Au-delà de la méthode #42

Dossier détaillé sur le kumitachi n°5

# 2 : l’attaque initiale d’uchitachi et la réponse d’uketachi

Uchitachi attaque avec shomen uchi. Uketachi « répond » à cette attaque avec hidari yokomen uchi (à gauche donc). Uchitachi qui « perçoit » cette réponse abandonne son attaque au dernier moment et peut ainsi reculer sa jambe droite dans une tentative de contrôle in extremis du sabre d’uketachi.

Voilà quelle est la théorie de cet exercice. Elle est complètement irréelle, mais elle doit néanmoins être respectée absolument si l’on veut que l’étude soit profitable. Voilà pourquoi uchitachi doit attaquer dans un premier temps et reculer ensuite sous la pression. Il ne peut pas se contenter de reculer directement, sans quoi il n’y a évidemment plus d’attaque de sa part, ainsi qu’il est montré sur la vidéo.

Ceci dit, il y a tout de même une chose très étrange, et même assez incompréhensible dans le premier temps de cet exercice, et c’est la suivante :

Chacun connaît l’exercice hidari awase, uchitachi attaque avec shomen uchi et uke tachi répond avec shomen uchi à gauche. C’est une réponse plus rapide que yokomen uchi, et parfaitement sure dans cette situation, puisque le sabre d’uchitachi ne se trouve pas dans le champ d’uketachi au moment où ce dernier décide de faire shomen. On sait que yokomen est utilisé au contraire quand le sabre d’uchitachi est dans le champ d’ukeitachi et que shomen est dans ce cas impossible parce qu’il offrirait une ouverture à l’adversaire.

Pourquoi alors, dans le premier temps de ce kumitachi n°5, dans une situation parfaitement identique donc à hidari awase, uketachi fait-il yokomen uchi au lieu de shomen uchi alors que cette technique est plus longue à exécuter et n’est pas exigée par le contexte martial ?

Cette question est légitime et doit être posée. De la réponse qu’on lui apportera naîtra la compréhension de l’application du kumitachi d’étude (qui n’est au fond qu’un suburi) à la réalité. Elle sera traitée à partir de Au-delà de la méthode #44.

Philippe Voarino, juillet 2016.

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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