Erreur #1 - Immobilisation kote gaeshi et nikyo

Confusion entre l'immobilisation de kote gaeshi et l'immobilisation de nikyo

La position de départ de l’immobilisation de kote gaeshi est l’inverse de celle de nikyo. Cette raison empêche de réaliser l’immobilisation de la même manière dans les deux cas.

Nikyo

Kote gaeshi

La manière ci-dessus de réaliser l'immobilisation de kote gaeshi résulte d'une confusion entre l'immobilisation de kote gaeshi et celle de nikyo. Au moment où tori abandonne la saisie de la main droite d'uke pour immobiliser avec son bras gauche, son coude gauche est haut. Pendant la fraction de seconde nécessaire à le baisser, le bras d'uke n'est plus maintenu par rien. Uke peut s'échapper en abaissant son bras. Il n'est pas possible de faire l'immobilisation de kote gaeshi de la même manière que celle de nikyo sans courir le risque qu'uke ne s'échappe.

Commentaires

Bonjour,
Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cette question "au ras du sol", mais j’aimerai en avoir le coeur net concernant un détail technique au sujet des immobilisations de nikyo, sankyo et kote gaeshi... On m’indique qu’elles doivent absolument se faire en extension sur les orteils afin de pouvoir se relever immédiatement au cas où. J’ai cru repérer sur certaines photos de l’ouvrage Takemusu Aikido vol 1, ainsi que sur certaines vidéos, que sensei Saito s’affranchit de cette "règle" et s’assoit quasiment en seiza. C’est un détail difficile à observer sur les photos (format, hakama, angle de prise de vue). Toutefois mon intuition m’oriente à penser qu’il serait plus facile dans cette position de vérouiller la clé d’épaule. Un pratiquant Takemusu pourrait-il confirmer ou infirmer cette observation s’il vous plait. Merci d’avance.

Bonjour Kakuto,

Vous avez la réponse dans ce que vous écrivez Kakuto.

La technique doit se faire en extension "au cas ou", "au cas ou" quoi ?

Au cas ou vous vous faites attaquez par une autre personne ? Est ce cela que cette formule sous entend ?

Car si c’est le cas, c’est le meme probleme que de l’on a trouve sur des articles face à des attaques multiples.

Il faut savoir à quel niveau on pratique.

Il ne faut pas confondre être sur le tatami, dans un contexte d’apprentissage et d’assimilation des éléments techniques et être dans la rue dans une situation d’aggression.

Comprenez bien que ce n’est pas martial de descendre comme cela, la technique (si elle devait avoir lieu dans un contexte de "reelle aggression") ne se terminerai pas de cette manière.

Descendre à genoux pourquoi ?

Car toute manifestation technique en Aikido a un debut et une fin, a un cycle de vie, l’immobilisation n’est rien de plus que le moment ou tout s’arrete, c’est le carré.

Mais en plus ces immobilisations permettent de travailler certaines choses :

  •  travailler sur le renforcement par la souplesse au niveau de l’epaule d’uke, d’ou la necessite de ne pas chercher à lui faire mal, à travailler avec bras le plus droit possible et agir lentement sans mouvement brusque.
  •  travailler l’axe sur la rotation "d’un tout" composé du bras d’uke, de son propre buste et de ses bras maintenant la saisie de l’immobilisation.
    Voyez vous Kakuto, des que l’on sait ou l’on se situe dans la pratique (apprentissage, application, randori à thème, randori libre...) il est plus facile de repondre aux questions.

    De plus ne vous laissez pas avoir par nombres de professeurs qui fautes de competences reelles, jouent sur un pseudo côté réaliste pour palier à leur incompréhension de la technique.

    Amicalement

    Matthieu

  • Bonjour Kakuto.

    Il ressort parfaitement de la réponse de Matthieu qu’il est d’une importance primordiale de bien comprendre ce que l’on fait en pratiquant les exercices de l’Aikido et de ne pas chercher le martial là où il n’a pas lieu d’être.

    Une chose m’a intéressée dans votre question, c’est votre formule « mon intuition m’oriente à penser qu’il serait plus facile dans cette position de verrouiller la clé d’épaule ». Ecouter son intuition est parfois plus utile que d’écouter les mauvais conseils. La raison des choses se dégage ensuite. Ici, la raison c’est qu’en montant sur les orteils on élève le centre de gravité du corps. La plus grande puissance d’immobilisation de l’épaule d’uke est au contraire délivrée avec un centre de gravité bas, c’est-à-dire orteils et dessus du pied au sol. Evidemment cette position n’est pas mobile. Mais elle n’a pas vocation à l’être. Elle a vocation à être statique et puissante.

    Philippe Voarino

    Bonjour,
    Jai eu l’occasion de regarder une vidéo sur le net dans laquelle vous pratiquez la technique nikyo. Il me semble que lors de l’immobilisation, le premier genoux que vous posez à terre est celui qui est devant l’épaule de uke. Pourtant ce que vous enseignez semble être le contraire. Pouvez vous éclaircir ce point ?

    Pardonnez moi, mais je suis débutant (seulement 5 ans de pratique) et je viens tout juste de découvrir le véritable aikido (si je puis le formuler comme cela) depuis que j’ai découvert votre site. Ma volonté de chercher des réponses ailleurs provient de certains doutes naissant dans ma pratique et surtout de certains points de mon enseignement qui ne me paraissaient pas "naturelle" dans les positionnements et autres. Vos cahiers techniques m’ont permis d’éclaicir certains points et en cela je vous en remercie.
    Donc si vous pouviez m’éclaircir sur cette vidéo dont voici le lien :
    http://www.youtube.com/watch ?v=92rV_wcJlC4

    Merci encore pour ce site très précieux et j’espère un jour pratiquer dans un de vos stages.

    Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


    L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

    Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


    La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

    Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


    Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

    Aikido art martial ou art de paix ?


    La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

    http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/erreur-1-immobilisation-kote-gaeshi-et-nikyo
    Copyright TAI (Takemusu Aikido Intercontinental)