Aiki jo # 1 – Hidari awase

Aujourd’hui, le hidari awase du jo n’est plus pratiqué comme cela.

Comment est-il donc enseigné désormais ?

C’est très simple : il n’y a qu’à supprimer les photos 3 et 4 sur la série ci-dessus.
Le temps de la frappe (3-4) qui manque, a été perdu après O Sensei, il a été décalé sur le temps suivant (5-6).

Le problème qui naît alors, c’est que la frappe ne s’effectue plus grâce à la rotation des hanches, mais par le seul effacement de la hanche droite vers l’arrière. Cet effacement est incapable de délivrer une puissance quelconque, ce qui explique l’habitude prise de compenser par un travail linéaire et musculaire des épaules et des bras en translation :

Il est important, avant d’aller plus loin, de bien comprendre ceci qui est fondamental dans le cadre du riai : le déplacement hidari awase au jo est le symétrique exact, temps pour temps, du déplacement migi awase au ken (cf. Aiki ken #12). On peut vérifier cette concordance sur les différentes phases des deux séries de photos comparées ci-dessous :

C’est à cause de cette relation très remarquable entre ken migi awase et jo hidari awase que j’ai choisi de traiter ce dossier Aiki jo #1 immédiatement après Aiki ken #12. On constate notamment la symétrie parfaite du moment de la frappe (3 et 4) :

Ken migi awase :

  • la rotation des hanches s’effectue de la gauche vers la droite,
  • la sortie initiale s’effectue avec la jambe avant (droite) vers la droite,
  • la jambe d’appui/poussée est la jambe droite.

Jo hidari awase :

  • la rotation des hanches s’effectue de la droite vers la gauche,
  • la sortie initiale s’effectue avec la jambe avant (gauche) vers la gauche,
  • la jambe d’appui/poussée est la jambe gauche.

ATTENTION : le temps 1bis ci-dessous n’existe pas, il ne faut pas tirer le jo vers l’arrière avec la main droite en le faisant coulisser dans la main gauche. La rotation des hanches délivre une puissance suffisante, elle évite de perdre un temps précieux à armer le jo vers l’arrière au moment de l’irimi, et de frapper ensuite inévitablement avec retard. La pique s’effectue immédiatement en arc de cercle, en passant directement de 1 à 2, ce n’est pas un mouvement linéaire. Attention : il s’agit néanmoins d’un tsuki et pas d’une frappe latérale.
Au moment où le pied gauche se pose, le jo doit percuter sa cible, c’est la condition d’un awase correct.

On peut vérifier ci-dessous qu’il n’y a pas d’autre manière de respecter le mouvement authentique de frappe d’O Sensei qu’en effectuant hidari awase tel qu’il vient d’être expliqué :

Le pied droit quitte ensuite cette position pour retrouver hanmi, c’est une chose bien entendue. Mais la frappe est alors terminée. L’erreur fondamentale est de placer la frappe à ce moment, car à ce moment les hanches ne sont plus en rotation:

Commentaires

Pévé vous offre la seule chose qui manquait à l exceptionel méthode Saito ; qui permet d arriver la ou il est

il vous offre l éléments MARTIAL de cet Art , qui vous manque tellement , et il le fait gratuitement et humblement en sachant pertinement qu il va etre crucifié pour oser vous dire : ce que vous faites est fait et a était créé pour vous préparer aux combats réels .

cdt Serge

Salut....

je ne pense pas que, le forum et nos pratiquants puissent continuer à échanger avec de tels termes:

"MARTIAL..crucifié.."...vous préparer aux combats réels.."

décidément les apports du passé ou de l'histoire semblent avoir eu peu d’impacts sur certaines personnes, qui, sous le couvert du Net, se permettent de scotomiser ou dénigrer la conscience collective....PV n'a aucunement besoin de ces propos pour crédibiliser sa recherche et/ou argumenter démonstrations contradictoires de ses élèves....

sans aucun respect pour ces interventions brutales et irréfléchies

Eric

pourquoi le terme Martial vous gene? crucifié est une référence au Christ , qui je crois à deja etait cité dans ce forum recemment !

bon je pense que vos pratiquants n ont en effet besoin de rien d autres que de beaucoup d imagination sur leurs réels capacités martial , oh pardon "sportive " : ca vous convient mieux je pense

cordialement Serge

Bonjour Serge, bonjour Eric.

Je ne pense pas que vos points de vue soient inconciliables.

Le martial, c’est une dimension des choses. O Sensei a étudié avec Takeda, c’est vrai. Mais si on compare les visages des deux hommes à la fin de leurs vies respectives, on s’aperçoit que celui de maître Ueshiba est serein, détendu, confiant, aimable ; le visage de Takeda au contraire est tendu, méfiant, agressif, il fait peur.

Tous les deux étaient des guerriers. Je ne sais pas lequel aurait été le plus redoutable sur un champ de bataille. Mais il semble assez clair que l’idée de guerrier chez Ueshiba ne ressemblait pas à l’idée de guerrier chez Takeda.

Quand les mouvements d’Aikido sont l’émanation authentique du principe unique, ils ont deux aspects :

• d’une part ce sont des techniques de guerre qui peuvent détruire,
• d’autre part ce sont des symboles physiques, des symboles gravés avec le corps, de l’harmonie des forces qui les génèrent. Ces forces sont justes parce qu’elles sont éternelles, supra-humaines, c’est le jeu du yin et du yang.

Selon comment on regarde, on verra l’aspect martial uniquement ou l’aspect harmonieux exclusivement. Mais ces deux aspects sont un, et l’un n’existe pas sans l’autre. Il faut donc prendre un peu de hauteur et regarder le paysage à mi-pente pour en avoir une vue d’ensemble.

Et il faut accepter je crois que l’Aikido soit un art martial, mais il faut comprendre aussi que l’art martial puisse mener, à partir du concept initial de destruction d’un adversaire, au sentiment d’harmonie de toutes choses sous le soleil. Ce qui semble un paradoxe au premier abord.

Takeda symbolise assez bien la capacité de destruction des forces de l’Aiki, Ueshiba symbolise au contraire le pouvoir qu’ont ces forces de produire, à travers l’homme, un état d’équilibre de l’univers. Cet équilibre cependant ne peut pas être atteint sans le respect des lois du mouvement, dont l’application martiale est un aspect.

Philippe Voarino

Bonsoir

Eric je peux constater que vous n avez pas était indifferent à ma "critique" que je voulais créatives , ça n a pas était le cas auprés de vous et je le regrette sincérement . par contre un point important : je vous cite :

"sans aucun respect pour ces interventions brutales et irréfléchies" pour ce qui est de la réflexion j y ai passé 35 ans de ma vie auprés de différents professeurs et Maitres . au sujet du respect , j ai bien compris d aprés votre phrase que vous n en aviez pas pour moi et mon opinion ; cela tombe bien je ne crois pas dans le respect , du moins pas dans celui de la hierarchie qui est établie dans votre esprit de " pratiquant aguéri "

"sous couvert du net ", seul les montagnes ne se rencontrent pas .

Merci à vous Eric , avec respect à votre parcours et profonde réflexion

Serge

Qu’est-ce que l’Aikido Traditionnel ?


L’Aikido n’est pas un sport, c’est un art martial dont les lois (takemusu) sont en harmonie avec les lois de l’univers. L’étude de ces lois permet à l’homme de comprendre sa place dans le monde. L’Aikido est né à Iwama, O Sensei a réalisé dans ce village la synthèse entre tai jutsu, aiki ken et aiki jo.

Où pratiquer l’Aikido Traditionnel ?


La Fédération Internationale d’Aikido Takemusu (ITAF) apporte au pratiquant la structure dont il a besoin pour travailler au plus près de la réalité définie par O Sensei Morihei Ueshiba. Ses représentations nationales officielles garantissent un enseignement fidèle à celui légué par le Fondateur.

Les armes de l’Aikido, l’aiki ken et l’aiki jo


Dans l’Aikido moderne les armes sont peu enseignées, voire pas du tout. Dans l’Aikido d’O Sensei au contraire, l’aiki ken, l’aiki jo et le tai jutsu sont unis par des liens tels qu’ils forment ensemble un riai, une famille de techniques harmonieuses issues d’un principe unique. Chaque technique aide à comprendre toutes les autres.

Aikido art martial ou art de paix ?


La paix est un équilibre de l’être humain avec le monde qui l’entoure. L’objectif de l’art martial véritable n’est pas de devenir plus fort que son adversaire, mais de trouver dans l’adversaire un moyen de réaliser l’harmonie, l’ennemi n’existe plus alors comme tel mais comme celui qui offre l’occasion de parvenir au ki unifié.

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