kumitachi #1: Awase décide

Selon le moment de l’entrée d’uke tachi dans l’attaque yokomen d’uchi tachi, certaines techniques s’imposent de préférence à d’autres.

Si l’awase est tel qu’uke tachi parvient dans la sphère d’uchi tachi au moment où ce dernier abat son sabre, il est trop tard pour effectuer une saisie du sabre entre les deux mains par-dessous. La saisie du sabre ou de la main droite d’uchi tachi se fera alors en passant par-dessus ses avant-bras, et un certain nombre de techniques sont possibles dans un tel cas.

Il est bien évident que le sabre doit se trouver en position haute pour qu’uke tachi ait une chance de l’attraper par-dessous. Si l’awase est tel qu’uke tachi se trouve en position d’effectuer une telle saisie, alors la projection est possible immédiatement. Il n’est pas nécessaire de passer par l’éducatif de la méthode qui consiste à accompagner le sabre d’uchi tachi dans sa descente pour le remonter ensuite (cf. Au-delà de la méthode #105), puisque le sabre dans ce cas se trouve déjà en haut, et que les corps d’uchi tachi et d’uke tachi sont entre eux dans un angle idéal pour une action immédiate.

L’enseignement est donc le suivant : c’est le momentum de l’awase qui décide quelles techniques sont possibles et quelles techniques ne sont pas possibles. C’est l’awase qui choisit la technique, ce n’est pas uke tachi. C’est pour cette raison qu’il n’est pas possible de choisir avant l’engagement quelle technique sera utilisée. La technique doit naître spontanément d’un ensemble de circonstances qui ne sont pas décidées par l’homme qui exécute cette technique. Si le choix technique n’appartient pas à l’homme, à qui appartient-il alors ? La réponse d’O Sensei est : à la divinité. Les techniques d’Aikido sont divines parce qu’elles sont l’expression d’un choix dans lequel l’humanité n’intervient pas autrement que comme un moyen de l’action. Le geste de l’aikidoka est l’expression d’une impulsion qui ne lui appartient pas et qui le dépasse, comme la musique dépasse le musicien et la peinture le peintre.
C’est en ce sens que l’Aikido est un art.

Philippe Voarino, septembre 2018.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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