Aiki ken – Commentaire sur suburi et irimi

Commentaire rédigé en réponse à la série Aiki ken

Suburi

Vous écrivez :

La conséquence suivante, inéluctable, s’impose alors : si le suburi n°2 est juste, le suburi n°1 doit, en toute logique, s’exécuter de la même manière, avec pour hanche directrice la hanche arrière, et non pas la hanche avant, et ce d’autant plus que l’énergie de la Terre est transmise au sabre par la main gauche, reliée à la jambe gauche par le kikai tanden.

Je suis d'accord avec vous et je rajoute à toute fin utile que la main arrière envoie le sabre avec l'appui de la jambe arrière. et la main avant le dirige. Le travail des deux sabres « ryoto » permet un meilleur ressenti de ces affirmations, puisque cette fois le ken est envoyé uniquement par la jambe arrière et dirigé par la main avant.

Cependant la «fin » de la coupe shomen me laisse perplexe, surtout finir avec les hanches de face. Pour moi elles ne sont ni de face ni de profil mais de trois-quarts comme dans les exemples ci-dessous.

Cette position n'empêche pas le ken de descendre droit et ne bloque pas le mouvement naturelle de la frappe qui ne s'arrête pas réellement au niveau chuudan.

Pour illustrer mon propos j'ai choisi la position de base « seigan no kamae », la frappe traditionnelle de l'école Katori Shinto, « maki-uchi » qui est un « shomen enroulé », ainsi que la coupe finale dans un exercice de Iaï.

Seigan no kamae

Corps de trois-quarts, pied avant légèrement ouvert sur l'extérieur et sabre aligné dans l'axe du corps.

Frappe traditionnelle « Maki uchi »

Iaï

Au moment où le sabre se lève, le corps est presque tiré en arrière comme pour le suburi 2 et lors de l'impact la position du corps et à nouveau de trois-quarts comme pour la position seigan no kamae.

L'irimi d'O Senseï

Suite au premier article paru sur l'irimi d'O Senseï et cette posture m'est apparue comme familière. O Senseï étant à la base un escrimeur ceci pourrait peut-être expliquer cela.

Sous un autre angle et avec une application possible.


Le pied arrière est toujours sur la ligne d'attaque, matérialisée par la ligne rouge au sol. Le corps est tourné vers l'adversaire.


Une application possible avec coup de kashira au visage.

Cette posture s'appelle « Irimi kogasumi ».

Le pied arrière reste dans la ligne d'attaque et Me Hatakeyama insistait beaucoup là-dessus. Le fait de faire des pas supplémentaires, des tai sabakis trop importants nuisent à l 'efficacité du Katori. Ceci étant valable aussi dans les armes longues.

Selon lui l'efficacité du Katori résidait dans Irimi. Peut-être est-ce pour cela que le livre du Katori avait sa place au Kamiza d'Iwama ?

Cordialement,

Nicolas Demet, mars 2014

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L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


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Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


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