Aiki ken #2 – Suburi 1 – 1ère Partie

Avertissement – La bonne compréhension du premier suburi de l’Aiki ken est d’une importance capitale pour la pratique de l’Aikido dans son ensemble (aiki ken, aiki jo et tai jutsu). Le dossier était trop long et trop lourd pour faire l’objet d’un seul cahier technique. Je l’ai donc divisé en deux parties pour faciliter sa lecture. Mais la première partie est incomplète sans la deuxième, et la deuxième ne peut pas être comprise sans la première. Je demande donc qu’on veuille bien lire les deux parties avant de se faire un jugement sur ce qui est exposé ici.

J’ai indiqué, dans « Aiki ken #1 », que j’interprétais la coupe shomen d’O Sensei sur shiho nage comme le deuxième suburi de ken, et j’en ai expliqué la raison essentielle qui est que la hanche directrice est selon moi la hanche arrière. J’ai demandé – si l’on ne veut pas reconnaître là le deuxième suburi – qu’on veuille bien m’indiquer quel suburi de ken O Sensei peut alors bien faire, mais je n’ai pas eu de réponse :

― Réponse ou pas, PV, ça ne peut pas être le deuxième suburi de ken puisque on n’avance pas ici la jambe arrière.

Je fais tout d’abord remarquer que nous avons montré dans « Aiki ken #1 » qu’avancer la jambe n’est qu’une conséquence de la coupe, et ne la sert en rien, parce que cette dernière est quasiment terminée au moment où la jambe se met en mouvement.

Il y a consensus sur le travail de la hanche arrière dans le deuxième suburi, parce que chacun voit bien qu’on ne pourrait pas avancer « dans la foulée » la jambe droite à la fin de la coupe si la hanche directrice était la hanche avant (gauche). On admet donc facilement que la hanche directrice est bien la hanche droite, la hanche arrière, parce que c’est elle qui commande naturellement la jambe arrière, que cette dernière avance effectivement, qu’il n’y a jamais eu d’ambigüité sur ce point, et que maître Saito était tout à fait clair dans son enseignement.

C’est donc, dans le cas du deuxième suburi, la partie arrière du corps qui frappe, avec toute la logique de puissance et d’alignement des forces que nous avons longuement expliquée dans « Aiki ken #1 ». Tout le monde est d’accord là-dessus, et tout va bien dans le meilleur des mondes. Nous ajoutons ici une remarque de grande importance :

Mais on peut alors poser la question en ces termes : est-il indispensable que la jambe arrière avance pour que l’on frappe avec la hanche arrière ?
La réponse est immédiate : non.

En effet, dans le très classique exercice de coupe « zen-go », la frappe shomen uchikomi s’effectue alternativement devant et derrière, par une rotation à 180°, répétée sur place autant de fois que nécessaire, sans jamais avancer la jambe arrière :

Ce qui veut dire que l’on peut très bien faire la coupe du deuxième suburi sans avancer du tout la jambe arrière :

On peut même d’ailleurs faire le contraire, c'est-à-dire reculer la jambe avant à la fin de la coupe, comme c’est le cas par exemple dans go no awase.

Mais alors, on est bien obligé de constater que la seule différence qu’il y ait entre le premier et le deuxième suburi, se trouve dans le kamae : migi hanmi pour le suburi n°1, et hidari hanmi pour le suburi n°2.

En effet, cette inversion gauche/droite du hanmi conserve toutes choses rigoureusement symétriques de part et d’autre de l’axe central du corps.

Or nous savons désormais de manière certaine que la hanche directrice est bien la hanche arrière pour le deuxième suburi : nous le savons par l’enseignement de maître Saito, et nous le savons pour avoir énoncé les raisons fondamentales qui l’exigent.

Alors, puisque tout est inversé par le rapport gauche/droit, mais que la symétrie est conservée, au nom de quoi la hanche directrice ne serait-elle plus la hanche arrière pour le premier suburi ?

S’il existe une logique profonde, une nécessité pour travailler à partir de la hanche arrière – comme cela a été expliqué dans « Aiki ken #1 » à propos du deuxième suburi – pourquoi cette logique n’aurait-elle plus cours dans le premier suburi, puisqu’il est en tout le miroir du deuxième suburi ?

La réalité qui doit nous guider est celle-ci : si une logique biomécanique du corps humain est avérée dans une situation donnée, elle l’est nécessairement dans toute situation symétrique, pour la raison que le corps de l’homme est naturellement formé de deux côtés rigoureusement symétriques.

Chacun peut d’ailleurs faire cet exercice édifiant : prendre la garde hidari hanmi et, à partir de là, reculer la jambe gauche en portant le ken au-dessus de la tête pour couper selon le premier suburi. Cela n’est-il pas le symétrique exact de ce que l’on fait quand la jambe droite est devant et qu’on la recule pour couper selon le deuxième suburi ?

La conséquence suivante, inéluctable, s’impose alors : si le suburi n°2 est juste, le suburi n°1 doit, en toute logique, s’exécuter de la même manière, avec pour hanche directrice la hanche arrière, et non pas la hanche avant, et ce d’autant plus que l’énergie de la Terre est transmise au sabre par la main gauche, reliée à la jambe gauche par le kikai tanden :

Inversement, quiconque juge correcte l’exécution du premier suburi avec pour hanche directrice la hanche avant, doit s’apercevoir qu’il contredit ainsi toute la logique de frappe avec la partie arrière du corps, qu’il accepte pourtant dans le deuxième suburi. Il doit conclure alors – s’il réfléchit honnêtement – que le deuxième suburi est faux. Car les suburi 1 et 2 étant parfaitement symétriques, deux manières de faire contradictoires ne peuvent pas être justes ensemble.

Disons maintenant clairement les choses : on ne peut pas couper deux fois à droite avec des positions inversées. Le premier suburi est en réalité une coupe avec la hanche gauche, le deuxième suburi avec la hanche droite. L’entraînement ne forme pas le corps de manière déséquilibrée uniquement du côté droit, l’entraînement développe harmonieusement les deux latéralités. Le premier et le deuxième suburi d’aiki ken ne sont pas des « techniques différentes », il s’agit des deux faces de la même chose, il s’agit du même mouvement, une fois vu à gauche, une fois vu à droite.

En conséquence, la coupe shomen uchikomi en aiki ken s’effectue toujours avec la hanche arrière pour hanche directrice.

Si l’on comprend cela, mille choses qui ne semblaient jusque là pas très naturelles dans la pratique des kumitachi vont être éclairées, confirmant ainsi que la coupe à partir de la hanche avant – c'est-à-dire à contre-sens, à l’envers – est une erreur qui touche la fondation des mouvements, qui masque leur réalité et empêche leur compréhension.

Je ne peux pas entrer ici dans le détail de ces innombrables confirmations qui exigeraient des livres dans lesquels je me plongerai peut-être un jour. Je laisse en attendant aux pratiquants le soin et le plaisir de les découvrir seuls, mais je vais donner un exemple de ce que je veux dire.

(Suite dans la 2ème partie)

Philippe Voarino, janvier 2014.

Commentaires

Bonjour Philippe,

Mais PV quelle mouche t'as piqué?? :)

Plus sérieusement, faut-il alors considérer sur le suburi 1 que la montée du ken ce fait par la hanche avant? Car sinon, il faut amorcer la montée via la hanche arrière revenir à l'axe (au centre) pour reprendre la position et permettre à la hanche restée à l'arrière de "propulser" la descente. Beaucoup de mouvement pour une montée et une descente....

Amplifions les directions pour comprendre ce que je veux dire (c'est un shomen pas un yokomen). La montée ce ferait donc de la droite vers la gauche puis la descente de la gauche vers la droite. Mais dans ce cas, la montée ne peut être une attaque... car la hanche qui anime le mouvement est l'avant.

J'ai l'impression que c'est retourner le problème.

Avec Zen-go, la hanche placée devant passe derrière, c'est moins dérangeant pour moi, même si quelques points seraient à éclaircir. C'est d'ailleurs pour moi à ce moment qu'interviennent soit le suburi 2 ou 3 : de haut en bas ou de bas en haut.

J'en reviens de ce fait à différencier la pratique kotaï de la pratique jutaï et en tant qu'enseignant, il me parait plus qu'important de faire la différence.

Bien Cordialement,

Bonjour Thomas.

Ce ne sont pas les hanches, avant ou arrière, qui montent le ken, le ken monte selon l'axe central du corps.

C'est un shomen dont on parle en effet, et le problème justement, c'est qu'il n'est pas physiologiquement possible de faire un shomen à partir de la hanche avant (ce point sera développé en détail dans le cahier technique suivant, et je ne m'étends donc pas davantage ici).

L'aspect le plus offensif de la montée du ken est éventuellement de dévier le ken adverse, je ne dirais pas que l'on puisse considérer cela comme une attaque.

La définition kotai / jutai exigerait une réponse longue et argumentée que je garde pour un cahier technique. Mais je ne vais pas me défiler complètement. J'ai probablement enseigné dans le passé qu'il y avait une différence véritable entre certains déplacements kotai et leur correspondance en jutai. Aujourd'hui, je ne dirais plus la même chose. Rien ne change fondamentalement quant au déplacement entre le travail kotai et le travail jutai. S'il y a des différences dans les déplacements, c'est plutôt entre la méthode et le travail vrai.

Philippe Voarino

Bonjour Philippe,

Je suis désolé et avec tout le respect que je vous porte, mais les réponses apportées ne me conviennent pas.

Ma conception de l'Aikido en ai complètement retourné. le choix du mot est réfléchi. Vous nous aviez prévenu mais je ne pensais pas à ce point.

Je vais faire tout mon possible pour venir au prochain stage afin que l'on puisse échanger si possible.

Bien Cordialement,

bonjour ,

si l on est d accordsur le fait que la jambe arriere en OI ou en GYAKU est tendue ( et non pliée) au moment d un atémi ou d un Shomen , alors il est evident que c est la hanche arriére qui donne la puissance . cordialement Serge

Bonjour Thomas.

Je comprends bien que tout cela soit difficile à digérer. Il ne s'agit pas en effet de modifier des détails de la pratique, il s'agit de quitter une conception pédagogique de l'Aikido - qui demeure parfois bien cachée sous une apparence de martialité - pour accéder à la réalité et à la vérité du mouvement aiki.

Le forum ne permet pas d'expliquer avec autant de détails que les cahiers techniques, et mes réponses sont forcément sommaires. Je pense que les prochains CT apporteront des éclaircissements qui permettront de se faire une meilleure idée du tableau général. Mais bien sûr, rien ne vaut le tatami, et je suis heureux qu'on puisse se voir prochainement.

Philippe Voarino

bonsoir pour mon humble opinion , il y a 2 catégories chez les Aikidoka ; la premiére ; les puristes du culte des Samurai la deuxiéme ; ceux qui se mettent a l abri de toutes confrontations physiques réels en cultivant l image du mouvement parfait .... en résumé je pense que la premiére catégorie comprendra la nécesité de 40 ans de pratique quotidienne et ordonnée , la deuxiéme ne comprendra pas mes réflexions ne concernent que mon expérience et non forcément la réalité cordialement

complement :

si vous recevez un atémi au foie: sur quelle hanche prenez vous appui pour monter les bras , ou la garde pour vous defendre ? la hanche arriére , que ce soit à droite ou a gauche simplement car la hanche arriére vient soulager la douleur reçue. ce nesont que des propos techniques tres cdt

pour etre totalement credible , la hanche arriere influe meme sur l index de la main opposée lisez le livre practical shooting de Brian Eno , et vous réaliserez qu aucun militaire ne puisse de precision sur la hanche avant mais sur la hanche arriére cdt

bonjour Philippe

cet aspect fondamental du travail de la hanche arriere est donc valable dans tout les mouvements , j entends et si je comprends bien :dés que j execute une coupe je n ai nul besoin d avancer la jambe arriére dans aucun suburi , puisque la coupe est fini en ayant la jambe en arriére ( la hanche)

merci serge

Comme sur un Kaiten nage ,durant lequel je n avance pas ma jambe arriere ?

Bonjour Serge;

On peut effectivement couper sans avancer la jambe arrière, et on peut aussi couper et avancer la jambe arrière. C'est pourquoi il existe des suburi sur place et des suburi en avançant. Tout est interchangeable selon les besoins. Uchi kaiten nage exige d'avancer la jambe arrière, mais soto kaiten nage se fait sur place avec la rotation irimi tenkan et sans avancer la jambe.

Philippe

Les kumitachi sont des exercices à deux créés par O Sensei, mais les 7 suburis sont des créations de Maître Saïto. Ces suburis sont là pour éviter des confusions, préparer à la pratique des kumitachis. Voici mon interprétation des 3 premiers suburis.

Le troisième est le plus important et c'est vers lui que doit tendre la pratique. Mais devant l'incompréhension de certains élèves, Maître Saïto a effectué une démarche pédagogique dite des petites marches. Puisque le saut est trop haut, le maître fait gravir trois petites marches pour arriver au sommet. Cette démarche a pour avantage que le plus de personnes possibles peuvent réussir à atteindre les objectifs. Les défauts majeurs sont - que les élèves voient dans chaque exercice une compétence complète à atteindre ce qui n'est pas le cas (c'est le sommet ou rien) - que les élèves trop guidés perdent clairement de vue l'objectif final, manque d'autonomie , d'initiative et demeurent au final des signes savants répétiteurs et ne transmettent plus que ça avec les défauts récurrents (chercher des explications à des problèmes qui en fait une fois au sommet n'existent pas, ....)

Et clairement, on est arrivé souvent à cette constatation avec les fédérations "officielles" mais pas seulement.

Le premier suburi est donc une première marche. Le deuxième suburi est la deuxième mais pour arriver à la deuxième, il faut monter la première. Le troisième suburi est le sommet.

L'idée géniale de maître Saïto est d'avoir réussi à nous faire comprendre la rotation sur un plan pourtant très linéaire. Dans le deuxième suburi, avec le pas avant qui termine la coupe, nous ressentons et pouvons mettre en place cette rotation. Mais dans le premier, comment faire ? De fait le pied n'a pas assez reculé, l'angle de rotation est donc trop petit, non pas pour espérer être puissant, mais juste sentir l'axe. Et là, de nouveau idée géniale, le ken va monter jusqu'à toucher la colonne vertébrale (et c'est le seul), juste pour nous aider à sentir le travail de l'axe . Juste ça, rien de plus, une petite marche pour s'élever au sommet. Faire de ce suburi, une idée et une compétence entière n'est pas pertinent.

Ensuite que le travail de hanche que vous développez soit un filtre remarquable sur toutes les techniques (mains nues et armes), je n'en disconviens pas. C'est la première chose que l'on enseigne sur shomen uchi ikkyo.

Cordialement

Maxime

Bonjour Maxime.

Je ne partage pas l'idée que le suburi 3 est plus important que le suburi 2 ou que le 1. En revanche je suis d'accord sur le fait qu'il existe une profonde unité entre ces trois exercices, liée évidemment au fait que tous trois mettent en scène la même attaque shomen. Je serais d'accord avec l'idée de gradation, mais pas dans son aspect technique (même s'il est vrai que ces mouvements sont aussi techniquement liés). Je vois davantage la gradation dans la disposition d'esprit qui participe à chaque attaque particulière :

Suburi 1 = immédiateté de l'attaque rendue possible par le fait que la hanche gauche est déjà armée et n'a plus qu'à frapper. L'action peut éventuellement être irréfléchie.

Suburi 2 = temporisation de l'attaque grâce au pas de recul avec la jambe droite nécessaire à armer la garde jodan. Un peu de temps permet à la réflexion de naître.

Suburi 3 = refus de l'attaque. Le temps mène à la sagesse et fait comprendre l'inutilité de l'engagement, mais la détermination à agir reste totale s'il n'est pas possible de faire autrement.

Philippe Voarino

bonjour maxime,

il me revient une fable se déroulant sur un pont etroit ou un des deux combatants adopta san no suburi tête en avant afin de solliciter une attaque. il me semble personnellement que ni no suburi n'est pas assez utilisé en TAIJITSU et pourtant!!

cordialement. gilles

Bonjour Maître

Je vous remercie pour votre réponse mais elle semble aller en fait dans le même sens que moi. Tout d'abord si le suburi 3 est celui de la sagesse (et en tant que tel donner à l'aïkido son sens, les techniques ne sont que des points d'entrée vers une meilleure compréhension de l'univers), c'est donc bien vers lui qu'il faut tendre. Cela passe par plusieurs étapes dont la première est le premier suburi.

Ensuite, j'argumenterais avec le DVD aïkiken de Maître Saïto (moi qui n'ai pas eu la chance de le connaître, c'est donc à travers ses ouvrages et ses films que je peux essayer aussi de me forger une réflexion). Il précise bien les cinq points suivants : a) les suburis ne sont que des parties des kumitachi b) le premier suburi est pour apprendre le mouvement décisif (que j'interprète comme la fin du mouvement) c) dans le deuxième suburi, les hanches sont engagées à fond d) on retrouve le troisième suburi partout (mais il faut bien chercher) e) le quatrième suburi est là car en aïkido on ne distingue pas la gauche de la droite.

Et c'est là que pour moi le bât blesse. Chercher à faire de l'aïkido à travers les suburis n'est tout simplement pas possible. Les suburis sont des outils (et clairement installés comme tel) et changer leur façon de faire n'est pas logique. Mais on peut façonner de différentes façons avec les mêmes outils.

Il existe plusieurs méthodes pour apprendre aux enfants à écrire. Mais ce n'est pas parce qu'ils savent dessiner une lettre, qu'ils savent composer des mots en encore moins écrire. Les suburis nous apprennent à dessiner, les mettre ensemble nous donnera les mots, la suite des mots nous donnera la phrase.

On ne peut pas les transformer pour qu'ils s'adaptent aux besoins. Je reste persuadé que c'est pour palier aux difficultés de ses étudiants que Maître Saïto a inventé ses suburis, comme d'autres maîtres ont mis l'accent sur d'autres points techniques.

Ce qui ne veut pas dire qu'après tous les développements techniques soit faux. Bien au contraire, il me faudra du temps et de la pratique pour le vérifier. Que ce qui apparaît aujourd'hui comme une rupture, nous apparaîtra plus tard comme logique. Un peu comme les kajos, il n'y a pas si longtemps.

Cordialement

Maxime

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

http://www.aikidotakemusu.org/fr/articles/aiki-ken-2-suburi-1-1ere-partie
Copyright TAI (Takemusu Aikido Intercontinental)