Au-delà de la méthode #32

Le problème de l’inversion inopportune des hanches

exemple : shiho nage

Il existe en Aikido deux règles importantes :

    • Tout mouvement d’Aikido définit une spirale dans l’espace.
    • Toute spirale entamée doit être menée à son terme.

Autrement dit, il n’est pas possible en Aikido de commencer une spirale, de s’arrêter à la moitié de son parcours, et de repartir dans un sens opposé.

Quand on dit que l’Aikido s’applique en dehors du tatami, dans la vie de tous les jours, en voilà au passage un bon exemple : il est nécessaire de terminer ce qu’on entreprend.

Pourquoi cette règle simple n’est-elle pas appliquée sur shiho nage ?

Il y a une raison essentielle : le mouvement authentique n’est généralement pas enseigné.

Il y a une raison secondaire : le mouvement authentique est destructeur, et la sécurité à l’entraînement rend préférable qu’il soit enseigné sous une forme adoucie.

On observe en effet que shiho nage est enseigné de telle sorte que la rotation qui est engagée dans un sens jusqu’au pivot de tori à 180°, est brutalement inversée au moment de la coupe finale. L’énergie accumulée par la rotation initiale est ainsi annulée au moment où tori devrait normalement la mettre à profit pour finaliser son mouvement. Parvenu au point où il a le bras d’uke au-dessus de sa tête, il arrête en effet sa rotation et coupe en sens contraire à sa rotation initiale, dans un mouvement sans élan, et sans utilisation possible des hanches qui sont bloquées en position hanmi. Cette inversion des hanches est inopportune, mais elle est beaucoup moins traumatisante pour uke car elle lui laisse l’espace nécessaire à la chute.

Cependant, comme on peut le voir sur la vidéo, le principe du déplacement d’Aikido n’est pas respecté dans cette forme d’exécution de la technique. La seule possibilité de faire shiho nage en respectant le principe de déplacement est de mener la spirale à son terme en amenant le pied avant vers l’arrière (en carré) sur la coupe finale.

Philippe Voarino, mars 2016.

Reprise: 

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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