pivot IRIMI TENKAN. Comme a votre habitude une petite phrase clef et hop "les pieds gris ont déjà frappé deux fois dans deux directions différentes quand les pieds bleus frappent enfin" J'espere que je ne me suis pas egaré!! Merci a vous. gilles

Bonjour Philippe,

Ainsi tout ceci n'est pas contestable... Il va falloir être droit dans ses bottes car avec tes arguments, il est certains que tu ne vas te faire que des amis :) (je sais bien évidemment que ce n'est pas le but de cet espace d'échanges)

J'ai quand même une question. Vois-tu un ordre d'apprentissage dans ces déplacements? Car le déplacement #12 forme un aller et retour, le seul qui décrit le cercle (même si précédemment , tu as écrit que nous ne pouvions faire que 270° sur 1 seul déplacement). __ A "comparer" avec les derniers suburis de jo, et même de ken, exécuté en cercle__

Bien Cordialement

Mes excuses par avance si ce message est un peu trop direct, j'y ai clairement oublié les formes... J'ai écrit une pensée

Bonjour

Faites vous un lien entre les 6 directions developpees dans les kajo (je ne parle volontairement pas des deux directions verticales) et les 6 directions interieures et exterieures?

Quand est il de la spirale interne et de la spirale externe?

Enfin je repose ma question comment faites vous le lien concrettement entre deux positions dont vous parlez, je parle de continuite (de 1 mouvement compose de d au moins 2 techniques et pas de 1 + 1 technique).

Matthieu

Bonjour Philippe,

"on est jamais seul quand on cherche dans cette voie " je n en doute pas ( meme si j ai passé maintenant 34 ans seul dans "la voie", pouvez vous me préciser quelle est "cette voie" dont vous parlé s il vous plait .

merci

De plus , aprés avoir pratiqué le Iai Do , j en conclus donc que les déplacements et les frappes sont "amputées" , la raison en est en effet les deplacements qu ils suivent ( entre autre ) serge

Salut,

avec tout mon respect, pourquoi utiliser des images figées d'un livre (forcément soumises à toutes interprétations), plutôt que le film qui lui soit contemporain? en version lente, celà permet de se rendre compte, que la question des pieds rapprochés de l'axe ne tient pas, à regarder l’écartement des pieds d'OS (pour M.j), la rotation continue également (linéaire dans le travail d'OS),l'amplitude des déplacements de tori avec plusieurs uke, enfin les déplacements intérieurs et extérieurs qui se réduisent à 2 ou 3 dans le meilleur des cas!!!!!.....etc... beaucoup des démonstrations récentes du site TAI me semblent bien éloignées du principe de réalité....c'est un joli délire pour ceux qui nous lisent.....

https://www.youtube.com/watch?v=WNDa6gvOoR4

Bien à vous et bonnes vacances.

bonjour Philippe, une confirmation de votre part sur le fait que quand vous dites que les pieds gris ont deja frappé dans deux directions , nous sommes bien d'accord que durant le mouvement complet il n'y a eu que deux coupes, une montante sur les deux autre attaquants et une descendante sur AITE, si ce n'est pas le cas j'avoue ne plus suivre votre résonnement et surtout incapable de faire ce deplacement sans risque par rapport a AITE CORDIALEMENT. GILLES

Bonsoir Philippe ,

avec un peu d efforts et de réflexion ( basé sur mon expérience personelle ) je perçois "la voie " dont vous parlez , que je qualifierais de voie de l ouverture :« …ouvrez vos pieds dans les six directions, et faites face à l’adversaire dans la position hanmi irimi de l’Aiki. »

la voie se trouve souvent à l inverse de la réflexion. cordialement Serge

bonjour Philippe, ce silence est inquiétant, j'espere que tout va bien et que vous n'etes que profondement absorbé par votre recherche. cordialement gmd

Bonjour Gilles.

Tout va bien, tout va très bien ... J'ai passé un certain temps à me demander si j'avais bien descendu la pendule et remonté le chat. Mais je pense avoir trouvé la réponse. Merci en tout cas de te préoccuper de ma santé.

Philippe Voarino

bonjour Philippe, Ainsi donc si la pendule est descendue et le chat remonté reste a remettre les aiguilles a l'heure. Cela étant je crois connaitre la raison de ce stand by. cordialement. GILLES

bonjour a vous

je voulais vous soumettre une idée technique et pratique qui m est apparu en relisant les articles de sensei Voarino : O Sensei dans son génie ou sa sagesse ou a force de pratiquer dans des contextes de combat réelles et j insiste sur ce point car c est l élément fondamental qui lui a permis de reconnaitre la "nature" dans le microcosme humain . Il est le seul a avoir assimilé et réunis dans son art la linéarité du style japonais et la spiralité des arts chinois . pire il a fait de meme avec la spiritualité et religion ( je dis cela sans jugement ni certitude rigide ) je dis ca uniquement pour ceux qui connaissent les differents styles et avec beaucoup de respect et d humilité pour chaque pratiquant et chaque style d art

cordialement Serge

bonsoir ,

l explication et les chapitres s arretent ici , s il vous plait Serge

Bonjour Serge.

Non, les choses ne s'arrêtent pas ici, loin de là.

Si je n'ai pas publié de dossier technique depuis cette longue série sur le déplacement d'O Sensei, c'est que j'avais besoin de "digérer" ce que je venais de trouver, de travailler sur ce socle afin de voir où tout cela pouvait bien mener. Et c'est une dimension nouvelle qui est apparue. Je vais essayer d'évoquer cette vision dans un prochain éditorial, et je m'efforcerai ensuite de la démontrer pas à pas, comme je l'ai fait des six directions.

Philippe Voarino

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/le-deplacement-do-sensei-10
Copyright TAI (Takemusu Aikido Intercontinental)