Au-delà de la méthode #81

Ushiro ryote dori kote gaeshi : deuxième pouvoir

La position hanmi est telle qu’un pied se trouve devant et un pied se trouve derrière. Dans cette position hanmi un homme a donc deux possibilités de se déplacer et deux seulement : soit il débute son mouvement de rotation avec le pied avant, soit il débute ce mouvement avec le pied arrière. Ces deux possibilités déterminent ses deux pouvoirs dans un angle donné.

Nous savons par ailleurs, depuis le dossier #79, que l’action martiale se développe selon les bissectrices des quatre angles de 90° définis par une croix d’attaque virtuelle initiale. Si l’homme en hanmi a deux possibilités de se déplacer dans chacun de ces angles, il a donc en tout huit possibilités ou huit pouvoirs (2 x 4) à partir de sa position triangulaire.

Les dossiers #79 et #80 ont expliqué le premier des deux déplacements possibles dans le quadrant du cercle situé à l’arrière, du côté du ventre de tori. Ce déplacement commençait avec le pied arrière. La vidéo ci-dessus démontre maintenant le deuxième pouvoir, la seconde possibilité, dans le même quadrant du cercle, celle qui naît d’un mouvement initié cette fois par le pied avant et non plus par le pied arrière.

La technique est indifférente, c’est kote gaeshi qui sert ici d’illustration au principe de déplacement, mais on aurait pu choisir une autre technique sans que le déplacement soit changé pour autant. Il doit nécessairement en être ainsi puisque le déplacement est un principe, et qu’un principe est toujours identique à lui-même, il ne varie pas en fonction des circonstances.

Important:

Ces deux déplacements fondamentaux donneront naissance à plus de deux kote gaeshi selon les circonstances – et c’est notamment à ce stade que doivent être prises en compte les huit directions et non plus seulement les quatre – mais il est difficile de traiter ces questions sans avoir recours à la pratique. Je donnerai seulement ici deux indications qui ne pourront aider que les pratiquants déjà familiarisés avec ces notions :

1. – le déplacement s’effectue *autour* de la bissectrice, et non pas sur la bissectrice
2. – quand tori frappe *réellement* un adversaire, son corps prend la place de cet adversaire.   

Philippe Voarino, janvier 2018.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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