Erreur #6 - Shiho nage, projeter uke dans le mauvais angle

Il est indispensable d'arriver suffisamment loin derrière le dos d'uke...

...de manière à couper dans l'angle du déséquilibre arrière d'uke. La puissance de projection est considérable dans cette situation.

Cette manière de projeter, qui était celle utilisée par O Sensei, amène la tête d'uke à terre entre les pieds de tori.

Dans l'exemple ci-dessus, tori ne tourne pas assez dans le dos d'uke. En dehors du danger que cela représente (cf. Erreur courante #7), le placement de tori devant uke l'empêche de projeter dans le déséquilibre arrière d'uke. C'est pourquoi il projette droit devant. Au lieu d'atterrir sur l'intérieur du corps de tori et sous son contrôle, uke atterrit loin devant, hors de contrôle.

Commentaires

Bonjour Maître,

Vous pouvez donc me confirmer qu’il est impossible d’effectuer une chute avant (j’exagère sans doute) ou même une chute latérale (très spectaculaire en effet) comme on le voit souvent, si shiho nage est effectué correctement.

De même évidemment sur kote gaeshi...

Bonjour Phil.

Je confirme. Si shiho nage est effectué dans la forme martiale qui vise à amener la nuque de l’adversaire entre les pieds de nage, aucune chute avant n’est possible.

Philippe Voarino

Là encore vous êtes trop sectaire à mon sens. La projection vers l’avant sur shiho-nage a existé aussi, bien qu’elle ne se fît pas alors non plus exactement comme l’effectue Kishomaru sur les photos que vous présentez.
Et c’est là LE point central du problème de l’enseignement de l’aîkido actuel qui va vous expliquer le pourquoi de la chose :

Les risques sur shihonage, ce sont les nombreux kaeshi-waza qui sont possible et développables assez facilement si le mouvement est fait : trop à la va vite, et finalement « comme ça vient », ou : "sans faire très attention de je suis très fort ça passe très bien mesdames et messieurs".
L’un de ses très anciens kaeshi-waza consistait pour uke à attraper par-derrière les orbites de tori (les griffes dans les yeux pour la version… euh… sadique, les cheveux pour la version moins hard, et le col version douce), et cela quand il venait juste de passer son shihonage (juste avant la chute ou la projection, ou ce qu’on pourrait nommer "la redescente" ici je ne sais pas comment dire le moment juste). De plus, un autre kaeshi-waza consistait lors de la projection de shihonage vers l’avant à attraper au passage et en légère anticipation le bras ou la manche de uke (ce bras projeteur), de chuter avec force vers l’avant et de tirer en même temps uke à soi dans la chute, ce qui avait pour effet de l’emporter avec soi et de l’amener au sol dans une position très favorable ou de le faire chuter par-dessus soi (la suite ne présente guère d’intérêts ici pour ce dont on parle, mais vous vous doutez bien que ça ne pose pas beaucoup de problèmes… pour ce uke-là. Pour tori par contre, c’était non seulement la surprise, mais généralement la fin de l’histoire).

Sans parler même ici de la façon d’entrer ou d’engager son mouvement, la combinaison de ces deux possibilités de kaeshi-waza là montre très bien qu’il est d’une part indispensable de ne pas tourner le dos à uke lorsque l’on « a passé « son mouvement (ce qui implique un placement/déplacement relatif très particulier de ce mouvement), et d’autre part qu’il est préférable de projeter pour tori uke vers l’arrière, et effectivement « à ses pieds », et non vers l’avant et très loin comme on nous l’apprend partout (à moins, à moins, à moins… de le projeter de telle façon qu’il ne puisse pas vous emporter dans sa chute (pourtant, 70 ou 80 kg de « viande animée » qui partent en envol de promenade active demandent donc une façon un peu spécifique de faire vous l’avouerez. Elle existe, il y en a même plusieurs).

Pour en revenir à nos moutons :
Lorsque Kishomaru a voulu clarifier les techniques dans sa volonté de « bible de l’aïkido universelle et pérenne » pour la vulgate, il a choisi le plus souvent la version la plus « mouvante » des techniques de Père (enfin presque toujours), c’est-à-dire celle qui « faisait beaucoup bouger » (d’où : Sport !). Pourquoi ? Parce que c’est celle qui paraît la plus facile a priori puisqu’elle travaille sur les déplacements d’un uke toujours en mouvement donc toujours en déséquilibre par définition (moi je n’aurais pas choisi comme ça, mais bon…). Du coup, un mouvement comme shihonage est devenu une grande projection vers l’avant.
Le problème, c’est que Kishomaru, et ses suiveurs, a élucidé dans cette affaire la ou les façons de projeter vers l’avant originelles parce que c’était un peu compliqué aux néophytes ou trop dangereux. Très bien, mais on a aussi « oublié » les kaeshi-waza et autres raison de se faire peur sur ces mouvements, parce que ça aussi c’était : ou dangereux, ou ardu à faire, ou même à comprendre, ou reproduire sans un long et lent apprentissage, de surcroît très ingrat à travailler. Et on en arrive… au shihonage actuel et à l’aïkido actuel (hormis le problème des « reproductions de reproductions, etc., comme je l’ai déjà dit dans un précédent message).

Il faut donc peut-être essayer aussi de comprendre les choix qui ont été faits alors (et ô Sensei n’en était pas dupe, mais je crois que ça ne le concernait plus autant que ça au niveau technique alors), et pourquoi ces choix ont été faits avant de dire : « c’est faux, c’est juste, c’est ceci ou c’est cela ». Et techniquement redonner désormais aux pratiquants non une critique mal informée ou mal dirigée de cette évolution ou involution historique, mais des points de repères effectivement techniques comme vous le tentez, avec les raisons qui ont fait que les techniques ont changé au fil du temps de cette façon ou de celle-là.

Je pense encore une fois que ce serait beaucoup plus constructif et intéressant.

Ne devenez donc pas le Kishomaru bis ou "parallèle" de l’aïkido d’aujourd’hui en disant que : "ça se fait comme ci et pas comme ça, et pas autrement, ça c’est faux mais pas moi", en éliminant les raisons réelles des mouvements, ou en rajoutant des erreurs sur les erreurs ou omissions déjà commises pour d’autres raisons (vulgarisation, incompétence notoire (je ne parles ni de vous ici ni de Saito Sensei bien spur mais des sources tout simplement de reproduction des mouvements parfois), ou reproductions de reproductions, etc.).

S’il vous plaît, vous valez certainement mieux que cela et votre gentillesse à enseigner le montre bien. Et puis, c’est une perte de temps : il y a encore tant et tant à trouver de ce que faisait réellement ô Sensei…

Bien à vous et avec mon respect,

MusashiKun

Musashikun bonjour,

Comment peut on vérifier en aikido, qu’une projection est une projection d’aikido ?

Car tout le problème est là, il est possible de faire de nombreuses choses, mais sont elles pour autant toutes de l’aikido ?

Voyez vous l’aikido repose sur un principe moteur qu’est la rotation de l’axe du corps symbolisé par la colonne vertébrale. L’une des conditions pour qu’un mouvement puisse être dit mouvement d’aikido, est la manifestation au travers de la technique de ce principe moteur.

Et une façon de vérifier à la fin d’une projection si oui ou non ce principe a été mis en route, c’est de regarder la position d’uke. Uke doit et cela peu importe la projection (irimi nage, shiho nage, kote gaeshi...) se retrouver sur l’intérieur de tori entre ses pieds.

Musashikun je vous invite à réfléchir à cela, O’Sensei a présenté dans BUDO quelques techniques pour illustrer ces propos. Il est possible de remarquer que certaines techniques ont évolué. Nikyo est l’une d’entre elles, en répondant au pourquoi de cette transformation vous comprendrez en quoi la projection de shiho nage vers l’avant est un non sens en aikido.

Matthieu

Merci pour votre remarque Matthieu J, car effectivement lors d’une projection Uke devrait se retrouver entre les pieds de Tori qui vient de le projeter. Inutile pourtant de chercher des paramètres physiologico-moteurs technocratiques à cela, la raison originelle en était qu’on n’avait pas du tout intérêt à ce que Uke puisse se relever d’un bond pour réattaquer illico. La projection "à ses pieds" permettait donc à Tori d’enchaîner directement et sans temps mort sur une immobilisation ou sur un achèvement (atemi ou luxation par exemple) inhibiteur ou définitif.

Ce "principe moteur qu’est la rotation de l’axe du corps symbolisé part la colonne vertébrale" est donc une très jolie image, fort utile très certainement aux mathématiciens de l’art, à ceux qui passent le BEES, ou à ceux qui veulent en imposer de leur savoir théorique, mais bon, à part ça, on ne peut pas dire que ça serve à grand-chose pour expliquer quoi que ce soit dans les techniques d’aïki ou leur histoire, tant elles relèvent de nombreux principes forts différents les uns des autres, et parfois même contradictoire, en réalité ou en apparence !

Je vous remercie donc pour votre invitation fort aimable, cependant j’ai peine tout en réfléchissant à comprendre le rapport que vous intentez entre Nikkyo et Shihonage. Et quand vous dites que : "il est possible que certaines techniques aient évolué", je me surprends à penser que vous ne savez pas grand-chose de cela que vous dites puisque TOUTES les techniques ont été proprement châtrées en aïkido (Ô Sensei lui-même participa activement tant à la propagation de de qui devint l’aïkido qu’à son élagage, et pas seulement après guerre).

En ce qui concerne la prise de référence des photos ou documents d’Ô Sensei, il faut savoir également que les photos par exemple n’expliquent point le pourquoi des choses, des placements (leurs "histoires" ou leurs raisons), ni les façons. En cela, se référer à ces documents est certes utile, mais seulement ou surtout pour ceux qui savent de quoi il en ressort. De plus, on ne peut pas dire que cela soit de plus très exhaustif. Raison d’une prudence en la matière qui serait à mon sens la bien venue avant d’affirmer des choses qu’on ignore en grande partie.

Enfin et pour répondre à votre question fondamentale qui était : "Comment peut-on vérifier en aïkido, qu’une projection est une projection d’aïkido ?", je vous dirais que c’est très simple au niveau d’une simple projection : à chaque fois que Uke se sent tiré, poussé, accroché, tiraillé ou tordu, emprunt à une douleur pour le faire bouger ou même obligé de chuter parce qu’on lui a enseigné que c’était bien de le faire à ce moment-là s’il ne voulait pas se retrouver à l’hôpital pendant au moins 15 jours, on peut être certain, au niveau puriste de l’évènement "projection d’aïki", qu’il y a autant d’aïkido dans cette projection que poissons rouges dans un piano à queue de la salle Pleyel.

Bien à vous et merci m’avoir fait rire de bon cœur.

MusashiKun

Musashikun bonjour

Deux mois à rire ça a du vous faire du bien...

Je voudrais reprendre plusieurs choses de votre intervention, tout d’abord vous dites :

"à part ça, on ne peut pas dire que ça serve à grand-chose (sous entendu l’axe de rotation) pour expliquer quoi que ce soit dans les techniques d’aïki ou leur histoire, tant elles relèvent de nombreux principes forts différents les uns des autres, et parfois même contradictoire, en réalité ou en apparence !"

Si l’on veut pousser l’analyse de cette phrase il y a beaucoup de chose à dire, mais une sort très explicitement de ce court paragraphe, vous avez une vision de l’aikido tres technocentrée et si vous parlez de principe, ce n’est qu’un mot qui n’a pas de signification réelle.

A quoi renvoi l’idée de principe en Aikido ? Les principes sont ce qui va permettre de sortir d’une pratique centrée sur le produit manifesté pour atteindre une pratique centrée sur le processus de manifestation. La pratique passe du quoi au comment...

C’est l’éternelle question de novices, des non-initiés : "face à cela je fais quoi ?".

Et vous le dite les techniques d’aikido semblent être guidées par des principes différents, certainement fois contradictoire qui donnent l’impression qu’il n’y aucun lien entre les techniques.

Et pourtant une des étapes de l’apprentissage en Aikido est l’étude du RIAI, qui pourrait être définit comme l’étude de la mise en relation de connaissances désordonnées. Alors à ce stade l’étudiant comprendra en quoi ikkyo, kote gaeshi, irmi nage, ude kime nage, sur tsuki sont des techniques de forme différentes mais de constitution, de construction (pour mettre de cote le terme principe) identique, et en poussant plus loin, en quoi ces technique sont en tout point identique au suburi katate hachi no ji gaeshi ou à la projection du 6ieme kumi jo... Les exemples ne peuvent être que multipliés et font parti d’une étude propre à ce niveau.

Mais en parlant aujourd’hui de RIAI c’est avec un petit peu de recul et de recherche. Je parle de RIAI en tant qu’étape. Car l’étude du RIAI n’est qu’une astuce pédagogique et comme astuce pédagogique cela reste un substitut à la fois de l’expérience et de la maîtrise (maîtrise pratique et théorique). Cela permet de mettre le doigt sur une unité qui vous parait être à première vue une multitude de choses différentes et contradictoires.

Mais pour cela, pour avoir accès à cette étape, il faut malheureusement réunir plusieurs conditions :

  •  avoir acquis une connaissance technique importante et juste
  •  avoir la possibilité d’y être sensibilisé par le biais d’un enseignant compétant
    Si un étudiant ne passe pas à cette étape alors l’aikido restera un catalogue de techniques différentes voir contradictoires sur lesquels viendront illusoirement se greffer des "principes" eux par contre bien souvent réellement différents et contradictoires.

    La seconde idée que je voudrais reprendre est la suivante :
    "j’ai peine tout en réfléchissant à comprendre le rapport que vous intentez entre Nikkyo et Shihonage."

    Je veux bien vous croire, vous avez démontrez quelques lignes plus haut que votre vision de l’aikido n’est qu’une suite de technique alors en effet je conçois que vous n’arriviez pas à comprendre le lien entre nikkyo et shiho nage. On ne peut inventer ce que l’on ne connait pas...

    Voyez vous ici je fais appel à la compréhension que vous auriez du avoir, à en lire la conviction de vos propos (car si nous ne savons pas vous vous savez heureusement), je faisais appel à une dimension supérieur du RIAI qui se porte non plus sur la forme extérieur, sur le produit, mais sur le processus de réalisation, la façon de faire, la façon de manifester.

    Et si vous étiez arriver à ce niveau de connaissance alors la notion d’axe de rotation ne serait plus pour vous un simple verbiage ayant pour fonction de satisfaire à une demande institutionnelle.

    Alors vous auriez compris non seulement le lien entre Nikyo et shiho nage mais également en quoi et pourquoi ce sont deux des techniques qui ont clairement évoluées suite à la publication en 1936 de BUDO.

    Je vous encourage à regarder la position des pieds d’O’Sensei sur nikyo sur les photos de Budo, la position est inversee par rapport à ce que l’on pratique aujourd’hui.

    Alors que doit on en conclure ? Bien souvent, et c’est la façon la plus simple de catégoriser les choses, il est communément admis qu’O’Sensei en 1936 ne faisait pas d’aikido, mais alors pourquoi irimi nage, kote gaeshi, ikkyo n’ont pas évolué ?

    Car le Principe de l’aikido n’entrait pas en contradiction avec les techniques, par contre nikyo et shiho nage sortait de la manifestation naturelle du principe. En effet avec l’ancienne position de pied, il n’est pas question de mettre en rotation l’axe sous peine d’être soi même déséquilibré du coup nikyo n’était que la manifestation d’une composante verticale de haut en bas avec blocage du pied d’uke, pour être plus clair encore, la manifestation d’un rapport de force entre uke et tori.

    Maintenant que vous entrapercevez pourquoi certaines techniques ont pu évolué, prenons les choses à l’envers.

    En changeant de position la rotation de l’axe est possible, rotation qui va permettre de jouer alternativement sur le déséquilibre arrière puis avant d’uke tout en restant soi même sans une position de stabiliter et de puissance. Déséquilibres que l’on invoque aujourd’hui comme grand principe de l’aikido et peut être est l’un de ceux que vous connaissez.

    Mais en réalité les déséquilibres ne sont que des conséquences observables du principes.

    Et pour finir ce message deja bien long, je dirai que toute l’étude de l’aikido réside dans l’étude des conséquences du principe pour essayer de le faire sien. Et quand il le sera alors tout les points techniques (positions de la main, des pieds,...), tous les "principes" (déséquilibres, mouvements spiralés...) ne seront que des conséquences de la manifestation du principe primordiale.

    Et une fois tout cela intériorisé alors la technique aura été oubliée, et les mots seront dépassés.

    Matthieu

  • Cher Matthieu J.,

    Je comprends bien tout ce que vous me dites là, et je vous remercie de votre intervention généreuse, mais… mais… mais je constate que vous ne lisez chez autrui que ce qui intéresse votre sens de la polémique, sujet ce qui ne me passionne pas énormément, et pas du tout ce qu’ils écrivent. Je comprends pourtant cela, qu’il vous faille tenter d’expliciter sur ce site des choses qui vous semblent pertinentes, et rassure au plus haut point l’idée de l’aïkido que vous pratiquez (et qui est fort juste en bien des points très certainement, je ne mets pas cela en question), qui montre en quelque sorte que vous avez raison envers et contre tous.
    Mais personnellement je ne travaille pas en effet sur ce type de plan de réflexion ni de compétition, encore moins sur celle de la raison.

    Toute cette littérature ne semble donc pas vraiment me concerner, bien qu’elle soit sans doute très intéressantes pour certains, je le répète, certains qui auraient alors besoin d’un support plus cartésien, plus théorique à la compréhension de l’aïkido (car finalement ça s’explique tout ça ? Ou ça s’expérimente ?).

    Pour ce qui concerne le lien entre Nikkyo et Shihonage par exemple je pourrais sans trop de difficulté vous citer ici tout un tas d’autres liens que vous ne mentionnez pas ici ou exactement le contraire, c’est-à-dire ce qui sépare fondamentalement ces deux mouvements, et sans avoir tort non plus (cela me rappelle d’ailleurs une très belle phrase de Montaigne… mais passons). Or, ce que je pourrais reprocher à votre analyse, et à ce site en général et en toute modestie car je le trouve malgré tout très intéressant, c’est cette espèce d’intransigeance sérieuse ("qui se prend au sérieux", entendez-moi bien), très protestante dans l’âme, et qui cherche non à rapprocher les avis mais : à les séparer.
    Deux points de plus ici : Ô Sensei détestait les comparaisons, et c’était quelqu’un qui savait rire. Votre analyse montre que vous comparez sans cesse, en plus pour "détruire", comme ce site puisque c’en est le point pivot au niveau de la réflexion (les photos de Kishomaru contre les photos de son père et vice versa), et que le rire en est totalement absent.

    Bon, pour moi c’est un peu austère comme environnement, surtout si cet environnement veut montrer à tout prix qu’il a raison contre tous, par des formules comme celle que vous avez employée : « Voyez-vous l’aïkido repose sur un principe moteur qu’est la rotation de l’axe du corps symbolisé par la colonne vertébrale » et que je tançai pour ces raisons.
    Parce que votre phrase aussi est une reprise intégrale de quoi ? De celle-ci : « La position hitoemi ouvre le pied avant au maximum. Ce faisant elle permet à l’axe du corps formé par la colonne vertébrale d’effectuer une rotation maximum dans la direction indiquée par le pied avant. Les hanches ne font que suivre, c’est la colonne vertébrale qui est le moteur du mouvement. ». Phrase qui vient cette fois… de ce site-même de T.A.I., page du cahier technique n° 2, de juin 2004, intitulé : « La position Hitoemi » !

    Donc je veux bien rire, mais il ne faudrait pas me la raconter. Je ne suis pas un canard sauvage ; ce qui fait la différence entre le rire de l’imbécile et le rire du cœur (celui-ci vous est acquis).

    Autre exemple, vous affirmez que : « irimi nage, kote gaeshi, ikkyo n’ont pas évolué ». C’est une grande nouvelle et j’en suis ravi, mais je suis également très désolé de vous dire, toujours très modestement, que c’est inexact, absolument, non seulement dans la formulation, mais également dans l’idée historique, puisque, et je ne devrais pas vous l’apprendre puisque vous semblez savoir quelques petites choses intéressantes : il n’y avait pas par exemple autrefois une façon unique de faire ces mouvements mais par définition beaucoup de façons différentes (en général suivant une attaque ou une autre, un mouvement, et pas seulement son entrée ou le placement, changeait de forme et même de principe ; ce qui est logique si l’on y réfléchit). Par exemple il existe trente façons répertoriées de faire ikkyo, chacune fonctionnant sur des principes différents d’effectuation. En aïkido, on dit qu’il n’y en a qu’une et que cela a toujours été comme ça (où est l’erreur ? Pardonnez du peu !). Autre exemple (je ne vais pas en prendre un pour chaque mouvement que vous citez quand même !) je pense que vous connaissez la façon exacte de faire l’immobilisation du mouvement de Irimi, qui n’est donc plus un mouvement en « nage » final (enfin pas tout à fait puisque Uke ne peut plus chuter « librement »), mais qui est pourtant une des formes de l’irimi de base en aïki qui expose tout à fait son action idéale de placement et d’action sur Uke ? Si la réponse est non, alors, il faudrait peut-être mieux pour vous, ne pas chercher à vouloir « dépasser les mots » mais à revenir plus simplement sur une ligne de connaissance (revenir à la technique ; bah voui) qui ne soit pas uniquement abstraite. Bien, je le répète, que cela soit aussi très intéressant l’abstraction de salon, comme pur exercice mental (mais bon, les mots croisés aussi en ce sens, ou les échecs, le scrabble, le jeu de rubic’s cube, les exercices de maths, de sémiologie, ou… le sont pareillement).

    Enfin, c’est vrai que je ne passe pas mon temps sur internet et que je ne suis pas non plus un polémiqueur de forum, sorte de marotte de quelques-uns qui m’exaspère au plus haut point. Ce que j’ai dit dans mes messages a juste une volonté d’information qui peut être utile à certains, je ne cherche ni à avoir raison, ni à persuader qui que ce soit du bien fondé de ce que j’écris, ni à faire ou à montrer de l’aïkido à leur place.
    Je donne donc des petits rappels utiles, des points de détails largement oubliés, et ce n’est déjà pas si mal pour faire doucement évoluer un monde de l’aïkido passablement sclérosé. Mais une chose cependant : ceux-là (ces « certains ») se choisiront d’eux-mêmes, non parce que j’ai plus raison ou moins raison avec mes mots, mais parce que si l’on fait ce que je mentionne parfois dans mes messages, l’aïkido marche enfin, l’aïki peut être trouvé enfin, les mouvements viennent plus facilement, plus naturellement (bonjour le naturel de la position de pieds Hitoemi, dérivée de la position ancienne appelée « la position de la poule » si je me souviens bien, pour se baiser les genoux c’est extraordinaire à la longue et passez-moi l’expression !), et sans force. Alors même une femme, même un enfant peut faire de l’aïkido avec un gros costaud, ça fonctionne très bien même départ arrêté (mais c’est vrai qu’il faut « le niveau »).

    Sachez aussi et tout à fait entre nous puisqu’on vient d’en discuter que je me fiche éperdument de mon « niveau de connaissance », en aïkido ou autre (ce qui est très différent de mon niveau d’expérimentation). Il n’est que ce que je suis en train de vivre chaque jour, c’est-à-dire vraiment pas grand-chose par rapport à tout ce qui me reste à apprendre si je suivais comme un chien errant, la truffe au vent, tous mes désirs de connaissance et de savoir en ces matières…

    Bien à vous et toujours en riant,

    MusahiKun

    be02
    Bonjour a tous, je voulais juste faire partager ma petite experience de l aikido.J ai toujours cherche avec sincerite a comprendre cet art martial qu est l aikido, avec une certaine obstination, essayant dans tous les sens ,directions, decortiquant..etc..malgres les enseignants des divers courants ,des dernieres mouvances aikikai,ma soif de connaissance et de comprehension n a jamais ete assouvi,du moins mes questionnements ,mes doutes en ce qui concerne la technique, les bases.Bref, sans vouloir manquer de respect a qui que ce soit,aucun ne m a convaincu dans sa demarche,il manquait chaque fois des elements , des explications, une logique a tout ca.. au final ,combien d heures d entrainements, de recherche, a "tourner en rond" pour rien ..L aikido souffre de ses representants,souvents incultes de cet art martial, melangeant discours pseudo-mystique, et 1 pratique physique lamentable..la faute aussi aux eleves qui boivent cul sec ce qu on leur dit, participant a cette mascarade "danse".Et celui qui ose douter est un vilain canard avec 1 sale mentalite,il destabilise , en quarantaine vite-c est du vecu-
    Franchement, c est de l hypocrisie tout ca. Mon anecdote est celle-ci : un ami,niveau ceinture noire iwama, qui est dans le meme cours d aikido que moi, m a propose de faire quelques entrainements avec lui,sans rien dire aux autres.En 3 semaines de cours ,environ 2h30/jours , j ai appris plus de choses qu en 7 ans de soi-disant aikido officiel aikikai.. la notion de RIAI est EVIDENTE,tous les mouvements sont en relation interdepandantes, tout est lie ,explique explicable,les armes prennent tous leurs sens dans la pratique a mains nues.les techniques de Saito sont 1 tresor pour tout les aikidokas.C est un art martial tres elabore, et non pas ce trompe l oeil qu on nous sert vulgairement.
    voila, j ai fini. salut a tous

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/erreur-6-shiho-nage-projeter-uke-dans-le-mauvais-angle
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