La linotte et l’éléphant (fable)

    L'éléphant en toute chose n'avance qu'à pas lent, 
    Il parle peu, prend son temps, et se montre patient.
    Quel oiseau bondissant est au contraire la linotte !
    Ses gazouillis, ses roulades, ses trilles et ses notes,
    En font de nos champs le bavard le plus accompli.
    Un éléphant, au Japon vécut une partie de sa vie,
    Désireux d'apprendre enfin l'Aikido véritable.
    Une linotte désemparée vint trouver ce notable.

    « Ami dit-elle, j'ai déjà en Aikido parcouru longue voie,
    J'ai suivi plus d'un maître et pourtant me voici devant toi.
    De ce que j'ai appris ne reste hélas qu'un doute immense,
    Et tu es désormais mon espoir et mon ultime chance.
    Foi de linotte, si ton franc secours ne m'apportes pas,
    Au clou et pour toujours je pendrai mon vieil hakama.
    En de faux maîtres tu plaças comme moi ta confiance
    Avant que ne t'avises que tout n'était qu'apparence.
    Crois donc ma déception autant sincère
    Que ta désillusion fut, à l'époque, amère.
    Mais qu'on ait pu réveiller ta flamme vacillante
    Voilà le pur mystère qui maintenant me hante.
    Avec ton aide, qui sait si je n'aurai le bonheur
    De raviver aussi de mon cœur la juvénile ardeur ?
    Viens chez moi je t'en prie, je t'invite en Bretagne,
    J'habite Rennes, jolie ville au coeur de la campagne.
    Ensemble nous irons à Dinard au bord de la mer,
    Où j'organiserai pour toi un fameux séminaire. »

    L'éléphant qui avait écouté sans dire mot,
    Consentit volontiers à lui montrer l'Aikido
    Qu'à Iwama Maître Ueshiba enseignait autrefois.
    Le séminaire fini, la linotte avait retrouvé la foi.

    « Mon ami, l'espérance folle que j'avais en tête,
    Ce qui depuis toujours est l'objet de ma quête,
    Tu me l'as montré, et dois s'il te plaît me présenter
    Au Maître qui avec si belle logique a su t'enseigner. »

    L'éléphant qui n'est pas le plus mauvais des bougres,
    A ce service ne vit aucune raison de ne pas se résoudre.
    En plus d'avoir revigoré cette passion à l'agonie,
    Il aida la linotte à rencontrer Saito sensei en Italie.
    Vers l'Orient sans tarder celle-ci prit ensuite son vol,
    Et deux semaines entières, à Iwama, se remit à l'école.
    A son retour elle raconta tant et si bien son voyage au Japon,
    Qu'elle ne pensa plus à qui lui en fournit le goût et l'occasion, 
    Et oublia complètement l'éléphant qui fut à Dinard son hôte.
    Cette étourdie mérite bien qu'on l'appelle tête de linotte.

    N'eût été au fond que la défaillance de cette faible mémoire,
    Jamais l'éléphant n'aurait trouvé à redire à ce menu déboire. 
    Mais voilà que l'oiseau clama sur les toits, dans sa déraison, 
    Que nul autre que lui, en terre de France, n'avait permission
    D'enseigner, c'est un comble, ce que peu avant
    Il avait été si heureux d'apprendre de l'éléphant.
    Puis en commerçant habile, la propriété industrielle il acheta
    De ce qui n'est à personne, le nom du petit village d'Iwama.
    Pour protéger son art de la contrefaçon, dit-il sans rire,
    Ne déguisant avec hypocrisie qu'un mercantile désir,
    Et par cet acte sacrilège transformant
    L'art d'Iwama en label de marchand.
    Ce cynisme de plus fit l'effet de la goutte d'eau,
    Le vase déborda et l'éléphant prit plume et pinceau,
    Pour dire et peindre comme il est légitime, le personnage
    Qui, par savants calculs, de la mode recueille le suffrage.
    Car l'éléphant, pour son aide, n'avait pas voulu un centime,
    Jugeant que lui suffisaient assez la reconnaissance et l'estime. 
    Mais c'est un trait de son caractère, sa mémoire excelle,
    Et il n'aime pas qu'à la parole donnée on se montre infidèle.
    Or l'oiseau, par gratitude, fraternel soutien à son ami avait juré.
    C'est bien peu dire en vérité que son serment il n'ait pas respecté. 
    Auprès du Maître, au contraire, sans vergogne il s'en alla médire,
    Tentant par piètres artifices de faire, de l'école, l'éléphant bannir.
    Soucieux de rendre, après coup, véridique et fondée
    L'exclusivité que, honte bue, il s'était tout seul décerné.
    Le Maître crédule ne vit pas la manœuvre, se fâcha injustement,
    Et d'exclusion menaça sans détour son vieil élève l'éléphant,
    Obligeant ce dernier, qui n'avait pas d'issue, à lui montrer son erreur,
    Bien qu'à cette humiliation du Maître il ne se résignât qu'à contrecœur.
    Stoïque, l'éléphant aurait pu sans broncher pardonner les pires ruses,
    Pas celle qui contraint in fine son Maître à lui présenter ses excuses.  

    Une vérité longtemps sous le boisseau conservée
    Etonne quand au grand jour elle est enfin révélée.  
    Et l'on dira après tant d'années, à quoi bon tout cela remuer ?
    Pardon mais c'est son défaut, l'éléphant est un peu rancunier.
    Cependant, si l'on trouve en ces rimes quelque indélicatesse,
    Qu'on n'oublie jamais que la cause en fut grande bassesse.
    Et que l'individu qui a montré si magnifique duplicité,
    Comme un modèle est indûment à des débutants présenté.
    Pour cette raison l'éléphant se devait de mettre en garde
    Ceux qui, sans savoir, avec les yeux de l'amour le regardent.
    Qu'on imagine tout de même qu'il fit taire quelques scrupules
    Avant de se décider à conter ces gesticulations minuscules,
    Mais qu'on indique la loi qui voudrait au royaume des bêtes,
    Que sans réponse soit laissée la parole aux plus malhonnêtes ?

Stage de Dinard, novembre 1993

A droite sur la photo, tenant un coin de la serviette :

Daniel TOUTAIN qui s'initiait pour la première fois à l'Aikido Takemusu.

A gauche sur la photo, tenant l'autre coin de la serviette :

Philippe VOARINO qui était élève de Morihiro SAITO à Iwama depuis le mois de février 1986 et qui assurait la direction du stage à la demande de son ami Daniel.

C'est en 1994, à la suite de ce stage, que Daniel TOUTAIN est allé à Iwama pour la première fois - pendant deux semaines - huit ans après Philippe VOARINO.

L'association Iwama Takemusu Aiki Bretagne était née peu avant pour l'occasion et se plaçait sous l'égide de sa grande sœur TAI.

La photo illustrant le prospectus fut prise en octobre 1989, durant la seule et unique tournée que Morihiro SAITO a effectuée en France pendant deux semaines (Paris, Orléans, Toulouse, Antibes, Nice, Epinal).

Cette tournée longue et difficile fut une première. Elle contribua grandement à faire connaître Morihiro SAITO en France et en Europe. Elle fut imaginée, organisée et réalisée dans sa totalité par son élève Philippe VOARINO, aidé par quelques amis au sein de sa fédération de l'époque, la FFAB, mais contre la direction centrale de cette fédération qui boycotta la manifestation pour des raisons politiques.

Elle fut pour beaucoup d'aikidokas une révélation et les amena à questionner leur pratique antérieure et à s'intéresser à l'Aikido Takemusu transmis par Morihiro SAITO tel qu'il était enseigné à Iwama par O Sensei (aiki ken, aiki jo et tai jutsu formant un tout indissociable). Daniel TOUTAIN, absent de cette tournée de 1989, accomplit la même démarche que tous ces pionniers - quatre ans plus tard.

Philippe VOARINO, Dooaghs Mountains, 25 décembre 2005
Photo par Deacon_ sous licence CC-BY-NC-ND

Commentaires

Bonjour,

Effectivement vérification faite, D Toutain a bien déposé "Iwama" comme marque. Donc nous devrions écrire Iwama(R) à chaque fois que nous l’utilisons pour diffusion publique et verser des royalties à M Toutain.
1 IWAMA
DANIEL TOUTAIN

2 IWAMA
TOUTAIN Daniel, Abel, François

Déjà je m’interroge : peut-on déposer un nom qui soit d’usage courant, à savoir un nom de lieu géographique ? Mais après tout on a déjà dépose le mot judo ! "FF JUDO (R)" par Fédération Française de Judo et tuti quanti, à savoir un longue kyrielle. Tiens, je vais déposer le nom du village natale de mon père "Usson du Poitou"

Mais M Toutain a également déposé le mot "takemusu" auquel je vais derechef appliquer le (R). Voir les base Plutarque [Inpi et re-(R)]et Societe.com [re-(R)] :
TAKEMUSU (R)
TOUTAIN Daniel, Abel, François

Ce n’est pas le seul :
TAKEMUSU
Mme GUERRI Claude

ET

AIKI KEN - AIKI JO
Mme GUERRI Claude
AIKI BUKIKAI
Mme GUERRI Claude (là OK, c’est son dojo !)

Idem pour aikido
AIKIDO
Syngenta Limited

AIKIDO
COMPTOIR DES PARFUMS SARL

AIKIDO
SOPRA

Je vais demander un clavier spécial comportant une touche (R) !

TAI verse-t-il des royalties aux dépositaires des marques Takemusu(R) et Aiki(R) ? Ben oui, c’est aussi déposé.

De plus en plus notre droit ressemble au droit anglo-saxon où notamment on dépose une propriété intellectuelle sur tout et n’importe quoi y compris les choses courantes et anciennes, d’un usage général, ne se trouvant plus limité à ce qui est original ou unique.

Je suis hilare derrière mon écran. Tout cela n’est que mercantilisme et spéculation. Il existe déjà des protection légales des fédérations et des associations ; au delà ce n’est plus de l’intérêt public.

Dans ce post aucune marque n’a été brutalisée ou blessée. Elles ont toutes été traitées avec des (R) légaux, si ce n’est explicitement au moins dans l’intention de l’auteur.

Hélas Nicolas, la gangrène s’étend, et prend déjà des formes plus coercitives...

Lu sur le site web de l’élève principal de Toutain en Belgique (www.iwama-ryu.be) :

DOJO reconnus « Iwama »

Attention, afin de protéger l’image et l’authenticité de l’école, à la demande de Daniel Toutain, l’appellation Iwama a été déposée pour le Bénélux.
Seul la liste des dojo ci-dessous sont autorisés à utiliser le nom Iwama.

Comme tu le sais, Philippe, j’ai été témoin indirect de certains événements que tu révèle aujourd’hui.

C’était juste avant ton installation à Bruxelles, et j’ai joué un petit rôle d’intermédiaire pour la traductrice japonnaise qui traduisait les lettres échangées avec Saito Sensei.

Par la suite et jusqu’à récemment, par soucis d’ouverture et tout simplement pour me faire une idée du personnage, j’ai suivi quelques stages dirigés par Daniel Toutain.
Je peux bien te le dire à présent, j’ai à un de ces stages (pour être plus exact, au premier d’entre-eux qui a eu lieu en Wallonie) eu la preuve du dénigrement dont tu étais victime. Pas seulement toi d’ailleurs : Patricia Guerri elle-aussi semblait être cible privilégiée.

Des âmes charitables semblaient avoir informé les élèves de ton "exclusion d’iwama", mais en se gardant bien de citer la lettre d’excuses et d’amitié de Saito Sensei.

Comme tu semblais avoir décidé de rester discret, j’en ai donc fais de même.

Mais ici, j’estime que cela sort de la sphère privée ! Ainsi donc, seul Mr Toutain, au travers de sa filiale Belge (ou Luxembourgeoise... ou Néerlandaise), pourrais m’accorder le droit de faire référence à l’aikido que je pratique depuis plus de dix ans et que j’enseigne aujourd’hui du mieux que je peux ?

Et cette restriction s’appliquerait aussi à toute autre personne, quelque soit son bagage ?!

Philippe, tu m’as appris que rien n’est totalement yin ou yang, qu’en toute manifestation apparemment "négative" se trouve le germe du "positif", dans la vie comme sur les tatamis.

Merci donc à Mr. Toutain de m’avoir ôté les doutes qui pouvaient encore subsister quant à ses motivations.

Monsieur Voarino,

Pourriez-vous, si cela n’est pas trop indiscret, nous expliquer ce qui a justifié et en quoi a consisté votre "exclusion" d’Iwama, fait dont je n’avais jusqu’ici jamais entendu parler.

Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de mes considérations les meilleures.

Rikizo,

sans vouloir préjuger en rien si Philippe voudra ou non s’étendre sur ce point, et puisque c’est moi qui dans le message du haut utilise ces termes entre guillemets, je voudrais clairement insister sur un point :

je n’ai jamais voulu dire qu’il y avait eu exclusion bien sûr, mais bien que certains avaient voulu répandre cette rumeur !

Comme quoi, les mots sont bien vite mal interprétés :-(

Effectivement, il n’y a jamais eu d’exclusion.

J’ai conservé d’excellents rapports avec maître Saito jusqu’à sa mort en 2002. Il a toujours reconnu et accepté TAI. Et certains courriers que j’ai reçus de sa part m’autorisent même à dire qu’il avait de l’estime et du respect pour cette association, pour les buts qu’elle poursuit et pour les hommes qui la font vivre.

La meilleure preuve de ses sentiments de bienveillance à l’égard de TAI est le séjour d’uchi deshi que j’ai partagé en décembre 2000 à Iwama avec un groupe de 23 membres de TAI venant de 7 pays différents, ce qui est beaucoup pour la capacité d’accueil du dojo d’O Sensei.
Alors qu’il était malade et fatigué, maître Saito a tenu à assurer personnellement les trois entraînements quotidiens. Et je profite de l’occasion qui m’est ici donnée pour dire à tous ceux qui vécurent cette expérience qu’ils doivent songer à l’effort que fit maître Saito, dans l’état physique où il se trouvait, pour assumer cette charge, et qu’ils doivent apprécier un tel geste à sa juste valeur.

Le séjour s’est admirablement passé, maître Saito était ravi et nous a chaudement prié de revenir.
Pourtant là aussi il y eut une tentative sérieuse et préméditée de ruiner la confiance qu’il avait à l’égard de TAI. Elle échoua comme la première. Mais c’est une autre histoire.

« Et d’exclusion menaça sans détour son vieil élève l’éléphant,
Obligeant ce dernier, qui n’avait pas d’issue, à lui montrer son erreur,
Bien qu’à cette humiliation du Maître il ne se résignât qu’à contrecœur.
Stoïque, l’éléphant aurait pu sans broncher pardonner les pires ruses,
Pas celle qui contraint in fine son Maître à lui présenter ses excuses. »

De quelle erreur s’agit-il pour que Me SAITO prenne un ton menaçant ? Peut être cependant qu’il n’y a pas eu d’erreur et qu’il s’agit simplement de poésie ?

En tant qu’élève on peut aussi se demander comment et pourquoi :

1- ce n’est plus TAI qui organisa les séjours ultérieurs de Me SAITO en France ?

2- ne voyait-on pas M. VOARINO à ces stages ?

3- si Me SAITO a présenté des "excuses", TAI n’a plus organisé des stages avec lui ?

Quoiqu’il en soit, et surtout pourquoi, arrivé à ce niveau, des techniciens comme M. VOARINO et M. TOUTAIN, n’arrivent pas à se mettre autour d’une table pour discuter et éclairicir les choses en adulte ? Pourquoi rendre public, de telle manière, des divergences qui sont avant tout des problèmes d’Homme ?
Comme quoi de bons techniciens ne sont pas pour autant des maîtres...

Tom a écrit :

(De quelle erreur s’agit-il pour que Me SAITO prenne un ton menaçant ? Peut être cependant qu’il n’y a pas eu d’erreur et qu’il s’agit simplement de poésie ?)

Vous commettez un majestueux contre-sens, relisez le passage suivant...

(Et d’exclusion menaça sans détour son vieil élève l’éléphant,
Obligeant ce dernier, qui n’avait pas d’issue, à lui montrer son erreur,
Bien qu’à cette humiliation du Maître il ne se résignât qu’à contrecœur.)

L erreur en question est le fait de Me Saito donc.

Tom, Jean-François a raison, l’erreur en question est celle qu’a commise maître Saito en écoutant un peu vite des élèves qui présentèrent de certains évènements une version qui - c’est peu dire - n’était pas à mon avantage, et fut de nature à l’inquiéter inutilement.

Pourquoi TAI n’a pas organisé par la suite la venue de maître Saito en Europe ? C’est très simple : parce que maître Saito ne souhaitait pas une organisation internationale des uchi deshi. J’entends une organisation véritable, structurée, responsable de ses choix de développement. Un tel concept est complètement étranger à la culture qui domine dans les arts martiaux japonais dans lesquels une hiérarchie rigoureuse aboutit à remettre un pouvoir absolu dans les mains d’un seul homme : le maître de l’école, entouré d’élèves qui n’ont aucun pouvoir de décision.
Je me suis battu en 1992 pour faire valoir à maître Saito l’argument que je vais maintenant développer pour vous.

La structure de ryu (école) est parfaitement adaptée au développement et à la progression d’un groupe humain restreint. Parce que la petite taille de cette société fait que chacun vit au contact permanent du maître, la transmission s’effectuant ainsi de manière naturelle et continue, sans aucun intermédiaire. En tant qu’élève d’Iwama j’ai pu apprécier la grande valeur de cette méthode, j’en suis moi-même un produit, et je n’en dirai jamais assez de bien.

Mais quand on passe à un niveau de travail radicalement différent, quand on s’adresse et qu’on enseigne à des dizaines de milliers d’élèves répartis sur des dizaines de pays et des continents différents, il n’est plus possible de conserver le modèle familial du ryu où le père de famille conseille ses enfants autour de la cheminée. Il faut alors une structure différente, adaptée à cette nouvelle échelle de développement. Une structure où le maître conserve évidemment une place de toute première importance et une valeur de référence, mais où on ne lui demande pas d’administrer le moindre détail de ce qui se passe à l’autre bout de la planète car il ne saurait suffire à cette tâche immense. Il n’en a pas d’ailleurs la compétence. Sur ce point je peux donner un exemple personnel. J’enseigne au Liban depuis bien des années, j’aime ce pays et les gens qui l’habitent et je les connais assez bien. Pourtant je ne me hasarderais jamais à définir à la place des Libanais ce qui est bon pour leur pays au niveau du développement de TAI et de l’Aikido. Parce qu’ils connaissent leur pays mieux que je ne le connaîtrai jamais et que c’est eux qui doivent juger des chemins qu’ils doivent emprunter. Si je voulais à tout prix imposer mes vues je risquerais fort de les faire rentrer dans un costume trop "occidental" et qui ne serait pas taillé pour eux. Ceci dit je les aide évidemment du mieux que je peux, mais dans le respect de leur libre arbitre. Et je crois que c’est pour cela qu’ils m’écoutent parfois.

J’ai donc essayé d’expliquer ce point de vue à maître Saito. J’ai insisté sur le fait que lui, Morihiro Saito, avait peut-être la carrure suffisante pour faire reposer sur ses seules épaules un système mondial exclusivement hiérarchique, mais que le jour où il disparaîtrait ce système s’écroulerait, ses lieutenants luttant entre eux comme autant de Diadoques. Je ne suis pas parvenu à le convaincre. Il a nommé deux personnes en Europe chargées d’exécuter ses décisions : Ulf Evenas en Suède, Paolo Corallini en Italie. Ces deux personnes ont constitué le groupe que l’on a appelé Iwama ryu. Mais ce groupe, je vais peut-être vous surprendre, n’était pas à proprement parler une organisation. Je possède des lettres de maître Saito dans lesquelles il explique :

" Le groupe Iwama ryu a été créé en Europe. Mais je n’ai rien fait pour encourager cette création. Les élèves japonais d’Iwama n’ont rien à voir avec le groupe Iwama ryu et n’en connaissent rien." 1997
Et encore "Iwama ryu n’est pas une association. Il s’agit plutôt d’un regroupement d’amateurs sans statuts, sans cotisations annuelles et sans membres officiels." 1999

Comprenez-vous ? Maître Saito a enseigné au monde entier de la même manière qu’il a enseigné dans son village. Iwama ryu n’était pas une organisation, c’était un simple mot derrière lequel il y avait Saito sensei donnant ses directives à ses élèves.

Et quand Saito sensei est mort, ce que je lui avais annonçé en 1992 s’est réalisé : ses élèves n’ayant plus l’aura du "père" qui les tenait ensemble se sont divisés. Quant aux chefs de file d’Iwama ryu en Europe, pourfendeurs au temps de leur splendeur de l’enseignement du Hombu dojo, ils n’ont rien trouvé de mieux que de faire allégeance à l’Aikikai.

Tout cela est assez pitoyable et c’est justement ce que je voulais éviter en oeuvrant pour la création d’une structure qui aurait pu se substituer au maître, le jour de sa disparition. Une organisation de tous les uchi deshi. Croyez moi j’y ai consacré du temps et de l’énergie. A cet égard, il est assez cocasse de lire que j’aurais du discuter autour d’une table. Pouvais-je honnêtement le faire davantage ?

N’ayant pas, malgré ces efforts, convaincu maître Saito de l’intérêt d’une organisation des uchi deshi, je n’avais qu’une alternative. Ou bien continuer à l’inviter à titre personnel, comme je l’avais fait auparavant, en m’asseyant tranquillement sur mes convictions et en jouant sans trop d’états d’âme au petit jeu d’Iwama ryu, faisant momentanément ma place au soleil aux côtés de quelques autres. Ou bien essayer d’être fidèle à ce que je croyais juste, c’est à dire créer une organisation qui serait capable le jour venu de servir de support et de relais à la transmission de l’Aikido takemusu. J’ai opté pour cette deuxième solution. Ce faisant je me suis placé un peu en marge, ne suivant pas la route "officielle" iwamarienne et prêtant pour cette raison le flanc aux manoeuvres de quelque personnes charitables.

Tout ceci explique pourquoi TAI n’a pas invité Saito sensei, alors même qu’à titre personnel j’entretenais avec maître Saito une relation de confiance qui ne s’est jamais démentie malgré tout ce que la duplicité peut imaginer pour provoquer des rupture.

Enfin, pour répondre à votre dernière remarque, sachez que je la reçois comme possiblement juste. J’indique d’ailleurs dans la fable que j’ai longtemps hésité avant de "conter ces gesticulations minuscules".
Pendant dix années - ce n’est pas rien dix années - je n’ai pas réagi à ce que vous appelez des "divergences" et qui porterait de manière plus adéquate à mon sens le qualificatif d’abjectes turpitudes. Si je n’ai pas répondu ce n’est pas que j’ignorais ce qui se faisait dans mon dos, c’était par choix délibéré. Car je partage votre avis qu’il n’est pas bon de porter sur la place publique des problèmes de nature personnelle. Cependant, la linotte a franchi une limite qui fait que cette affaire ne concerne plus seulement ce que vous appelez "des problèmes d’hommes", mais concerne l’avenir du développement de l’Aikido en Europe. Et il me semble que je ne serais pas à la hauteur des responsabilités que j’occupe aujourd’hui si je laissais qui que ce soit capturer à son profit personnel l’enseignement qu’O Sensei plaçait si haut qu’il l’a dédié à l’humanité entière.
Savez-vous que maître Tadashi Abe, quand il quitta la France en 1960, fit une mauvaise blague au malheureux André Nocquet, il lui vendit l’exclusivité de l’enseignement de l’Aikido pour l’Europe. Que croyez vous qu’il advint ? André Nocquet intenta ensuite des procès à tous ceux qui osaient enseigner l’Aikido sur le continent. S’il avait gagné, aucun de tous les maîtres qui ont enseigné en Europe ces quarante dernières années n’aurait pu le faire. Ne croyez vous pas qu’il y a un point au-delà duquel on devient complice quand on accepte sans réagir certaines dérives.

Alors me direz-vous, j’aurais pu réagir sur cette question qui concerne l’intérêt général sans pour autant faire référence à tous les éléments personnels que révèle la fable. Sur ce point c’est le professeur d’Aikido qui répondra. Il faut dans toute la mesure du possible éviter d’attaquer, mais si pour une raison ou pour une autre on est contraint de le faire, alors il ne faut pas le faire à moitié.
Il faut mettre sa vie entière dans cette attaque, car il ne s’agit pas d’envoyer une pique comme on le fait dans un salon parisien, il s’agit d’abattre un danger mortel.

Je ne croyais pas, Tom, que cette réponse m’amènerait si loin. J’ai essayé de répondre à votre critique avec honnêteté.

M. VOARINO, tout d’abord je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre si précisément.
Ensuite, je vous avoue ne pas très bien comprendre : y-a-t-il actuellement une action en cours, ou une menace d’action, contre vous ou TAI pour l’usage abusif du nom d’IWAMA et/ou TAKEMUSU ? Et dans l’affirmative émane-t-elle directement de M. TOUTAIN ou alors de M. VAN PARYS ?
Je ne vous pose pas ces questions par curiosité mais pour un souci de clarté vis-à-vis de tous les yudanshas qui sont, comme moi, étrangers à ces problèmes.
En effet, que ces noms soient protégés signifie, à mon sens, une protection envers des contrefaçons (de ken ou de jo, par exemple) et non envers un enseignement (là on retombe sur un problème d’Homme).

Il faut savoir ce que parler veut dire.

Quand on écrit à l’encre rouge, en plein centre d’une page d’accueil d’un site web, sous une rubrique soulignée en gras "Dojos reconnus Iwama" le texte suivant qu’a relevé Marc :
"... l’appellation Iwama a été déposée pour le Bénélux. Seule la liste des dojos ci-dessous sont autorisés à utiliser le nom Iwama.", on vise d’une manière parfaitement explicite le nom des dojos. Il n’est pas question ici de ken de jo ou de je ne sais quel colifichet estampillé Iwama. Et il n’est pas nécessaire de posséder un doctorat de sémasiologie pour comprendre que ce texte est une tentative d’intimidation, une menace tout à fait claire adressée aux responsables de dojos : "Au nom de la Loi, vous ne pouvez pas vous appeler comme ça !" Et voilà que dans la série des bouffonneries, après "Le gendarme de Saint-Tropez" nous avons maintenant "Le gendarme d’Iwama".

Peu importe, Tom, que de telles pitreries se passent en Belgique en France ou ailleurs. Ce que je vois moi, ce sont des hommes qui ont toujours besoin de s’abriter derrière un quelconque bouclier,ici celui de la loi, pour tenter d’exercer une parcelle de pouvoir. Je leur conseille de méditer un peu cette phrase d’un monsieur qui ne se cachait pas derrière des règlements :

"Les anciens utilisaient les piliers et les arbres comme boucliers, mais c’est une erreur. Nous ne devons pas davantage compter sur d’autres protections. Notre esprit est le véritable bouclier."
Morihei Ueshiba "Budo" p35 de l’édition anglaise

Bonjour,
J’ai bien lu vos différents messages, je suis même sur la photo que vous présentez lors du stage de Dinard et je m’étonne...
Oui, je ne comprends pas.. L’ensemble des gens (j’en fais modestement partie intégrante) qui ont séjournés à Iwama et qui souhaitent voir perdurer l’aiki de Me Saito, ne devraient-ils pas réussir à "cohabiter". L’interêt que nous portons à notre pratique ne devrait il pas se substituer au désir de représentation et de reconnaissance ? Chacun cherche sa voie soit, mais le dénigrement des personnes via internet ne me semble pas dans l’esprit Budo. Vous connaissez Daniel, n’était il pas plus simple de décrocher un téléphone ou de s’asseoir autour d’une table pour discutter clairement et que chacun reparte avec ses opinions soit, mais surtout respect de la différence. J’enseigne moi aussi et jamais je permettrai de remettre en cause un autre enseignant de cette manière (qu’il soit Iwama, FFAB, FFAAA...). Car cela ne fait que nourrir les ragots et rumeurs en tout genre qui donnent des armes aux personnes qui ne considèrent pas notre pratique.
En tout cas, nous avons beau être des pratiquants d’un art de paix, nous ne sommes qu’au début de la voie...

Mr AIKIDOKA,
ne serait-il pas plus intéressant de nous dire qui vous êtes ?!
toute personne peut prétendre être sur la photo du stage de Dinard et faire “modestement partie intégrante” de l’ensemble des gens qui ont séjournés à Iwama (attention c’est une marque déposée) et qui souhaitent voir perdurer l’aiki de Me Saito (probablement une marque déposée aussi)...

Vous parlez de :

  •  "cohabiter"
  •  "dénigrement via internet"
  •  "non respect de la différence"
  •  "la remise en cause d’un autre enseignant"
    des propos qui laissent penser que vous ne connaissez vraiment pas la situation et de quoi s’agit-il exactement, mais vraiment pas...
    lisez.. lisez.. lisez.. informez-vous.. informez-vous.. informez-vous "enseignant d’un art de paix"..
    je laisse l’honneur à Me Philippe Voarino de répondre à votre intervention, il est plus concerné et bien mieux placé que moi..
    En tout cas, Merci de votre intervention très innocente...
  • Aikidoka, bonsoir. Connaissez vous les temples d’Abou Simbel ? Dans les années 1960 ils étaient menacés d’être submergés par les eaux du Nil en raison de la construction du barrage d’Assouan. Les architectes de l’UNESCO découpèrent ces temples en milliers de morceaux pour les préserver et les reconstruire un peu plus haut.

    Pour préserver l’Aikido de Morihei Ueshiba, maître Saito entreprit une tâche analogue. Il découpa l’Aikido en morceaux (c’est ce que nous appelons kotai) afin que tous ses éléments puissent en être conservés intacts et le jour venu (au delà du niveau du 3ème dan) être assemblés à nouveau. Et l’on peut dire que si le génie d’O Sensei fut de découvrir l’Aikido, celui de Morihiro Saito fut de mettre au point une méthode de transmission d’une extrême rigueur et d’une extrême fidélité. Il fit cela parce que 23 année de vie commune avec O Sensei lui avaient permis de voir ce que personne d’autre n’avait vu parmi tous les élèves du Fondateur. Pour cette raison, maître Saito était imprégné du sentiment qu’il avait une véritable mission : celle de transmettre l’Aikido d’O Sensei sans en changer la moindre virgule.
    Et toute sa vie, il s’est battu pour faire admettre et reconnaître que l’art qu’il enseignait n’était rien d’autre que l’Aikido de Morihei Ueshiba. Il eut même un tel souci de ne pas modifier le moindre détail qu’il en abdiqua jusqu’à un certain point sa propre personalité afin que les gens qui n’avaient pas eu la chance de voir O Sensei puissent le voir à travers lui.
    Alors je vous en prie, arrêtez de parler de "l’Aikido de maître Saito". Parce que lui même s’est toujours élevé contre cette idée et a toujours expliqué que sa raison d’être n’était pas de développer un Aikido personnel mais de présenter une réplique fidèle et scrupuleuse de l’Aikido d’O Sensei.

    A cet égard, permettez-moi d’ailleurs de dire sans aucune polémique que l’expression Iwama style est extrêmement réductrice, en ce sens qu’elle laisse supposer que ce qui est enseigné à Iwama n’est qu’un style d’Aikido, et par conséquent, à la limite, une modification, une variante de l’Aikido, la variante d’Iwama. Ce qui est un contresens bien sûr. A Iwama enseignait chaque jour O Sensei, et O Sensei n’enseignait pas une variante de l’Aikido, il enseignait l’Aikido. L’Aikido d’Iwama n’est pas un style d’Aikido, c’est l’Aikido tout court. Voilà pourquoi j’ai toujours été opposé à l’utilisation de ce terme. Je l’ai dit un jour à maître Saito. Il m’a répondu à peu près textuellement ceci :

    "Philippe, ce n’est pas moi qui l’ai choisi. Ce sont les Occidentaux qui ont pris l’habitude de désigner ainsi la pratique d’Ibaraki. Le terme s’est imposé au fil des années et il est resté."

    Je lui ai répondu que c’était un piège. J’aurais aimé me tromper, mais ce n’est pas le cas : il y a aujourd’hui un Aikido "officiel" et ce n’est pas celui d’Iwama. Demandez à nos fédés.

    Alors le dénigrement maintenant. D’abord, dénigrer vient de nigra, noir. Or je n’ai noirci rien ni personne, j’ai donné des faits. Les faits sont têtus, et s’ils ne sont pas à l’avantage de l’un ou de l’autre, ce n’est pas de ma faute. Sans retenir donc cette notion de dénigrement je répète ce que j’ai déjà dit dans ces colonnes en réponse à une remarque du même type que la vôtre : j’ai longtemps hésité à porter sur la place publique ce que vous qualifierez peut-être de "déballage". Et j’ai expliqué comment la raison qui m’a déterminé à le faire n’a rien à voir avec les motifs personnels que vous me supposez. Je vous renvoie à cette précédente explication. Ceci dit je ne me dérobe pas et pour le cas ou vous n’entendriez pas mon premier argument je vais tenter d’être plus explicite encore.

    Savez-vous avec quelle remarque Winston Churchill accueillit Joseph Chamberlain qui venait de signer les accords de Munich en septembre 1938 aux côtés du Président Daladier ? Celle-ci :

    "Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre."

    L’histoire lui donna raison. Il existe des situations où la discussion et le compromis ne sont pas acceptables. Quand un homme a des visées totalitaires, il ne sert à rien de lui tourner autour avec le langage de la démocratie et du respect des autres comme vous dites, c’est peine perdue. Et d’un autre côté, ne rien faire, se draper dans sa dignité (ce que certains appellent la sagesse), c’est en réalité laisser le champ libre aux excès d’un tyran (ou d’un apprenti tyran). C’est tellement confortable n’est-ce pas de ne pas choisir ou de faire un choix qui donne bonne conscience. C’est ce qu’on appelle se nourrir d’illusions. Dans certains domaines, quand deux chemins se présentent à vous, le meilleur moyen de ne pas se tromper c’est de choisir le plus difficile. Sur ce chemin il y aura toujours comme vous dites, les ragots, les rumeurs et toute l’amertume du monde pour vous mettre au pilori. Mais de tout cela on se débarrasse en se secouant une bonne fois. Pourquoi avoir peur ?
    Et la paix que vous invoquez ne se présente certainement pas comme le résultat de nos abdications. Peut-être êtes vous chrétien. Rappelez-vous que Jésus a chassé les marchands du Temple. On trouvera toujours des bons esprits pour dire qu’il a eu tort de ne pas être plus diplomate.

    Enfin, si je n’avais pas un profond respect de la différence, croyez vous sincèrement que j’accepterais de recevoir toutes ces opinions qui me sont contraires ? Croyez-vous que je consacrerais tout ce temps à leur répondre ? Ne croyez-vous pas que cet effort de communication plaide pour tout l’opposé des travers que vous me prêtez ?

    Je suis consterné de constater que des pratiquants d’Aikido perdent de vue l’esprit même de l’art martial qu’ils pratiquent. Ont-ils jamais compris quelque chose à l’Aikido ? Je ne parle pas pour toi, Philippe, tu es l’offensé, tu as donc le droit et même le devoir de te défendre. L’Aikido ne se résume-t-il qu’à une question de sous ? A une question de prérogatives ? Si cela est véritablement leur point de vue, je les plains de tout mon coeur car ils sont bien pauvres. Et aussi, ont-ils si peu de courage qu’ils ne savent pas discuter de personne à personne pour régler le - ou les - problème(s) ? Faut-il donc en venir directement aux lois (bien souvent interprétées à leur avantage) pour faire admettre leur point de vue ? Si c’est tout ce qu’ils ont retenu de leur années d’étude, c’est un bien maigre bagage. Cela me fait penser que sur le site de Wikipédia, à la rubrique : Takemusu Aiki Intercontinental, il est renseigné que c’est Maître SAITO qui a crée TAI. Je me demande où ils vont chercher leurs informations. Poursuivre cette discussion me déprime car je me faisais une autre idée des Aikidoka, surtout d’un certain niveau.

    Juste par rapport à l’article de wikipédia cité dans le message ci-dessus, il faut savoir que le principe de cette encyclopédie est que tout le monde peut écrire ou modifier un article ; donc si on considére qu’il y a une erreur, chacun peut corriger. Par contre, dans cet article figure bien le fait que TAI est une organisation formée par des élèves de Maitre Saito.

    Pour répondre à M. VERSTRAETEN,
    Je suis également consterné et pourtant je suis aussi un élève de Daniel TOUTAIN...
    Il y a donc bien un problème dans le monde de l’AIKIDO.

    Je précise en outre, n’avoir jamais entendu Daniel critiquer M. VOARINO, en tout cas sur un plan technique.
    Ce sont donc bien des problèmes d’Homme et non de pratique. Or, je pense que nous serons tous d’accord pour dire que l’essentiel est dans la pratique. Donc pratiquons !

    Bonjour,
    Merci M. Voarino pour votre réponse.
    Pour répondre à Charles tout d’abord, je ne pense franchement pas être si innocent que cela...
    Effectivement j’étais au stage qui se déroulait à l’époque au CREPS de Dinard, je peux même affirmer qu’avant ce stage, un autre séminaire avait eu lieu avec Patricia Guerrit au même endroit... Depuis cette époque je pratique l’aikido enseigné par Me Saito et son fils. Je me suis rendu à Iwama et paricipe aux différents stages donnés par ces enseignants depuis plus de 10 ans.. En fait je n’ai connu vraiment aucun autre aikido...Je suis un élève de Daniel depuis de nombreuses années, et suis plutôt impliqué dans l’Aïkido.. Je ne suis pas si innocent que cela en fait...
    Je partage tout à fait le point de vue de M Voarino concernant la dénomination de l’aikido Iwama. Moi même, je ne parle que d’aikido, mais cette différenciation n’est faite que pour illustrer des divergences techniques avec d’autres courants..
    Je crois effectivement qu’il est important de défendre ses opinions et regrette l’usage abusif qui peut être fait dans l’utilisation des termes Iwama.. Mais cela va dans les 2 sens, n’importe qui peut se prétendre de cette école sous pretexte qu’il à vu un tel pendant 2 heures et assisté à ses cours..
    N’est-ce pas ce qui s’est passé avec Ô Sensei... ? Toutes les personnes qui n’allaient que ponctuellement à ses cours ou qui n’étaient éléve que sur une courte période ?? Alors que seul Morihiro Saito s’est dévoué corps et âme pendant 23 ans...L’histoire n’est qu’un perpetuel recommencement....
    Merci en tout cas de laisser les opinions s’exprimer, il faudrait plus d’échanges du genre..
    Et Le tatamis doit rester un endroit à privilégié...

    Pratiquer, oui, c’est un beau programme Tom. Mais j’ai vu tant de pratiquants sincères se réveiller après 20 ou 30 années de pratique justement, et réaliser qu’ils n’avaient donné tout leur enthousiasme, tout leur coeur, et des efforts sans compter que pour arriver finalement sur une voie de garage !

    Il faut songer à ce que cela veut dire.

    Et c’est mon rôle de mettre le doigt sur ce problème. Ca fait mal peut-être, je suis d’accord avec André. Mais si l’on attend sans rien faire, ça risque de faire bien plus mal encore plus tard, quand il sera trop tard. Et s’il est une chose difficile à constater chez un homme qui a accompli un parcours censé le conduire à l’épanouissement, c’est bien l’amertume.

    Le choix d’un enseignant est une chose essentielle. Maître Tamura m’a écrit un jour que si le coeur n’est pas juste, la technique ne peut pas l’être non plus, même si l’apparence crée parfois une illusion de justesse. C’était une critique qu’il m’adressait personnellement et, curieusement, parce que je venais de choisir mon maître, Morihiro Saito. Je ne sais pas si sa critique était justifiée ou si elle répondait à des préoccupations d’un autre ordre. Mais quoi qu’il en soit, je le remercie de cette idée que je fais mienne aujourd’hui. En effet, la nature d’un homme, son attitude dans l’existence, ne sont pas indifférentes quant à sa capacité de recevoir, de comprendre et de transmettre une connaissance telle que l’Aikido. Si l’on enseigne certains principes sur un tatami et que l’on se comporte dans la vie publique en contradiction flagrante avec ces mêmes principes, il y a là une indication qui devrait en toute logique être prise en considération par l’élève dans le choix du maître. La responsabilité de l’élève est engagée dans ce choix. Et quand j’entends des phrases du type "Untel fait bien nikyo, ça me suffit.", je me dis qu’il est bien facile de s’asseoir à côté du Tao. L’Aikido propose un tout autre chemin.

    M. VOARINO, je ne comprends pas pourquoi vous parlez d’aller vers une voie de garage, Daniel a comme vous été formé à IWAMA et ses plus anciens élèves disent que sa manière de pratiquer correspond à l’enseignement de Me SAITO. Il n’essaie pas à ma connaissance de créer un AIKI-TOUTAIN-DO. Au contraire son souhait est de rester le plus fidèle possible à l’enseignement qu’il a reçu.
    D’autre part, comme vous le dites vous-mêmes :
    "A cet égard, permettez-moi d’ailleurs de dire sans aucune polémique que l’expression Iwama style est extrêmement réductrice, en ce sens qu’elle laisse supposer que ce qui est enseigné à Iwama n’est qu’un style d’Aikido, et par conséquent, à la limite, une modification, une variante de l’Aikido, la variante d’Iwama. Ce qui est un contresens bien sûr. A Iwama enseignait chaque jour O Sensei, et O Sensei n’enseignait pas une variante de l’Aikido, il enseignait l’Aikido. L’Aikido d’Iwama n’est pas un style d’Aikido, c’est l’Aikido tout court. Voilà pourquoi j’ai toujours été opposé à l’utilisation de ce terme. Je l’ai dit un jour à maître Saito. Il m’a répondu à peu près textuellement ceci :

    "Philippe, ce n’est pas moi qui l’ai choisi. Ce sont les Occidentaux qui ont pris l’habitude de désigner ainsi la pratique d’Ibaraki. Le terme s’est imposé au fil des années et il est resté.""

    Par conséquent, je ne comprends pas pourquoi vous défendez avec tant de violence un simple mot qui ne désigne en rien une pratique, puisque nous pratiquons tous de l’AIKIDO ?
    regretteriez-vous de ne pas l’avoir déposé vous même ?

    Je tiens également à préciser une chose, qui est visible sur le site de Daniel TOUTAIN www.aikido-france.net, ce n’est pas en 1994 après ce fameux stage de Dinard qu’il est allé à IWAMA la 1ère fois, mais en avril 1993, soit 8 mois avant ce stage, et 6 mois après avoir été présenté à Me SAITO par Paolo CORALLINI, suite au stage organisé par ce dernier à TURIN en novembre 1992.

    Vous aviez raison M. VOARINO lorsque vous disiez :
    "une simple connaissance de la chronologie des évènements de l’histoire de l’Aikido permet déjà à elle seule d’éviter bien des confusions."

    Quoiqu’il en soit : la solution est dans la pratique.

    Cordialement.

    Sous le Soleil, toute action, Tom, crée une réaction. C’est pourquoi l’Aikido prône le non-agir, ce que les Chinois appellent wu wei. Mais attention, le non-agir ce n’est pas l’inaction, ce n’est pas rester assis "en attendant que ça passe". Le non-agir c’est au contraire l’action totale, parce que c’est l’action en conformité avec les lois de l’Univers. Reste à savoir bien-sûr quelles sont ces lois, reste à les reconnaître. Je vous remercie de l’occasion que vous me donnez d’expliquer ce point à partir d’un cas concret.

    Dans l’affaire qui nous occupe, quelle était l’action initiale ? C’était la tentative menée par un homme d’accaparer, dans le cadre de son intérêt particulier, un nom qui est d’intérêt général et destiné à servir l’intérêt général. Ce qui est d’intérêt général est yang Tom, c’est la lumière destinée à éclairer l’humanité entière. Ce qui est d’intérêt particulier est yin, c’est l’ombre dans laquelle depuis que le monde est monde les manoeuvres des uns et des autres infléchissent le cours de ce que nous appelons l’histoire, que ce soit avec un petit ou avec un grand h. La tentative d’appropriation du mot Iwama ne s’est pas opérée de manière franche et légitime par le consensus et la reconnaissance spontanée et générale de la valeur d’un homme ou d’un groupe d’hommes. Elle s’est opérée de manière larvée, dissimulée, par une sorte d’intimidation et de chantage menés sur les consciences au moyen de règlements et de lois qui ont certes une valeur dans le cadre de la société marchande mais qui n’appartiennent pas au monde fier et sans peur que propose l’Aikido.

    On parle beaucoup et souvent de manière très vague de l’implication de l’Aikido dans la vie de tous les jours. Essayons si vous voulez bien de faire en sorte que tout cela ne reste pas à l’état de belles paroles. Essayons pour une fois un peu de pratique. Quel est donc l’enseignement de l’Aikido dans une telle situation ? Il est parfaitement exprimé par O Sensei dans cette parole des Kuden :

    "Deux plus huit égalent dix. Quatre plus six égalent dix. Cinq plus cinq égalent dix."

    Si l’énergie adverse vient vers vous avec une valeur de 2, pour être en conformité avec la grande loi d’harmonie du monde, vous devez lui appliquer une valeur de 8. Il n’y a pas de violence la-dedans Tom. C’est ainsi, qu’on le veuille ou pas. C’est d’ailleurs pour cela que les Stoïciens enseignaient que le meilleur moyen d’avoir tout ce que l’on veut c’est de vouloir ce que l’on a. La force qui a voulu s’approprier le mot Iwama étant une force infiniment yin, il était normal que je lui réponde de la manière la plus yang possible, en pleine et éclatante lumière. Ce que j’ai fait.

    Ceci me permet donc de rejeter comme non adéquat le terme de violence que vous avez utilisé pour qualifier mon action.

    Vous semblez reprendre à votre compte les réserves que j’ai indiquées dans un précédent courrier quant à l’utilisation abusive et impropre qui est faite du mot Iwama, et vous n’êtes pas le seul dans ce cas. J’en suis tout a fait heureux, et je ne réexpliquerai pas une fois encore pourquoi le mot Takemusu me semble beaucoup plus légitime pour faire référence à l’Aikido d’O Sensei.
    Mais que je sois convaincu de cela ne m’empêche tout de même pas de considérer la réalité suivante, même si je la regrette : le mot Iwama s’est très largement imposé au plan mondial pour qualifier l’enseignement transmis par Morihiro Saito à Iwama. C’était évidemment un raccourci commode que de dire Iwama style, et l’on sait combien les anglo-saxons, qui l’ont fait adopter, sont friands de raccourcis. Dès lors, ce nom chargé d’un sens très fort est devenu un emblème, un symbole. Et c’est à ce titre que je me suis opposé à son appropriation et à son utilisation par des intérêts particuliers. Que diriez-vous si quelqu’un déposait par exemple la propriété industrielle du nom Paris et empêchait le reste du monde de l’utiliser pour cause de copyright ?

    Vous émettez l’hypothèse, in cauda venenum, que je regrette peut-être de ne pas avoir déposé moi-même, en lieu et place de votre professeur, le terme Iwama. Cette supposition montre combien le fossé est grand entre la conception que j’essaie de proposer, qui exige qu’on prenne un peu d’altitude, et la sordide arrière pensée en quoi vous la transformez. Mes efforts dans ce domaine ont visé a montrer en quoi l’appropriation d’un terme général à des fins personnelles est une attitude inqualifiable et inacceptable. Et voilà que vous me supposez comme ambition ce que précisément je dénonce. Il ne faut tout de même pas inverser les rôles.

    Si je n’ai pas pu vous faire accéder à la vision qui est la mienne au point que vous fassiez une telle réflexion, il ne sert à rien que je développe d’autres arguments. Cependant, si vous êtes honnête vous ne pourrez pas ne pas réagir à l’information suivante.

    Vous imaginez sans doute, comme je l’ai lu ici et là, que TAI est un nom protégé et que décidément M. Voarino ne manque pas de toupet de reprocher aux autres ce qu’il trouve bon et naturel pour lui-même. A une telle réflexion je répondrais deux choses.

    Premièrement, il faut comparer ce qui est comparable. Protéger le nom de son association n’est pas la même chose que de revendiquer un droit régalien sur un terme qui ne vous appartient pas.

    Deuxièmement, eh bien non Tom, le nom de TAI n’est pas "protégé", il n’est déposé nulle part dans aucun registre poussiéreux, vous pouvez vérifier. C’est d’ailleurs pourquoi quelques stratèges italiens sans scrupules ont trouvé commode de profiter à bon marché de l’image de TAI et ont créé récemment une association nommée ... TAI (Takemusu Aiki International). Elégant n’est-ce pas ? Et pourquoi croyez-vous que le nom de TAI n’est pas protégé ? Par négligence ? Non, Tom, ni par négligence, ni par oubli, ni par faiblesse d’esprit. Par principe. TAI affronte la réalité du monde l’esprit libre. Libre de toute illusion inutile, et surtout de cette frileuse croyance que les pauvres remparts que nous dressons autour de nous seront de quelque utilité le jour venu. En agissant ainsi, TAI est parfaitement conforme au principe de l’Aikido et n’adopte pas un langage sur le tapis et un autre tout différent en matière de politique. Adhérer à TAI, ce n’est pas simplement apprendre à faire kote gaeshi, c’est adhérer pleinement, dans tous les registres de la vie, à l’enseignement de l’Aikido. N’entendez-vous pas les paroles d’O Sensei :

    "Eclaboussez de lumière la lisière obscure entre la vie et la mort. Indifférent à tout ce qui peut arriver, soyez prêt à recevoir la totalité de la violence ennemie et à voir la mort en façe. Alors le chemin traçé entre les deux royaumes s’éclairera sous vos yeux."
    O Sensei "Budo", p 37 de l’édition française.

    Croyez-vous que celui qui accepte un tel discours dans toute sa profondeur puisse décemment s’accomoder d’une inscription à l’"Institut National de la Propriété Industrielle" ? Les hommes et les femmes de TAI ont une autre attitude face à l’existence que cette pusillanimité maladive qui inscrit des copyright partout. Avez-vous eu le moindre mal à télécharger des photos ou des vidéo sur le site TAI ? Pas de copyright Tom. La moindre censure vous a-t-elle jamais empêché d’écrire et d’exprimer votre opinion ? Aucune censure Tom. Cela porte un nom : la liberté. Et l’attitude des hommes qui acceptent et mettent en oeuvre cette idée de liberté au risque de "recevoir la totalité de la violence ennemie et voir la mort en face", cela aussi porte un nom, Tom, cela s’appelle le courage.

    Vous pouvez le constater, je ne donne rien d’autre que des faits. Apprenez à considérer les faits davantage que les paroles. Appuyez vous sur les faits pour bâtir votre conviction. Ne croyez pas comme dans votre deuxième message tirer un argument majeur de quatre mots écrits sur une notice biographique par l’intéressé lui-même. Quand c’est possible, vérifiez toujours. Pour ma part, ce que j’avance je l’ai vécu. Je ne le dirais pas sans cela.

    Ceci dit, je n’essaie de démolir personne ni de promouvoir qui que ce soit. J’informe, c’est bien différent. Ca surprend dans un monde où l’on a tendance à véhiculer des mythes. Je fais ce que j’ai à faire, sans trop d’illusions d’ailleurs, mais ça n’a pas d’importance, ce qui compte c’est la conformité de nos actions, ce n’est pas leur résultat. Tant mieux si quelques unes des graines que je sème voient le jour.

    Monsieur Voarino,

    Je ne sais si vous vous souvenez de moi. Je me présente :

    Serge Maniey, élève de Daniel Toutain depuis Mai 1986, pour vous resituer qui je suis sur la photo de groupe réalisée lors du stage que vous avez donné le 27 et 28 novembre 1993 au CREPS de Dinard, je me trouve à votre droite. J’avais il y a quelques temps, entendu parler de la fable de l’éléphant et de la linotte, et par curiosité, je suis allé hier la lire sur votre site.

    Je vous écris donc, pour vous repréciser quelques faits, dans leur chronologie exacte...Vous les avez oubliés, en toute bonne foi sans nul doute, mais une probable rancune envers Daniel, a sans doute altéré votre mémoire d’éléphant..... et le discernement de grand budoka que vous êtes. Aux cotés de Daniel quasi quotidiennement depuis maintenant bientôt 20 ans, j’ai été le témoin privilégié de la recherche personnelle de mon maître et ami, tout au long de ses années de pratique martiale, et je ne peux laisser dire des propos uniquement supposés de votre part, à la limite de l’ignominie, au sujet d’une supposée vision mercantile de Daniel. Comme tout homme, il a certainement des défauts, mais pas ceux que vous lui prêtez... Je vais donc éclaircir quelques points avec des faits précis, pour qu’aucun malentendu ou quiproquos ne subsiste.

    On y va..

    Daniel a débuté l’Aïkido chez maître Masamichi Noro en 1968. Daniel a quitté ce grand maître au bout de 10 ans, quand ce dernier a enlevé le coté martial, de l’art d’O-Senseï, pour le transformer en Kinomichi. Daniel n’adhérait pas à cette vision des choses.

    Après une retraite solitaire en Ardèche pendant 6 mois, Daniel a rencontré un autre grand maître de l’aïkido qui n’est autre que Tamura Senseï, alors qu’il projetait déjà à cette époque de rencontrer Saïto senseï. En effet, les livres et les films, de Senseï venaient de sortir en France , Daniel à l’époque y travaillait déjà, mais d’une façon intuitive et empirique il est vrai. Cependant, charmé et conquis par la technicité et les qualités de coeur de Tamura Senseï, il a suivi ce dernier autant qu’il le pouvait (un déplacement au Japon n’était alors pas à la portée de tout un chacun). Vous avez dû certainement rencontrer Daniel, puisqu’il a été souvent l’uke de Tamura Sensei entre 1978 et 1982 (de nombreux films l’attestent). D’autre part, il a été respectivement DTR au sein de l’UNA puis Responsable Technique National au sein de la FFLAB - 4eme Dan - pendant que vous étiez encore ceinture blanche. Voilà les faits historiques... Il ne faudrait pas l’oublier...

    Quand j’ai rencontré Daniel en 1986, il était à la jonction de 3 expériences différentes. En techniques à mains nues, il faisait une synthèse incluant la technicité de Tamura Senseï et l’amplitude, la puissance, de Noro senseï. Je peux vous dire que ces cours-ci ont été les plus éreintants que j’ai connus dans ma carrière d’aïkidoka. Aux armes, nous n’avions pas les bases d’Iwama certes, ni des formes de corps correctes, mais les élèves de l’institut Rennais d’aïkido (nom de l’époque) connaissaient par coeur le programme des armes, selon les 2 volumes des premiers livres de Saïto Senseï. Chaque jour, Daniel nous dispensait un cours d’arme avec suburis et application à 2. Quand je vois les formes de corps que nous avions à cette époque, je suis mort de rire avec le recul que j’ai maintenant, mais ce qui me fait plaisir, c’est que le coeur et la sincérité y étaient à fond, et le sont toujours....

    En 1988, notamment en raison de graves épreuves personnelles, Daniel a tout remis en question.... Etant de moins en moins satisfait de l’aïkido qu’il pratiquait, il a décidé de changer totalement d’axe de travail, puisque personne à l’époque ne pouvait donner de réponse aux questions qu’il se posait légitimement... A ce moment là il n’a pas été compris dans sa démarche et a perdu quasiment tous ses élèves. ..... Je tiens à noter qu’à aucun moment, même s’il n’était plus d’accord avec leurs visions de l’Aikido, Daniel n’a jamais critiqué ses anciens maîtres : il leur est toujours resté reconnaissant de ce que ces derniers lui ont enseigné..... (pas d’articles du genre de votre fable sur "Maître Ramatu" franchement très irrespectueux de votre part, à l’opposé de l’esprit des Arts Matiaux).

    Daniel s’est donc intéressé au Win-chung . Il a établi un contact avec sifu Nino Bernardo résidant à Londres. Pendant 3 années nous avons pratiqué cet art d’origine chinoise très intéressant et enrichissant d’un point de vue martial (si on veut parler vraiment de l’aïkido en tant qu’art martial, il est bon d’avoir de bonnes et justes bases...) En 1989, Daniel était investi à 100% dans l’apprentissage du win chung et n’a pu donc venir rencontrer Saïto senseï que vous avez eu la gentillesse et la très bonne idée d’inviter en France. En tout cas ces 3 années ont été très enrichissantes, car moi même issu du Karaté pendant 5 ans avant ma rencontre avec Daniel, j’ai pu personnellement approfondir ma vision et mes sensations martiales d’une autre façon....Je me souviens en particulier de la gentillesse de Sifu Bernardo. Daniel, encore une fois avait eu une géniale intuition dans sa recherche.... Cependant, au fil du temps, Daniel mesurait que la dimension « Aiki » manquait profondément dans le win-chung. Courant 1990, il fut même tenté de créer son propre art martial, mélange de 3 ans de win-chung et 22 ans d’aïkido... Des keigogis ont même été créés par lui à cette occasion... Une sacrée époque.

    Nouveau revirement quelques mois après, où brutalement en un jour (comme dit au dessus, Daniel s’investit toujours à 100%) je retrouve le kamisama d’O senseï réinstallé.... Daniel a de nouveau reperdu la quasi totalité de ses élèves...... Quelques-uns sont restés et des débutants sont arrivés.Ils sont à l’heure actuelle le noyau des anciens qui pratiquent aujourd’hui autour de lui au sein de son école..... A part quelques plus anciens pratiquants, issus de chez maître Noro, de chez Daniel Martin, ou anciens élèves de Daniel, qui avaient perdus contact avec lui quand ce dernier est venu s’installer à Rennes en 1981.... Voici grosso modo le noyau des enseignants d’Iwama Ryu France aujourd’hui.

    En 1992 Daniel, comme un long aboutissement à sa pratique de budoka, a senti qu’il devait rencontrer Saïto senseï

    Le 1er contact que nous avons eu avec l’école d’Iwama, a été lors d’un stage dirigé par le très talentueux Hitohiro Saïto Senseï, en 1992 à Paris. J’y étais. Ce stage avait été organisé conjointement par Patricia Guerri et Daniel Martin. Nous n’avions pu venir que le dimanche matin puisque Daniel animait un stage la veille chez 2 de ses anciens élèves de Paris.... Trouvant la pratique plus qu’intéressante, (nous n’avions pas vu les armes mais uniquement le taï jutsu), Daniel a décidé de rencontrer directement Saïto senseï lors d’un stage prévu en Italie en avril 1993 organisé par Paollo Corallini. Bien sûr entre temps il a pris contact avec tous les élèves de Saïto Senseï. Personne ne le conteste. Ce fut le cas notamment de Mme Patricia Guerri, de Mr Paollo Corallini, de Mr Lewis De Quiros, au même titre que vous M.Voarino.

    Voici donc l’ordre chronologique REEL des évènements :

    En 1er Patricia Guerri nous a fait l’honneur d’animer un stage au Creps de Dinard le 16 et 17 janvier 1993.

    Puis Daniel est allé en avril 1993 en Italie. Ce fut la grande révélation pour Daniel. Lors de ce stage il a été présenté personnellement à Senseï par Paolo Corallini. Il me dit souvent que la 1ère fois qu’il a vu les formes de corps de Saïto Senseï il a eu l’impression de voir O Senseï dans les films.

    Dans la foulée, Daniel a fait son premier séjour Ushi-deschi à Iwama auprès de Senseï. Il en est revenu, je me souviens, complètement transformé, dans sa pratique comme dans son approche de l’aïkido : enfin Saïto Senseï, le plus ancien élève d’O Senseï lui révélait la véritable profondeur de cet art. De toutes les questions que Daniel se posait au fur et à mesure de ses 25 ans de pratique, Senseï lui en apportait les réponses, sous un regard novateur sur le sens de sa pratique : le takemusu. Je vois encore Daniel, noircir des cahiers d’écoliers, de toutes les notes qu’il prenait au fil du temps. A cette époque, nous, les anciens, étions très secoués, car Daniel nous faisait changer tous les jours nos formes de corps : Il avait du mal à nous enseigner l’aikido traditionnel, car il était lui même en pleine recherche, avide d’apprendre. C’est pour cette raison qu’il a contacté beaucoup d’élèves de Saïto Senseï . Comme vous.

    Sur cet engouement, il a emmené une dizaine d’élèves dont je faisais partie, avec lui au stage qu’animait Senseï à Copenhague au mois de septembre de la même année. (des photos sur notre site, peuvent le confirmer).

    Ensuite et seulement après, Daniel vous a invité le 27 et 28 novembre 1993 au Creps de Dinard. Je me souviens qu’à ce stage vous parliez déjà de votre organisation, Takemusu Aïki Intercontinental. Et que Daniel vous avait répondu poliment que même si votre projet était louable, pour lui seule la pratique comptait. Il n’a jamais dérogé à ce credo.

    Alors quand je vois sur votre site "Daniel Toutain s’initiait pour la première fois à l’aïkido Takemusu", j’affirme que ce n’est pas vrai. Votre mémoire des faits n’est pas précise..... D’ailleurs, plusieurs autres personnes d’autres dojos, pourront le confirmer également.

    Daniel a ensuite fait venir Lewis De quiros (qui avait passé 8 ans à Iwama), au mois d’avril 1994 au Creps de Dinard également.

    Puis en Octobre 1994, Patricia Guerri a invité à Paris Hitohiro Senseï. Nous étions plusieurs venant de Rennes.

    Puis ensuite ce fut le tour de Paollo Corallini d’être invité à Cesson Sévigné en Février 1995. Juste avant le 1er stage où Daniel a invité Hitohiro Senseï en octobre 1995. Il y avait d’ailleurs plusieurs sempaï d’iwama comme Patricia Guerri, Paolo Corallini, Lewis de Quiros etc..... Par contre M. Voarino, vous, je ne vous ai jamais vu dans aucun des stages de Saïto Senseï et de son fils, que j’ai pu faire en France et en Europe (15 précisément de 1993 à ce jour). En fait je ne vous ai jamais revu depuis le stage que vous avez dirigé en novembre 1993 à Dinard....... Voilà pour la 1ère chose.

    Pour la vision mercantile que vous prêtez à Daniel, laissez- moi vous apporter les quelques éclaircissements et précisions dont vous avez besoin.

    Daniel, a déposé à l’INPI les noms iwama, iwama ryu et la calligraphie takemusu aïki, non pour se les approprier, mais pour défendre, tout comme vous, l’enseignement d’iwama, de Saïto senseï, de son fils, et au travers d’eux celui du fondateur. Daniel a voulu empêcher que soit associé à ces noms, des gens qui sous couvert de quelques stages, s’approprient un enseignement et une pratique qu’ils n’auraient pas sincèrement étudiés pendant de longues années. Vous n’êtes pas concerné, il me semble, puisque vous, ainsi que toutes les personnes que j’ai citées ci-dessus, sont élèves directs de Saïto Senseï. Vous êtes les Sempaï d’Iwama et personne ne vous le conteste. Daniel n’a jamais attaqué judiciairement quelqu’un de crédible, comme vous l’êtes, au niveau de votre pratique et votre expérience dans l’aïkido parce que vous employez le nom de takemusu ou d’iwama. Commes vous le dites si justement, ces noms n’appartiennent à personne. Daniel le sait bien. Ce qui a irrité Daniel, c’est de voir que des personnes, véritablement mercantiles elles, prétendent vendre des armes de l’école d’iwama, alors qu’elles n’en sont que de vulgaires imitations. Elles n’ont ni la forme, ni la densité requise. De plus elles sont grossières : j’ai un élève qui en a acheté par correspondance. Je sais donc de quoi je parle.

    De plus ces personnes n’ont sans doute jamais mis les pieds à Iwama, mais utilisent le nom et le logo déposé par Daniel pour vendre leur marchandise qui n’a pas les exigences requises.

    Comme vous, à chaque séjour à Iwama, Daniel a ramené des ken et jo, mais au vu de la demande des élèves de tous les dojos, il a pris la décision d’en faire fabriquer, dans la plus stricte correspondance possible aux originales. Car il est impossible de ramener plus de quelques ken et jo à chaque voyage. Vous le savez bien !!

    Je tiens à dire, d’autre part, que j’écris en mon nom propre, comme Sempaï de l’école de Daniel. J’ai été mis au courant de votre "fable", par quelques élèves. Daniel ne m’en a jamais parlé. Je ne sais pas s’il l’a lue. Vos vifs propos à son égard m’ont désagréablement surpris, surtout venant d’un budoka expérimenté comme vous. Mais ce qui me consterne encore plus, ce sont les inexactitudes et les contre-vérités qui sont tenues dans vos propos. Cette fable en fait est une affabulation.... Je ne vous blâme pas. Vous êtes libre de penser comme bon vous semble sur qui que ce soit... Mais connaissant personnellement Daniel, bien qu’il n’en dira rien, je le connais trop, il en sera profondément blessé et affecté....Et cela me navre profondément... Pour lui, comme pour vous.

    En tout cas beaucoup d’élèves de l’école de Daniel lui sont solidaires et veillent sur lui, sur ce qui peut lui arriver ou être dit à son propos. Du mieux que nous pouvons nous l’entourons de notre affection et de notre confiance. Il le mérite vraiment. J’espère simplement pour vous, que vous avez cette chance avec vos propres élèves.

    Serge Maniey - Liffré

    PS:Je tiens à apporter une rectification de mon message .
    Daniel, a vu pour la 1ère fois Saïto senseï en Italie et a été présenté à lui par Paollo Corallini en Novembre 1992 et non en Avril 1993 comme je l’ai cité dans mon message ci dessus.
    Le stage, où Daniel a invité pour la 1ère fois Patricia Guerri au creps de Dinard en janvier 93, a en effet eu lieu après sa 1ère rencontre avec Saïto Senseï. Mes archives me l’ont confirmé.
    Par contre, c’est en avril 1993, que Daniel a été pour la 1ère fois comme ushi-deshi à Iwama, dans le dojo D’O Senseï.
    Mes excuses pour cette erreur chronologique.

    Serge Maniey.

    Bonjour Serge.
    Savez-vous pourquoi j’ai écrit "La linotte et l’éléphant" sous la forme d’une fable et pas sous la forme classique d’un simple article d’information ? Par pudeur. J’ai trouvé qu’il n’était pas digne d’étaler publiquement une comptabilité lourde et malsaine des hypocrisies que j’évoque. La fable, forcément moins détaillée, plus allusive, était un moyen d’aborder les choses avec davantage de légèreté, tout en disant malgré tout ce que j’avais à dire.
    Votre long courrier me plonge à cet égard dans l’embarras car pour y répondre point par point, il faudrait que je fasse ici crûment le grand déballage de tous ces éléments que j’ai préféré laisser en demi-teinte. Je ne souhaite pas entrer dans ce genre de débat qui ne me semble pas conforme à l’éthique de l’Aikido. Sachez seulement que vous manquent la connaissance de certains faits pour que vous puissiez prétendre à une vision objective, et peut-être un peu de distance à l’égard de votre professeur pour que cette vision soit en plus impartiale.

    Cependant, j’ai du respect pour votre démarche et votre prise de position qui dénotent un courage qui manquait un peu au tableau dans cette affaire jusqu’à présent. Aussi je vous dirai quand même ceci. Si j’avais dû réagir en fonction des griefs personnels que j’avais à l’égard de votre professeur, j’aurais eu cette réaction il y a bien des années puisque la majeure partie des faits que j’évoque remonte à plus de dix ans. Si je n’ai pas réagi à l’époque c’est que j’estimais que cette affaire privée ne concernait que moi et que je n’avais pas à la porter sur la place publique. En revanche, quand j’ai eu connaissance que le groupe Iwama ryu utilisait sa pseudo propriété des termes Iwama et Takemusu pour menacer, intimider et exercer une pression, dans plusieurs pays d’Europe, sur des dojos légitimement fondés à se réclamer de ces termes, j’ai jugé que nous n’étions plus dans le cadre d’une affaire privée mais que c’était désormais l’intérêt général des pratiquants qui était en cause. Car au fabuliste que je suis vous auriez pu avoir la grâce dans votre courrier d’épargner la mauvaise fable de ces sabres en mauvais bois. Halte à la contrefaçon, Iwama ryu et Louis Vuitton même combat ! La ficelle est tout de même un peu grosse. La réalité est plus cynique : l’appropriation à l’INPI des termes en question est un véritable moyen de coercition, un instrument de pression dirigé vers les dojos et destiné à les placer bon gré mal gré sous l’autorité et le pouvoir de contrôle de l’organisation dirigée par votre professeur.
    Cette attitude ne me paraissait pas acceptable, et j’ai décidé qu’il était de ma responsabilité de réagir. Et quand on agit, on ne doit pas le faire à moitié. C’est pourquoi j’ai présenté l’affaire dans son contexte général et pas simplement sous l’un de ses aspects.

    Vous vous étendez quasi exclusivement sur l’aspect chronologique des faits dont vous n’êtes d’ailleurs visiblement pas très sûr, si j’en crois la rectification successive. Mais comprenez qu’eu égard à l’esprit de contrainte et au légalisme autoritaire manifestés et mis en place par Iwama ryu à l’échelle de plusieurs pays, cette chronologie ne revête qu’un caractère très secondaire, voire accessoire. Et qu’à trop vouloir la mettre en avant on finit curieusement par ne plus parler que de l’arbre qui cache la forêt et la réalité. Je ne vous ferai pas l’insulte de penser qu’il y ait une quelconque intention dans cette attitude et qu’elle soit de votre part délibérée.

    Bonsoir, monsieur Voarino.

    Je suis, comme beaucoup d’autres avant moi, avec, et après moi je l’espère, élève de Serge Maniey. Ce même Serge Maniey qui vous a répondu voilà peut être une semaine ou deux concernant votre fable. Je ne suis pas très vieux, je l’admets ( j’ai actuellement 17 ans) et ne suis pas forcément habitué à parler d’un art aussi merveilleux et unique qu’est l’aïkido comme un " connaisseur " ( mais ce terme seulement signifie t’il quelque chose ? ).

    Vous vous direz certainement " tiens ! l’élève de la linotte envoie pour l’appuyer ses propres élèves ! ".
    Tel n’est en tout cas pas l’esprit dans lequel je viens...

    Je reconnais effectivement que Serge nous a invité à venir voir votre message. Il ne l’a pas fait dans un but vilipendeur, comme vous pourriez vous y attendre, ou voire même insultant à votre encontre, pas du tout. Il l’a surtout fait parce qu’il pensait, je crois, que nous pourrions en être intéressé et que nous pourrions éventuellement y apporter notre avis. Après lecture, monsieur Voarino, permettez donc que je vous donne le mien. Je ne suis pas un éminent spécialiste de la question fabulaire, je le reconnais, mais mon niveau d’étude et la filière que j’ai choisie pourront, je l’espère, apporter à mes propos en tout cas quelque semblant de crédibilité.

    Je serais clair, et je l’espère, le plus bref possible.

    J’ai...commencé cet art martial voici 4 années, auprès de Serge. Il n’a jamais tari d’éloges sur son maître, tentant très souvent d’apporter à ses cours les éléments vécus des rencontres de son maître ou de lui-même avec diverses situations réelles et, en mon fort intérieur, je ne peux que l’en remercier, apportant à l’abstrait de l’art martial ( qui normalement, et c’est bien normal, n’est jamais pratiqué dans de véritables combats réels en dojo...) une touche de réalisme qui a en tout cas donné ses fruits.

    Je me suis personnellement toujours dis que la figure du Senseï, que ce soit Serge ou même Daniel, que je n’ai jamais eu malheureusement le plaisir de rencontrer, était ce qui devait en tout provoquer chez les pratiquants des envies émulatoires, leur donnant l’envie de se parfaire, d’atteindre le plus haut niveau possible. Je vous dirais donc que je ne suis pas impartial, mais que je ferais de mon mieux en ce sens.

    En vous lisant, au delà du style qui, s’il est relativement maîtrisé a tout de même quelques erreurs ( ce qui, évidemment, n’est pas à blamer, vous n’êtes pas Ronsard, vous n’êtes pas La Fontaine, même si votre "essai" de ressemblance peut sembler crédible...), je me permets des interrogations.

    Je suis personnellement écoeuré de la tournure prise par les arts martiaux dans le monde. Quand on voit le tae Kwondo, le karaté, le judo arriver à un niveau olympique, et que tous les pratiquants aient pour seule optique " si vous ne faites pas de compétition, que vous n’apprenez pas à être fort, à dominer votre adversaire, à être plus fort que votre prochain, vous serez écrasé ", je ne suis pas d’accord.
    Notre système de vie européen est aujourd’hui basé, tout le monde le sait sur le simple principe de la loi du plus fort. Où, pour survivre, l’homme doit être supérieur à son prochain.
    Je trouve navrant de la part d’une prétendue société " civilisée ", et prétendument " supérieure " aux autres une telle attitude, qui montre de façon certaine que notre degré de différence avec l’animal n’est pas si élevé que cela, mais pas du tout.
    J’ai entamé les arts martiaux dans l’optique, bien que j’ai des études, bien que j’ai des obligations familiales, bien que TOUT dans ce système me pousse à être citoyen français et non, comme je m’y emploie, à être citoyen du monde, dans l’optique donc de casser ce modèle récurrent. J’arrivais donc, jeune adolescent complexé de 13-14 ans dans le cercle des élèves de Serge.
    J’arrivais avec l’idée que l’art martial sert à mieux vivre en société, en ayant la capacité d’estimer ses propres forces, ses propres moyens avant de se confronter aux autres. Qu’il était ce qui met L’HONNEUR, valeur aujourd’hui trop souvent oubliée en avant, de façon à former des hommes d’HONNEUR, qui pourraient, au delà d’être de simples hommes, être des êtres humains.
    Serge est, à mon sens, la figure qui montre le mieux l’association Iwama Ryu, et ce concept d’honneur. C’est quelqu’un d’honnête, de droit, de simple et en même temps un homme d’honneur, chose très rare aujourd’hui et que j’apprécie à chaque fois que je la rencontre. Autant je ne sais rien des lois françaises, des lois européennes, des droits d’auteurs, de tout cela, il est une chose certaine, POUR MOI : c’est que je sais qu’une association d’aïkido tournée vers le profit et l’exploitation maximale des ressources humaines, ainsi que dans un but de pression auprès de ceux qui ne se rallieraient pas à eux serait extrêmement voyant.
    Je suis persuadé, en mon for intérieur, que nul, à partir du moment où il cotoie une personne, une association, un pays, un gouvernement, ne peut consciemment fermer les yeux sur ses travers.
    On peut choisir de ne pas " regarder " les défauts des autre, mais il n’empêche pas qu’on les voit.

    Je pense donc, et excusez cet interminable monologue...que Iwama Ryu, en tout cas, de MA vision des choses, n’est absolument pas ce que vous dépeignez. Je sais que vous vous attaquez uniquement à maître Toutain, que, je le répète, je n’ai jamais rencontré. Mais permettez moi de douter de la véracité de vos propos, qui ne m’apparaissent comme beaucoup d’autres que j’ai malheureusement eu l’occasion de voir que comme une guerre dissimulée entre maîtres d’aïkido, de différents styles, de différentes méthodes, de différentes pensées, entre gens qui se respectent peut être de visu mais n’hésitent pas une fois que l’autre a le dos tourné...
    Je doute du fait que vous n’ayez voulu QUE rétablir la véracité des faits parce que je ne vois dans votre fable qu’une mise en avant de vous même, accompagnée de nombreux adjectifs laudatifs que vous vous auto-appropriez ( je ne vais pas basculer dans le commentaire de texte, ne vous en faites pas...), vous posant comme un prétendu " saint homme " et faisant passer un autre maître pour une linotte ( donc quelqu’un sans mémoire...), ce qui est très péjoratif et ayant un but blessant.
    Votre texte, monsieur Voarino, n’a pas une visée critique, il a une visée injurieuse et blessante, toujours de mon avis, à l’encontre de maître Toutain, et a pour but, j’ai l’impression, de mettre en valeur votre attitude ( " je suis beau, je suis fort, je suis gentil ! "...) au détriment de la sienne.
    PEUT ETRE maître Toutain est il un mercantile, un envieux, un escroc même, un homme de peu de foi, et alors ?

    Je trouve louable de votre part l’envie de mettre les choses au point. Mais les dojos concernés, dans lesquels il y aurait eu menaces et pressions ne peuvent ils pas se défendre eux mêmes ? Ont ils besoin pour cela d’un " champion ", que vous semblez vouloir être, pour les défendre ? J’aurais tout de même pensé autre chose de pratiquants d’aïkido...

    Je suis de plus, je me permets de vous le dire, relativement choqué de ce genre de méthodes.
    Vous était il impossible, monsieur Voarino, de régler l’affaire par courrier avec monsieur Toutain en lui exposant vos griefs, plutôt que de les étaler en place publique, comme un " vomi " que vous prétendez véridique et vérifiable, mais d’une façon, je pense, insultante ?
    Comprenez mon désarroi...
    Autant vos élans de coeurs sont ils peut être nobles, autant j’ai, je l’avoue, beaucoup de mal avec vos méthodes ( c’est mon avis, je n’engage que moi. ).

    L’utilisation de la fable, monsieur Voarino, n’est pas anodine...Au 17e-18e, seuls l’utilisaient les personnes craignant pour leur vie, craignant les lettres de cachet et la Bastille. Ils y dissimulaient leurs idées politiques, leurs critiques morales et philosophiques de la société, qui, à l’époque, auraient pu leur coûter la vie.

    Auriez vous peur de perdre la vie, monsieur Voarino, en affrontant monsieur Toutain de face ? ( phrase à tournure humoristique, évidemment, à ne pas prendre comme une insulte de ma part...).

    Bref...Au privé de la lettre, à la discussion et à l’échange avec quelqu’un avec qui vous étiez peut être en désaccord, vous avez préféré la fable publique, sur un site où de nombreux pratiquants transitent ( je pense...et je l’espère pour vous ^^ ), étant sûr, donc, que chacun pourrait lire vos vers et se gausser à votre suite de monsieur Toutain. Est ce honorable selon vous ? J’ai, pour ma part, une autre conception de l’honneur...

    Sûrement que mon interprétation de votre acte est fausse. Sûrement, je ne suis pas Freud, ni Schopenhauer, ni Kant, ou qui sais je encore ? Je ne peux connaitre l’esprit humain...
    Si, évidemment, tel était le cas, je vous invite donc à expliquer de façon plus détaillée peut être le choix de ce support, qui pour ma part m’interpelle...

    Je vous prie d’excuser ma prise de parole, relativement impulsive je l’avoue, et très impétueuse. Je m’en excuse d’avance, je suis jeune, j’ai peu pratiqué, je vous parle juste en tant qu’homme pas encore adulte qui se permet de juger avec toute l’objectivité qui lui est possible les actes d’une autre homme.
    Si mes paroles vous blessent, je m’en excuse par avance, donc, et vous prie de mettre cela sur le compte de ma jeunesse qui, en cas de colère, ou ici d’interrogations, peut me pousser à réagir davantage par mon ressenti que par ma raison, et à peut être être trop direct.

    Je vous prie donc, finissant ici mon monologue, monsieur Voarino, d’accepter toutes mes plus respectueuses salutations, et tout mon respect pour votre travail d’aïkidoka.

    Erwan.

    P.S : avec toutes mes excuses, et le fait que comme d’habitude, je lis mais retiens ce dont j’ai envie...

    N’expliquez pas le choix de la fable, vous l’avez déjà fait ^^ Mais je me permets de le redire : je trouve ce choix peu honorable...

    Après, je vous dirais que c’est simplement une histoire de points de vue. Vous etes surement très mal vu par maitre Toutain, et vous le lui rendez bien. Mais peut etre etes vous autant dans la vérité l’un que l’autre...

    Avec mes excuses et mes salutations,

    Erwan.

    Bonjour Serge et Erwan et les autres bien évidemment.

    Je me permet d’intervenir car je suis le responsable du site et magazin de même nom AïkidoKa.

    Vous dites Monsieur Serge :

    Ce qui a irrité Daniel, c’est de voir que des personnes, véritablement mercantiles elles, prétendent vendre des armes de l’école d’iwama, alors qu’elles n’en sont que de vulgaires imitations. Elles n’ont ni la forme, ni la densité requise. De plus elles sont grossières : j’ai un élève qui en a acheté par correspondance. Je sais donc de quoi je parle.

    Et Monsieur Erwan par la suite :

    Je suis de plus, je me permets de vous le dire, relativement choqué de ce genre de méthodes. Vous était il impossible, monsieur Voarino, de régler l’affaire par courrier avec monsieur Toutain en lui exposant vos griefs, plutôt que de les étaler en place publique, comme un " vomi " que vous prétendez véridique et vérifiable, mais d’une façon, je pense, insultante ? Comprenez mon désarroi...

    Comprenez mon désarroi également, en tant que personne véritablement mercantile comme vous le dites si bien...(on pouvait en parler ensemble avant non ?). C’est bien mal connaitre mon épouse et moi-même que de diffamer impunément de la sorte... Nous sommes pratiquants en aïkido avant tout, notre société est notre fierté et notre gagne pain...
    Nos produits iwama sont donc de mauvaise qualité ? Hum... etrangement c’est une personne interne Iwama Ryu qui nous a fait parvenir le contact de notre fournisseur. Et je pose la question, pourquoi Iwama Ryu n’a jamais pris contact avec nous afin qu’on travaille ensemble ? Car il est bien plus habile de gagner un peu d’argent sous couvert d’une association. Pour en rire, j’ai entendu la voix d’O Sensei cette nuit, et il m’a fait savoir que je me devais de protéger la qualité des équipements en aïkido... N’achetez plus chez les autres... :) La diffamation est gratuite, et de surcroit facile sur internet. Je le dis et j’invite les gens à venir voir d’eux même, nos kens viennent du Japon et sont d’excellente qualité... c’est tellement bas ce que vous faites...

    A bon entendeur...

    Greg - Ditributeur officiel mondial des articles d’aïkido

    Bonjour Erwan. Surtout gardez votre impétuosité, gardez cet enthousiasme, gardez votre plume qui est vive et de bonne qualité, ce qui n’est pas si fréquent à votre âge. Vous avez perçé à jour l’éléphant qui a pris il est vrai quelque plaisir à écrire cette fable. Mais croyez-vous qu’il se soit jamais écrit quelque chose dont l’auteur n’ait pas pris plaisir à le faire ? Par ailleurs, avouez qu’il était de bonne guerre de ne pas me présenter sous mon plus mauvais jour et que c’est le propre du genre, sans qu’il y ait lieu de voir à cela une manifestation démesurée de l’ego. Enfin, que je n’ai pas dans cette histoire le plus mauvais rôle n’est peut-être pas simplement l’effet d’un artifice littéraire. Vous me faites d’ailleurs la grâce d’envisager cette possibilité en écrivant que "Peut-être maître Toutain est-il un mercantile, un envieux, un escroc même, un homme de peu de foi..." Et alors ? ajoutez-vous, les dojos qui seraient victimes de quelque exaction ne peuvent-ils se défendre eux-mêmes ? Ils le peuvent tout à fait et nul doute qu’ils le feraient si les choses allaient plus loin que de simples menaces. Mais si je ne suis pas le "champion" qu’avec un romantisme médiéval vous croyez voir en moi, je suis en revanche responsable d’une organisation à laquelle ces dojos ont cru bon d’adhérer. A ce titre, je suis non seulement fondé à intervenir, mais j’ai, qui plus est, le devoir de le faire. Quelle confiance autrement devrait-on accorder à une organisation qui se soucierait tellement peu de l’intérêt de ses membres qu’elle ne les défendrait pas quand il sont menaçés ?

    Si dans le meilleur des cas cet argument vous a convaincu, je sais qu’en revanche vous restez sans pitié pour la méthode que j’ai utilisée et pour laquelle, accordez lui cela, l’éléphant avait lui-même précisé dans la fable qu’il ne faisait que s’y résigner.
    Qu’aurait-il donc fallu faire ? Un courrier. "Mon cher ami Daniel abandonne s’il te plaît tes visions monopolistiques sur l’Aikido Takemusu." Nul doute qu’à la lecture de ces mots percutants l’intéressé, brutalement ramené à la raison, aurait sur le champ rangé les armes et remisé au placard les méthodes utilisées pendant ces dix dernières années.

    A la réflexion, j’aurais pu dans la même veine faire l’économie de bien des articles et prises de position publiques ces vingt dernières années. Au lieu d’écrire une lettre ouverte à l’Aikikai, il m’aurait suffi par exemple d’envoyer un courrier à Kisshomaru Ueshiba en lui expliquant qu’il n’y avait pas d’avenir à s’entêter à faire croire au monde entier que l’aiki ken et l’aiki jo n’étaient pas de l’Aikido. Le lendemain c’est certain il aurait fait amende honorable et le ken et le jo d’O Sensei auraient été réinscrits sine die au programme de l’Aikikai.

    De la même manière au lieu d’écrire dans les magazines j’aurais pu envoyer une brève missive à Nobuyoshi Tamura lui expliquant qu’il avait fait un merveilleux travail pour le développement de l’Aikido français de 1963 à 1980 et qu’il n’aurait jamais dû accepter de ruiner ce travail dans les années qui suivirent au profit d’une hégémonie mondiale de l’Aikikai. Ma lettre c’est bien sûr l’aurait convaincu que s’il fallait choisir entre sa fidélité au Japon et un engagement pour un Aikido universel libre de toute tutelle, c’était le Japon qu’il devait sacrifier.

    Enfin, plutôt que de m’investir dans une organisation internationale comme TAI, que n’ai-je tout bonnement utilisé ma plume en privé pour faire valoir aux représentants des fédérations agréées que la transformation du PAF (Paysage de l’Aikido Français) en une mega-fédération autoritaire imposant, par la loi du nombre, une conception unique de l’Aikido, était une entreprise vouée à l’échec ? Sans doute après m’avoir remercié pour cette révélation auraient-ils couru chez le Ministre des Sports afin de lui expliquer que sa conception administrative d’une grande fédération française ayant fait table rase des particularismes identitaires était un rêve de rond de cuir.

    Si tous les hommes étaient lucides, ouverts et de bonne volonté, s’ils plaçaient l’intérêt général avant l’intérêt particulier, vous avez raison Erwan, il suffirait peut-être d’un minimum de communication pour changer le cours des choses. Mais vous dites vous-même que vous êtes "écoeuré de la tournure prise par les arts martiaux dans le monde" et plus généralement, si j’ai bien compris, par ce mépris de l’autre qui est érigé comme une valeur dans les sociétés occidentales. Je ne vous donne pas tort sur cette analyse. Mais je vous dis ceci : quand on veut essayer de faire bouger certaines choses, le monde entier se met en travers de votre chemin. Il ne le fait pas contre vous, au contraire la fortune sourit aux audacieux, mais il le fait en vertu de sa force d’inertie qui est immense.
    Si vous ne devez m’accorder que cela, reconnaissez que depuis bien avant votre naissance je ne ménage ni mon temps ni mes efforts pour essayer de faire valoir des positions et des valeurs qui sont en rupture avec le consensus quasi général qui règne dans le monde de l’Aikido. Je n’ai jamais fait cela dans le dos de personne, je l’ai fait au grand jour, avec des arguments, et en acceptant la contradiction comme j’accepte la vôtre aujourd’hui. C’est pour cela d’ailleurs que je vous trouve encore optimiste en évoquant les lettres de cachet, car plutôt que de moisir à la Bastille, c’est de boire la cigüe que beaucoup me souhaiteraient.

    Monsieur Voarino,

    J’ai été très étonné de votre fable « la linotte et l’éléphant ». Je vous tenais jusqu’à présent comme un aikidoka au niveau vraiment très au-dessus de la moyenne, mais que la passion débordante pouvait bien, parfois, amener à des prises de position plutôt radicales. Bref, comme quelqu’un de fort peu pédagogue avec ses ennemis, mais quelqu’un de convaincu, et très certainement honnête.

    Il est sûr que cette fable ne vous montre pas sous votre meilleur jour... Et l’élégance de votre plume ne parvient pas à masquer un ego plus que débordant -que je savais bien existant, mais pas à un tel niveau-. Vous avez été jusqu’à refaire gentiment l’histoire, vous présentant sous les traits du messie venant apporter au pauvre pêcheur l’illumination (monsieur Maniey aura indiscutablement remis les choses en place sur ce point)...

    Vous avez très certainement écrit cet article sur le coup de la colère, oubliant qu’écrire un article dans de telles conditions est toujours une erreur que l’on regrette (j’imagine que vous avez déjà une certaine expérience de cela...). Pour connaître un peu monsieur Toutain, je suis persuadé qu’il n’y avait dans ce dépôt de brevet, aucune intention malveillante à votre encontre. Il a déposé ces noms afin d’éviter que des personnes en abuse par un usage mercantile et malhonnête (la fameuse affaire des ventes de bokken). Et je suis peiné que vous ayez pu pensé qu’il puisse songer faire usage de ces brevets contre vous. Quel manque de discernement de votre part !

    Monsieur Voarino, un peu de modestie et de sang-froid s’il vous plait. Daniel Toutain ne pense qu’à sa pratique, imitez-le au moins sur ce point.

    PS :

    Une lettre du type "Mon cher ami Daniel abandonne s’il te plaît tes visions monopolistiques sur l’Aikido Takemusu." vous aurait peut-être permit de comprendre qu’il n’a pas de telles visions, et que le manque de dialogue avait tout simplement fait naître fantasmes et malentendus. Votre fierté vous en aura peut-être empêché (un coup de fil est pourtant si simple)...

    Bonjour

    Aldenor suite a certaines choses que vous dites je voudrais vous donner mon avis.
    Vous dites :"Monsieur Voarino, un peu de modestie et de sang-froid s’il vous plait. Daniel Toutain ne pense qu’à sa pratique, imitez-le au moins sur ce point."

    Alors expliquez moi pourquoi le site officiel Iwama Ryu France n’est qu’une vitrine marketing de Daniel Toutain.

    On peut y lire :

     Ken et Jo ont été testés et sélectionnés par Daniel Toutain. Parfaitement conformes aux besoins de l’école Iwama

     Le jumelage de son dojo avec celui de KAICHO Hitohiro Saito

     La parution du 5ieme tome de takemusu aikido (ne l’oublions pas c’est Daniel qui a participe de pres ou de loin à l’edition française...)

     De plus dans sa newsletter officielle lui aussi regle ces comptes et cela autravers du webmaster et non en son propre nom.Je cite :"Suite à quelques affabulations calomnieuses et déclarations mensongères trouvées sur internet concernant les premières heures d’Iwama Ryu France"

    Alors monsieur aldenor je ne suis aussi sur que vous que Daniel passe son temps à s’entrainer sans chercher à s’occuper de son image et de sa notoriete publique ;-), faire 2000 tsuburi tous les matins à 6h c’est certainement tres bien, mais avoir l’honnete de ces actions, ne pas se retrancher derriere quelqu’un pour faire entendre sa voie, en est une autre.

    Deposer un copyrigth pour eviter la mise en circulation de mauvaises armes, pourquoi pas ? Mais ce qui est amusant est de voir à quel point il se preocupe de ces pratiquants en allant jusqu’à faire la promotion d’armes testees personnellement...Si certains dans tout cela voit un professeur qui se soucie de la bonne pratique des personnes de son ecole, j’y vois moi au contraire une action de manipulation pour avoir le monopole...

    Vous voyez les textes et les intentions peuvent etre facilement interpretes, alors avant de dire :"ce que vous faites est mal, et ce que lui fait est bien" demandez vous se que vous ferriez ?

    Demandez vous une chose, qui de Daniel Toutain ou de Philippe Voarino a le plus a gagne dans tout cela ?

    L’un montre une image de professeur qui teste des armes, traduit des livres pour les rendre accessible à tous, suit l’enseignement du successeur OFFICIEL de Maitre Morihiro Saito,..., l’autre a l’image du pratiquant qui medit de ces anciens professeurs, des instances officielles de l’Aikikai, qui refait l’histoire,...

    Vous savez les images sont trompeuses et si l’aikido ne doit vous apprendre une chose c’est que toute chose à deux cotes...

    Bonjour,
    Bien que ce soit la première fois que je participe à ce forum, je lis régulièrement les interventions de chacun. Je suis pratiquant, cela va de soit ; mais je suis également étudiant en école de commerce. Cette année l’une de mes options s’intitulait : E-business ; j’y apprenait comment l’utilisation du web pouvait être lucrative, par divers moyens, certains étant très judicieux et par là même, insoupçonnables... Je dois bien avouer que le site Iwama Ryu ® est très bien conçu de ce point de vue : interface claire, bon équilibre, et... une action marketing intéressante : création d’une image de marque avec la volonté de gagner la confiance des prospects (label, authentification,....) ,publicité pour des produits « dérivés »...j’en passe ! Malheureusement, le merchandising ne suffit pas toujours à entraîner l’approbation et certaines actions marketing s’avèrent être nuisibles... derrière la forme, le fond est pauvre -selon moi- pour un pratiquant en pleine réflexion sur sa pratique !
    Sur ce site nous sommes au contraire dans le vif du sujet : on parle d’Aïkido et non de boken labellisé. Je caricature certainement un peu la situation, mais certains comprendrons le fond de ma pensé... Au passage je tiens à remercier le webmaster qui a judicieusement supprimé la rubrique « boutique en ligne » qui devait ouvrir prochainement au lancement de ce site mais qui n’a jamais vu le jour. Au-delà de ce que dises les professeurs, nous devrions également -à mon avis et sans vouloir offenser qui que ce soit- nous attacher ce qu’ils font : cela éviterais des jugements hâtifs et inopportuns !

    Bonjour aldenor. Ce serait tellement bien si l’on pouvait dire les choses une fois et qu’elles soient entendues immédiatement. Mais mon métier de professeur d’Aikido m’a appris qu’il fallait tordre un enseignement dans tous les sens comme du fil de fer, le répéter de mille manières différentes afin qu’il ait quelque chance d’être reçu par l’un et par l’autre. Je ne crains donc pas de me répéter. Et puis votre vibrant appel à ma modestie et à mon sang froid étant daté d’un 18 juin, pouvais-je faire autrement que d’y répondre ?

    Ecrire sous le coup de la colère n’est pas forcément une mauvaise chose savez-vous ? Au moins dans ces moments là est-on honnête. On y est aussi excessif, vous avez raison. Mais n’est-ce pas la meilleure manière d’apprendre ? Il est vrai qu’en reprenant vingt ans plus tard quelques écrits de jeunesse on se dit qu’on aurait pu éviter telle ou telle formule un peu maladroite. Et après ? N’est-ce pas ainsi qu’un homme grandit ? En corrigeant ses erreurs. Je revendique ce droit à l’erreur. Ne pas commettre d’erreurs c’est ne pas agir.
    Ceci dit, quand on approche de la cinquantaine, si la colère et la révolte sont heureusement encore présentes, elle n’ont plus le caractère impulsif de la jeunesse, elle sont davantage policées, modérées par les années d’« erreurs » qui ont précédé et qui furent au fond l’apprentissage des choses de la vie. Cette révolte là ne vous fait plus perdre votre sang froid parce que vous êtes construit désormais et moins sensible aux égratignures. Et si elle est parfois l’aiguillon qui vous pousse à agir. Elle n’empêche pas pour autant le discernement.

    Mais voyez vous aldenor, si je devais définir le sentiment qui m’a poussé à écrire cette fable, je ne dirais pas comme vous qu’il s’apparente à la colère, je dirais plutôt qu’il s’apparente a l’indignation. Le système de dépôt de brevet et de chantage à la marque déposée que je dénonce est indigne d’un professeur d’Aikido. Je le réprouve radicalement. Etait-ce une manifestation de l’ego que de dire combien cette tentative était inacceptable ? Oui bien sûr dans le sens où c’est moi qui l’ai fait. Mais pas du tout dans le sens où vous l’entendez. Et je prends donc ma raquette de ping pong pour vous renvoyer le reproche de manque de discernement que vous m’adressez avec le trop pauvre argument de votre seule opinion. Qu’est-ce qui a pu en effet vous faire croire que je me prenais pour la cible de ces menaces d’action en justice. Personne ne m’empêchera de faire l’Aikido que je fais sauf à m’attacher les pieds et les mains. En revanche mes élèves étaient visés par ces pratiques qui pouvaient considérablement les gêner sur le plan administratif. Ce danger était bien réel en dépit de l’angélisme dans lequel vous drapez votre professeur avec une ingénuité que je commence à trouver un peu suspecte. Et à force de réchauffer la mauvaise recette de ces faux bokken, vous allez finir par la griller définitivement. Un jour à Iwama, Hito Hiro est arrivé à l’entraînement avec une branche d’arbre qu’il avait ramassée en forêt et grossièrement nettoyée. Tout le monde voulait l’essayer et à vrai dire c’était un parfait bokken. Je n’ai jamais su s’il était protégé par un copyright...

    Il suffit de lire le site d’Iwama(R) ryu France :

    Le nom "Iwama", la calligrahie "Iwama Ryu" et la calligraphie "Takemusu Aiki" que Morihiro Saito Sensei a peinte et offerte à Daniel Toutain sont protégés à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle).
    Daniel Toutain en est le dépositaire depuis 1995 afin de protéger l’image et l’authenticité de l’école qu’il représente en France.

    Bien sur, la maladresse n’a pas été commise de marquer seul représentant. N’y a-t-il pas d’autres anciens gradés d’Iwama(R) enseignant en France ?

    Que dire de la page de bienvenue du site (http://aikido-france.net/welcome/) où la "lignée" de représentants est déployée :

  •  Morihei Ueshiba
  •  Morihiro Saito
  •  Hitohiro Saito (dont la page de biographie a été désactivée depuis son départ de l’Aikikai)
  •  Daniel Toutain
    Ca a le mérité d’être simple.

    De nombreux dojos dans différentes régions sont rattachés à Iwama Ryu France. Ces dojos sont reconnus par Daniel Toutain comme étant représentants de l’école et à ce titre sont autorisés à utiliser le nom Iwama (déposé à l’INPI par Daniel Toutain en 1995).

    Comment !? Le nom d’un obscur petit village du Japon rural ? Un nom d’usage courant ? Les calligraphies pourquoi pas puisque ce sont des oeuvres originales. Mais Iwama(R) : quel spectaculaire hold up puisque dans le milieu des arts martiaux on ne connaît l’enseignement de Saito Sensei que sous un même terme, Iwama(R) ryu, inventé et popularisé par des occidentaux, jamais reconnu, ni renié, par Morihiro Saito.

    En principe on ne peut déposer à l’Inpi que :

  •  les innovations techniques : D Toutain est-il le créateur de l’aikido ou de sa méthode d’enseignment à Iwama(R) dans les années 70 jusqu’en 2002 ?
  •  les créations ornementales, comme les calligraphies
  •  des signes distinctifs
    Ils doivent être distinctifs : ne pas être constitués exclusivement d’un terme nécessaire ou générique ("vêtement" pour désigner des pantalons par exemple), et ne pas se borner à désigner une caractéristique du produit (comme "transparent" pour du verre). Ne peut-on considérer qu’une localisation historico-géographique n’est qu’une caractéristique ?
    En droit, toute personne utilisant le terme Iwama(R) sans autorisation de D Toutain est donc susceptible de poursuites et condamnation à des dommages intérêts ; plus même, à des poursuites pénales pour contrefaçon. De même, l’utilisation d’une marque peut être cédée temporairement contre royalties.

    Encore aurait-on déposé "Iwama(R) ryu", je suis certain que d’autres anciens ushi deshis d’Iwama(R) ne s’y serait pas opposé... Mais Iwama...

    Et je cherche encore sur ce site ce qui fait l’originalité de celui où j’écris : un engagement personnel non seulement sur des propos mais également sur des articles techniques de fond, avec la possibilité de poster des commentaires auxquels répondra personnellement le sensei.

    Voila qui est différend d’un média marketing.

    Qualité des armes ? Une recommandation du Sensei est suffisante en s’appuyant sur son autorité technique.

    Malgré le respect que je dois à M Toutain, jamais il ne s’exprime donc ne s’engage personnellement sur son site mais fait systématiquement appel à des autorités extérieures, reconnues ; qu’elles soient historiques (Pranin) ou techniques, etc... Certaines sont inattaquables ou presques, ou attireront personnellement les attaques.

    Jamais dans des forums, M Toutain n’est attaqué mais ces élèves, oui quand ils relaient les mêmes discours pro-Iwama(R), et Morihiro Saito aussi n’est pas épargné. M Toutain jamais : son image reste intacte.

    Qu’en penser ?

  • Monsieur Voarino,

    Je suis élève de Daniel Toutain, attaché à l’école Iwama Ryu. Je conserve un très grand respect pour l’homme et son enseignement. Tous vos exercices de dialectique n’y changeront rien. Je resterai fidèle à l’homme par lequel l’aikido m’a été offert - référence : "angélisme dans lequel vous drapez votre professeur avec une ingénuité que je commence à trouver un peu suspecte" en réponse à aldenor.

    Il s’agit d’une attaque en règle. D’un dénigrement. La démonstration sémiologique du terme que vous évoqué ultérieurement ne m’a pas convaincue. Qui plus est, vos propos chronologiques sont nuancés par la réponse apportée par Serge Maniey, qui en replaçant la petite histoire dans sa réalité historique, montre à quel point vous maîtrisez l’art du discours et une grande capacité de manipulation des faits à l’avantage d’une démonstration illustrant vos propos. N’aillant pas apporté de réponse sur cette chronologie, vous l’acceptez donc. Peut-être que votre fable est, elle-même, ponctuée d’interprétations ? Mais peut importe les arguments, vous êtes le seul à pouvoir les tenir et les commenter.

    Vous mentionnez -
    "L’Aikido d’Iwama n’est pas un style d’Aikido, c’est l’Aikido tout court. Voilà pourquoi j’ai toujours été opposé à l’utilisation de ce terme. Je l’ai dit un jour à maître Saito. Il m’a répondu à peu près textuellement ceci : "Philippe, ce n’est pas moi qui l’ai choisi. Ce sont les Occidentaux qui ont pris l’habitude de désigner ainsi la pratique d’Ibaraki. Le terme s’est imposé au fil des années et il est resté."" Dès lors, l’appelation d’Iwama Ryu, qui, toujours selon vos propres termes "laisse supposer que ce qui est enseigné à Iwama n’est qu’un style d’Aikido..." ne vous convenant pas, vous développez le mouvement TAI, basée sur la vision plus globale de
    takemusu aiki, je suppose que sur cette première appellation vous n’avez aucune divergence, puisque vous la réfutez.

    J’indiquerai pour ma part que sous les deux appellations, il me semble que les mouvements s’efforcent de poursuivre un enseignement d’"aikido traditionnel", via l’apport de Saito Sensei. Il me semble, également, qu’à ce niveau les objectifs sont partagés. Dans une période de guerre de paroisse entre les deux fédérations historiques de l’aikido (qui ne vous concerne pas, à prioris), une convergence d’objectifs quant à l’enseignement me parait pourtant remarquable. Elle devrait permettre des rapprochements plutôt que des dissensions... Dans un souci de préservation des diversités de pratiques. Mais pour le coup, c’est "foutu".

    Il est mentionné les "visions monopolistiques sur l’Aikido Takemusu" de Daniel Toutain, l’intitulé "DOJO reconnus « Iwama »". Il n’est pas mention d’école reconnue Saito. Il n’est pas plus indiqué école reconnue takemusu. Il est plutôt question, il me semble, d’un aikido représenté, à ce jour, par Hitohiro Saito Sensei auquel le mouvement Iwama Ryu fait référence (ne jouons pas sur les dates, il y a prescription). Je n’ai pas le sentiment que TAI se soit lui-même inscrit dans l’affiliation Saito.

    Premier champs d’interrogation : combien de dojo, dont vous êtes l’éminent représentant, on du faire face à des attaques administratives et d’"actions en justice" - "en revanche mes élèves étaient visés par ces pratiques qui pouvaient considérablement les gêner sur le plan administratif" - de la part de Daniel Toutain ? Est-il possible d’avoir un chiffre ? La colère ou plutôt l’indignation dont vous vous faites l’écho, par rapport au "système de dépôt de brevet et de chantage à la marque déposée" ont-elles, en réalité et de manière effective, une répercussion sur votre pratique et sur l’enseignement TAI ?

    Dans le cadre de notre pratique, j’ai toujours entendu dire :

  •  que l’aikido çà se passe sur le tapis.
  •  que certains enseignants, sur la base de visionnages de vidéos ou de lectures, prétendent ensuite apporter un enseignement d’aikiken ou d’aikijo.
  •  que l’aikido que nous pratiquons est spécifique (iwama ou tai), pour le travail d’armes qu’il inclut et la relation faite entre armes et taijutsu.
    Concernant Daniel Toutain :
  •  Evoquer le plus grand respect pour tous les maîtres qu’il a suivi à travers son parcours.
  •  Me rendre compte qu’il n’est pas un spécialiste ni de l’administration, ni du bussiness (malgré ce que peuvent en penser certains. Les images sont vites construites, vite dénaturées, lorque l’on se fait juste une petite idée...Le débat en la matière me parait d’ailleurs stérile), et que pendant que l’esprit se focalise sur ces aspects, on ne pratique plus, alors que l’essentiel est dans la pratique et le perfectionnement (lui inclus).
  •  Ne pas admettre que l’enseignement qu’il a reçu de Saito Seinsei puisse être galvaudé, tronqué ou truqué, et rester fidèle à ce que Saito Sensei lui a apporté.
    En tant que breton je suis content de pouvoir trouver, à travers Daniel Toutain, un enseignement de qualité près de chez moi. Je suis persuadé qu’il en est de même pour vos élèves. Seul compte le développement de l’aikido impliquant aikiken et aikijo dont les richesses en terme de pratique sont indéniables.

    Deuxième champs d’interrogation : n’est-il pas essentiel de trouver de tels enseignements près de chez soi ? N’est-il pas plus important qu’il y ai un maillage de territoire proposant un aikido complet et alternatif à l’hégémonie officielle ?

    Troisième champs d’interrogation : ne trouvez-vous pas que ce fil de discussion, à terme, va à l’encontre des objectifs partagés entre TAI et IWAMA RYU ? Que derrière cette passe d’armes, c’est la mémoire de votre maître, son enseignement, tous les efforts qu’il a fait pour la pratique et pour ses élèves, qui sont abîmés ?

    Quatrième champs d’interrogation : la situation que vous provoquez semble trouver une résonnance auprès des pratiquants. Cela ne risque-t’il pas d’enclencher un phénomène de dénigrement de pratiquants et d’enseignants, qui, au fond, sont sur des orientations de pratiques très similaires ?

  • Monsieur ofzelip,

    La divergence n’est pas sur "Iwama ryu" mais sur l’appropriation commerciale d’Iwama... tout court.

    Concernant les arguments, M Voarino serait le seul à pouvoir les tenir et les commenter ? Et que faîtes vous donc ici alors, le rôle du muet ?

    Dans une période de guerre de paroisse entre les deux fédérations historiques de l’aikido (qui ne vous concerne pas, à prioris), une convergence d’objectifs quant à l’enseignement me parait pourtant remarquable. Elle devrait permettre des rapprochements plutôt que des dissensions
    Iwama ryu est bien un groupe de la FFAB, jouissant à ce titre du monopole d’Etat (grades, titres...) conférés à une fédération sportive ?

    Si M Toutain n’a pas la fibre commerciale, ce qui est bien possible, ce n’est alors pas le cas de son entourage, ceux qui l’ont conseillé. Ou bien ses intentions étaient légitimes, désintéressées et les moyen employés ont faussé la perception qu’on peut en avoir. Au moins, prétez la même faiblesse à autrui.

    Et jamais je n’ai entendu dire à TAI que son enseignement puisse être galvaudé, tronqué ou truqué. Au contraire Philippe Voarino a souvent loué l’importance de l’enseignement d’autres experts Iwama(R) pour préserver Takemusu Aikido.

    On peut même admirer l’attachement personnel que Daniel Toutain suscite chez ses élèves. Je n’ai pu qu’être déçu par certains d’entre eux qui évoquaient en public des rumeurs calomnieuses sur Pihilippe Voarino ; ce n’était donc pas rendre honneur à la probité de leur sensei.

    Cordialement.

    Monsieur Doux...

    dans un premier temps, oublions le monsieur ofzelip... Le pseudo suffit.

    Concernant les arguments évoqués dans la fable... Effectivement, le texte et la vision historique des faits appartiennent à Monsieur Voarino. Je n’ai rien à commenter sur ce point.
    Concernant les fédérations, nous sommes loin d’un positionnement aussi clair et établi tel que vous le souligner.
    Concernant l’appropriation commerciale d’Iwama, vous posez l’hypothèse qui me semble la plus recevable : "ses intentions étaient légitimes, désintéressées et les moyens employés ont faussé la perception qu’on peut en avoir." Le procédé peut être maladroit. Et je prête à chacun la possibilité de faire des erreurs, notamment d’appréciation et d’interprétation, à commencer par moi-même.

    "Et jamais je n’ai entendu dire à TAI que son enseignement puisse être galvaudé, tronqué ou truqué." Il n’est pas question d’opposer TAI et IWAMA RYU, mais d’y trouver des similitudes quand à la pratique. Je me suis sans doute mal exprimé (les élèves de Saito Sensei ou ceux qui suivent l’enseignement de ces élèves ne sont pas concernés).

    Quand aux calomnies concernant Philippe Voarino, elles appartiennent, comme vous semblez l’indiquer à des élèves de Daniel Toutain, ces élèves sont responsables de leur comportement (donc ne tombons pas dans le raccourci - propos tenus par un pratiquant Iwama Ryu = propos tenus par le groupe ou mettant en cause l’intégrité du Sensei).

    Amicalement.

    Bonjour

    ofzelip, il est tres interessant de voir de quelle maniere vous, eleves, de Daniel Toutain le defendez corps et ame contre l’imposture.

    Ce qui me surprend c’est qu’en parcourant vos mails, vous insistez sur le fait que lui n’a pas perdu le respect qu’il devait à ces anciens maîtres, qu’il n’est pas dote de compétence administrative, marketing ou autre,..., il suffit de lire entre les lignes pour voir que ce que Daniel n’est pas, n’a pas, ou n’a pas fait, c’est exactement ce que l’on reproche à Philippe.

    Parlez d’unite au sein de l’aikido transmis par Maître Saito, quelle belle parole, mais dans ce cas si tel était vraiment la volonté d’Iwama Ryu et de Daniel Toutain ne pensez vous pas que la formulation de seul représentant de maître Saito aurait été mis de cote, qu’il aurait cherche à collaborer avec certains de ces sempais à Iwama, si vous ne le savez pas, apprenez que Patricia Guerri, Giorgio Oscari, Steven Salomon, Philippe Voarino, ont eux travaille dans le sens d’une unité de l’enseignement, dans la vision de l’Aikido qu’avait Maitre Saito, c’est à dire de préserver et d’enseigner l’Aikido du fondateur Morihei Ueshiba.

    Et bien qu’il soit important pour un pratiquant de trouver un enseignant qu’il a plaisir à venir voir en stage, pour qui il est prêt à se déplacer plus d’une fois par an au travers de la france voir l’europe, et pourtant je pense que ce n’est pas la proximité qui rend l’enseignant compétent et garantit le succès de l’apprentissage. Bien entendu il est agréable d’être dorloter durant tout un cour, de suivre un enseignement de qualité, de ne pas avoir à réfléchir à quoi enseigner, comment l’enseigner,...,et pourtant je dirai que la proximité n’est pas la meilleures des raisons pour choisir un professeur, cette faculté à se reposer constamment sur lui, nous prive d’initiative, de jugement objectif, d’expérience... Il faut apprendre de son professeur c’est obligatoire, mais il faut également apprendre de ces personnes qui quand vous donnez un cour viennent vous voir en essayant de comprendre ce que vous montrez. Il est bien de répéter sans cesse les gestes, les paroles, de son professeurs mais encore faut il à un moment y réfléchir et comprendre pourquoi il enseigne telle ou telle chose, pourquoi il dit ce qu’il dit, et je suis désolé mais la proximité n’est pas la meilleure solution.

    N’oublions pas une chose, nos anciens, nos professeurs sont nos guides mais sont autant humain que n’importe qui, et à bien y regarder on se rend vite compte que le tatami n’est rien d’autre qu’un microcosme de la société, il y a ceux qui veulent des grades, ceux qui veulent du pouvoir, ceux qui veulent juste pratiquer... et en général plus le niveau augmente plus la melonite est aigu ;-)Ce que je veux dire par là, qu’il faut arrêter de voir ces anciens comme des idoles à vénérer, il faut à un moment tuer le père et ce rendre compte que nos professeurs ne sont que des personnes plus expérimentées dans la voie, qui peuvent nous empêcher de se perdre en chemin, c’est pourquoi il est important à mon sens que par moment certaines choses soit remis en place...

    Car il est très facile pour un professeur qui dispose d’une certaine notoriété publique, d’aller plus loin que ce qu’il devrait, un professeur peut avoir une influence très bénéfique sur ces élèves, mais il peut également les corrompre, les détourner, les influencer.

    Et c’est là que je trouve le site Iwama Ryu un peu mal venu, en vous écoutant, parler d’unité, d’aikido commun, de respect de maître,..., ce site est tout sauf ça, c’est une vitrine publicitaire pour Daniel Toutain, pour se mettre un peu plus en avant comme le seul représentant de Maitre Saito.

    Il est facile de precher une unite de l’enseignement et se positionner en meneur de la classe mais encore faut il assumer cela et savoir ce que l’on veut obtenir...Si le but est de placer l’association dans le paysage commercial de l’Aikido ou reellement la transmission et la formation d’enseignants.

    Pourquoi aucun document technique, aucune video d’enseignement, aucun forum ou le sensei répond de lui même sans se reposer sur ces élèves pour faire passer un message, car messieurs excusez moi, mais il est amusant de croire que vous tous chacun à votre tour veniez exprimer votre mécontentement, que le webmaster de lui même met en ligne des photos pour répondre aux attaques calomnieuses, sans que Monsieur Daniel ne soit monté au créneau au préalable ....

    Voyez vous c’est au travers de choses aussi illogique qu’ incrédible, que le respect se gagne ou se perd...

    Et juste pour taquiner sur les photos du stage de 1993 au Danemark ou Daniel à soi disant rencontrer Maitre Saito, je ne vois que des photos de groupe des pratiquants français ;-)

    Amicalement (bien entendu lol)

    Bonjour

    Concernant la formulation de "seul représentant de maître Saito", quelles sont vos sources... Parce que sur le site internet Iwama Ryu France, je n’en trouve pas la trace. Pas de document technique ? Vous trouverez vos renseignements sur le tapis et sur votre propre site web. Votre sermont sur la relation enseignant-élève ? C’est entendu. "Prêcher l’unité" ? Effectivement, en tant que pratiquant, je trouve l’idée séduisante : l’unité dans la diversité. Que reste t’il ? Une critique mal venue d’un site internet, et surtout quelques railleries de collégien.

    Amicalement ( ;-)

    Bonjour

    Je suis tout à fait d’accord que l’Aikido se pratique avant tout sur un tapis et pas dans les livres ou les vidéos, mais le fait de disposer des documents techniques, permet de réfléchir sur sa pratique, de voir de nouveaux horizons. Beaucoup de livres d’Aikido ne traite que de techniques pour la technique, ikkyo, nikkyo, ..., et très peu mettent en avant ce dont beaucoup parle sans trop savoir ce que c’est : le RIAI.

    C’est pourquoi je trouve dommage qu’un enseignant qui se veut proche des pratiquants, au point de tester bokken et jo, ne fasse pas ce travail, car je suis désolé mais si vous comme vous le soulignez avez la chance d’être au contact de votre professeur jour après jour, certains n’ont pas cette chance, et cela quelque soit l’association dont on parle.

    C’est pourquoi je trouve qu’il est plus intéressant d’avoir un support technique, sur un site, que de la publicité par exemple. Je reste convaincu que chacun fait ces choix en fonction du but à atteindre.

    De plus ce n’est pas un sermont que je voulais faire en parlant de la relation professeur - élève, mais c’est vous qui dans votre deuxième champ d’interrogation dites : « n’est-il pas essentiel de trouver de tels enseignements près de chez soi ? », je ne fais que donner mon avis en tant que simple pratiquant, et vous explique pourquoi à mon avis c’est loin d’être essentiel comme vous le dites.

    Maintenant vous parlez en tant que simple pratiquant, alors que les premiers mots que vous avez utilisés sont les suivants : « Je suis élève de Daniel Toutain, attaché à l’école Iwama Ryu. Je conserve un très grand respect pour l’homme et son enseignement. Tous vos exercices de dialectique n’y changeront rien. », alors oui en tant que pratiquant il est aisé de souhaité une unité de l’enseignement, pour ne pas perdre l’héritage qu’O’Sensei nous a transmis. Mais qu’en est il de vos enseignants, de vos sempais, ..., ?

    Vous faites un premier mail pour défendre Daniel Toutain soit c’est votre choix, mais le danger c’est de parlez à sa place, et c’est que vous (tous autant que vous êtes à intervenir en tant qu’élève à Daniel) faites passer, c’est pourquoi je trouve facile de dire mon sensei il est bien parce que ça, ça et ça, et qu’après face à certaines réponse vous redevenez le pratiquant lambda que vous êtes, si vous parlez au nom de quelqu’un attendez vous à recevoir aussi les reproches que l’ont pourrait lui adresser.

    Vous trouvez la fable inadapté, et le fait de la rendre public n’est pas très apprécié, mais quand est il du principal intéressé, de celui qui dans sa newsletter dénonce des propos calomnieux, et pour les contrer diffuse des soi disant photos capable de rétablir la vérité.
    Tout cela pour vous demandez qu’elle est le but de votre de votre interventions, faire savoir ce que pense Daniel ? Juste rentrer en confrontation stérile en criant haut et fort que tout ce qui est dit n’est qu’invention ? Je vous le demande alors qu’elle est le but de votre intervention car comme vous nous l’avez si bien fait comprendre tous les exercices de dialectique n’y changeront rien...

    Le collégien vous salue ;-)

    Bonjour,

    au sein de notre groupe, un des supports pédagogique et technique que nous utilisons, en particulier pour faire face à la distance entre élève et enseignant, est justement le bokken et le jo. L’édition de la série takemusu en est un autre. Je suppose que sur ces deux aspects, les points de vues se rejoignent : la pratique des armes permet aussi de développer le taijutsu, la série takemusu rassemble énormément d’explications et illustrations directement issues de Saito Sensei.

    Quand à parler au nom de Daniel Toutain ou du groupe Iwama Ryu, je m’en garderai bien. Donc je donne mon point de vue, effectivement. Il a au moins le mérite de présenter la vision d’un pratiquant "lambda" (n’exagérons pas non plus, le groupe Iwama Ryu ce n’est quand même pas la foire du trône), qui vient ponctuer tous les attibuts que vous donner à Daniel Toutain de quelques bémols "parce que ça, ça et ça". Il s’agit là du but de mon intervention. Juste pour montrer à TAI que son indignation est partagée, sur des points de vues divergents.

    Enfin, que je trouve la fable inadaptée ou non, elle est. Ce que je souhaite souligner, ce n’est pas tant cette histoire entre Messieurs Voarino et Toutain. Je le dirai tout net, en tant que pratiquant (aikido, cette fois), je n’en ai rien à faire. Par contre, les effets me semblent aller à l’encontre d’objectifs communs. Mais peut-être que de penser que nous avons des objectifs communs (au delà des histoires liées aux personnalités), est également un "manque de discernement" ?

    Kenavo

    Bonjour,

    N’aillant pas de réponse à mes questions... N’aurait-il pas mieux value, dès le départ, laisser l’histoire là ou elle est ? Et faire face à la discorde sur un terrain plus confidentiel ? Idée que je partage avec les quelques intervenants du mouvement Iwama Ryu, malgré les arguments apportés.

    Je me permettrai pour clore ma participation (en tant que trop jeune pratiquant lambda du tentaculaire mouvement Iwama Ryu, aillant une vision simpliste drapée d’angélisme pour DT) par un petit résumé commenté de cet échange (et quelques familiarités, une figure de style "gonflée" mais qui me permet d’aller à l’essentiel). La méthode appliquée visant à créer des réactions, voici ma dernière réaction affichée :

  •  Dans ma fable, je balance, mais pas trop parce que, quand même...il y a l’éthique de l’Aikido : c’est le côté grand seigneur qui mesure ses attaques.
  •  Cette fable, je l’ai écrit sous le coup de la colère, mais avec l’âge c’est une colère contrôlée, alors je dirais plutôt indignation : sur la voie de la sagesse et prenant de la distance. Car d’habitude, les articles publiés ne portent pas à polémique.
  •  Parce qu’avec tous les procès que DT veut nous intenter : paroles, paroles, paroles (comme dirait Dalida Senseï).
  •  Alors, 20 ans après, je vais montrer à tous que DT est un usurpateur : car aujourd’hui la fureur du dragon se réveille, la vérité sera dévoilée, la justice rétablie, Iwama Ryu pris à partie, je déclare ma candidature, j’ai la formule de l’école qui va bien...
  •  Déjà, à l’époque, j’en ai parlé à Saïto Senseï, Iwama Ryu, çà ne veut vraiment rien dire. D’ailleurs, à prioris, il était plutôt d’accord avec moi : il y en a un de trop dans cette ville l’ami, extrait de - règlement de compte à Iwama City.
  •  En plus, aujourd’hui ce qui est énervant c’est l’utilisation commerciale d’Iwama : ben ouais, ils sont trop forts en marketing, avec une équipe de spécialistes derrière. Et eux, l’éthique ils connaissent pas :-).
  •  Faut voir leur site web, un vrai "clac" : du business, une pieuvre je te dis. Et quelle maîtrise de l’image :-) :-).
  •  En plus ils vendent des ken et des jo testés par le senseï : il n’a vraiment pas mieux à faire, je sais pas moi, des clips vidéo, animer un forum de discussion :-) :-) :-).
  •  Parce qu’en fait, un bon bout de bois, çà fait l’affaire : chez décat... aussi ils vendent des super bons bouts de bois :-) :-) :-) :-). Avis aux aikidoka en recherche d’armes de qualité.
  •  Et puis chez TAI, pas de business, pas d’affairisme, pas de copyright : on vit d’amour et d’eau fraîche (à l’image des pratiques japonaises). Prenez garde que quelques esprits malveillants ne déposent votre appellation. Plusieurs associations, dans d’autres domaines, en ont fait les frais, l’antériorité ne vaut rien en la matière (cela peut vous déplaire, mais ici, c’est comme çà). C’est pas la "mauvaise recette des faux bokken" qui risquerait, dès lors, d’être cramée...
  •  Je l’avoue on peut faire des erreurs, d’ailleurs n’est-ce pas avec les erreurs qu’on apprend ? Ce que je prendrai également à mon actif, eu égard au respect que j’ai pour vous et pour votre engagement au service d’un aikido qui nous rassemble, malgré les apparences qui sont parfois trompeuses. N’est-ce pas là d’ailleurs le principal enseignement que nous puissions tirer, quelque que soit la position défendue ? Egalement parce qu’en définitive, peut-être eut-il mieux valu laisser couler.
    Toute fable se terminant par une moralité, je vous en propose une, bien de chez nous et qui me semble tout à fait adaptée : fais bien gaffe aux ptits gars qui t’la foute dans l’estom des bobards à la gomme.

    Epilogue : "l’outil de base permettant la manipulation de la réalité c’est la manipulation des mots" - Philip K. Dick, Comment construire un univers.

    Kenavo

    Ps : Hop... Disparu, le petit mecton...

  • Je me permets ce petit interméde...
    Je ne suis pratiquant que depuis 2 ans (Takemusu) et je viens de lire tout l’article depuis le début sur cette fable.
    Beaucoup de choses dites et à considérer comme des prises de positions plus ou moins investies et effectivement - comme le rappelle si bien P. VOARINO : possibles grâce à cette espace de liberté - je ne rajouterai rien que cet Haïku, rappelant à chacun, je le souhaite, de prendre toute chose que pour se quelle est !
     "Dans le viel étang, Une grenouille saute : Un ploc dans l’eau !"
    Cordiales pensées à tous !

    PS :
    Je sais "intermède" s’écrit avec un accent grave mais justement je ne voulais pas trop en ajouter du "sérieux" et de l’"austère" (définition du petit Larousse de "grave")...sinon ce n’était plus un intermède.

    Cordialement

    Comme quoi : « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ! » Quand bien même serait ce le cas : vous lui proposerez de boire un bon vin dont il n’aura cure car il ne boit que de l’eau... C’est bien beau d’avoir des opinions, il serait mieux d’avoir des preuves à l’appuie. Apprenez à écouter avant d’aboyer : à partir de là vous éviterez de rentrer dans les mêmes travers sophistiques que vous dénoncer. Personnellement, que vous soyez le neveu de Mr Toutain ou alors son petit cousin éloigné au quatrième degré, je m’en fou ! J’en ai juste marre de voir des cerbères qui défendent une porte sans savoir ce qu’il y a derrière : apportez des arguments, enrichissez un dialogue. Le genre d’intervention du genre : « dans ce post voilà ce que les membres de Tai ont dis... » suivi d’un blabla réaménagé -dont je me passerais bien car je suis assez grand pour remonter en début de page - ça mène à rien et surtout ça mettra en doute la crédibilité de vos propos !

    Au passage, je parle en mon nom et c’est déjà pas mal ! J’espère, de ce fait, éviter de retourner ma veste du bon côté (à la fin ça ne fait plus qu’un seul geste) dans l’espoir de charmer l’auditoire. On pique, on touche... mais quand la réponse fait mouche, on se couche ! on change de propos, on joue son numéro, pleines de bonnes intentions, apparaissent nos opinions ! Et le bourreaux veut se faire passer pour une victime...Certains reprochent à Mr Voarino de s’engager ? Moi je reprocherais à d’autre de ne pas le faire ! Il est facile d’accuser un homme de manipuler les mots et dans le même temps de commettre la faute qu’on dénonce ! Une personne que je respecte beaucoup m’a rappelé un jour que les mots ont un sens. Prendre parti, c’est bien... mais encore faut-il accepter de s’exposer et rester bon joueurs ! Sans quoi le sens des mots s’évanoui dans une mélasse sans saveur. (Petite parenthèse : on reprochera de cette manière - et sans scrupule- à un homme qui fait du marketing de n’avoir aucune morale...) Vous pouvez niez, critiquez, insultez... ceux qui s’engagent resteront intègres et honnêtes...
    Mister Marketing, sans foi ni loi, vous salut bien bas.

    Bonsoir ofzelip.

    « N’aillant pas de réponse à mes questions... ». Comme vous y allez ! Faut-il donc pour satisfaire votre impatience que je ne quitte plus ce clavier et cet écran, guettant la moindre de vos remarques pour y répondre sur l’heure ? Vous dois-je donc cela ? Ne vous est-il pas venu à l’idée qu’en dehors du temps que je consacre à l’Aikido sur ce site web il m’arrive aussi de pratiquer et que les stages puissent parfois me tenir éloigné de vous ? Mais je mets cette impatience sur le compte de votre enthousiasme et je ne vous en veux pas pour cela.

    Ce qui me gêne davantage en revanche c’est l’attitude mentale que laisse transparaître votre phrase. Vous tapez du poing sur la table. Vous croyez que vous êtes en droit d’exiger des explications. Et vous perdez de vue que toutes les explications que je fournis ne sont pas la conséquence d’un droit naturel dont vous disposeriez, mais plutôt le résultat du choix que j’ai fait d’essayer de vous transmettre une certaine vision des choses, et, pour accréditer cette vision, un certain nombre d’informations et d’éléments de réflexion. Placez donc une seconde l’attitude qui est la vôtre dans un contexte analogue. Imaginez par exemple votre professeur quand il est monté pour la première fois sur le tapis d’Iwama s’adressant à maître Saito de la manière suivante : « Bien, maintenant j’ai besoin de savoir sans tarder pourquoi on fait irimi comme ci et pas comme ça...sinon, n’aillant pas de réponse à mes questions... ». Croyez-vous sincèrement qu’il aurait reçu le moindre commencement de réponse une question ainsi formulée ? Je sais bien moi ce qu’il aurait reçu. Faire taire en soi cette production du mental qui consiste à poser des questions à tort et à travers est la seule manière d’ouvrir l’esprit de telle sorte qu’il reçoive ensuite naturellement les réponses dont il a évidemment besoin. Cette attitude est en rapport avec un certain contrôle de l’ego et une certaine forme d’humilité. C’est la disposition d’esprit nécessaire à recevoir et à comprendre l’art que vous pratiquez. Et je suis étonné que vous qui êtes si prompt à diagnostiquer sous ma plume les travers de l’orgueil n’ayez pas davantage de modération dans la formulation de vos propos pour ce qu’ils révèlent parfois chez vous ce que précisément vous dénoncez chez autrui.

    Par ailleurs, je trouve que vous n’êtes pas très juste envers les différents intervenants de ce forum, moi compris, qui ont tout de même apporté un certain nombre de réponses justement à vos questions.

    1- J’ai déjà clairement indiqué que la « chronologie » que j’ai donnée, si elle est véritable, n’a de toute façon qu’une importance très secondaire et qu’il y a prescription comme vous le dites très bien. Vous vous trompez donc d’argument en la brandissant à chaque fois comme un épouvantail. La seule chose fondamentale dans cette fable, et la seule chose qui l’a motivée, ne vous déplaise, c’est la tentative d’un professeur d’Aikido d’accaparer la propriété industrielle d’une chose qui ne lui appartenait pas : les mots Takemusu et Iwama, les traitant ainsi comme une vulgaire marchandise, et d’utiliser cette captation d’héritage pour faire pression sur les pratiquants d’Aikido afin d’en retirer un bénéfice personnel au travers d’une organisation qu’il dirige.

    2- Que cette pression ait été réelle et effective, vous pourrez en prendre la mesure en relisant certaines interventions sur ce forum même. Vous me demandez combien de procès ont été intentés. Nous avons je l’espère évité ce ridicule là. Peut-être la démarche qui a consisté à rendre cette affaire publique n’y est elle pas étrangère. Mais ne vous faites pas plus naïf que vous n’êtes : vous savez bien que le propre d’une menace c’est justement qu’elle n’a pas besoin d’être mise à exécution pour produire les effets désirés.

    3- Je suis loin de penser comme vous que TAI et Iwama Ryu aient les mêmes objectifs. Ne croyez pas que la technique soit l’argument ultime et la seule chose que l’on apprenne à Iwama. Etre fidèle à son maître ce n’est pas comme vous semblez le penser fermer les yeux sur les travers des uns et des autres quand ces travers sont en contradiction flagrante avec l’idéal même que ce maître a laissé comme message et comme héritage moral. Respecter cet héritage c’est au contraire agir quand la situation l’impose. Et quelle étrange tournure d’esprit que celle qui consiste à voir du dénigrement là où il n’y a que la simple exposition de faits vérifiables ! Est-ce donc un crime que d’appeler un chat un chat ? Sans doute souhaiteriez-vous que les faits soient moins têtus.

    4- Vous avez évoqué « la guerre de paroisse entre les deux fédérations historiques de l’Aikido », regrettant que cette fable de la linotte empêche un salutaire rapprochement entre Iwama Ryu et TAI. A ce propos, Nicolas Doux vous a fort justement fait remarquer que le groupe Iwama Ryu est membre de la FFAB, qu’il contribue donc moralement et financièrement à cette fédération, qu’il la légitime et lui apporte sa caution en échange d’une certaine officialisation d’Iwama Ryu à l’égard de la législation française. Dans un tel contexte, le reproche que vous adressez à TAI de ne pas faire corps avec Iwama Ryu pour un enseignement authentique de l’Aikido contre les dérives fédérales, ne manque pas, il faut le dire, d’un certain sel. Vous n’avez pas peur des paradoxes. Et je dirais même des contradictions puisque l’alignement avec la FFAB oblige Iwama Ryu à reconnaître l’enseignement de l’Aikikai alors même que le groupe a comme référent technique Hito Hiro Saito qui a quitté l’Aikikai avec perte et fracas et n’accepte même plus à sa table les membres de cette organisation. Il y a une manière très simple pourtant de ne pas accepter le compromis avec les fédérations, c’est de ne pas en faire partie. C’est ce qu’a fait Hito Hiro avec beaucoup de courage. Il est vrai cela parfois peut être pénalisant. Attention, manger à tous les râteliers aussi.

    Enfin ofzelip, merci pour votre dernier courrier du 26 juin. C’est une provoc sympa parce qu’elle reste correcte. Ne vous inquiétez surtout pas du risque que quelque esprit malveillant ne dépose l’appellation TAI. Je vous rassure c’est déjà fait. En Italie. Un certain Paolo Corallini a élégamment déposé TAI (Takemusu Aiki International)il y a peu de temps. Mais, j’y songe, n’est-ce pas la même personne qui a parrainé votre professeur auprès de maître Saito ? N’est-ce pas la même personne qui a séjourné avec votre professeur à Iwama peu de temps avant que je ne reçoive une lettre de maître Saito en septembre 1997 m’invitant à me justifier des crimes inventés qui m’étaient reprochés contre l’école ? N’est-ce pas la même personne qui a précipitamment accompagné votre professeur au Japon en mars 2002 afin que ce dernier puisse recevoir le 6ème dan in extremis, sur le lit de mort de maître Saito ? Honni soit qui verrait dans ce forcing sur le lit d’un mourant un quelconque cynisme, et dépêchons nous d’appliquer ici également cette phrase de Nicolas Doux que vous avez reprise à votre compte : "ses intentions étaient légitimes, désintéressées et les moyens employés ont faussé la perception qu’on peut en avoir." Phrase magnifique et joker ultime de la discussion...de toutes les discussions..."hypothèse qui semble la plus recevable" ainsi que vous l’écrivez sans appel. Décidément nous n’avons plus d’autre recours que de nous en remettre à cette boutade historique : "Que Dieu me garde de mes amis, je me charge de mes ennemis." On n’est jamais trop prudent dans le choix de ses fréquentations.

    Bonne nuit ofzelip. Vous dormez sans doute. Il est trois heures du matin. Je vous ai donné trois heures de ma vie. Mais vous m’aviez donné quelques heures de la vôtre. Vous avez je crois la réponse à vos questions. Tenez en compte s’il vous plaît et faites moi l’amitié de penser que j’’éprouve assez de respect pour les gens avec lesquels je dialogue pour ne pas essayer de les manipuler. Mais défendre mes arguments, ça oui, jusqu’au bout. Parce que cette attitude je le dois à l’Aikido si je ne le dois à personne d’autre.

    dépêchons nous d’appliquer ici également cette phrase de Nicolas Doux que vous avez reprise à votre compte : "ses intentions étaient légitimes, désintéressées et les moyens employés ont faussé la perception qu’on peut en avoir." Phrase magnifique et joker ultime de la discussion...de toutes les discussions..."hypothèse qui semble la plus recevable" ainsi que vous l’écrivez sans appel. Décidément nous n’avons plus d’autre recours que de nous en remettre à cette boutade historique : "Que Dieu me garde de mes amis, je me charge de mes ennemis." On n’est jamais trop prudent dans le choix de ses fréquentations.

    J’ai très exactement écrit : Si M Toutain n’a pas la fibre commerciale, ce qui est bien possible, ce n’est alors pas le cas de son entourage, ceux qui l’ont conseillé. Ou bien ses intentions étaient légitimes, désintéressées et les moyen employés ont faussé la perception qu’on peut en avoir. Peut-être ai-je mal maîtrisé la subtilité de la langue française en essayant d’éviter une confrontation directe, qui peut engendrer des antagonismes rigides.

    Je crains de m’être mal exprimé et d’avoir manqué à la reconnaissance et au respect que je vous dois, Sensei. Je partage votre avis, sinon je n’adhérerais pas à TAIntercontinental. J’espère que vous ne comptez pas au rang des amis dont il faut se garder.

    Je suis troublé.

    Bonjour Nicolas,

    Tu as écrit :

    "Si M Toutain n’a pas la fibre commerciale, ce qui est bien possible, ce n’est alors pas le cas de son entourage, ceux qui l’ont conseillé. Ou bien ses intentions étaient légitimes, désintéressées et les moyen employés ont faussé la perception qu’on peut en avoir. Au moins, prétez la même faiblesse à autrui."

    Philippe rebondit sur ton propos :

    ""Que Dieu me garde de mes amis, je me charge de mes ennemis." On n’est jamais trop prudent dans le choix de ses fréquentations."

    En somme, Philippe abonde dans ton sens et fait remarquer que Daniel Toutain aurait du etre plus vigilant quant au choix de ses séides, si jamais ceux ci avaient trahi l’intention initiale du démiurge rennais.

    Sans présager de l’intention de Philippe lorsqu’il écrit sa réponse à Ofzelip, je crains que tu ne commettes une erreur d’interprétation dans ton dernier message Nicolas.

    Bonjour Nicolas. Ton propos était plein de modération. C’était une manière d’aborder le problème en voyant le meilleur côté des choses et je l’avais compris comme cela. Tu as eu raison d’adopter cette attitude puisque tu n’as pas tous les éléments qui te permettraient éventuellement d’avoir une position plus tranchée. Mon rôle est différent du tien. Il consiste à porter le fer là où j’estime que c’est nécessaire. Ce qui n’engage que moi bien évidemment. Si j’ai rebondi sur ton propos comme le dit justement Jean -François, c’était simplement pour signifier à l’interlocuteur qui le reprenait à son compte et l’utilisait comme un argument définitif que la ficelle était tout de même un peu grosse.

    Il n’y a donc pas de mal. Et j’aimerais profiter de cette occasion pour dire ici la gratitude immense qu’un professeur éprouve envers ses élèves. Le chemin qu’il accomplit il l’accomplit grâce à eux. Pour cela il ne pourra jamais les remercier assez. Sans eux, sans leur présence, leur travail, leur courage, leur enthousiasme et leur générosité, il ne serait rien.

    Bien le bonjour chez vous Sensei,

    Voici tout juste une semaine et un jour que j’ai acheté un keikogi et que je me suis inscris à un cours d’Aikido "iwama ryu", entre guillemets car je crois qu’il n’y a qu’un Aikido, comme vous le dites. Vous m’avez été d’une grande aide, en répondans à mes questions (rappelez vous, l’arthrose...).
    Cela dit, avant mêm d’être aikidoka j’avais pris connaissance des "litiges" entre Senseis de l’Aikido traditionnel en France, comme vous le savez.
    Une phrase que je n’arrive pas à digérer et qui m’a été dite aujourd’hui sera l’objet de ma requête : "D.T est aujourd’hui le seul qui reste dans l’esprit de Morihiro Saito car c’est le seul à considérer Hitohiro Saito comme son maitre, et si ce n’est pas le premier à avoir été Ushi Deshi de Saito, ni celui qui l’a le plus longtemps cotyé, cela n’empêche pas qu’il apprenne plus rapidement que les autres".
    Même en prenant compte du fait que ces propos ne sortent pas de la bouche d’un ancien pratiquant (à peu près deux ans), cela n’empêche pas qu’il soit possible que d’autres personnes pensent la même chose.
    Je crois que les Ushi Deshi de O Sensei ont été nombreux (je peux citer Abe, Gozo Shioda, Yoshimitsu Yamada, Mitsugi Saotome, Tamura Nobuyoshi...etc) et ceux de Morihiro aussi (dans le seul territoire français on peut citer Patricia Guerri, Philippe Voarino, Daniel Toutain, en Italie Paolo Corallini et dans les autres pays il en reste encore) ; alors pourquoi essayer de restrindre l’aikido d’O Sensei à un seul homme qui n’est même pas le plus haut gradé des Ushi Deshi de Saito Sensei ? cela n’a pas de sens, n’est ce pas ?

    En attendant (impatiemment) vos commentaires, veuillez accepter mes sincères doomo arigato gozaimasu.

    Bonjour,

    a tous les intervenents et surtout aux hauts grades.

    Parole,parole,parole..................................

    Vos parole =(Pour préserver l’Aikido de Morihei Ueshiba, maître Saito entreprit une tâche analogue. Il découpa l’Aikido en morceaux (c’est ce que nous appelons kotai) afin que tous ses éléments puissent en être conservés intacts et le jour venu (au delà du niveau du 3ème dan) être assemblés à nouveau.)

    Ma parole = “Vous avez sans doute beaucoup des morceaux( Tecniques ), mais on dirait qui vous manque la glue( L’ESPRIT ) !”
    Salutations sincere TonySAN.

    Bonjour Tabeti.
    Je suis très heureux que vous ayez décidé de commencer la pratique de l’Aikido. Je souhaite que ce soit le début d’une longue route. Elle vous apportera bien des satisfactions et des découvertes, et aussi, il faut le dire, des moments de doute qu’il faudra surmonter.

    La réflexion que vous me rapportez me fait penser que les hommes ont besoin d’un père. Quand le père est parti ils continuent à se situer par référence au père. Regardez nos hommes politiques en France, ils n’arrivent pas à sortir de l’ombre de ceux qui semblent ne jamais mourir : Jaurès et De Gaulle. O Sensei était un grand homme, Morihiro Saito avait lui aussi de très grandes qualités. Je dois infiniment à Maître Saito et j’estime à sa juste valeur la très grande chance que j’ai eue d’apprendre auprès de lui. Ma reconnaissance est immense et je pense respecter dans ma vie l’esprit dans lequel il m’a enseigné. Mais dois-je pour autant m’abriter derrière ce bouclier chaque fois que j’ai un problème ? Dois-je le brandir comme un étendard ou comme un joker chaque fois que je veux prendre une position et expliquer quelque chose ? Je ne crois pas. Il est normal que l’homme ait un guide devant lui pendant une période de sa vie. Quand le guide disparaît, l’homme se retrouve seul à marcher sur le chemin. Ou en tout cas, s’il n’est pas seul, il n’a plus personne devant lui. C’est normal. Je ne trouve pas très sain que l’homme s’abrite toujours derrière la figure disparue du Commandeur. Il est bon que l’homme grandisse et assume ses responsabilités quand son tour vient. Cela ne veut pas dire qu’il renie son maître. Au contraire, cela veut dire que le maître a su transmettre une connaissance qui se perpétue dans un autre que lui. Pour que l’esprit du maître demeure vivant, il est essentiel que l’élève ne tire pas son autorité du seul fait qu’il a été « élève de », mais plutôt de ce que l’enseignement du maître a fait s’épanouir en lui. Après, qu’untel préfère tel maître et untel tel autre n’a pas beaucoup d’importance. La seule chose importante c’est que ces choix soient toujours guidés par la lucidité, exempts de parti pris, et au fond honnêtes.

    Philippe Voarino

    Bonjour TonySAN.

    Paroles... Oui, pourquoi pas ? S’entraîner et suer sur un tatami n’empêche pas qu’on puisse aussi penser et s’exprimer. L’un et l’autre ne sont pas contradictoires.
    Vous dites que je n’ai que des « morceaux » de l’Aikido. Bien que vous ne me connaissiez pas, vous avez raison. Je n’ai que des morceaux. C’est pour ça que je cherche, comme vous dites justement, l’esprit qui doit lier ces morceaux. Je n’ai pas honte de chercher et d’étudier. Mais dites-moi qui donc est parvenu à coller tous les morceaux de l’Aikido ? O Sensei lui-même ne disait-il pas à la fin de sa vie qu’il aurait aimé vivre encore une vie pour améliorer sa pratique ?

    Vous avez raison d’être sévère avec les gradés qui parfois s’installent un peu trop vite dans une position d’autorité. Mais n’oubliez pas qu’on a le droit d’être sévère avec les autres à une seule condition : exercer la même sévérité envers soi-même. La sévérité ce serait de se dire en l’occurence : le jugement que j’avance tel un couperet, est-ce qu’il est solidement établi sur des arguments que je livre, ou bien n’est-il qu’un vague état d’âme sans fondement ni démonstration ?

    Philippe Voarino

    Bonjour Sensei,

    (Exercer la même sévérité envers soi-même !),avant d’étre sévere envers les autres.

    Voilà des mots ( PAROLE, en italien, je suis Italien...), qui me rapellent mon enfance, mon grand-pére dabord et mon pére ensuite me repetaient tous les jours ces même mots, ils n’ont pas pratiquer l’aikido, mais leur ESPRIT et SAGESSE etait bien au dessus de beaucoup d’aikidokas.
    Moi je crois tres dur en ces MOTS et je peux me pretendre aussi sévere avec moi même a tous les nivaeux de VIE, (Aikido,Famille,travail,etc.etc......) !
    Je ne voulais pas ajouter une critique et surtout vous juger,( qui suis je pour pouvoir le faire ?), mais de ma part c’est juste une reflection ! Une petite pierre ajoutée a l’édifice peut-etre ?

    Mes sincères Salutations TonySan

    Bonjour TonySan.

    Vous avez de la chance d’avoir eu ce rapport avec votre père et avec votre grand-père. Nous avons en Europe une culture , une tradition et, comme vous dites, un esprit et une sagesse dont nous n’avons pas à rougir et pour lesquels bien des orientaux devraient avoir un peu plus de considération. L’Aikido vient d’Orient mais rencontre les valeurs universelles de notre propre civilisation. Faire de l’Aikido ce n’est pas renier notre origine et nos valeurs, c’est tout le contraire, c’est les faire sortir de l’oubli dans lequel elles sont en train de sombrer. Je suis persuadé que l’Aikido peut vous apporter beaucoup mais que vous pouvez également apporter beaucoup à l’Aikido. Salve.

    Philippe Voarino

    Monsieur P.Voarino

    tout dabord merci pour ce site.ayant lire tardivemant votre article et les commentaires ci dessus.
    je ne puisse que vous donner raison.

    POURQUOI

    Ici en Algerie on vie le meme phenomene.personellement je pratique l’IWAMA aikido depuis fin 2000,et j’ai particepé au premier stage en algerie 2002 de m.toutain.biensur on etait raver.découvrir un "maitre" c’est le reve de chaque personne,je crois.apres cette croyance"platonique"on a vraiment découvert le vrais pesonnage.moi meme j’ai etait témoin des ses pratique douteuse,en 2003 au stage d’oran (algerie) le lendemain de la fin du stage il decernais des diplomes de grade (jaune,orange..........) pour la somme de 300 euro,pour des pratiquant choisi(de l’école d’oran)

    pour quel but ?

    le representant officiel de toutain est un oranais,et pour faire controler le marché algerien -désolé mais pour moi daniel toutain est comme les societé mulinational.son but :le profit on utilisant tout les moyen-meme de mentir et trafiquer.....)il donne des grade pour des pratiquant qui ne le mérite pas -des gens qui on commencer l’iwama aikido en 2004 ils on deja le grade de 3 dan et sur le tatami je ne vous raconte pas.
    maitenant il essaye de monopoliser l’iwama aikido en algerie on essayant le truc de logo.
    deja son protégé d’oran prétant qu’il est le fondateur diwama en algerie .
    le probleme pour nous ce n’est le grade de tel personne ou je ne sais pas mais limage d iwama en algerie.
    je vous dit sincerement pour moi daniel toutain est tout sauf un maitre.

    chez nous il ya ancien proverbe qui dit "IL NE RESTE DANS LA RIVIERE QUE CES CAIllOUX"

    il est un maitre pour les charlatans et tu es un sensei pour les aikidoka

    pour vous informer ici en Algerie on surnome daniel toutain :

    "DANIEL COLA"

    note :"coca cola"

    Bonjour, je ne souhaite pas remettre de l'huile sur le feu, surtout que je vois qu'à la base c'est un article de fin 2005 ... le temps passe ! et l'évolution est toujours faite de In et Yo !
    Ca fait plus de 25 ans que je pratique l'Aikido. Ca fait plus de 25 ans que je recherche l'Aikido ! Et je continue ! J'ai commencé l'aikido comme beaucoup au sein d'une Fédé ! J'ai suivi l'enseignement de Maitre Tamura, de ces DTN et puis et puis ... on n'est plus satisfait de ce que l'on propose, on devient exigent sur la forme et le fond peut être, on veut la vérité de l'art tout simplement, alors on sort du système. Le hic c'est où trouver des personnes qui pratiquent sincèrement sans querelles de clochers? fidèlement sur les traces faites par O Sensei ? Suis dans le 74 et bien y'a personne ! alors il faut se créer une petite unité et on fait ce qu'on peut en espérant être toujours sur la voie. Alors merci pour ce site qui m'apporte des réponses et me conforte dans ce que j'ai plus ou moins compris.
    Mais une chose est sûre, il faut pratiquer et pratiquer et toujours pratiquer. C'est comme cela que l'on se polie et qu'on trouvera la vérité de l'Aikido. Et celle-ci, elle se trouve sur les tatamis en travaillant avec son partenaire.

    Bonjour,

    Ah ben si, dans le 74, il y a le modeste club que j'ai créé. D'ailleurs, il suffit de taper dans Google les mots "Iwama haute savoie" et on arrive directement sur notre site: http://tac74.aikidojo.fr/

    Si le cœur vous en dit (et si ce n'est pas trop loin), vous êtes le bienvenu.

    Bonjour ophil.

    "...fidèlement sur les traces faites par O Sensei" écrivez-vous. Mais c'est tout le problème, les traces d'O Sensei sont loin d'être de lecture facile. C'est un travail d'indien de le suivre. Si vous êtes encore sur les tatamis après 25 ans, c'est au moins que vous avez la patience d'un indien.

    Bon courage.

    Philippe Voarino

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/la-linotte-et-lelephant-fable
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