Juji

En Japonais, chiffre 10 se dit juji et s’écrit + en kanji. Dans juji nage, les bras forment une croix bien sûr, mais le principe juji, le principe de la croix, s’applique également dans les deux shiho nage ci-dessus.
Ce sont les corps qui dessinent alors une croix.
Shiho nage est un mouvement crucial.

Commentaires

Allez, je vais vous embêter encore une fois : essayez donc sur la troisième photo de faire l’inverse de ce que vous faites au niveau de l’action sur les bras* et peut-être que vous comprendrez alors le sens profond de ce qu’on appelle aujourd’hui "juji-garami" (mouvement autrefois appelé : "karame-nage" (karame : aller vers le point faible, et non pas vers le point fort comme sur la photo) ; et : "nage", alors qu’en général on faisait une immobilisation finale sur ce mouvement d’ailleurs !). Ce qui comptait dans cette "croix", c’était en effet dans la vieille forme le retour sur son centre, et non son extension sur ses branches, ou ni même leur torsion anti-naturelle (enfin si on peut dire les choses comme ça).

Bien à vous de votre découverte de ce « nouveau ? » ha ! ha ! juji-garami.

MusashiKun

• Essayez de "brosser" le bras plié de uke (celui qui est en dessous) avec son bras tendu (celui qui est au dessus) à partir pratiquement de l’épaule de uke, et cela vers l’arrière jusqu’à son coude (et surtout jusque « dans » la pliure de ce coude, car bah voui : c’est là le vrai point faible, même si ça ne paraît pas logique). Puis changez de hanche pour finir et projeter ou immobiliser si vous connaissez l’immobilisation. Pas d’’arm-lock sur le coude du bras tendu justement, car il y a un kaeshi-waza dangereux mais assez simple à faire si on est dans le temps. C’est du charabia ? Oui ? Non ? J’espère que c’est assez clair ?! Vous devez avoir mon mail au cas où de toute façon n’est-ce pas....

Musashikun

"retour sur son centre"....

En vous lisant et je m’aperçois d’une chose, vous semblez avoir au moins théoriquement quelques notions sur la façon des faire les techniques dans les anciennes écoles.

Et pourtant l’art d’O’Sensei n’a rien de commun avec ces écoles, sa pratique à main nue de l’aikido n’a rien de comparable avec la pratique à main nue d’une école aussi proche soit elle, la pratique des armes n’a rien à voir avec la pratique d’une école de sabre, de iai ou de jo.

L’aikido est unique par les principes qui sont manifesté. En proposant un retour sur le centre vous oubliez ici (après la notion de rotation de l’axe) un second principe essentiel de l’aikido : l’étude des déséquilibres.

Matthieu

Pourquoi ne pas essayer de faire avant d’essayer de dire ?

Pourquoi prendre ainsi les gens pour des imbéciles, avant même de savoir si ce qu’ils disent pourrait être quelque peu instructif à la progression de nos expériences commune ? Ni âne, ni lion, disait… Nietzsche et je suis de son avis.

Dire : "… l’art d’O’Sensei n’a rien de commun avec ces écoles (écoles anciennes. Lesquelles ? Soyez donc plus précis, il faut parfois prendre des risques, non ? ( :-D) avant d’affirmer ainsi les choses), sa pratique à main nue de l’aïkido n’a rien de comparable avec la pratique à main nue d’une école aussi proche soit elle, la pratique des armes n’a rien à voir avec la pratique d’une école de sabre, de iai ou de jo", est à mon sens une tentative de révisionnisme sans nom et fort trompeuse.

On sait très bien historiquement parlant d’où vient l’aïkido, d’où viennent ses techniques (Ô Senseï en ce sens n’a absolument rien inventé, il a juste composé), ce que signifie historiquement parlant le mot « aïki » par exemple et à qui on le doit (pas à Ô Senseï !), ce qu’il signifie mais aussi le pourquoi de son existence conceptuelle et sa différence fondamentale par rapport au « JU » du ju-jitsu toujours par exemple), de quelles influences techniques il a été composé à travers l’histoire, et on sait très bien aussi comment Ô Senseï a fait évoluer ces techniques dans son temps, ou les a mis proprement : "à sa sauce" (ou on devrait le savoir, ce travail de « Mozart de l’aïki », du moins à votre niveau, ce dont je ne veux pas douter, ce pourquoi je parle ici de révisionnisme qui est plus précisément parlant : « un révisionnisme par omission », sans doute le plus insidieux).

Que vous soyez persuadé d’avoir en vous la lumière de la vérité, cela ne me dérange pas outre mesure, comme je l’ai déjà dit cela me fait plutôt rire et c’est donc plutôt positif à mon niveau, par contre le faire croire aux autres, qui ne savent pas forcément ces choses, me paraît sujet à caution.

En la matière du ken et du jo maintenant, il est exact de dire que la pratique des armes du fondateur fut autonome des écoles d’armes qu’il avait étudiées (voulez-vous la liste ? Les dates ? Les certificats et les lieux ?), et pour la raison simple qu’il a tout mélangé dans un grand sac (celui de son génie) et picoré dedans ce qu’il intéressait dans son propos martial et sa recherche personnelle. Surtout dans le but d’ailleurs de développer ses techniques d’aïki en propre.
Mais cette forme de composition non plus ne me dérange pas outre mesure voyez-vous, et je trouve même cela plutôt intelligent vu l’époque, génial même (bien qu’il eût des précurseurs fameux sur ce point). Par contre, si c’est intelligent, génial et un réel travail de virtuose (il a réussi à établir à partir de ce travail des principes effectivement très intéressants), on ne peut pas du tout ranger de côté ses influences (ou les mettre à la corbeille en aïkido) sous prétexte qu’il ne les a pas enseignés (parce que par exemple il n’avait pas les menkyo correspondant) ou les a écartés de son enseignement (il ne les connaissait pas (on sait cela aussi aujourd’hui), ou qu’il a choisi de ne pas les transmettre pour x ou y raison).

Pourquoi est-ce donc important de connaître ces détails contrairement à ce que vous affirmez de façon quelque peu cavalière ?

Parce que ces écoles justement ont gardé dans leurs répertoires d’autres principes ou essences techniques très importants, aujourd’hui perdus en aïkido (et Saito Senseï, avec tout le respect que l’on peut lui devoir et que moi-même je lui dois, n’échappe pas à cette règle). Or ce sont eux aussi des principes éminemment aïki !

Vous me parlez ainsi de « l’étude des déséquilibres »… À la lecture de cette petite phrase, je n’ai jamais autant ri de ma vie.

Merci à vous, ami, qui que vous soyez, et portez-vous bien longtemps…

MusashiKun

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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