Jo suburi #1 - Choku tsuki


Mauvaise position


Bonne position

La position de départ est hanmi, c'est-à-dire que les pieds sont en hito e mi.
Observez bien les photos : dans la position juste, votre ventre est dirigé vers l’action, le jo prend la place de l’axe de votre corps, il devient une partie de vous-même.
Dans la position indiquée comme fausse, votre ventre pointe dans une direction différente de l’action, votre énergie est dispersée avant même que le mouvement n’ait commencé. Le jo est devant vous comme un bout de bois qui vous demeure extérieur.

N’amenez pas la main droite au jo pour le saisir. C’est la rotation de l’axe du corps vers l’arrière qui amène le jo à votre main droite.


Bonne position


Mauvaise position

Quand vous frappez tsuki, il est impératif que votre ventre, votre jo et la cible soient alignés.
Votre jo ne peut pas frapper efficacement dans une direction si votre ventre pointe dans une autre.
Dans la position indiquée comme fausse, le ventre n’est pas dirigé vers la cible, il n’est pas aligné avec le jo. Le corps n’est pas unifié et ce sont les épaules qui frappent.
Il suffirait que l’axe du corps pivote pour que le ventre s’aligne convenablement et que les pieds trouvent naturellement la position hito e mi. Ne confondez pas la position hanmi avec une position « de profil ».

Commentaires

bonjour merci pour ces précisions . Etudiant aussi l'Iwama Ryu, j'ai lu que Me Saito père avait abandoné la garde pied avant ouvert . Vu que vous vous réclamez également de l'Iwama Ryu, je souhaiterai savoir quelles sont les raisons qui vous font la conserver. Bien cordialement

Bonjour kcnarfou.

J'ai déjà répondu à cette question à l'occasion d'un post sur le dossier technique 1er kumijo , et je vous fais donc un copié-collé:

Bonjour phil.

Vous vous attendiez un peu à ma réponse et je m'attendais un peu à votre analyse ci-dessus qui est parfaite, et à sa conclusion qui est logique.

N’y a-t-il donc pas un non sens à être directement en hito e mi avec le pied avant vers l’extérieur en garde au jo?

Oui, parfaitement. Et pour la raison suivante, qui est fondamentale et que je vous remercie de me donner l'occasion d'exposer ici brièvement :

En Aikido, la garde de départ est toujours hanmi parce que c'est la garde qui permet de partir instantanément dans l'une quelconque des six directions, soit avec le pied avant, soit avec le pied arrière. Dès l'amorce du mouvement, la garde hanmi est immédiatement relayée dans les six directions par la position hito e mi parce que cette position est la conséquence nécessaire de la rotation irimi-tenkan. Autrement dit, dès que l'on quitte hanmi, il n'y a plus qu'hito e mi, et ce jusqu'à la fin du mouvement, avec le ken, le jo ou à mains nues, quel que soit le mouvement, et tout le temps... C'est une règle absolue, règle clairement énoncée par O Sensei dans son livre "Budo".

Pourquoi alors cette série de photos avec une garde jo en hito e mi ? Parce que je pense comme Descartes qu'on ne redresse pas un bâton tordu en le mettant droit, mais plutôt en le tordant dans l'autre sens. Il se trouve que la position hito e mi est quasiment inconnue de l'Aikido moderne alors qu'elle est en réalité la seule position d'Aikido en mouvement, l'autre position, hanmi, étant purement statique. Devant ce constat, j'ai voulu mettre l'accent et j'ai braqué le projecteur sur hito e mi, fut-ce au prix d'un accroc à la réalité.

Ce procédé est peut-être contestable, mais il a je crois le mérite d'amener à la prise de conscience. Et je signale pour ma défense que j'ai un précurseur célèbre dans l'emploi de cette "méthode marteau" : il s'agit de Gozo Shioda qui a martyrisé toute sa vie les genoux de tous ses élèves pour qu'ils adoptent hito e mi à l'arrêt, alors qu'il savait pertinemment que cette position n'avait de réalité et de légitimité qu'en mouvement. Shioda voulait attirer l'attention de ses élèves sur l'importance majeure de la position hito e mi, et à travers elle sur le principe irimi-tenkan qui en est la cause.

Philippe Voarino

bonjour Philippe vous precisez "En Aikido, la garde de départ est toujours hanmi " ne devrai t'on pas ajouter "et d'arrivée" exemple: je pars hanmi, je passe part hitoemi (ouverture vers l'exterieur ou l'interieur) et je finis en hanmi, la boucle est bouclée. cordialement. gilles

Bonjour Gilles.

C'est exact, le mouvement commence avec hanmi et finit avec hanmi. O Sensei écrit d'ailleurs dans Budo, en insistant particulièrement sur ce point, qu'il est très important de terminer toutes les techniques avec la position hanmi. La raison en est celle-ci : hanmi est la seule position qui permet d'utiliser instantanément n'importe laquelle des six directions, et c'est pour cela que cette position hanmi était autrefois appelé roppo (six directions). Hanmi est la clef du mouvement dans les six directions.

Philippe Voarino

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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