Jusan no jo 7-13

Si la gloire de Dieu est de cacher les choses, l’hommage que l’homme rend à Dieu est de ne pas se contenter de l’écume des choses, de leur simple apparence. Cette ambition est sa dignité, mais la quête du sens est aussi le signe de sa limite. En effet, qu’il n’y ait rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour, mettrait l’homme à l’égal de Dieu. J’ai quelques doutes à ce sujet, et il m’arrive de me demander s’il ne serait pas préférable de ne pas déranger l’ordre mystérieux du monde.

Pourtant je fais tout le contraire, avec la naïveté et l’enthousiasme d’un enfant je m’emploie du mieux que je peux à lever le voile que la méthode a jeté, par nécessité, sur l’Aikido. Les choses ne sont pas secrètes parce qu’elles ont été cachées, elles sont secrètes par nature, parce qu’elles sont difficiles, et qu’on ne peut pas rendre compte d’une essence complexe au moyen d’un énoncé simple, or la méthode est l’énoncé simplifié d’une réalité bien plus complexe. On ne devient pas Einstein en lisant un livre de vulgarisation scientifique.

Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas guidé dans cette entreprise par la philanthropie, c’est pour moi que je cherche. Mais je ne trouve jamais aussi bien qu’en cherchant sous le regard de tous ceux qui ont l’amabilité de me lire, que ce soit avec bienveillance ou avec hostilité. Ce qui me pousse à partager, c’est une soif de savoir purement égoïste, ou, pour le dire avec moins de pédanterie, une curiosité qui n’a d’altruiste que l’apparence. Ce n’est pas de l’immoralité, plutôt de l’amoralité. Mais force est de constater que cette amoralité est ce qui m’a permis d’ouvrir les yeux sur certains aspects de l’Aikido, qui demeurent inintelligibles dans l’enseignement classique, et à côté desquels je serais passé en aveugle avec une attitude plus désintéressée. Je n’en déduis rien, je n’en fais pas une règle générale, je dis ce qui est. Et ce qui est sûr, c’est qu’on ne comprendra rien ici à mes propos ni à la vidéo qui les accompagne si l’on n’a pas été attentif aux dossiers #86 et #87 qui précèdent.

Philippe Voarino, avril 2018.

Reprise: 

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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