Jo suburi #13 - Katate hachi no ji gaeshi


Le jo est devant le pied arrière.


Plongez vers l’avant avec la main droite de manière à faire monter l’extrémité arrière du jo qui va frapper de haut en bas.


La frappe yokomen est en effet descendante et non pas ascendante.


Après la frappe, récupérez le jo dans la main gauche.


De la position jodan où vous êtes parvenu…


…attaquez immédiatement en sens contraire dans l’angle symétrique du premier.


Lâchez la main gauche et laissez le jo basculer dans votre main droite sous l’effet de sa propre énergie.


Saisissez à nouveau l’extrémité du jo avec la main gauche.

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Commentaires

Bonjour maître

Ce suburi reste un des plus difficiles, et si vos explications me permettent de progresser dans la forme, elles se heurtent ici à un problème de fond.

Pourquoi la frappe est-elle descendante ?

Je sais pour l'avoir pratiquer comme ça que la frappe ascendante a le gros défaut de nous faire lever le coude. Il faut absolument le corriger. Mais je trouve que la frappe descendante nous oblige d'abord à lever l'arrière du jo. Que de temps perdu avant la frappe !! Je ne vois aucun autre suburi où le jo (ou le ken) n'est pas déjà idéalement positionné.Surtout si l'on réfère aux troisièmes suburis du ken et du ken taï jo,où en un seul mouvement nous avons trois phases distinctes de coupe sur des partenaires différents dans des angles différents. Aussitôt le mouvement engagé, nous sommes à l'attaque.

Je me dis aussi que ce temps perdu peut venir de la garde de départ un peu insolite vu que c'est le seul suburi à commencer ainsi. Et pendant que l'arrière du jo monte, l'avant descend et coupe lui aussi. Mais là c'est moins clair ?!

Je propose de commencer le mouvement en frappe ascendante donc sans perte de temps mais avec l'appui dans la rotation du corps de la deuxième main qui viendra apporter plus de solidité sans nous faire lever le coude. Un peu comme le symétrique de gaeshi tsuki. La position des mains sur le jo serait identique au ken taï jo. On peut continuer le mouvement alors comme le suburi ou le 3ème ken taï jo. Voilà , qu'en pensez vous ?

Merci

Maxime

Bonjour Maxime.

Votre jo mesure environ 1m 30. Ajoutez-lui un bon mètre et vous aurez la taille de l'arme pour laquelle katate hachi no ji est conçu. Si vous avez une arme de cette longueur, essayez. Vous verrez alors que l'utilisation pour la frappe des deux extrémités devient beaucoup plus claire. Non seulement il n'y a plus de temps perdu, mais le ballet incessant des deux pointes, l'une prenant le relai de l'autre, devient un mur infranchissable.

J'ajoute une considération sur un plan autre que le martial : comment voulez-vous décrire une lemniscate parfaite autrement qu'ainsi ?

Philippe Voarino

Bonsoir Philippe, pour faire vivre un peu le forum..

sans négliger les autres suburi, cet exercice pourrait-t-il être être conçu ou envisagé dans l'enseignement "méthodique" comme un incontournable et priorité, essentiel, comme tai no henka, au risque d'en devenir un principe, puisqu'il se retrouve constamment dans le RIAI, la quasi totalité des techniques en tai-jutsu....je me doute un peu de la réponse... bien à toi

Entierement d'accord avec Eric, c'est etonnant car j'en ai fait un principe de base depuis 1 an au moins, au meme titre que la coupe kesagiri en partant gedan kamae(uchi kaiten via hitoemi) qui manque cruellement dans les suburis et que l'on retrouve dans le 1er kumitachi mais linéarisé.cdt

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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